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tuco-ramirez
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3,0
Publiée le 30 mai 2023
Dalva est une jeune fille de 12 ans exfiltré en pleine nuit par les forces de police d’un appartement où elle vit avec son père. Les premières minutes sont tendues et le spectateur non informé du sujet (comme c’est mon cas à chaque fois) se demande bien ce qu’il se passe ici avec cette jeune fille qu’il faut retenir fermement pour éviter qu’elle n’empêche l’arrestation de son père. On comprendra très vite les raisons sordides et à la limite de l’entendable qui justifieront cette descente policière musclée. Placée très vite dans un foyer d’aide à l’enfance, l’heure dix du film restant d’un film concis (1h20) sera consacrée à nous montrer sa reconstruction. Pour jouer ce rôle phare éprouvant et viscéral, rien de mieux qu’une jeune fille ayant l’âge du personnage. Filmé à sa hauteur, on ne peut que saluer la puissance d’interprétation de la jeune Zelda Samson, saluée par ailleurs dans de nombreux festivals. Zelda jouant Dalva, mais c’est un concours de prénom zarbi ce film !!! Emmanuelle Nico, avec ce premier film dont on peut saluer le sérieux scénaristique, la concision et la mise à juste distance de son sujet, marche sur les pas de ses illustres metteurs en scène belges friands de thématiques sociales ardues. Somme toute, ce film est peu novateur quant à son fond et sa forme. Les ellipses évocatrices, la scène de la danse ou la coupe de cheveux signes de renaissance sont autant d’éléments narratifs vus et revus pour évoquer la reconstruction. Pour moi, ce film manque aussi de psychologie aussi bien du côté des éducateurs que du système social. Comment plonger une enfant coupée du monde extérieur depuis des années dans le monde âpre des ados en une seule nuit sans passer par un sas préservé et un accompagnement psychologique ? Une carence assez rédhibitoire d’un film aux intentions pourtant louables. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Pour son premier long métrage, Emmanuelle Nicot livre un drame abouti qui dénote une justesse certaine, à l'image de la performance brillante de Zelda Samson, ce qui n'est pas étonnant quand on sait le travail de fond effectué en amont. L'ensemble s'avère cependant parfois un peu attentiste voire austère, comme si la réalisatrice refusait volontairement d'insuffler trop d'émotions à son histoire. Dommage.
Film magnifique. Jeune actrice époustouflante. Sujet magnifiquement traité. Film coup de poing à aller voir sans oublier Alexis Manenti jouant le rôle de l'éducateur très touchant.
La reconstruction de cette jeune fille après des faits terribles est traitée avec beaucoup de dignité, de pudeur et de profondeur. Ce film permet aussi de découvrir une jeune actrice pleine de talents. Elle est très bien dirigée. A voir
Le film démarre de façon brutale, dans le chaos, laissant le spectateur donner un sens à cette scène d’ouverture mettant en scène la Police embarquant de force une jeune fille de 12 ans, enlevée par son père quelques années plus tôt, lorsqu’elle avait cinq ans, et vivant dans une relation incestueuse. Un démarrage choc pour un film qui va quelque peu s’adoucir au fil des minutes pour raconter, avec pudeur et une certaine forme de retenue, le récit d’une vie compliquée, le parcours d’un enfant pour qui les notions d’amour et de sexe ont été biaisés dès sa petite enfance. D’ailleurs, la jeune Dalva formidablement incarnée par Zelda Samson, dira à son éducateur, lors de leurs premiers échanges, qu’elle « n’est pas une ado, mais une femme »… évidemment conditionnée par un père incestueux, et à qui il va falloir apprendre à oublier cette relation toxique.
De cette histoire complexe, Emmanuelle Nicot en fait un film au cordeau, toujours sur le fil, mais ne tombant jamais dans la facilité ni dans le sensationnalisme pour raconter le parcours de cette adolescente, pour évoquer la vie dans les foyers, le rapport avec les éducateurs, mais aussi le monde de la justice.
Il ressort de ce film une forme d’urgence et de réalisme, incarnée par l’utilisation de la caméra à l’épaule, comme chez les Dardenne. Dalva est un film fort, par moment assez dur, qui ne porte pas de jugement sur ses personnages, mais qui se contentent (si l’on peut dire), à travers le portrait d’une jeune fille, d’évoquer comme d’autres films avant celui-ci (le très émouvant les chatouilles, d’Andréa Bescond et Eric Métayer, notamment), la question de l’inceste et de la domination psychologique au sein de la famille.
