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Kubrock68
57 abonnés
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2,5
Publiée le 17 juin 2024
Une histoire d'amour à travers 3 époques. Le vernis intellectuel mêlé au sujet IA à la mode, un peu de Lynch et vous obtenez ce film. Quelques bonnes séquences et quelques longueurs. La magie opère a des moments, mais le film semble inaccompli. A découvrir pour les cinéphiles.
La Bête fait d'incessants sauts temporels et géographiques entre un Paris d'opulence dans les années 1910, le Los Angeles de 2014, et un autre Paris futuriste et dystopique où les gens vivent masqués, entourés d'automates humanoïdes, et ont la possibilité de supprimer les emotions négatives qui les assaillent. Ce qui lie ces lieux et ces époques, ce sont les deux personnages principaux, Gabrielle et Louis, qui chaque fois se rencontrent et essaient de se comprendre, de s'aimer, sans toutefois y parvenir à cause d'un sentiment de catastrophe qui les habite, cette bête invisible qui les empêche de se donner à l'autre. C'est une belle histoire, assez poétique, qui permet en plus à Bonnello de s'autoriser des exercices de style, du film en costumes au thriller lynchien labyrinthique et mystérieux. On tire donc de La Bête un vrai plaisir de cinéma, et l'on ne peut que se réjouir d'un programme aussi ambitieux, qui se donne pour objet d'évoquer pêle-mêle des sujets aussi brûlants que la violence (et la solitude) incel, les ravages de l'intelligence artificielle, la situation sanitaire ou la place de l'art dans la vie. C'est toutefois franchement un peu confus dans la réalisation, et beaucoup de ces idées sont à peine amorcées qu'elles sont déjà avortées, au point que la fin retombe comme un soufflé. Malgré tout, une impression positive se dégage de ce film de Bertrand Bonnello, imparfait certes, mais aussi attachant dans son imperfection - ce qui colle justement à son propos.
D'un formalisme parfois expérimental mais totalement assumé, "la bête" nous fait voyager à travers différentes époques, le tout sublimé par son duo d'acteurs. Pourtant inspiré sur le traitement de certaines thématiques, il en résulte cependant une froideur et un manque d'émotions. Peut être que paradoxalement est-ce l'un des objectifs du film ?
Trop abstrait pour être compris par le pauvre provincial que je suis. Comment jugez le scénario, les acteurs, la réal dans ces conditions? Je resterai donc neutre de ce point de vue. Je vais patienter quelques temps avant de revoir cette œuvre. On n’est pas à l’abri d’un miracle… En conclusion, je ne comprendrai jamais l’intérêt de fabriquer un film aussi complexe.
Voici tout ce que je déteste. Malgré une approche fantastique et un soupçon de SF, on se trouve dans de longues introspections des personnages. Un rythme lent. Un côté réalisation minimaliste avec une lumière pas toujours du plus beau rendu. L'histoire est cependant assez claire une fois arrivée à la fin du film. Peut-être ce qui fait que même si je n'ai vraiment pas aimé, je ne me suis pas totalement ennuyé. Étrange.
Premier argument Léa, le second l'histoire. Mais le film est lent , bavard, superflu. Aucun style, on s'ennuie ferme pendant les 2h25. Léa joue bien , mais cela ne suffit pas à sauver le film. Que tirait en moral de l'histoire ? en conclusion ? C'est maladroitement traité et tiré en longueur
Un film complexe ou qui se veut complexe sur le thème de l'amour au travers de plusieurs vies. C'est conçu comme un drame à plusieurs niveau et quelque soit l'esthétique, l'intimité que créé le film, c'est l'incertitude, certaines formes de critiques et des évènements dramatiques qui prédominent. Plusieurs époques à partir d'un futur dominé par l'IA, le film en lui même dénote une allégeance à la science autant qu'à des croyances mystiques qui deviennent malsaines par les évènements sans que cela ne semble en fait devoir s'imposer. C'est ainsi une orientation qui est délibérément mauvaise et dans l'absolu plutôt malsaine même si par quelques côtés elle permet certaines réflexions et que les acteurs sont plutôt convaincants.
