La Bête
Note moyenne
2,8
1445 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

191 critiques spectateurs

5
20 critiques
4
36 critiques
3
35 critiques
2
42 critiques
1
37 critiques
0
21 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2026
La Bête déploie une histoire d’amour traversée par le temps et hantée par une menace difficile à nommer. Un film ambitieux et troublant qui m’a davantage marqué par ses idées et son atmosphère que par son émotion immédiate.

Avant de le voir, il est utile de savoir que le film s’inspire librement de The Beast in the Jungle. Bertrand Bonello ne cherche pas une adaptation fidèle mais transforme ce point de départ en une œuvre très personnelle mêlant romance, science-fiction et réflexion existentielle. L’atmosphère, la musique et la direction artistique comptent autant que la narration. Mieux vaut donc l’aborder comme une proposition sensorielle et conceptuelle plutôt que comme un récit classique.

Le film explore avant tout la peur des émotions et la difficulté d’aimer pleinement. Les personnages semblent hantés par l’idée qu’un événement terrible pourrait survenir s’ils s’abandonnent à leurs sentiments. Cette menace diffuse agit comme une force qui paralyse les trajectoires et empêche de vivre le présent. À travers plusieurs temporalités, le film suggère que certaines peurs intérieures se répètent et façonnent les relations.

La Bête interroge aussi le rapport entre mémoire, identité et transformation du monde contemporain. En traversant différentes époques, le film suggère que les individus restent marqués par des schémas émotionnels persistants. Il évoque également une société de plus en plus rationalisée, où la volonté de maîtriser les affects peut finir par appauvrir les relations humaines.

Face au film, j’ai parfois pensé à l’ambition narrative de Cloud Atlas. J’ai apprécié l’ensemble pour son ambition conceptuelle et pour la maîtrise de sa mise en scène. Les deux acteurs principaux portent bien ce mélange de genres et l’atmosphère anxieuse et troublante m’a marqué. La dimension philosophique du projet m’a également intéressé, notamment autour de ces trajectoires qui semblent se répéter.

Le film ne m’a toutefois pas totalement emporté au premier visionnage. La narration peut se révéler complexe et parfois déroutante, avec un rythme irrégulier qui rend l’ensemble assez exigeant. À force de chercher où le récit voulait nous conduire, j’ai parfois ressenti une certaine distance.

Malgré cela, La Bête reste une proposition singulière et ambitieuse, portée par une vraie cohérence esthétique et philosophique. J’en suis ressorti troublé, presque inquiet dans les dernières minutes face à l’émergence de l’intelligence artificielle. Un film qui intrigue plus qu’il ne touche immédiatement, mais dont l’empreinte pourrait bien se révéler avec le temps.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 553 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 février 2026
Un film complexe ou qui se veut complexe sur le thème de l'amour au travers de plusieurs vies. C'est conçu comme un drame à plusieurs niveau et quelque soit l'esthétique, l'intimité que créé le film, c'est l'incertitude, certaines formes de critiques et des évènements dramatiques qui prédominent. Plusieurs époques à partir d'un futur dominé par l'IA, le film en lui même dénote une allégeance à la science autant qu'à des croyances mystiques qui deviennent malsaines par les évènements sans que cela ne semble en fait devoir s'imposer. C'est ainsi une orientation qui est délibérément mauvaise et dans l'absolu plutôt malsaine même si par quelques côtés elle permet certaines réflexions et que les acteurs sont plutôt convaincants.
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2025
LA BETE

La Bête est un mélodrame d’anticipation, une histoire d’amour en 2044. L’amie avec qui j’ai pu le découvrir m’a dit avoir pensé à Léos Carax. Sur le moment, je n’étais pas convaincue, mais en pensant à Annette, peut-être davantage. Les plans travaillés et l’image soignée, donnent à l’écran un beau résultat. Et Il y a aussi quelque chose d’épique dans cette histoire d’amour.

La bête n’est pas un film facile. On se perd dans le temps aux côtés de Gabrielle. Aussi le débat en présence de Bertrand Bonello lors de la projection du film en avant-première, était précieux pour apporter d'autres clés de compréhension avec le regard et les intentions du cinéaste.

