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brunocinoche
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3,5
Publiée le 20 février 2024
Bertrand Bonello nous emmène dans un voyage labyrinthique à travers les époques et entraine Lea Seydoux ans un puzzle sentimental, la faisant passer par tous les états, un peu comme le faisait David Lynch à Laura Dern dans "Inland Empire ". Les séquences cauchemardesques, d'ailleurs proches de l'univers de Lynch sont incontestablement les meilleurs du film. Un peu trop long, les scènes se situant dans le passé auraient, à mon envie, gagné à être moins longue. Mais, Bonello aime prendre son temps et perdre le spectateur, il y arrive par moment! Reste un parcours initiatique fascinant et intrigant porté par une Léa Seydoux constamment inspirée, peut-être son meilleur rôle depuis "La vie d'Adèle". Et, cerise sur le gâteau, la scène finale est remarquable et tout ce qu'on a vu précédemment s éclaire enfin.
Un excellent film, des émotions fortes, très fortes même, qui contrastent avec les émotions plates des humanoïdes. Le jeu sur l’incompréhension est très bien réalisé, la production est très soignée. Beaucoup de « très », allez le voir.
Bertrand Bonello signe un film futuriste où les émotions sont une menace à purifier. Mais Gabrielle semble résister à ce progrès en replongeant dans ses souvenirs. C’est brillant, intelligent, impressionnant. Léa Seydoux crève l’écran dans un film à l’esthétisme parfait. Que l’on aime ou que l’on déteste le cinéma de Bonello, impossible de ressortir indemne de ce film, à la réalisation mécanique, complexe et perturbante.
A vu « la Bête » de Bertrand Bonello librement inspiré de la nouvelle d’Henry James «La Bête dans la jungle ». En 2044, le monde est régit par l’Intelligence Artificielle sous forme de voix diffusées via des ordinateurs, de poupées de compagnies, de programmes … Gabrielle a encore trop d’affects pour pouvoir trouver un emploi digne de ses compétences, elle doit donc se purifier et se purger de ses traumatismes qui sont imprimés en elle de par ses vies antérieures. En 1910, Gabrielle était pianiste prodige et son mari propriétaire d’une usine de poupées, lorsqu’elle tombe amoureuse de Louis, pour qui elle quitte tout. Mais Gabrielle est envahie par un ressenti qui la dévore, celui d’une catastrophe imminente (La crue du siècle de la Seine à Paris ?). En 2014, Gabrielle est mannequin et vit à Los Angeles où elle garde une sublime maison pour arrondir ses fins de mois. Elle rencontre Louis, jeune homme puceau à 30 ans qui vit très mal sa virginité. Gabrielle est irrémédiablement attiré par Louis tout en étant envahie par la conscience d’un cataclysme à venir (le Big One ?). Les 3 époques magnifiquement mis en scène se juxtaposent, s’interpénètrent, se répondent. Film puzzle avec des pièces manquantes, le spectateur doit lâcher prise très vite sur le sens et se laisser absorber par une atmosphère, une ambiance. Bertrand Bonnello à son habitude filme avec art et maitrise. La pièce maitresse de ces 2h36 de projection est Léa Seydoux de presque tous les plans, de la scène d’ouverture sur un fond vert où l’on voit l’actrice entrer dans la peau de Gabrielle et jouer la scène principale du film que nous reverrons à plusieurs reprises et dans des époques différentes. La comédienne est magnétique, inquiétante, effaçant peu à peu toutes les expressions de son visage telle les poupées en celluloid de la fabrique du mari de Gabrielle. En 2044 les poupées (ordinateurs de compagnie) sont les autres, et l’amour n’existe plus. Son partenaire George McKay (qui interprète Louis) impressionnant traverse lui aussi les époques en devenant de plus en plus inquiétant. On ce comprend pas toujours le sens du montage, qui rend les choses encore plus compliquées qu’elles ne sont, mais « La Bête » n’est pas un film de narration. Ce film admirablement filmé infuse son message pessimiste avec le temps et un peu comme une séance de voyance (nombreuses dans le film) toutes les « informations » arrivent dans le désordre et n’ont aucun sens immédiat, c’est au client-spectateur de faire le tri et de créer les correspondances.
C'est long, lent et labyrinthique! Science-Fiction dystopique qui mêle 3 époques (1910,2014,2044), l'écheveau est complexe à dénouer. Gabrielle et Louis, célibataires, sont de toutes les époques : le fil rouge sera peut-être la recherche de l'amour éperdu, ou l'effacement des anciennes amours spoiler: (processus de purification) . Au milieu du film, la révélation sera la réapparition du fond vert du prologue, mettant en abyme le tournage d'un film en 2014 pour une action se déroulant en 2044 : compliqué tout de même avouez-le! Et puis dès 1910 ils se noient tous les 2 dans l'inondation de Paris spoiler: (crue de la Seine)
On s'accroche, hébétés, pour ne pas rester "idiots" mais la plupart des spectateurs se feront une raison! Abscons!
J'ai trouvé l'histoire originale car Léa Seydoux est projeté dans le passé et dans l'avenir pour faire face à ses émotions qui sont considérées comme une menace elle doit purifier son ADN côté négatif le temps par moment semblé très long sinon Léa Seydoux joue bien comme son habitude et l'acteur George Mackay joue également bien que j'ai pu voir dans d'autres films.
