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Sarahfatton
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5,0
Publiée le 28 septembre 2022
subtil, poignant , juste, du vrai cinema . Le senario et le jeu des acteurs sont parfaits . Grâce à ce film on retrouve le plaisir de retourner au cinéma . Merci !
Porté par un quatuor de comédiens impeccables, un drame intimiste touchant et délicat (mais peu crédible) qui explore sans jugement, la conscience morale d’un impérieux désir d’enfant. 2,75
"Le 6e enfant " fait partie des bons films français du moment. Une interprétation de qualité, Sarah Gireaudau se destine à une belle carrière, Benjamin Laverne prouve qu'il sait jouer aussi un registre plus grave. La mise en scène et la réalisation efficaces, l'histoire captivante et émouvante pour un final à rebondissement. Un manque de crédibilité sur le rôle des gens du voyage, l'ensemble restant de bonne facture toutefois....
Cette histoire peu crédible vivote tout le long sans jamais emporter l'adhésion. L'atmosphère constamment austère, les personnages désincarnés et une certaine forme de monotonie finissent par user.
Premier long-métrage de Léopold Legrand, auteur jusqu’ici de trois courts-métrages réalisés entre 2016 et 2018, Le sixième enfant est l’adaptation cinématographique du roman Pleurer des rivières écrit par Alain Jaspard. De ce livre, Legrand secondé par Catherine Paillé tire un scénario bien ficelé. D’ailleurs, lors du Festival du Film Francophone d’Angoulême 2022, le prix du meilleur scenario fut attribué à ce film ainsi que les prix du public, de la meilleure musique et celui d’interprétation féminine pour Sara Giraudeau et Judith Chemla. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/albi/oeillades-2022/#SE
Le drame social se donne un mal fou pour transmettre justesse et sincérité, éviter de juger ses personnages, aborder son sujet de la manière la plus exhaustive possible, sans manichéisme. Il a le mérite de dénoncer une loi rigide, aussi. Mais malgré toutes les bonnes intentions, on ne peut s'empêcher de retenir l'impudence d'un couple bourgeois vis-à-vis de la misère sociale et de l'ignorance d'un couple gitan et, surtout, d'avoir le sentiment simpliste, certes, mais persistant, d'avoir vu un film sur une psychopathe de la maternité bonne à enfermer!
Deux couples l'un qui cherche a avoir un enfant, l'autre qui en a déjà cinq et où un sixième s'annonce.
Nul besoin d'être un devin pour deviner l'intrigue l’originalité et l’intérêt vient de la confrontation de deux milieux. D'une part un couple d'avocats avec le standing qui va (le couple sans enfant), d'autre part un couple de gens du voyage sédentarisés mais vivant en camps. Ce mode "d'adoption" étant illégal il y a conflit bien entendu pour le couple d'avocats... Le film nous narre les étapes, les états d’âme des intervenant.
Un film plutôt bien fait où l'on passe un bon moment distrayant.
C’est la première réalisation de Léopold Legrand. Pour le scénario, il a adapté avec Catherine Paillé (Les Magnétiques) le roman Pleurer des rivières écrit par Alain Jaspard. Le Sixième enfant a reçu trois récompenses au Festival du Film Francophone d’Angoulême 2022, le Valois de la Meilleure actrice pour Judith Chemla et Sara Giraudeau, le Valois du scénario et le Valois de la musique de film. Ce drame français est sorti le 28 septembre 2022 en salle.
Où est la limite au cinéma entre l’acceptable et l’immoral ? Est-ce qu’on peut échanger son enfant contre l’argent ? Ce sont des questions très sensibles qui vont être abordées dans Le Sixième Enfant.
L’histoire se met rapidement en route et devient tout de suite très prenante. Des deux couples que tout oppose sont au milieu de l’intrigue. D’un côté, le couple d’avocat sans enfant. On se rend compte du déchirement pour eux de ne pas pouvoir en avoir. Leur point de vue va vraiment être important que ce soit l’impossibilité naturelle, mais aussi dans tout ce qu’il s’agit d’adoption. De l’autre côté, un couple marginal ayant trop d’enfants. Ils se retrouvent au pied du mur avec ce nouvel arrivant. La tension augmente pour savoir ce qui va advenir du bébé. Est-ce que leur tentative folle va réussir ?
Un casting fantastique porte cette situation critique. Les deux couples dégagent une véritable force. L’association entre Sara Giraudeau et Benjamin Lavernhe est détonnant. Ils se retrouvent un an après leur succès dans Le Discours. En face, un excellent choix de prendre Damien Bonnard et Judith Chemla pour faire les gitans. On se laisse prendre par eux. Le balai que mènent ces deux couples est génial. On sent une fluidité.
Le problème de Le Sixième enfant va être sur le fond. On peut se poser la question sur le placement morale de ce film. Acheter un enfant est du trafic d’être humain. Pour autant, ce drame va minimiser l’immoralité de cette démarche. Le couple de bourgeois est présenté comme des gentils, victime de ne pas pouvoir être parent. Celui de gitan comme des parents dépassé financièrement par les événements. L’achat du bébé est donc perçu comme une bonne action pour le bien de l’enfant. Difficile d’accepter, malgré la qualité du film, que cette démarche ne soit à aucun moment condamné.
