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Margot
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5,0
Publiée le 8 février 2024
La Bête m'a tout simplement envoutée du début à la fin ! Je suis ressortie de la salle avec la sensation d'avoir vécu quelque chose de fort. La Bête n'est pas juste un film, c'est une expérience, une immersion totale. Je recommande à tous ceux qui aiment être bousculés dans leurs émotions et qui veulent vivre quelque chose de vraiment différent au cinéma.
L'histoire nous plonge dans un futur où l'intelligence artificielle menace les émotions humaines, créant ainsi une atmosphère à la fois fascinante et inquiétante. Dès le début j'ai été happée par la maitrise avec laquelle le réalisateur, parvient à mélanger les époques. Le rôle est taillé pour Léa Seydoux qui transmet une émotion pure et sincère. George MacKay (1917 de Sam Mendes) est quant à lui époustouflant dans la période de 2014 du film. Mais c'est avant tout la beauté visuelle saisissante et la musique envoutante (de Bonello himself) que l'on retiendra ici. Chaque plan et son est pensé, chaque détail a son importance.
Le Chef d'Oeuvre de Bertrand Bonello qui réinvente sa mise en scène à chaque segment et offre à Léa Seydoux une partition qui fera date dans sa filmographie déjà exceptionnelle ! Je pense que c'est le film le plus réussi et le plus abouti de Bonello. Une œuvre à la hauteur de sa virtuosité !
Le film est ambitieux et quelques séquences sont marquantes (l'incendie dans une fabrique de poupées). Mais Bonello concocte un scénario à la fois malin et incompréhensible, adaptation ampoulée de Henry James, vain hommage à Hitchcock, Kubrick, Resnais et Lynch. L'exercice de style est donc audacieux mais trop long et finit par lasser.
La meilleure séquence de La Bête, le nouveau film de Bertrand Bonello, se trouve au pré-générique. Un fond vert, une actrice, de l’effroi. Ça part bien mais ça ne va pas durer. La Bête se déroule sur 3 époques : 1910, 2014 et 2044. 2 personnages se rencontrent : un homme et une femme, un danger à venir. Cette structure en 3 périodes permet à Bonello de se frotter à 3 genres : Le romanesque, le thriller et la science-fiction. La partie romanesque est la plus faible. Bonello n’arrive pas à faire exister ses personnages. Le réalisateur de Saint-Laurent sait filmer et fait de belles images mais tout cela est trop cérébral et pas assez incarné. La Bête manque de chair. Plus le film avance, plus on se fiche de ce qu’il va advenir. La partie science-fiction est guère passionnante, Bonello nous dit que l’intelligence artificiel nous isole et tue les émotions, on a connu un discours plus original. Reste la partie thriller, la plus convaincante. Le spectateur plongé dans l’ennui pourra éventuellement ouvrir l’œil et apprécier quelques scènes un peu habitées où enfin on peut suivre à nouveau le film sans bâillements. Au final, sur un film de 2h26, cela fait peu. Venons-en au sujet qui fâche : Léa Seydoux. Elle est de tous les plans. Avec elle, on a l’impression d’être avec une poupée qui se déclenche sur commande : Vas-y pleure : elle pleure, Vas-y : tu as peur, elle a peur; Seydoux participe à la neurasthénie du film : de la fabrication, pas d’affects. spoiler: Dommage, le pré générique promettait tellement. On fantasme sur cette bête et on se retrouve avec une histoire de pigeon. La Bête, c’est le pigeon ? Non, le pigeon c’est le spectateur qui s’est fait avoir.
Film d'une grande ambition, ce qui est tout à fait louable dans le paysage souvent pauvre du cinéma français. Hélas le réalisateur s'est complètement planté, en nous livrant un pensum de 2H26, qui provoque incompréhension et surtout un grand ennui, tellement les enjeux, les histoires nous laissent indifférents.Le mélange des temporalités ne fonctionne pas, malgré la présence dans chaque époque des deux acteurs principaux. Léa Seydoux; l'éternelle pauvre petite fille riche, est ravissante, fait la moue, verse quelques larmes et nous fait bailler, tant son histoire d'amour apeuré ne nous intéresse pas. Difficile d'être ému sans un minimum d'identification. Quant à l'acteur anglais, il n'a aucun charisme en français, langue qu'il ne semble pas vraiment comprendre. Il s'améliore dans les scènes à LA, copié collé de David Lynch, où le film se réveille un peu. Restent quelques images et scènes qui frappent : la scène de noyade, la machine dans l'oreille, le cri final, mais c'est bien maigre dans ce maestrom indolent et complaisant. Dommage.
« Bienvenue chez les psys »....ou plutôt dans « la bête » le nouveau film de Bertrand Bonello qui depuis quelques temps s’aventure sur les chemins de la technologie et de ses impacts sur le genre humain. Son précédent film « Coma » sur les affres d’une adolescente confrontée à la dictature des réseaux sociaux m’avait mollement convaincu. Avec « la bête » on assiste à des voyages temporels commandé par une intelligence artificielle dans un monde dystopique né après des conflits qui resteront mystérieux jusqu’à la fin du film. Léa Seydoux est la cobaye de l’affaire et de tous les plans. Bref vous l’avez compris nous assistons à une version cinématographique de la « thèse, antithèse et synthèse » entre l’humain imparfait et la machine parfaite… Est-ce que 2h56min est un chouilla trop long pour développer l’affaire….malheureusement oui. Et pourtant comme souvent avec Bertrand Bonello l’image est très belle, trop peut être car on a un peu l’impression de feuilleter un magazine de mode, mais le postulat du film sur l’insensibilité du monde le commande peut être ? Quant au choix de Léa Seydoux pour incarner une héroïne en proie à ses phobies et la passion, on ne peut pas dire qu’il change grand-chose à l’affaire sa palette émotionnelle étant un peu limité ( regard en dessous, moue boudeuse, absence d’une quelconque joie). Assez ironiquement, il m’a semblé la voir rejouer le même personnage que dans « les crimes du futur », le dernier film de Cronenberg qui lui explorait la dissection des corps et lui aussi à côté de la plaque Bref, à moins que vous soyez psys ou analysés, ce film risque de vous plonger non pas en dépression mais dans un profond ennui.
