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remyll
267 abonnés
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4,5
Publiée le 10 février 2024
La réflexion d’anticipation est particulièrement intéressante. Les jeux de rôles entre la très charmante Léa Seydoux alias Gabrielle et George Mac Kay alias Louis sont extraordinaires au travers des trois époques bien distinctes qui sont évoquées. Les 3 époques se confrontent avec à chacune une manifestation bien différente des relations humaines, des échanges amoureux, des objectifs de vie de chaque être humain. Si au 19eme siècle il n’est pas forcément plus facile d’aimer et d’être aimé: à cette époque ancienne aucune Intelligence Artificielle ne vient perturber ou fausser les relations. À ce moment là c’est davantage l’éducation et l’effort de chacun qui rend une personnalité passionnante. En revanche, de nos jours, époque curieuse où l’individualisme exacerbé domine une base sociale pas si éloignée que cela de celle du 19eme siècle, le moi moi moi s’impose sans aucun partage, le plaisir solitaire triomphe. L’individu n’en sort pas forcément beaucoup plus heureux, mais il vit. Par contre, pour le futur, figuré ici en 2044, le réalisateur Bertrand Bonello imagine que l’IA a fini par totalement dominer les relations humaines, l’IA nivelle tout, l’IA a rendu les êtres humains non seulement encore plus seuls mais encore davantage ignorants, incultes et progressivement totalement passifs, indifférents à leur propre contexte social. Avantage principal : plus de dispute, plus d’aspérité, plus de conflit, l’être humain entre dans un « normalisme » à priori rassurant. Mais de fait cette standardisation de la pensée et des comportements de chacun devient réellement effrayante: la bête est-elle entrée en chaque individu ? La perspective n’est pas vraiment réjouissante. Rrrrrr…..
Actrice formidable mais film totalement décousu et franchement on a du mal à ne pas dormir devant. Mention spéciale pour les costumes et la lumière haut niveau
Meilleurs film de SF français de tous les temps. En 2044 une jeune femme intelligente et sensible postule pour un poste à la mesure de ses capacités. En cette époque où le chômage atteint 60 % elle est soumise à une thérapie ou le système cognitif doit surmonter ses émotions par une adaptation logique. Pour ce faire elle est plongée dans un coma artificiel ou elle voyage en rêves dans le passé ou le futur. Le but étant que les affects n'influencent pas ses décisions professionnelles. Je n'en dis pas plus, c'est passionnant et très bien fait avec des acteurs géniaux et un scénario rempli de surprises. Nous sommes dans du David Lynch pur jus sur le plan visuel et des dialogues excellents et envoûtants.
Si vous avez compris et aimé Cloud Atlas, il y a des chances pour que vous compreniez ce que raconte ce film magnifique ! Je n'y ai personnellement pas trouvé de longueurs, peut-être parce que je me suis attachée (entre autre) à comprendre et scruter la trame des époques et des émotions. J'ai particulièrement aimé, en plus de la performance des acteurs, du scénario et des décors, la "morale de l'histoire" - l'avertissement sur une déshumanisation programmée, le danger est déjà largement dans les tuyaux.
Je mets 2,5 uniquement pour l interpretation incroyable de lea seydou. Elle tient un film soporifique, très long et un peu indéchiffrable sur ses épaules. Quelques scènes comiques involontaires.
J'avais adoré Nocturama et Saint-Laurent. Je n'adorerai pas La Bête, interminable pensum sans aucun sens de la narration qui petrifie George Mc Kay et couvre de ridicule Léa Seydoux pour longtemps. La formidable Bête de Borowczyk n'est pas détrônée par celle de Bonello!
je n'ai pas réussi à rentrer dans le film. je l'ai trouvé ennuyeux et lent. Heureusement il y a une bonne prestation de Léa Seydoux mais cela ne suffit pas.
Un film déroutant et une réalisation fantastique du maître Bertrand Bonello. Léa Seydoux est bestialement parfaite dans ce grand rôle ! J'ai adoré !!!!! Un film à voir absolument !
Hormis le fait que Léa Seydoux excelle dans ce genre de rôle (elle m'a fait penser à Scarlett Johannson dans Lucy) je n'ai pas aimé le film car je n'ai rien compris à l'histoire ou plutôt aux scènes (bain de liquide noir, pigeon, poupée, inondations, cris ?!!)et j'ai trouvé le temps très long !
Un film magistral orchestré par un Bertrand Bonello et le jeu troublant et touchant de Léa Seydoux Une mise en scène qui vous transporte dans le temps en suspens et en réalisme de notre époque À voir absolument
Wah, franchement woahhh. Jamais vu Léa Seydoux aussi merveilleuse. Rarement vu un film français qui soit un tel hommage au cinéma, avec des clins d'œil subtils à Lynch, Kubrick ou Cronenberg. Un pari fou et osé qui m'a réellement bluffé pour ma part. Je l'ai déjà vu deux fois.
Un des plus grands films vus depuis longtemps !!! Moi qui ne suis habituellement pas fan de Léa Seydoux, elle est totalement transfigurée en héroïne/sujet/objet de cette immense histoire d'amour. Bonello traverse les siècle en déshabillant l'humanité jusqu'au fond vert, c'est absolument bouleversant de justesse. Ça ne raconte pas seulement une histoire d'amour, ça raconte aussi l'histoire de l'art, de la société, des rapports humains, de la sexualité : ça faisait un bail que je n'avais pas pris une telle claque ! Quelle beauté, quelle modernité, quelle sincérité... Sublime !
Un des meilleurs Bonello, où son romanesque si particulier, son travail sur l'obsession de la "présence", son style mélancolique mais dur, âcre, imprègne à peu près tous les plans. Adoré la façon qu’il a de dépeindre le futur proche, ce futur “annulé” dont parlent certains, et de montrer aussi le passé récent de 2014, l’autarcie de la maison de Los Angeles et du quartier alentour. Les intérieurs étouffants de la partie années 1910 sont incroyables, tout comme la scène de la fabrique de poupées, Léa Seydoux au restaurant qui joue son image et ses traits comme d’un instrument, aussi les vues de la ville vidée. Il y a une tension tragique terrible, une catastrophe qui se produit mais qui reste terrifiante même après avoir eu lieu. Proust meets Infinite Jest meets The Curse.
Pas du tout d’accord avec l’idée d’un film désincarné, les images vibrent sans cesse, les yeux des personnages, leur voix m’ont obsédé, en particulier celle de Guslagie Malanda et bien sûr le cri de Gabrielle.
Je me suis rarement senti autant immergé dans un film, comme Gabrielle dans son bain mnémonique. Et le traitement de la musique et du son, hallucinant, n’y est pas pour rien là-dedans, bien sûr.
L'idée est bonne mais beaucoup trop long à mon goût. Le suivi ne m'a pas posé trop de problème même si j'ai eu du mal à comprendre l'intérêt de certaines étapes.
J’ai rarement vu un film plus nul ! Une alternance entre des séquences ennuyeuses à mourir et d’autres séquences de film d’horreur genre Scream avec un rôdeur qui menace une fille seule dans une immense villa vitrée bien sûr ! Pauvre Léa Seydoux, elle nous a habitués à des films plus intelligents. Tout le long du film on a l’impression d’un foutage de gueule… y compris l’absence de générique de fin, remplacé par un code à scanner pour y accéder !non mais je rêve !