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Yann MASSARD
3 abonnés
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4,0
Publiée le 26 juillet 2023
Tres bon film qui dans sa pudeur laisse entrevoir le pire. Qui survole un peu, mais suffisamment a quel point on peut perturber un enfant. Techniquement tres reussi, sobre mais subtil. Des acteurs parfaits, une camera fragile. Le film termine la ou les vrais problemes vont commencer. C est tout aussi bien.
Derrière un début de scénario intéressant se cache un enchaînement de plans trop courts pour nous laisser mesurer les émotions du personnage principal, les scènes s’enchaînent de manière arythmique, si le but était de montrer le chaos dans la tête de Dalva, alors c’est réussi. La réalisatrice malgré cela réussit à nous mettre en porte à faux entre la pitié et le dégoût, avec un véritable travail sur l’héroïne qui aurait pu sûrement être plus cohérent. Intéressant, mais pas palpitant
Un film sur l'inceste certes, mais aussi sur la manipulation et l'emprise. Dalva, enfant déscolarisée et isolée est trop aimée par son père qui abuse d'elle. Mais, au début Dalva ne comprend pas pourquoi elle est séparée de ce père qu'elle aime. Peu à peu, elle va réintégrer une vie qui aurait du être celle d'une enfant de son age. Et le film est très bien fait, tout en pudeur et l'actrice "Zelda Samson" qui joue le rôle de Dalva est bluffante. Les autres acteurs sont à la hauteur et la mise en scène très intimiste. Je ne mets pas 5 étoiles car j'ai trouvé le foyer un peu "bisounours".
Un film fort un film beau sensible et très utile. Il nous raconte l'inceste et la culpabilité de la victime Il nous parle aussi de l'aliénation parentale. Le tout est très bien joué très bien mis en scène et à voir !
Dalva, 12 ans, est arrachée à son père, qui abuse d'elle. Elle s'enfuit du foyer, veut retrouver celui qu'elle appelle Jacques, petite femme maquillée vêtue de dentelle. La réalisatrice a observé le travail des éducateurs et ce film sonne juste., avec ses enfants privés d'enfance. Film utile pour comprendre l'emprise, nécessaire.
Un film prenant qui part d'une abjecte dérive "paternelle" et nous aide à prendre conscience de la complexité de cette situation pour leurs jeunes victimes. Le jeu de la jeune actrice - héroïne - est d'une incroyable justesse. A voir
Ce long métrage met en image ce que vivent bien trop d’enfants en France et dans le monde. Quand aimer et embrasser sont confondus, tout reste à reconstruire pour que l’enfant puisse vivre sa vie d’enfant.
En suivant l’évolution de Dalva, nous nous rendons compte de la difficulté de déconstruire des croyances qui, bien que malsaines, sont devenues habitudes et réconfort.
Première réalisation et premier succès pour ce film. Le chois du sujet n'était pas facile mais Emmanuelle Nicot a su tourner ses caméras sur les aspects cachés de l' inceste et ses traumatismes. Tous les jeunes du centre jouent juste et vrai, on ressent presque un documentaire sur la vie de ces meurtris de la vie. J'ai beaucoup aimé ce film dur mais qui montre que la reconstruction est possible autour des liens sociaux.
L’amour empoisonné, et le long désapprentissage d’une relation toxique
Dalva ne cherche ni le scandale, ni le pathos. C’est un film pudique, mais implacable, qui ausculte la lente sortie d’un engrenage invisible : celui d’une enfant manipulée, persuadée d’avoir été aimée, alors qu’on l’a volée à elle-même.
Tout tient dans ce désaccord fondamental entre le corps et l’âme. Dalva agit comme une adulte, mais vacille comme une enfant. Ce n’est pas un récit frontal sur la violence, mais un chemin de reconstruction intime, discret, souvent douloureux. Le film capte ce moment suspendu où une victime doit désapprendre ce qu’on lui a fait croire. Et ça passe par des détails : une posture, un maquillage trop soigné, une voix trop assurée.
Le regard du film est d’une justesse rare. Il montre comment on peut être façonné par un faux amour, comment l’enfance peut être parasitée par une affection toxique. Ce n’est pas une croisade contre un bourreau, mais un récit de reconquête de soi. Il y est question de réapprendre la tendresse, le respect, les frontières, et de découvrir que vivre, ce n’est pas plaire ni séduire.
Le film touche aussi par sa représentation du quotidien des foyers sociaux. Sans angélisme : on y voit autant la solidarité que les dérives, les maladresses des éducateurs que leur engagement sincère. La caméra ne juge jamais. Elle observe. Elle laisse l’humain transparaître, dans sa complexité.
Zelda Samson impressionne par sa capacité à incarner le déni, le contrôle, puis le relâchement. En face, les adultes sont souvent dépassés, mais humains. L’éducateur, en particulier, n’est ni héros ni modèle : il fait avec ce qu’il a, avec parfois plus de maladresse que de tact. Et c’est aussi ce qui rend le film crédible.
La mise en scène, sobre et sans artifices, épouse parfaitement le sujet. Pas de musique soulignée, pas d’effets tire-larmes. On avance à hauteur d’humain. Par moments, cette retenue frustre un peu, on aurait aimé un peu plus de souffle, mais elle reflète aussi l’humilité d’un cinéma qui préfère accompagner plutôt qu’expliquer.
Surtout, Dalva n’est jamais naïf. Il ne cherche pas à enjoliver. Il nous laisse deviner que cette enfant restera marquée. Elle avance, oui, mais avec une cicatrice. Et c’est ce qui rend le film si profondément humain.
Un film nécessaire. Qui ne fait pas la leçon. Mais qui la laisse naître, doucement.
Nouveau film sur la difficulté de la reprise en main victime de violences sexuelles. Nombreux sujets évoqués (role de l'école, des éducateurs, du systéme judiciaire). L'emprise est bien montré et le systéme bien décrit. Pas assez abouti sur la fin selon moi.
scénario atypique qui traite de la pédophilie d'un père envers sa fille de 12 ans qu'il traite comme une femme. étonnamment dalva aime son père d'un amour charnel et le défend en expliquant qu'il lui apprend comment faire l'amour comme il faut.... la mise en foyer auprès d'un éducateur référent où elle va trouver l'amitié d'enfants de son âge va lui permettre de revenir à la vie d'une adolescente de son âge. le film se termine par le procès du Père
« Dalva » traite de l’inceste parental sans jamais rien montrer de frontal. Le film fait ressentir avec force la manipulation et la domination exercées par le père, notamment à travers le contrôle du corps, de l’image et du comportement de sa fille, façonnée pour devenir désirable. Ce n’est qu’à la fin du film que débute le long chemin pour s’extraire de cette emprise paternelle. Le mécanisme de l’emprise parentale sur l’enfant incesté à déjà été abordé à de multiples reprises au cinéma, mais ici c’est traité avec une subtilité et une délicatesse remarquables.
Un film déchirant qui explore avec finesse et pudeur un sujet terriblement tabou. Il faut pourtant libérer la parole et laisser aux victimes la place de s'exprimer à leur guise. C'est ce que fait ici Emmanuelle Nicot, avec une retenue incisive. Un film nécessaire et bouleversant, emmené par une Zelda Samson brillante.
Belle approche de l'inceste , de l'emprise vécu par la victime Il n'a rien de choquant dans ce film on découvre au fur et mesure l'horreur vécue par cette ado de façon subtile La jeune actrice est bouleversante de réalisme, le foyer et ses difficultés de l'enfance mal traitée