Très excitante sur le papier, particulièrement ambitieuse, cette adaptation libre de La bête dans la jungle d’Henry James – déjà adapté quelques mois auparavant par le cinéaste autrichien Patric Chiha dans un film porté par Anaïs Demoustier et Tom Mercier – ne parvient hélas pas à tenir toutes ses promesses. Malgré des prestations époustouflantes de Léa Seydoux et George MacKay, ce (trop) long-métrage de Bertrand Bonello échoue à créer une unité entre trois époques (1910, 2014 et 2044) et finit par nous fatiguer dans un trop-plein d’éléments disparates dont on peine à trouver le liant. Malgré tout, il faut saluer Bertrand Bonello pour la maestria de sa mise en scène et pour son envie sans cesse renouvelée d’expérimenter, d’aborder des thématiques complexes et brûlantes sur notre relation au numérique, à l’intelligence artificielle et sur notre angoisse existentielle face au vide des sociétés contemporaines.
Malgré une timide dénonciation des dangers de l'IA, ce film est froid, inutilement compliqué, long, lent, et n'apporte strictement rien au niveau du divertissement. On essaye de comprendre, difficilement, ou on s'ennuie. L'ambiance faussement énigmatique, mais vraiment chiante, confine à la plus grande prétention. Et les décors sobres ne permettent pas de s'évader visuellement dans une histoire pourtant à mi-chemin entre la science fiction et le mysticisme. Manque de budget ? Quoi qu'il en soit l'histoire est tarabiscotée, soporifique, sans intérêt. Un film à éviter.
J'ai été sensible à la poésie du film. Je pense qu'on aime ou on déteste : si on n'entre pas dans le dispositif, comme c'était le cas de la personne qui m'accompagnait, on doit vraiment pouvoir se demander ce qu'on fait là. Moi j'ai aimé. Le scénario est complexe, et l'histoire, si on adhère au truc, est puissante. Par moments c'est un peu flippant/oppressant. Mais c'est extraordinairement bien joué. Voilà, une belle découverte.
On comprend assez rapidement qu'on se trouve dans un futur ( type "THX 138" de George Lucas) et que notre héroïne suit une sorte de psychothérapie patronnée par l'IA.
Il faut bien sûr retourner dans le passé pour connaître l'origine des troubles et les régler.
A l'écran, c'est parfois tout de même un peu long, répétitif. La magie des images s'use le film passant par défaut de rebondissement scénaristique.
Un peu dommage tout de même. De surcroît. " la bête" laisse des zones d'ombre, certes d'intérêt secondaire lors de la première vision.
Le genre de film "de genre", pointu, subtil, qui distille son parfum poétique, noir, dans nos troubles et nos craintes...de l'autre, du temps, de l'amour, de la mort...petit être juste un peu trop long, mais vraiment intriguant. laissons la vérité de côté, laissons nous porter.
Issu d'une nouvelle d'Henry James, "la bête" que je ne connaissais pas, ce film nous livre un scénario inspiré d'une philosophie bouddhiste à la quelle personnellement j'adhère. Gabrielle est angoissée et vit avec le sentiment d'une catastrophe imminente. Les scientifiques de l'époque (2044) lui propose alors un retour dans ses vies antérieures pour comprendre ce mal être. Le passé tisserait des liens indéfectibles entre les individus qui peuvent perdurer au delà des générations qui se renouvellent. Léa Seydoux m'a paru très convaincante dans ce rôle et nous vivons avec elle ce sentiment de catastrophe imminente. Film certes atypique mais non dénué d'intérêt.
Film pas facile d'accès ; mais pas inintéressant. Compliqué toutefois à comprendre, à certains moments ; comme par exemple la fin, qui n'est pas évidente de prime abord. Je m'arrêterai donc à 3