Lent - des éléments inutiles au propos - et pourtant j apprécie les films décalés !! Pff je passe.. Le thème est interessant mais sa mise en vie n’est pas à mon goût
Pleins de films en un ! Historique, thriller psy, science-fiction... Mais aussi par les références, multiples : évidemment "The Fountain" de Darren Aronofsky (2006), et puis "Her" de Spike Jonze (2013), et même "Eternal sunshine of the spotless mind" de Gondry (2004), entre beaucoup d'autres. Au point qu'on peut se demander si le sujet n'est pas le cinéma, d'autant plus que tout commence par un fond vert. Ce qui serait réducteur vu la richesse du film.
Presque de chaque plan, le visage de Léa Seydoux, si identifiable, perturbe ici un peu le processus d'immersion du spectateur, déjà à réitérer à chaque changement d'arc narratif.
J'ai bien aimé les motifs récurrents (scènes de fêtes, poupées, voyantes...) qui tiennent lieu de repères, les projections du personnage principal dans ses désirs / espoirs, la déshumanisation de l'humanité parallèle à l'humanisation de l'électronique.
Assez plat dans ce scénario adapté du roman de Henry James, Léa Seydoux est magnifique et Georges Mackay consciencieusement effrayant. Le projet du film ne me séduit pas. L'image est trop sage, il y a pas d'univers. On s'ennuie comme au théâtre.
Attention ce film n'est pas complètement grand public. Moi j'ai adoré. C'est mon sujet ; la réincarnation, le transgenerationel, le poids du passé. Si on ne supporte pas Léa Sédou, elle y est toujours en gros plan ! Comme une poupée. Beaucoup de gens détestent Cotillard, Sédou et Mélanie Laurent. Moi elle ne me dérange pas., et ce réalisateur est doué. Bon film. J'aime ces époques, le futur, et les petites parties de boîtes de nuit. L'acteur est parfait aussi avec son étrangeté.
J'ai vraiment attendu la fin tout le long. Film complètement décousu, je ne savais pas où voulait nous mener l'histoire. Sans parler de la fin qui vraiment n'a pas de sens. Extrêmement déçu
Voici un film qui va diviser beaucoup de personnes. Pour ma part, j ai tout simplement adoré. L'ambiance mise par le réalisateur ainsi que son histoire complexe, plongé dans un univers dystopique vraiment particulier, nous donne un ensemble fabuleux. C'est un film qui mérite une réflexion particulière.
La performance de Lea Seydoux ainsi que Georges Mckay, permet de rendre le rendre l'intrigue encore plus passionnante.
Un film magistral orchestré par un Bertrand Bonello et le jeu troublant et touchant de Léa Seydoux Une mise en scène qui vous transporte dans le temps en suspens et en réalisme de notre époque À voir absolument
Pendant la (longue) projection mes sentiments ont souvent évolués. Tour à tour bluffé ou impressionné par la proposition cinématographique riche et complexe, j'ai été aussi perplexe et dubitatif. Plusieurs fils s'entremêlent. Il y a d'abord celui de la nouvelle de H. James qui évoque une peur diffuse et un amour manqué. Ce fil là me semble joliment tenu. Lea Seydoux m'a touché et elle incarne avec force et retenue cette femme aux multiples facettes. Il y a aussi un rapport aux émotions, à leurs contrôles ou à leur "purification". C'est le fil dystopique. Il est plastiquement réussi aussi mais avec des maladresses, des artifices un peu pénibles ou redondants. Enfin, il y a le fil contemporain, la colère et la peur encore, les rimes avec un fait divers américain (un tueur en série). C'est efficace mais là aussi quelquefois trop appuyé. Le film est donc très ambitieux et pourtant il ne parvient pas à se départir de certains modèles. Dans son économie générale, le poids des dettes est trop important ; il y a des effets franchement pompés à David Lynch (c'est presque de l'abus), d'autres pompés à Cronenberg, d'autres à Resnais (Je t'aime, je t'aime et son montage qui bégaie) et même un peu de Chris Marker (mais on a le droit d'assister à sa propre mort ailleurs que dans la Jetée). Sans oublier la série Black Mirror auquel le film fait penser. L'ensemble rebondissant sans cesse finit hélas par peser un peu lourd et perdre de vue sa puissance romantique.
Plusieurs espaces temporels, plusieurs vies, plusieurs histoires, mais un seul amour. Il s'agit d'un genre particulier, utilisant un montage et des images singulières; c'est soit on aime, soit on n'aime pas. Cette œuvre demande un investissement intellectuel ; elle peut occuper vos pensées pendant des jours. Encore aujourd'hui, trois jours après l'avoir vue, je peine à tout saisir. Fin après tout, je doute que l'intention initiale était que chaque élément ait un sens clair. Durant mon visionnage, j'ai traversé toute une gamme d'émotions, une véritable montagne russe, oscillant entre l'angoisse et l'attendrissement, la peur et le soulagement, puis passant de la compréhension à l'incompréhension. C'est un film que je recommande vivement, mais pas à n'importe qui.