La Bête est un film avec Léa Seydoux et George McKay. La jeune femme, est omniprésente à l’écran. Bonello a pu dire d’elle qu’elle était faite pour être filmée, elle est quasiment de tous les plans. Elle y dévoile ici l’ampleur de son jeu, dans les nuances de son visage de mannequin si plastique, qu’il se prête justement à toutes les situations. Elle ne voulait pas de la scène finale, elle ne souhaitait pas la tourner, mais pourquoi disait-elle à Bonello ?
Nicolas Thévenin (directeur de la revue de cinéma Répliques) qui animait le débat a pu exprimer à Bonello que si le film pouvait être un film somme de tout ce qu’il avait pu faire précédemment en tant que réalisateur, il l’était aussi de la carrière de Léa Seydoux. Bonello a aimé cette interprétation qu’il n’a pas réfuté, bien au contraire.
Le film est dédié à Gaspard, son magnifique Yves St-Laurent. Le jeune acteur trop tôt disparu devait donner le change à la jeune femme. Bonello avait écrit le personnage de Louis pour lui. Aussi le réalisateur pour finaliser son projet est allé chercher un acteur outre-Manche, pour faire tout autre chose. Le film se déroule en français et en anglais, dans différents lieux du monde, et George McKay au visage singulier lui aussi et inquiétant, était bilingue. Les deux acteurs aux physiques très lisses et parfaits avec leurs peaux diaphanes, ont tous deux des allures de poupées. Les poupées, l’une des obsessions de Bonello, si présente dans ses films, qui nous renvoie encore à Annette.

La Bête est un film sur la peur et l’amour. Ces deux sentiments si intimement liés qui ne vont pas l’un sans l’autre. Pour vivre un grand amour, il faut savoir s’abandonner, pouvoir prendre des risques et accepter la peur. Cette peur viscérale est centrale à l’histoire intime de Gabrielle. En 2044, la technologie a pu permettre d’éviter des catastrophes naturelles si meurtrières. C’est l’IA qui règne et protège les hommes d’eux-mêmes, les émotions sont devenues une menace. Gabrielle doit purifier son ADN et replonger dans ses vies antérieures. Elle y retrouve Louis, l’homme qu’elle aime passionnément. Mais elle est envahie par la peur d’une catastrophe éminente.

La Bête, c’est une histoire d’amour qui se rejoue à différentes époques, au 19ème siècle, en 2014 et en 2044. Le cinéaste y expérimente son rapport au mélodrame à trois reprises.
Le film est dense et complexe, une seconde vision pour en profiter pleinement ne sera pas de trop, il faut le laisser décanter comme du bon vin, il se dévoile petit à petit.


La Bete (Franco-belge– 2h26) de Bertrand Bonello avec Léa Seydoux et George MacKay
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2025
La Bête fait d'incessants sauts temporels et géographiques entre un Paris d'opulence dans les années 1910, le Los Angeles de 2014, et un autre Paris futuriste et dystopique où les gens vivent masqués, entourés d'automates humanoïdes, et ont la possibilité de supprimer les emotions négatives qui les assaillent.
Ce qui lie ces lieux et ces époques, ce sont les deux personnages principaux, Gabrielle et Louis, qui chaque fois se rencontrent et essaient de se comprendre, de s'aimer, sans toutefois y parvenir à cause d'un sentiment de catastrophe qui les habite, cette bête invisible qui les empêche de se donner à l'autre. C'est une belle histoire, assez poétique, qui permet en plus à Bonnello de s'autoriser des exercices de style, du film en costumes au thriller lynchien labyrinthique et mystérieux. 
On tire donc de La Bête un vrai plaisir de cinéma, et l'on ne peut que se réjouir d'un programme aussi ambitieux, qui se donne pour objet d'évoquer pêle-mêle des sujets aussi brûlants que la violence (et la solitude) incel, les ravages de l'intelligence artificielle, la situation sanitaire ou la place de l'art dans la vie. C'est toutefois franchement un peu confus dans la réalisation, et beaucoup de ces idées sont à peine amorcées qu'elles sont déjà avortées, au point que la fin retombe comme un soufflé.
Malgré tout, une impression positive se dégage de ce film de Bertrand Bonnello, imparfait certes, mais aussi attachant dans son imperfection - ce qui colle justement à son propos. 
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 septembre 2025
Totalement dans la lignée d’un Lynch. C’est impeccable, stylisé mais incompréhensible, vain et surtout ennuyeux. C’est l’adjectif qui donnera ou non envie de voir un film obscur qui ne raconte rien d’un futur encore en ébauche.
Relonnor
Relonnor

