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T-Tiff
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3,0
Publiée le 3 septembre 2015
La première scène de "Gangs of New York" donne immédiatement le ton du film, elle dévoile également ses principaux défauts récurrents tout au long de l'oeuvre. Nous assistons donc à un combat à mains nus et couteaux entre deux gangs du quartier des Five Points de New York, les Native Americans de Bill le Boucher contre les Dead Rabbits du Père Vallon. Au terme d'une sanglante bataille qui s'achève par la mort du Père Vallon, les Dead Rabbits sont mis en déroute, les Native Americans sortent vainqueurs. Martin Scorsese a voulu faire une première séquence grandiose, c'est le cas. Néanmoins, la profusion de sang, le manque d'émotions et les excès de mise en scène sont déjà visibles et entacheront par la suite 'ensemble du film. En effet, le reste du film est fidèle à cette première scène, Scorsese n'hésite pas à faire couler de l'hémoglobine, certainement trop, et c'est là que l'on remarque les excès du film. Le cinéaste veut parfois en faire trop, que ce soit dans les scènes de combat mais également dans la reconstitution de New York, dans les décors, dans les costumes, dans les couleurs, tout est vraiment tape-à-l’œil. Et cet excès fait perdre de la crédibilité au caractère historique de l'oeuvre. C'est dommage, car nous ne doutons pas tu travail de recherche de Scorsese pour donner vie au New York de 1846. Le manque d'émotion est toutefois le plus gros défaut du film, certainement dû à un Leonardo DiCaprio pas assez convaincant, complètement effacé par la prestation dantesque de Daniel Day-Lewis, formidable dans son rôle de Bill le Boucher. Même la charmante Cameron Diaz est ici presque transparente. On retient quand même un casting bien fourni pour les seconds rôles, de John C. Reilly à Jim Broadbent. Par ailleurs, "Gangs of New York" s'embourbe dans 2h45 de séquences parfois sans intérêts. "Gangs of New York" n'est donc certainement pas un grand film de Martin Scorsese, il serait cependant injuste de nier ses qualités. On retient spécialement la deuxième partie du film, où la vengeance devient l'élément principal de l'intrigue sur un fond de Guerre de Sécession avec un excellent final, précis historiquement et grandiose visuellement. La relative réussite de "Gangs of New York" tient donc surtout à l'interprétation de Daniel Day-Lewis.
Quand on parle de grands films historiques bien sur Gangs of New York est sur le devant de la scène. Même si déjà douze années se sont écoulées depuis la sortie de ce film, il reste toujours aussi saisissant et d'un réalisme incroyable. Sa durée relativement excessive lui permet de mettre en place un scénario plus qu'aboutit ou chaque personnage à son histoire derrière lui. Entre trahison, vengeance et violence Gangs of New York fait parti de ses films qu'il faut avoir vu dans sa vie...
ça fait du bien de le revoir, scènes cultes dans ce chef-d'oeuvre où alternent violence et calme tendu.Le paradoxe de la haine et du respect de Bill le Boucher pour le Prêtre est fascinante: il existerait donc une notion d'honneur. On ne se lasse pas de la scène où Daniel met une déculottée à Leonardo (avec Scorsese, DiCaprio joue chez les grands).Magnifique.
premiere collaboration dicaprio/scorsese, et pour une premiere le fameux duo frappe tres fort!! on assiste a cette fresque violente historique de l amerique,les acteurs sont au sommet de leurs art (dicaprio impresionnnat,daniel day lewis flamboyant et terrifiant),captivant du debut avec cette scene d ouverture de combat (liam neeson/daniel day lewis)!! le film montre la couleur,!! 2 h 45 qui passe d'une vitesse incroyable jusqu au fameux denouement final!!! tout juste reussit,!! un film tres dur a regarder sur certaines scenes!! cependant nous tenons ici surement le meilleur scorsese de ses 10 dernieres annees!! du grand cinema!!
