De ma virée Scorsese à la cinematek, c'est sans doute le film qui m'a le moins séduit. Ambitieux, beau (trop beau ?), le film ne parvient jamais à m'attraper par la main, je bute contre un obstacle et je tombe et je cours le rattraper mais il est déjà parti, il est déjà loin et je trébuche de nouveau. Gangs of New York m'a laissé à quai, le film m'a semblé trop long, trop bavard, perdu dans sa quête de l'essentiel, à trop souvent emprunter des voies sans issue
Revu Gangs Of New York (arte) Une Grande Fresque Historique, sous fond de Vengeance dans un New York complètement délabré ou règne insécurité et débauche. Et Quel performance Daniel Day-Lewis est tout simplement Charismatique, Qui Fait de ce Film un œuvre magistrale Bravo ⭐️⭐️⭐️⭐️
Un potentiel oui. De l'ennui aussi... C'est bien dommage. Assez peu d'intérêt historique en réalité. Un scénario assez grostesque avec un très grand méchant sans intérêt aucun. On ne sait rien sur lui, comment il en est arrivé là, ok à t'il autant d'adeptes, puisqu'il ne fait rien, ne montre rien et n'impressionne que les figurants du film. Et même Di Caprio, aussi bon interprète soit-il paraît bien fade dans ce film à rallonge...
Quel intérêt de montrer des scènes de violence ensanglantée ? C'est vu 3000 fois, ça lasse, ça n'apporte rien qu'un ennui profond et l'envie de zapper iliico. On se demande où veut en venir le réalisateur, tout Scorsese soit-il ! On en arrive à regretter une comédie familiale française sans 3 cadavres par minute !
Une fresque historique épique, violente et démesurée qui revisite la création de la nation américaine à travers un récit captivant d’une vengeance filiale dans les bas-fonds d’un NY fracturé par les gangs, porté par un casting exceptionnel, notamment le fascinant et effrayant Daniel Day-Lewis/Bill the Butcher. 4,75
Projet de longue date pour Martin Scorsese (depuis les années 1970) qui finalement sorti aux USA fin 2002. Loin de ses films mafieux ("Les affranchis", "Casino"...), Martin pioche dans le genre Histoire d'Amérique pour nous conter une histoire épique inspirée de la plume de Herbert J. Asbury, journaliste : entre la fin de la guerre d'Indépendance et le début de la guerre de Sécession, le quartier de Five Points va être pris sous contrôle par Bill le boucher qui a tué le père d'Amsterdam lors d'un ancien conflit. Toujours sur un ton décontracté mais muselé, Scorsese nous délivre (encore !) un chef d'oeuvre avec une mise en scène-narration époustouflante qui balaie tout sur son passage. Le scénario, maîtrisé de main de maître, est écrit de manière décontractée et nous emmène dans les tourbillons des personnages, eux aussi bien cageolés. Notons à la barre la présence d'un scénariste : Steven Zaillian en personne. Il a participé à l'écriture d'autres chef d'oeuvre comme "La liste de schindler" pour Spielbeg, ou encore "American gangster" pour Ridley Scott. Les conflits entre irlandais et américains sont bien mis en avant et nous permettent de bien nous ancrer dans le contexte US du dix-neuvième siècle avec une partie esclavage, centrée à merveille dans le film. Encore merci Steven. Du très beau boulot ! La musique, elle aussi, nous emporte dans les tourments des personnages, reste épique à l'image du film, et est angoissante, tout comme le duel final, sublime à souhait. Merci au compositeur du "Silence des agneaux", du "Seigneur des anneaux", de "Seven"... . Il s'agit de l'inoxydable Howard Shore qui a l'art de nous recentrer à chaque fois sur l'intrigue. J'adore ! Si l'on parle direction d'acteurs, nous avons droit à une démonstration de force avec un Leo (Amsterdam) impérial face à un Daniel Day-Lewis (Bill le boucher) plus retors que jamais. Deux rôles pour deux grandes interprétations et deux grandes gueules du cinéma. Brillantissime. Du pur