1 abonné 79 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 septembre 2025
Le film abonde de références cinématographiques et culturelles mais ne semble exister que par elles.
Les stances lourdement assénées, son caractère hyper-démonstratif, la grande prédictibilité du scénario, ainsi que les séquences répétitives, en font une faconde pénible, qui ne fait que se contempler elle-même plus qu’impliquer le spectateur. Les scènes, y compris celles de tension, perdent par conséquent de leur puissance. En ce sens, le film n’est pas hypnotique ni onirique.
Quand au propos de la douleur des sentiments et des émotions et ce qui fait notre humanité, « Eternal Sunshine on a spotless mind », dont le réalisateur de « la bête » se complaît à faire le contrepoint, était bien plus réussi, la poésie en plus.

Dommage… l’argument du film (IA, humanité, affects et émotions) était bien trouvé, les acteurs formidables, mais il se perd dans un développement trop long et une esthétique mille fois vue.
Phineus1
Phineus1

9 abonnés 39 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2025
c'est très bien d'un certain point de vue: les dialogues, toujours intéressant ( l'angoisse révèle l'Etre , c'est du Heidegger !) et puis des images magnifiques, qui évoquent des tableaux du XIX °, Bonello filme admirablement.
C'est pénible d'un autre côté : ces tics de comédienne de Seydoux qui semblent séduire Bonello , comme cette constante : on lui pose une question, elle ne répond pas et regarde fixement et ces mines, ces manières ...et puis il y a trop , d'affect, trop d'effets, trop de tout souvent, Bonello il veut impressionner ... On sent ça. N'empêche c'est un sacré film !
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 août 2025
Malgré une timide dénonciation des dangers de l'IA, ce film est froid, inutilement compliqué, long, lent, et n'apporte strictement rien au niveau du divertissement. On essaye de comprendre, difficilement, ou on s'ennuie. L'ambiance faussement énigmatique, mais vraiment chiante, confine à la plus grande prétention. Et les décors sobres ne permettent pas de s'évader visuellement dans une histoire pourtant à mi-chemin entre la science fiction et le mysticisme. Manque de budget ? Quoi qu'il en soit l'histoire est tarabiscotée, soporifique, sans intérêt. Un film à éviter.
yeuce
yeuce

38 abonnés 1 053 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 août 2025
Film affligeant ......l'adaptation du livre dans un univers fantasmagorique se perd très rapidement, sans compter ses dialogues insipides à mourir d'ennui ......
Lino Jaricot
Lino Jaricot

Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juillet 2025
j'ai vu ce film en février 2024 et j'en garde pourtant un souvenir marquant. Pour moi ce film est un bijou de cinéma et je ne comprends pas bien les diatribes que je retrouve sur ce site. Ce film mérite d'être vu de part son montage audaieux et novateur, ou du moins que personnellement je n'avais jamais vu ailleurs. J spoiler: 'ai aimé aussi cette quête de la bête, ne pas savoir où chercher, presque oublier ce que l'on cherche, pour au final le découvrir comme une évidence d'un seul coup.


Mon opinion est guidé par une Léa Seydoux au sommet de son art qui transperce l'écran avec un rôle taillé pour elle qu'elle interprète avec brio. En vérité après ce film, je crois que je pourrai courir au cinéma rien qu'en voyant son nom inscrit sur l'affiche tant son talent m'a ébloui après ce visionnage.
Et je trouve que le duo avec George Mackay est irrésistble, on a bien évidemment une pensée pour Gaspard Ulliel qui aurait dû être le partenaire de Léa Seydoux dans ce film. Un sublime acteur parti bien trop tôt et qui ne nous illuminera plus par son talent brut et son charme naturel.