Tout d'abord, bravo au casting! Non seulement Dalva, mais aussi sa copine. Dans ce film poignant, tout est juste. L'univers des foyers et des prisons est parfaitement scruté. Et l'héroïsme des éducateurs est bien décrit. Mais, comme d'habitude dans les productions françaises, les dialogues sont souvent inaudibles. C'est navrant.
Le film Dalva commence avec la bande-son alors que le déroulement du générique introductif n'est pas terminé. Dans des cris et une grande violence, Dalva, 12 ans, est arrachée à son père qui la tenait enfermée à ses côtés depuis plusieurs années. Le premier long-métrage d'Emmanuelle Nicot n'est pas centré sur l'inceste. Il nous montre la reconstruction d'une préadolescente après des années terribles qui ont rendu impossibles l'insouciance et la confiance en soi. La caméra, tendre et pudique en permanence, nous embarque aux côtés de Dalva, dans son foyer d'accueil où elle fait connaissance de Jayden, son éducateur, et de Samia qui deviendra sa meilleure amie. Le chemin de Dalva pour se libérer de l'emprise très forte de son père, découvrir le monde, jouer, retisser le lien avec sa mère, sera chaotique et violent, mais la dernière image du film annonce des jours enfin meilleurs. Le ton est juste tout au long du film et des échanges. Le casting est convaincant de bout en bout, à commencer par Zelda Samson, stupéfiante et bouleversante Dalva. Un film puissant et renversant.
Belle prestation d'actrice pour Zelda Samson l'interprète de Dalva , choix judicieux d'une lolita sans vulgarité, femme-enfant sensuelle et fragile. Silhouette intemporelle. Quelques incohérences pour ce film que j'aurai aimé encore plus travaillé sur cette thématique sociale. En particulier le travail de réparation qui paraît très -trop- rapide , après un traumatisme de plus de 7 / 8 ans, c'est simplifié, naïf . Sans doute la volonté d'en faire un film optimiste malgré ce sujet difficile et dramatique ? Il est vrai que j'ai eu du mal à voir ce film d'un point de vue totalement neutre. J'ai gardé une mise à distance professionnelle qui ne m' a pas permise pas de vraiment rentrer dans le film Mais je peux entendre que ce film ait séduit car il y a une vraie sensibilité au sujet qui malgré quelques approximations reste assez réaliste.
Une œuvre magnifique, la mise en scène est belle et intelligente, le sujet important, le récit classique mais réfléchi dans son déroulement et touchant et les acteur.trice.s magistr.aux.ales
Petit bijou de haute intensité, coup de chapeau à Emmanuelle Nicot pour ce premier long-métrage ! Le film est court - il n’y a pas un instant de trop, très documenté. La mise en scène d’un réalisme dingue, pudique sans aucun faux pas sur le sujet sensible de l’inceste et de l’enlèvement d’enfant. l Dans son emprisonnement paternel, Dalva s’est construit un monde fait de mensonge et d’ignorance. Mensonge sur le fait que sa mère l’aurait abandonnée ; sur le fait que cette relation incestueuse serait de l’amour. Ignorance de l’endroit où l’on habite ; de la façon dont une fille de 12 ans doit se comporter, s’habiller, se coiffer. Mais quitter ce monde factice, c’est faire un saut dans le vide… Alors bien sûr elle résiste. La violence de la première scène, pourtant libératrice (des policiers font irruption dans la maison, arrêtent le père, maîtrisent une Dalva en furie), laisse place à une relative douceur pendant le reste du film. Car même si nous découvrons petit à petit l’horreur de l’enfermement, la reconstruction passe par le fait de regarder la vérité. La relation est rugueuse avec les autres filles du centre. Ils ne sont pas tendres, elle est trop décalée, ils lui disent une vérité qui fait mal. Mais derrière cette violence – eux aussi ont été placés en foyer suite à des insuffisances familiales graves – il y a une complicité salutaire. Les gestes et les propos des filles viendront fissurer la carapace que Dalva s’est forgée… Le film est aussi un coup de chapeau envoyé aux éducateurs, pour la patience qu’ils doivent déployer, la juste position à trouver à chaque instant. Il est aussi un hommage aux femmes victimes, ici de l’enlèvement d’un enfant.