Plusieurs espaces temporels, plusieurs vies, plusieurs histoires, mais un seul amour. Il s'agit d'un genre particulier, utilisant un montage et des images singulières; c'est soit on aime, soit on n'aime pas. Cette œuvre demande un investissement intellectuel ; elle peut occuper vos pensées pendant des jours. Encore aujourd'hui, trois jours après l'avoir vue, je peine à tout saisir. Fin après tout, je doute que l'intention initiale était que chaque élément ait un sens clair. Durant mon visionnage, j'ai traversé toute une gamme d'émotions, une véritable montagne russe, oscillant entre l'angoisse et l'attendrissement, la peur et le soulagement, puis passant de la compréhension à l'incompréhension. C'est un film que je recommande vivement, mais pas à n'importe qui.
Film très difficile à comprendre et c'est peu dire puisque bout d'1/4 H j'étais perdu ... et c'est long après mais allez j'avoue avec les explications de texte du réalisateur himself ça va , un peu , mieux ! . Bref , si on croyait le cinéma de David Lynch ( Mulholland Drive pour ne citer que celui-ci ) alambiqué et compliqué ma foi avec cette réalisation de Bertrand Bonello il a trouvé son maître !
Une histoire complexe mais admirablement bien réussie ! On se perd dans les histoires différentes du personnage tout en y trouvant ce lien ! C'est magnifique, c'est beau, ça donne des frissons !
Il est curieux de voir, à seulement quelques mois d'intervalle, deux adaptations de La bête dans la jungle, la nouvelle de Henry James. Celle de Patric Chiha était déjà très libre, et conceptuelle, mais que dire de celle de Bertrand Bonello, conjuguée au futur antérieur, qui nous trimballe entre trois époques différentes. A noter quand même une paire d'étranges similitudes entre les deux versions : les scènes en boîtes de nuit et le minois de Léa Seydoux (globalement peu convaincante), à plusieurs reprises, qui ressemble d'assez près à celui d'Anaïs Demoustier. La question que l'on se pose devant La Bête est évidente : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pour déconcerter le spectateur ou plutôt aiguiser sa perspicacité ? Si l'on veut, oui, mais le fond n'est franchement pas suffisant pour retenir l'attention, le thème de l'intelligence artificielle servant avant tout de prétexte pour une narration qui semble largement manquer d'enjeux. En enlevant l'épisode concernant 2014, le film aurait sans doute acquis un peu plus de tonicité, eu égard à une longueur excessive de près de 150 minutes. Il faut bien en convenir, sans la prestation impressionnante de George McKay, qui a remplacé le regretté Gaspard Ulliel, La Bête serait bien difficile à regarder. Bertrand Bonello est un cinéaste atypique qui a le mérite de tenter continuellement des paris formels mais il ne peut pas réussir à tous les coups.
Dans un futur proche guidé par l’intelligence artificielle, les émotions sont devenues une menace. Pour s’en débarrasser, Gabrielle doit purifier son ADN et pour cela, replonger dans ses vies intérieures…
Je dois l’avouer, je suis resté totalement hermétique au film du début à la fin, en pareille circonstance, les 150 minutes du film m’ont paru longues, très longues. Pour pleinement appréhender le film sous tous ses aspects (et ainsi, avoir toutes les clés pour comprendre), il est fortement recommandé de le voir une seconde fois (ce dont je m’abstiendrai). Pêle-mêle, il y est question de dystopie, d’I.A., d’une bête malveillante et de voyages dans le temps (1910, 2014 & 2044).
Le film est complexe à appréhender et l’imbroglio narratif n’aide clairement pas le spectateur à s’y retrouver puisqu’il ne cesse de brouiller les pistes. Librement adapté du roman "La Bête dans la jungle" d'Henry James (qui avait déjà eu droit à une adaptation éponyme par Patric Chiha avec Anaïs Demoustier en août 2023), le réalisateur nous entraîne dans son délire Lynchien où vient s'entremêler le mélodrame, la sci-fi et le film de genre.
Malgré tout le mal que je peux en penser, il faut néanmoins reconnaître que George MacKay (1917 - 2019) s’en sort brillamment (il remplace au pied levé Gaspard Ulliel, décédé un mois avant le début du tournage), face à une Léa Seydoux toujours aussi peu inspirée.
La Bête (2023) est un film qui va clairement décontenancer le public (les spectateurs qui quittaient la salle au bout de la première heure en est le parfait exemple). En ne cessant de mélanger les temporalités, le film devient bêtement incompréhensible au point d’avoir fini par complètement me perdre spoiler: (il n’y a bien que l’attaque du pigeon qui m’aura permis de sortir de ma torpeur).