Censor
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Mélany T
Mélany T

48 abonnés 847 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juin 2026
La mise en scènee est soignée et le récit original et captivant. La fin laisse des interrogations mais l'ensemble reste intriguant.
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

50 abonnés 282 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 décembre 2024
Tentative intéressante quoique très floue de mise à l'écran des traumas du passé. Ce "Censor" explore donc au moins autant l'auto-censure de l'esprit et de la mémoire que la censure contextuelle des années Thatcher, mais sa dimension énigmatique est à mon sens inaboutie. Niamh Algar y est cependant remarquable.
Marc L.
Marc L.

72 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2023
Ces derniers temps, le cinéma de genre britannique aborde des sujets plus atypiques que la moyenne, et généralement en phase avec certaines réalités nationales. C’est le cas de ‘Censor’ qui s’attarde sur les “Video nasties”, ces films jugés trop gores ou trop subversifs et dont les visas d’exploitation furent refusés dans l’Angleterre des années 70-80 qui les tenait pour responsables de la déliquescence morale de la nation. Enid Baines, une scrupuleuse employée du bureau de censure, commence à déceler dans certains des films qu’elle évalue des messages qui lui semblent personnellement adressés, et qui concernent sa jeune soeur disparue des années auparavant. ‘Censor’ fait partie de ces bandes qui refusent les effets de manche et préfèrent se concentrer sur la dérive mentale de leurs protagonistes : la morne grisaille de cette Angleterre thatchérienne, les bureaux mal éclairés, les passages souterrains sinistres, le grain visuel médiocre de ces B-movies sur VHS que des fonctionnaires visionnent à longueur de journée, la solitude d’Enid, méprisée dans son travail et isolée dans sa vie sociale, tous ces éléments concourent à instiller un malaise subtil qui progresse crescendo et illustre à la perfection l’argument central du film, selon lequel chacun voit ce qu’il veut voir dans une production artistique et qu’il n’y a aucune déduction universelle à tirer de la supposée transposition automatique de la violence de l’écran à la réalité. Si le film ménage quelques scènes-choc agréablement extrêmes, il demeure ancré dans cette sous-variante qui infuse lentement, qui ne jette pas à la face du spectateur le sursaut bon marché qu’il croit être en droit d’espérer - c’est la marque des meilleures productions du genre - et, dans sa manière de reconstituer une époque qu’on aimerait imaginer subversive mais qui n’en restait pas moins socialement corsetée, rappelle que la censure de ceux qui jugent et l’auto-censure de ceux qui créent ont de tout temps été les symptômes d’une société qui va mal et cherche à détourner les regards en direction un bouc émissaire bien commode.
Gregory S
Gregory S

57 abonnés 787 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2022
L'idée est bonne, une personne chargée de la censure des films d'horreurs à l'époque Tatcher où une partie des députés pense que la violence de la société vient de ces films. Cependant le film met un peu de temps à démarrer, notamment sur sa partie censée être horrifique. Ça se regarde mais il ne faut pas s'attendre à un vrai film d'horreur.
Hotinhere

806 abonnés 5 526 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2022
Hommage aux séries Z et films du giallo des années 70 et 80, un film d’angoisse paranoïaque hyper prometteur, oscillant entre fiction et réalité, mais qui finit par s’essouffler avec une dernière partie super décevante. 2,75
DESFLIMS
DESFLIMS

53 abonnés 158 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 août 2022
Résumé à la con : Avec la démocratisation des magnétoscopes dans l’Angleterre des années Thatcher, le film d’horreur ultra-violent et petit budget devient une tendance qui inquiète l’opinion. La Dame de fer crée sa version bêta du CSA pour contrôler toutes les conneries que les gens regardent. Une censeuse va trop en voir et commencer à péter une durite.

L’avis cool : Aujourd’hui je vous parle d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître. Celui où une vieille dame acariâtre des années 80 a décidé de ce que la jeune populace de son pays allait bien pouvoir faire de son temps libre. Qu’on se le dise, ce film n’est pas le genre de pépite qu’on déniche dans une rivière aurifère. Mais l’excellent jeu de son actrice principale se doit d’être souligné tout comme la qualité de sa photographie travaillée avec soin et très marquée pour un direct DVD petit budget.

L’avis moins cool : Vraie recherche artistique d’accord, mais on constate avec frustration que ce premier long-métrage de la réalisatrice Prano Bailey-Bond n’a finalement pas grand chose de plus à proposer. La narration entre rêve et réalité est largement inspirée du travail de David Lynch. Le twist de fin est clairement prévisible et on aurait voulu en apprendre davantage sur les Vidéo-Nasties et sa milice, le National Viewers' and Listeners' Association. On garde tout de même un oeil sur cette réalisatrice qui à l’avenir pourrait jouer les alchimistes et démouler son plus beau lingotin. Il ne lui reste qu’à dénicher sa pierre philosophale.

Si tu veux voir des films du genre on te recommande :
- Berberian sound studio, 2013 - Peter Strickland
- Videodrome, 1984 - David Cronenberg

Pour plus de fun, c’est sur l’insta @Desflims
Roub E.

1 325 abonnés 5 422 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2022
Feuilletant comme tous les mois Mad Movies je lis un article très positif sur ce Dtv, je tente l’expérience et tombe sur une vraie perle. Censor c’est une plongée dans la Grande Bretagne des années Thatcher, de la démocratisation des magnétoscopes et du renforcement de la censure des films d’horreur jugés coupables par les autorités de pervertir la jeunesse et de faire grimper la violence dans la société. L’ouverture du film est une petite merveille d’exposition et de mise en place, on est immédiatement mis dans l’ambiance et le discours du film. On suit dans son travail de censeur Enid une jeune femme disciplinée, stricte et convaincue dans le bienfait de son travail qui va au cours du visionnage d’une série Z revivre un traumatisme de son passée qu’elle avait censurée dans son esprit. Censor est alors une plongée dans un cauchemar bluffant de maîtrise avec une photo à tomber, une belle mise en scène mais pas maniérée et surtout une démonstration implacable de l’inutilité voir de la dangerosité de la censure. Premier film de son autrice c’est un coup de maître qui gagne à être connu, d’une grande originalité qui expose pourtant de manière ostensible ses influences (impossible de ne pas penser à Schizophrenia). Bravo j’ai été cueilli.
Laurent M.
Laurent M.

2 abonnés 90 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2022
Un film de genre qui se lâche bien, complètement fou, sur le thème de la folie et sur fond d'ambiance à la Dario Argento, un onirisme remarquablement bien maîtrisé tout comme le montage qui assure grave et la réal ainsi que la photo superbe..... il n'en fallait pas plus pour un très bon kiff ! Pour un premier long, ça promet !
Ciné-13
Ciné-13

186 abonnés 1 454 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2022
Inspiré d'une période en Grande Bretagne où les vidéos violentes et horrifiques faisaient l'objet de censures professionnelles. Pour exemple l'énucléation était censurée mais pas la décapitation... Cela laisse rêveur!
Sa névrose est enfouie mais entretenue par son métier de censeuse. Et tout bascule devant ce certificat de décès. Et l'on assiste à une incroyable mise en abîme d'un traumatisme d'enfance!
Les media de l'époque créaient des liens souvent à tort, entre les scènes d'horreur cinématographiques et les meurtres réels. Le spectateur est manipulé de la même manière. Impressionnant!
Sosa
Sosa

12 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2022
Long métrage plutôt court que je n'aurai pas classé dans la catégorie horreur, plutôt fantastique.

Souvenirs douloureux, cauchemar, VHS.

Un film qui nous emmène dans un monde onirique avec une tensions crescendo.
Fabien S.

692 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2022
Cette série B de films d'horreurs fait penser à Vidéodrome de David Cronnenberg avec moins de budget et d'ambition.
Muertomega
Muertomega

9 abonnés 182 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2022
Niamh Algar est éblouissante car derrière son visage d'agnelle, elle cache un talent immense pour le cinéma. Michael Smiley, Clare Perkins ou encore Adrian Schiller sont plutôt convaincant. Suivis de Sophia La Porta qui a un jeu plutôt bon. Les personnages ont des bases qui, sans vous mentir, sont très bonne mais ils n'avancent quasiment pas pendant la totalité du long-métrage (peut-être que du haut de ses 1h20, "Censor" aurait du s'allonger un peu pour atteindre du 1h40 voir 1h45). Les dialogues, aussi classiques sont-ils, excellent dans leur domaine d'une manière à n'en pas douter. Le classicisme est, malheureusement aussi là dans l'histoire mais l'atmosphère "strange" m'a hypnotisé. Car l'histoire est réellement incroyable, la teinte "strange" de l'histoire se ressent dans les lumières utilisées ; c'est comme si l'histoire avait des couleurs. Car les lumières, plus qu'être hypnotisante ou "strange, elles sont : psychédélique (psychédélique serait le mot pour définir le film britannique). Le film n'est pas anxiogène (malgré l'ambiance "strange", mais je ne la qualifierait pas comme anxiogène) , il y a un petit mystère, Mais le film de Prano Bailey-Bond est irréprochable niveau jumpscares (les deux premiers sont très efficaces) ou du gore ; ce dernier n'étant ni trop sanglant (et abusé) ni trop sage. Effets spéciaux assez simples mais bons.
Dx M.
Dx M.

90 abonnés 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2022
Bon petit film d horreur... Original et méta... L'histoire est sympa... La protagoniste est intéressante de part son activité professionnelle dans le domaine de la censure audiovisuelle et de son traumatisme infantile... Les acteurs ne sont pas mauvais... La mise en scène est classique... L'ambiance est très années 80 comme les effets spéciaux... La fin reste ouverte bien que tragique dans le réel... Pour ma part, une bonne surprise proposant autre chose que les films d horreur habituels... (PS : coup de gueule sur la version VF qu'on peut trouver en streaming sur le net dans laquelle une bande de branquignole pose leur voix et massacre le film au passage par leur amateurisme)
FaRem

10 617 abonnés 11 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 décembre 2021
Qui rattrape réellement l'autre, la réalité ou la fiction ? Enid, une femme qui ne s'est jamais remise de la disparition de sa sœur à l'adolescence, travaille aujourd'hui en tant que censeure pour le gouvernement anglais. Elle est chargée de regarder des films afin de censurer les passages inappropriés et d'établir l'âge minimum pour regarder l'œuvre en question. Un métier pour protéger la population, mais qui protège la santé mentale de ces personnes ? Même s'il aborde le sujet, "Censor" n'est pas un film qui se demande si les films d'horreur rendent violents. Il s'agit surtout d'un drame horrifique et psychologique sur cette femme qui va peu à peu sombrer dans la folie lorsqu'elle pense voir sa sœur disparue dans l'un de ces films. À partir de ce moment-là, la frontière entre réalité et fiction n'existe plus pour Enid qui se met en tête de sauver sa sœur. Même si le résultat est pas mal avec cette ambiance à la Giallo et cette dernière partie assez jouissive, je trouve dommage d'être passé à côté d'un sujet aussi intéressant. La censure à cette époque, les médias conservateurs qui font pression, les video nasties, les trafics dans les vidéoclubs, etc. Il y avait pas mal de choses à développer autour de ce thème central. Le film aurait pu être un peu plus riche, mais pour un premier film il est plutôt plaisant à suivre.
Kowalski
Kowalski

4 abonnés 169 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2021
Censor n’est évidemment pas le thriller qui vous collera au plafond (ou au sol) mais pour les vieux fantasticophiles (comme moi) qui se souviennent des vieilles VHS pourries non-censurées (où on espérait toujours découvrir le trésor transgressif d’ultra-violence), on retrouve bien cette fascination rétrospective dans le film... avec la traversée du miroir de l’héroïne, qui plonge dans le cadre, où le réel rejoint la fiction.
Une belle petite découverte qui avait, semble-t-il, toute sa place à l’étrange festival.
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