Film intéressant qui traite d'un sujet sensible : une jeune fille est placée en foyer car son père abusait d'elle. Pourtant pour la jeune femme, rien de mal n'a été commis, car il n'y a pas de différence entre "aimer" et "faire l'amour" et elle a toujours accepté les avances de son père qui l'habillait comme une femme alors qu'elle n'a même pas ses règles. On assiste à sa prise de conscience de la gravité de la situation, à son redressement petit à petit, cela passe d'abord par la manière de s'habiller puis par la coupe de cheveux. Toutefois Dalva est aussi instable, pouva aisser libre cours à des émotions assez virulentes de colère. Se pose la question de revenir un jour sur le droit chemin et de retrouver la paix. Un beau jeu d'acteur. Un sujet grave
C'était étonnamment très agréable. Le film ne dure que 1h25 et ça fait du bien. Ça va limite trop vite ! Les personnages sont extrêmement attachants. L'éducateur, Alexis Manenti est doux tout en étant dur. la meilleure amie, Fanta Guirassy, est sympathique comme compliquée. Et l'actrice principale Zelda Samson est a la fois si innocente et si mature. C'est très appréciable de voir des personnages si bien écrits qui ont tous une vraie complexité avec des enjeux concrets. Le scénario est très linéaire mais ça se veut comme ça. On suit une belle histoire très sombre mais racontée de façon tellement pure ! Emmanuelle Nicot a su trouver un ton qu'on arrive rarement à trouver pour parler de ce genre de choses. Comment parler d'inceste ? Comment parler d'isolement ? Comment parler de ces choses tellement tristes et dures. Et bien la poésie du cinéma, la poésie des êtres et de l'espoir, du temps. Alors oui le film nous fait pleurer mais seulement dans ses moments joyeux qui sont des moments de bonheur trop rares pour tous ces enfants que la société refuse d'intégrer comme dirait l'educateur qui est peut être un des seuls à comprendre que le passé est le passé, il est là mais il y a deux choses qu'on oublie : le présent et le futur.
Dalva est une jeune fille victime d'inceste de la part de son père. Voici la base du film et l'histoire qui nous est racontée. Le sujet est lourd mais traité en profondeur, on assiste à la redécouverte de la vie d'une jeune fille qui va se transformer physiquement et psychologiquement au fur et à mesure de l'intrigue. Touchant.
Je pense vraiment que je vais avoir du mal à parler de ce film tellement il là boulversé et toucher. Car oui le long métrage parle d’un sujet horriblement difficile à aborder et Emmanuelle Nicot le fait avec brio et subtilité. Le format choisi est extrêmement intéressant, l’image prend toute la place de l’écran ce qui permet de nous sentir plus proches des personnages et plus impliqué dans le récit, elle renforce ce sentiment avec sa mise en scène très intime avec des gros plans sur les visages pour capter le mieux possible l’émotion des personnages. La photographie est très belle et la BO est particulièrement bien utilisée.
La grande révélation du film c’est évidemment Zelda Samson qui joue extrêmement bien, surtout pour son âge (12 ans au moment du tournage), accompagné de la seconde révélation qu’est Fanta Guirassy qui est aussi parfaite dans son rôle. Alexis Manenti joue aussi très bien et on comprend son personnage, on partage donc ses émotions. C’est un film très humain avec des personnages extrêmement bien écrits et surtout merveilleusement bien interprétés pour tous le monde. Comme je le disais tout à l’heure, le long métrage traite d’une chose qu’aucun jeune ne devrait subir et qui est trop peu ou trop mal abordé au cinéma je trouve : l’inceste.
Un film marquant, par les thèmes abordés (l’inceste, du point de vue de la victime, et l’emprise sur cette victime ; la difficulté de la « réinsertion ») et par la proximité constante avec cette adolescence, Dalva (la caméra la colle, de près, quasiment en permanence). Le film a une approche presque documentaire, comme un témoignage, mais il n’est pas bien écrit, la mise en scène est minimaliste, la réflexion n’est au final qu’effleurée et l’émotion paradoxalement absente. Un projet très estimable dont le résultat est décevant.