Un projet que Martin Scorsese aura mis près de 30 ans à accoucher et qui veut nous compter la naissance de New York en tant que ville cosmopolite comme elle existe aujourd'hui. On assiste à un choc des cultures, violent entre ceux qui se considèrent comme les vrais américains, qui sont nés sur le sol US mais qui étaient pourtant des fils de migrants et la vague de migrants pour la plupart Irlandais qui débarquaient chaque jours sur le port de la ville et d une lutte pour le contrôle de cette dernière sous fond de mobilisation pendant la guerre de sécession. Le film donne l impression d un immense bordel qui paraît réellement crédible car on imagine parfaitement que le New York de cette époque pouvait ressembler à cela. Le film est une grande fresque, qui part dans tous les excès; que ce soit dans la violence comme lors de l impressionnante scène d ouverture, mais aussi dans l humour comme la scène de l incendie et les combats entre les casernes de pompiers que j ai beaucoup aimé. En allant dans l excès le film a donc quelques défauts , principalement le rôle et le jeu de DiCaprio qui souffre de la comparaison face à Daniel Day Lewis et le formidable rôle de Bill le boucher qui lui est servi sur un plateau :salopard ultime ne voulant que le pouvoir et le contrôle et dont tous les actes ne sont guidés que par cette obsession. Mais aussi d excellents seconds rôles comme Brendan Gleeson, John C Reilly ou Gary Lewis (Scorsese offrira à Léo dans Aviator le grand rôle qui selon moi donnera un nouveau ton à sa carrière). La mise en scène est par contre une pure merveille qui fourmille d idée j ai par exemple adoré la scènes où les soldats embarquent sur les bateaux d un côtés pendant que les cercueils sont descendus de l autre. Du point de vue de la musique, des décors et des costumes le film est la aussi absolument remarquable. En le revoyant je me dis qu il ne lui manque juste un petit je ne sais quoi pour en faire un chef d'œuvre.
une mise en scène parfaite qui nous retrace l'atmosphère de l'époque et de l'endroit. sans oublier l'histoire passionnante et pleine de rebondissements.
Un bon film. Les décors sont époustouflants on est transporté dans le New-York de l'époque du début à la fin. Les acteurs sont bons et le scénario aussi. Le gros problème du film c'est ces longueurs. En effet 2h45 pour ça c'est un peu trop long il y avait surement moyen de faire plus court. Un film à voir pour les amateurs du genre.
Le plus mauvais film de Scorsese. Je n'ai vraiment pas retrouvé l'ambiance du livre, qui aurait pu être adapté autrement mieux. Gangs of NY de Scorcese est, en plus d'être ennuyeux, un film de propagande bien-pensant, très loin de l'oeuvre de Herbert Ashbury... On retrouve dans ce film le thème de la lutte des gentils immigrants contre les méchants natifs, le bien contre le mal, les héros contre les fachos (sauf que c'est le dix-neuvième siècle et que le fascisme n'existait pas encore sous ce nom là...). Il y a malgré tout quelques scènes qui valent la peine, comme lorsque Bill Le Boucher s'exerce au couteau sur une carcasse de bidoche, ou encore quelques passages festifs dans les caboulots (tavernes). Mais sinon, je ne recommande pas ce film. Je le trouve ennuyeux et dénué de charme... Caricatural sans être drôle. Dommage pour un thème aussi intéressant.
Du très bon Scorsese. A ma connaissance le seul film qui aborde sérieusement les tensions entre WASP et immigrants catholiques sur la Côte Est des Etats-Unis au XIX° siècle, une page méconnue de l'histoire américaine. Style filmique magistral, grand casting, personnages hauts en couleur. Mélange d'action violente et de lyrisme héroïque, décors réalistes et sincérité historique. Bill le Boucher est un méchant intéressant, car Vallon lui vouerait presque un certain respect, bien que ce dernier ait tué son père. Les différentes communautés ethniques et religieuses du film se cotoient dans le tumulte d'une Amérique encore culturellement vierge, où même dans les balbutiements de la New York contemporaine, les attitudes viriles du Far West n'étaient guère loin. La New York multiculturelle d'aujourd'hui est née dans la rue, dans cette allégresse violente que Scorsese a tenu à reproduire. A voir plusieurs fois pour bien comprendre sa vision.
