Zoolander est une comédie complètement déjantée qui plonge dans l’univers de la mode à travers le regard d’un mannequin vedette aussi beau que stupide : Derek Zoolander, incarné par Ben Stiller, qui signe aussi la réalisation. Dès les premières minutes, on comprend qu’on est face à une satire qui ne se prend jamais au sérieux, et qui pousse le ridicule jusqu’à l’absurde.
Le film fonctionne surtout grâce à l’engagement total de Ben Stiller dans son rôle. Zoolander est un personnage improbable, obsédé par ses poses et son “regard bleu acier”, mais attachant dans sa naïveté. Face à lui, Owen Wilson incarne Hansel, mannequin rival, aussi délirant que lui, et leur duo fait des étincelles. Will Ferrell, dans le rôle du méchant Mugatu, apporte une dose supplémentaire de folie, donnant au film des moments cultes.
La force de Zoolander, c’est son humour absurde et ses gags visuels qui s’enchaînent sans temps mort. Certaines scènes sont devenues emblématiques, comme la fameuse séquence de l’essence ou les défilés parodiques. C’est un film qui joue à fond la carte du second degré, au point que ceux qui n’entrent pas dans son délire pourront trouver l’ensemble un peu trop idiot ou répétitif.
En revanche, derrière cette avalanche de blagues, la critique du monde de la mode est assez basique : le film caricature les excès et la superficialité, mais ne cherche pas à aller plus loin que la moquerie facile. Pourtant, cette légèreté assumée fait aussi son charme : on rit de l’absurde, et c’est précisément ce que le film promet.
Au final, Zoolander est une comédie culte pour ceux qui apprécient l’humour absurde et exagéré. Ce n’est pas un film subtil, ni un grand récit, mais un délire mené à cent à l’heure, avec des acteurs qui s’amusent visiblement autant que le spectateur.