génie. Avec aussi un Liam Neeson ("La liste de Schindler", "Taken", "Le territoire des loups"...) effacé (ce qui est bien dommage ainsi qu'étonnant) et Cameron Diaz ("Vanilla Sky") juste de sensibilité mais sans plus. Tous les autres acteurs restent parfaits, et ce, grâce au style de Martin le magnifique. Pour parler costumes/maquillages/décors, tout est bonnement parfait, à commencer par la reconstitution d'un New York plus vrai que nature. Tous mes chapeaux à cette équipe. De même, la photographie, tantôt brumeuse, tantôt euphorisante, met bien en avant les contrastes indiqués par Zaillan sur ces personnages. Une photo électrique, je trouve, légèrement baroque (de par une mise en scène stylisée) et donc forcément oppressante. Encore merci Michael Ballhaus ! Il a déjà travaillé pour Martin ("After hours", "Les affranchis", "Le temps de l'innocence", ...), mais aussi pour Coppola ("Dracula"), Levinson ("Sleepers"), Rainer Werner Fassbender ("Lili Marleen")... . Pour résumer, "Gangs of N.Y." reste un film ambitieux et fortement abouti (heureusement de la part de Martin) doté d'un souffle épique indéniable, le tout emmené par un quatuor de gangsters en la matière (Martin/Day-Lewis/Shore/Ballhaus). Il faut dire aussi que nos collègues adorés qui ont assuré la promotion de "The artist" à l'international sont de la partie. Weinstein pour un jour, gangsters pour toujours !
À chaque film (ou presque), Martin Scorsese transcende et nous emporte dans un nouvel univers portant sa patte et son génie artistique. Ainsi, il adapte en 2002 le roman "Gangs of New York" et, après un tournage éprouvant et quelques dilemmes, le film éponyme sort sur les écrans. La claque, l'aventure humaine épique et bouleversante, le drame de 170 minutes sublime et unique et la renaissance d'un acteur considéré comme un beau gosse sans choix artistique (voire sans réel talent) : Leonardo DiCaprio. Pourtant, avec Arrête-moi si tu peux de Spielberg, l'acteur prouve qu'il est définitivement l'un des meilleurs de sa génération. Après un joli passage à vide après de petites productions, l'acteur revient sur le devant de la scène métamorphosé : dirigé par Scorsese, il nous fait oublier ses précédentes prestations et devient ici un homme épris de vengeance et de liberté, un libérateur, un messie pour le peuple irlandais attachant et sympathique, un héros. Ce héros, c'est Amsterdam, petite frappe immigrée sur le sol américain, rencontrant difficilement l'amour (excellente Cameron Diaz, méconnaissable), se liant d'amitié avec le caïd du coin (impressionnant Daniel Day-Lewis, sa performance ultime), assassin de son père, usurpateur et bourreau du quartier. Comme la plupart des fresques de Scorsese, une palette de personnages/pions se mettent doucement en place sur un grand échiquier répondant au doux nom de New York, se trahissant les uns des autres, se tuant continuellement dans un monde violent et sans pitié jusqu'à l'apothéose finale, grandiloquente et bouleversante. Sans dévoiler tous les évènements du film, je dirais que Scorsese réussit une nouvelle fois à nous entrainer dans un univers à la fois réaliste et transcendant, dans une œuvre épique, suante, sanglante et inoubliable. Du grand cinéma et un retour remarquable pour DiCaprio et Day-Lewis.
Gangs of New york est décrit la naissance des US... Si le film possède un scénario digne de Disney (avec un méchant bien méchant et un gentil qui cherche à assouvir sa vengeance), Gangs of New York s'en sort grâce à des décors et des costumes magistraux, qui n'ont rien à envier aux plus films de Sergio Leone. Les acteurs sont au top, Di caprio, Day-Lewis, Cameron Diaz, Liam Neeson, et les répliques sont parfaites. Gangs of New York souffre peut être d'une longueur inutile, mais elle est rattrapé par la beauté de l'image.
Parce que Gangs of new york ose montrer la genèse de l'amérique dans toutes ses contradictions - Parce que l'histoire sort des sentiers battus et présente des personnages tous ambiguës - Parce que vous vous souviendrez pendant longtemps de Bill (Daniel D. Lewis) le boucher et que Léo Di Caprio prouve qu'il est un très bon acteur. Parce qu'on regrette que ce film ne soit pas un chef d'oeuvre mais juste une bonne histoire tournée avec une maîtrise technique exemplaire - Parce qu'il manque le souffle de génie qui aurait servi de fil conducteur à un scénario un peu décousu. Ce n'est pas le meilleur Scorcese.
Théâtre de confrontations d’émigrants, le quartier des "Five Points", dans les faubourgs sud de Manhattan, est le carrefour de la violence, du sang et de la mort au milieu du XIXème siècle. En dépit de l’impressionnante reconstitution du célèbre bidonville et de sa grande qualité technique, cette fresque de Martin Scorsese manque de grandiosité et de puissance à commencer par son scénario. Seul Daniel Day-Lewis atteint cette dimension par son incroyable présence. La prédation, la brutalité et le regard noir de son personnage de Bill le Boucher transpercent l’écran. « Gangs of New York » lui doit énormément même si le reste du casting, Léonardo Di Caprio en tête, s’en tire plus que décemment. A noter que la superbe chanson de U2 "the hands that built America" accompagne le générique de fin.
Un film historique dont la production a permis un vrai travail dans certains domaines mais d'autres ont malheureusement été négligé au passage. Que dire de ce casting de choix rassemblé par Martin Scorsese, on retrouve bien sur Leonardo DiCaprio qui contrairement à son habitude ne m'a pas convaincu et est sans aucun doute un des points noir du film. Pour les autres membres du casting par contre on ne peut rien reprocher, chacun livre une performance hors du commun et notamment Cameron Diaz que l'on est peu habitué à voir avec des rôles aussi profonds et travaillés. Pour les décors, le quartier des Five points est vraiment impressionnant, tout a été refait dans les moindres détails ce qui nous attire vraiment dans la vie de ce quartier new-yorkais. Pareil pour la musique, chaque chanson possède des qualités indéniables et on les écoutent avec beaucoup de respect pour le compositeur même si certaines font trop penser aux morceaux de George Delerue. Pour ce qui est du scénario, j'ai été un peu déçu, certains moments sont ennuyeux et compte tenu de la durée du film on aurait préféré penser que rien ne nous ennuie. Malgré tout l'ensemble est bien travaillé. De même pour la réalisation de Martin Scorsese qui est toujours aussi sublime. Gangs of New-York est dans un très bon film historique sur l'histoire de New-York avec tout de même quelques défauts.
Le passé de la ville de New York a été rarement abordé au cinéma. C’est chose faite avec ce film spectaculaire et brutal (les rixes à l’arme blanche entre américains de souche et immigrés irlandais). L'acteur Daniel Day-Lewis (William Cutting dit Bill le Boucher) est monstrueux en chef de gang. Leonardo DiCaprio et Cameron Diaz ne déméritent pas non plus. Il faut également saluer la prestation des seconds rôles qui ont tous la gueule de l’emploi. La mise en scène est somptueuse et la photographie d’une grande beauté. Le film nous apprend que la misère, la violence et la haine font partie intégrante de l’histoire de la « Grosse Pomme ». On est bien loin ici de la conquête de l’Ouest américain avec ses vastes prairies. Cette imposante fresque sans concession est à voir absolument.
On apprécie ce New-York foisonnant qui est aussi en pleine expansion à tous les niveaux, industriellement et humainement avec la réception inédite d'une foule de migrants venus de l'Europe. Derrière l'intrigue principale fictive jamais le cinéaste ne délaisse l'arrière-plan social. On peut cependant penser que le traitement autour des gangs est un peu caricatural, clairement Scorcese a voulu insister sur une ville qui va devenir la plus cosmopolite du monde. Les acteurs sont investis, Di Caprio dans son premier vrai rôle viril qu'on distingue particulièrement dans le dernier combat, Gleeson dans le prologue, Diaz en pickpocket et, enfin et surtout, l'extraordinaire présence pleine de haine et de férocité de Daniel Day Lewis. 2h45 d'une fresque historique où la haine et la violence s'avèrent être le ciment des fondations d'une métropôle... Un très bon moment. Site : Selenie