Pour revenir et conclure par rapport au film, je trouve qu'il joue superbement entre les époques, bien que complexe je n'ai jamais été largué pendant le film, je n'en suis jamais sorti alors que je ne suis pourtant pas amateur des dystopies comme celle-ci ou de films qui vous baladent d'un endroit à un autre.
L'aspect plus lyrique dans ce film par rapport aux autres de Bonello ne fait pas tâche et je crois qu'il predomine autant car Léa Seydoux est une reine en la matière. Dans son monde dépeint comme inhumanisé réussir à me faire sentir autant vivant par la peine que j'eprouve pour son rôle dans le film c'est assez exceptionnel.
Bref
Pour moi, un film qui marquera et qui restera la plus grande claque cinématographique de ma courte vie.
Lady Alcestine
Lady Alcestine

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2025
Le tressage des 3 époques est intéressant mais déséquilibré. La bête c'est la terreur d'aimer, la terreur de la perte qui empêche de vivre, mais aussi la "purification par l'IA" ; la brève séquence de la confidente "purifiée" qui étrangle impassiblement son chat est bien plus glaçante que d'autres scènes plus élaborées...
Gentilbordelais

402 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 juillet 2025
Adaptation très libre d'une nouvelle, B. Bonello offre un audacieux voyage spatiotemporel et émotionnel sur fond d’avènement de l’intelligence artificielle. Cette dernière impose à son héroïne (magnétique L. Seydoux) de revivre ses vies antérieures et de se séparer, alors en 2044, de toutes émotions et sentiments. Une dystopie abstraite, clinique, sans structure, linéaire et donc, difficile d'accès. De même que de tenir jusqu'au dénouement de l'histoire...
Arcangels76
Arcangels76

28 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 juillet 2025
Un film long, confus et prétentieux, où l’ennui domine de bout en bout. L’intrigue est floue, les dialogues interminables et les acteurs semblent absents. Rien ne fait sens, pas même la fin. Une expérience laborieuse qu’on subit plus qu’on ne regarde.
Izasia
Izasia

22 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2025
Ce n'est pas le chef d'oeuvre decrit par une partie de la presse ...mais c'est un film qui n'est ni anodin,ni nul...
J'ai en effet en effet été captivée par cette oeuvre qui m'a éclairée sur la nouvelle "La bête dans la jungle" de Henry James.
J' 'étais toujours passée à côté de ce texte, et là, curieusement, alors que Bonello la prend pour point de départ tout s'en en éloignant,j'ai eu l'impression de vraiment saisir ce que veut dire HJ..
Cette prescience d'une catastrophe imminente - qui est en réalité une peur paralysante de l'amour - est bien décrite
Le ilm reste un peu long d'où une première partie historique plus longue et répétitive. La dernière demi-heure est quand même très puissante
Ce film m'a ..sidérée ,malgré tout
Comme pour d'autres films de Bonello ,au début, j'ai trouvé que c'était très prétentieux, puis superficiel et je ne comprenais pas le sens du film. Puis j'ai compris ( ou cru comprendre qu'on était dans un David Lynch), tout le film étant vu depuis la tête (en apparence) de Léa Seydoux, mais en y réfléchissant .. on est peut ztre aussi dans la tête d'une intelligence artificielle qui tente de comprendre l'humanité à travers un simple cobaye. Le tout accompagné d'une esthétique vraiment très suoerbe avec des effets numériques très réussis...A voir même si le propos frise parfois une telle abstraction que s'en est au dépens du ressenti.. Quanta la fin...Pas de spoil...mais une certaine perplexité...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 juin 2025
Bertrand, je ne serais pas ton pigeon.
Très flou du début à la fin, jamais su comprendre où on voulait m'emmener.
De la tension ? De la réflexion ? Des émotions ?
Et ça, pendant 150 minutes… c’est long.
Une étoile pour Léa Seydoux.
Un des rares films où j’ai juste eu envie que ça se termine.
Tellement je n’ai rien su en tirer. Pas pour moi, tant pis.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse