Voici donc venir le temps du motard de l'apocalypse, vengeur enflammé de justice, prêt à corriger toutes les âmes corrompues. En parlant de justice, afin de rétablir un peu de vérité dans le troisième film de Mark Steven Johnson, expliquons que Johnny Blaze, vendit son âme au diable, non pas pour sauver la santé de son père naturel, mais plutôt celle de son beau-père adoptif - le même qui le recueillit à la mort tragique de ses géniteurs. Comme tous le savent dorénavant, malgré l'intervention diabolique, Crash Simpson (le beau-père) mourut durant un show spectaculaire. On complètera le tableau en signalant encore que Roxanne, la bien-aimée du Ghost Rider, était la fille du dit Crash Simpson, et que c'est elle qui sauva l'âme de Johnny en intervenant auprès de Satan. Ce dernier, cherchant à se venger, implanta alors dans le corps du bellâtre un esprit malin appelé Zarathos. Depuis, lorsque la nuit tombe, le Ghost Rider enfourche son chopper super chromée, et parcourt la ville et la campagne à la recherche des âmes damnées et autres bandits de grand chemin pour un plus de justice dans ce monde.
On ne justifiera pas plus loin le mythe.Bien plus que son intrigue assez plate, ce qui fait la force de ce Ghost Rider 2007, ce sont les effets spéciaux qui égrènent le film. Là, on se régale les yeux - que l'on parle des métamorphoses de Nicolas Cage, de sa moto, ou des cascades et autres fantaisies de circonstances. Du côté des dialogues, quelques répliques font mouches dans le rire ! Du côté du casting, on se demande un peu ce que Nicolas Cage est venu faire dans cette histoire-là. L'acteur se laisse tout bonnement mené sans rien donner d'extraordinaire. Quant à Eva Mendes, n'aurait-elle été choisie que pour sa plastique généreuse ? On se le demande (Ghost Rider, film un brin macho ?). Cultivant la fibre satanique comme s'en goinfrent certaines séries télévisées, Ghost Rider se déguste comme du pop-corn. Un cinéma comme simple divertissement !