Gangs of New York est une oeuvre à part entière. Martin Scorsese signe une impressionnante fresque historique de presque 3 heures. Et pourtant, aucun ennui, aucune longueur. Dès les premières minutes, nous sommes emportés loin dans le temps, des années et des années en arrière. On nage dans une époque captivante, appuyée par une mise en scène soignée, de la bande son au plus fin détail des costumes. On suit avec envie les aventures d'Amsterdam, dont l'interprétation de Leonardo DiCaprio reste honorable. Mais l'attraction du film reste le personnage de Daniel Day-Lewis, viscéral mais pas moins charismatique. Bref, une véritable épopée, aux multiples péripéties, spectaculaire et fascinante.
La force émotionnelle dégagée par Gangs of New York, provient sans doute de sa mise en scène impeccablement ouvragée, de la confrontation entre deux légendes du cinéma, Daniel Day Lewis et Leonardo DiCaprio. Le personnage de ce dernier cherche à se frayer un chemin dans l'épaisse broussaille que forment les Five Points de New York, autrefois points stratégiques, dont les gangs se disputaient la propriété par le biais d'effroyables combats. Bien décidé à tuer l'assassin de son père, Amsterdam devra se soulever contre un système corrompu et impitoyable. Alléchant. Scorsese, en vieux loup de mer, s'empare de son sujet, en le maniant avec dextérité, et parvient de cette manière à ne pas focaliser uniquement son récit sur une simple histoire de vengeance, mais bien du conflit qui a fait s'entre déchirer la population de ce qui va devenir une des villes les plus influentes au monde. Le duel entre les deux têtes d'affiche est absolument magnifique, entre la jeunesse et la fougue du jeu de DiCaprio, et la démence de Day Lewis. L'acteur irlandais est tout bonnement possédé, capable tout aussi bien de glacer de le sang d'un seul cri victorieux, que d'inspirer de la pitié quand il se confit à son jeune associé. La qualité des interprétations, la proximité de la caméra face à une violence crue, la patte de Scorsese ( qui fait preuve de modernité, ne se repliant pas sur les bases de ses films d'antan, mais bien en rajeunissant son style pour une toute nouvelle génération de cinéphile ), l'image presque hypnotique, rendent cette fresque barbare un classique du cinéma américain. Une réflexion moralisatrice sur les querelles et sur leurs naissances.
Le film qui a réconcilié Scorsese avec le public. On retrouve ce qu'aime Martin : Leonardo DiCaprio (certains s'en plaignent, moi j'adore cet acteur donc pas de soucis), un milieu de bas guys pourris et violents, une romance (à la manière de celle entre Robert de Niro et Sharon Stone dans Casino) et une bonne grosse vengeance. Comme d'habitude avec Scorsese, on retrouve le ville de New York, au début du XXè siècle cette fois ; et là on atteint le gros point fort du film : la reconstitution historique est juste sublime ! Quel boulot, quel régal, quelle ambiance ! De la fresque historique comme on en fait plus. Bien sûr tout ceci est soulignée par une musique au style de l'époque. Dans ce New York, les guerres de gangs font rage, mais on a aussi l'abolition de l'esclavage et les droits pour les gens noirs (qui ne plait pas à tous les natifs). Le film réussit à traiter de ce sujet avec tolérance, en montrant que les natifs ne sont pas pires que les noirs, et inversement. Qui dit guerres de gangs dit bien sûr batailles (enfin là on devrait plutôt dire carnage) excellemment réalistes et très sanglantes. La mise en scène, superbe, est accompagnée par des acteurs très bons, bien qu'inégaux : Leonardo DiCaprio n'est pas dans son meilleur jour, bien sûr, mais il s'en sort, Cameron Diaz, ouai, en gros elle joue les allumeuses, comme d'habitude, mais c'est comme toujours le grand Daniel Day Lewis qui surprend encore par sa prestation qui colle parfaitement à son personnage : excentrique (presque caricatural), charismatique, violent, mais presque plus attachant qu'Amsterdam, le héros, qui lui est trop peu développé. Le couteau est l'arme principale du film, et ça donne lieu à de belles scènes de lancer très bien réalisées. Le seul reproche que j'ai à faire au film, c'est sa longueur, non pas que je me sois ennuyé, mais parce que tout du long on attend le duel entre Amsterdam et Bill le boucher (Day Lewis), et que la tension est à son comble, mais qu'à force d'attendre ce duel, on est plus aussi enthousiastes au moment où il arrive. Une grande fresque digne de Martin Scorsese. A voir.