Le Sixième enfant commence comme une comédie insolente sur le monde judiciaire avec un avocat léger dans son rapport avec la déontologie et la vérité, Julien (Benjamin Lavernhe) assume avec le sourire face à son client Franck (Damien Bonnard) ses mensonges devant les juges tout en négociant l’existence ou non d’honoraires selon l’issue de la décision judiciaire. Avocate également, sa femme Anna (Sara Giraudeau) se moque gentiment de lui lorsqu’il ment sur les raisons de la suspension de son permis de conduire. De leur côté, Franck et Meriem (Judith Chemla) vivent avec leurs cinq enfants dans une caravane et souffrent d’ennuis financiers et judiciaires. Ce couple attend un sixième enfant et n’envisage pas de pouvoir l’élever chez eux faute d’un espace domestique suffisant. Catholiques fervents, ils refusent l’idée d’un avortement, ils proposent alors un marché aberrant au couple malheureux sans enfant: leur vendre leur futur bébé.
Dans la réalité, cette histoire représenterait un fait divers sensationnaliste pour occuper plusieurs jours d’antenne sur BFM TV. Au cinéma, la précision du scénario, le regard sensible de Léopold Legrand et la grande qualité des interprètes en font un premier film très angoissant et très émouvant. Après une première réaction choquée, le couple bourgeois va vite émettre la solution d’une adoption simple. Un choix refusé par Meriem. En grande souffrance après des fausses couches et des échecs dans le parcours du combattant de l’adoption, Anna va décider seule de leur confier son argent personnel pour arriver à ses fins. Sans le moindre effet ostentatoire de mise en scène, le film provoque un malaise persistant car malgré l’incongruité du pacte entre un couple démuni et une femme prête à beaucoup de choses, l’humanité des personnages et le talent des acteurs lui donnent une épaisseur vibrante. Sans pathos, sans digression superflue, Léopold Legrand filme l’engrenage de personnages perdus dans le pouvoir corrupteur de l’argent, une misère terrible et un désir de maternité implacable.
Le Sixième enfant confirme le talent exceptionnel de Sara Giraudeau. L’actrice incarne avec beaucoup de force le contraste entre le physique fluet et la douceur vocale d’Anna d’un côté et sa détermination irrationnelle basée sur une grande détresse de l’autre. Dans la dernière partie, un monologue bouleversant d’Anna rejaillit sur les visages des trois autres personnages principaux minés par leur propre malheur et leur conscience morale. Ni moralisateur, ni cynique, Le Sixième enfant trouve sa voix entre mea culpa et réflexe de survie dans un monde imparfait et douloureux.
Le sixième enfant est le premier long métrage de Léopold Legrand, et déjà une réussite. Dans ce film, il met en scène Franck et Meriem parents de cinq enfants et vivant dans la précarité et Julien et Anna, riches avocats sans enfants. Ces derniers n’arrivent pas à en avoir tandis que les premiers n’en veulent pas un de plus. Un thriller implacable se met alors en place. Les acteurs sont fantastiques. Top !
Ce sont toujours des hommes qui écrivent des histoires où une femme tombe enceinte sans le vouloir... créant ainsi un gros problème. Elle est bien bête la femme. Ici elle appartient à la communauté gitane, anti-avortement car très catho, nous dit-on. Elle est bien rétrograde cette communauté. Et donc que fait-on quand le sixième enfant arrive ? On va le donner. Je n'ai rien vu de crédible dans ce récit très appuyé où les comédiens font ce qu'ils peuvent pour apporter un peu de vérité mais ça ne prend pas. L'enfant est un problème pendant tout le film pour le couple gitan mais pas à la fin , allez savoir pourquoi... sans doute par l'opération du St Esprit ou plutôt de Ste Sarah qu'on n'oublie pas de nous servir. Le manque de crédibilité de la situation donne une vision des femmes assez calamiteuse, entre celle qui va donner son enfant et celle qui le veut. Un moment pénible et désagréable.
Très très beau film émouvant et fort. Je suis comme un autre critique qui disait que la quatuor était sur la même intensité. Le final est malgré tout une fin plutôt heureuse avec un sacrifice que l’on comprendra. Poignant.
Une comédie sociale bâtie sur l'opposition entre les vies d'un couple de gitans habitant en caravane sur un terrain vague et un autre couple, tous deux avocats vivant quelque part dans Paris. Le premier vit d'expédients et tire le diable par la queue, la dame tombe enceinte de sons ixième enfant. Le second, études supérieurs n'arrive pas en avoir. Au hasard d'une petite affaire de correctionnelle, les maris se rencontrent...Un deal se met en place, les gitans sont prêts à vendre l'enfant à naitre contre un peu d'argent...l'avocat ne veut pas de la combine, l'avocate s'y engouffre... Toute cela est plutôt bien interprété, sans caricature, avec beaucoup d'humanité, au fond...La question du spectateur est de savoir comment le réalisateur va se sortir de cet imbroglio immoral et illégal...le plus fort, c'est qu'il y arrive de façon crédible. Le film est donc plutôt réussi, mais il lui manque sans doute une dimension tragique, une mise en scène éblouissante pour que ce soit un excellent film