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Simon Bernard
208 abonnés
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2,0
Publiée le 23 février 2024
Gabrielle est une jeune femme tourmentée par une angoisse, une attente d'un événement tragique qui va bouleverser sa vie. Elle décide de suivre un traitement afin de se purifier de ses vies précédentes et oublier son angoisse. Projetée dans le temps et dans ses anciennes existences, elle réalise qu'un homme, Louis, est un point récurrent de chaque d'entre elles, même aujourd'hui. En salle le 7 février.
spoiler: "La bête" est la deuxième adaptation d'un roman de 1903, quelques mois après celle de Patric Chia. On assiste à un film très esthétique, dont les scènes sont joliment tournées. Le couple d'acteurs fonctionne bien, même si on frise l'overdose de Léa Seydoux pendant 2h26. J'ai aimé le parti pris des différentes vies successives de Gabrielle et Louis. Dommage que l'intrigue soit si Complexe et qu'il soit si difficile d'entrer dans la tête des personnages. J'ai eu des difficultés à suivre et les lenteurs régulières ne m'ont pas aidé à maintenir mon attention. La fin est intéressante : Au moment où l'émergence de l'amour est enfin possible, Louis a fait le choix de l'oubli.
Classique sur le fond, un couple se retrouve à diverses époques, cependant traité de façon bruyante, un rien artificielle et longuette sinon la fin et le générique nous réservent de belles surprises.
Bertrand Bonello signe un film futuriste où les émotions sont une menace à purifier. Mais Gabrielle semble résister à ce progrès en replongeant dans ses souvenirs. C’est brillant, intelligent, impressionnant. Léa Seydoux crève l’écran dans un film à l’esthétisme parfait. Que l’on aime ou que l’on déteste le cinéma de Bonello, impossible de ressortir indemne de ce film, à la réalisation mécanique, complexe et perturbante.
A vu « la Bête » de Bertrand Bonello librement inspiré de la nouvelle d’Henry James «La Bête dans la jungle ». En 2044, le monde est régit par l’Intelligence Artificielle sous forme de voix diffusées via des ordinateurs, de poupées de compagnies, de programmes … Gabrielle a encore trop d’affects pour pouvoir trouver un emploi digne de ses compétences, elle doit donc se purifier et se purger de ses traumatismes qui sont imprimés en elle de par ses vies antérieures. En 1910, Gabrielle était pianiste prodige et son mari propriétaire d’une usine de poupées, lorsqu’elle tombe amoureuse de Louis, pour qui elle quitte tout. Mais Gabrielle est envahie par un ressenti qui la dévore, celui d’une catastrophe imminente (La crue du siècle de la Seine à Paris ?). En 2014, Gabrielle est mannequin et vit à Los Angeles où elle garde une sublime maison pour arrondir ses fins de mois. Elle rencontre Louis, jeune homme puceau à 30 ans qui vit très mal sa virginité. Gabrielle est irrémédiablement attiré par Louis tout en étant envahie par la conscience d’un cataclysme à venir (le Big One ?). Les 3 époques magnifiquement mis en scène se juxtaposent, s’interpénètrent, se répondent. Film puzzle avec des pièces manquantes, le spectateur doit lâcher prise très vite sur le sens et se laisser absorber par une atmosphère, une ambiance. Bertrand Bonnello à son habitude filme avec art et maitrise. La pièce maitresse de ces 2h36 de projection est Léa Seydoux de presque tous les plans, de la scène d’ouverture sur un fond vert où l’on voit l’actrice entrer dans la peau de Gabrielle et jouer la scène principale du film que nous reverrons à plusieurs reprises et dans des époques différentes. La comédienne est magnétique, inquiétante, effaçant peu à peu toutes les expressions de son visage telle les poupées en celluloid de la fabrique du mari de Gabrielle. En 2044 les poupées (ordinateurs de compagnie) sont les autres, et l’amour n’existe plus. Son partenaire George McKay (qui interprète Louis) impressionnant traverse lui aussi les époques en devenant de plus en plus inquiétant. On ce comprend pas toujours le sens du montage, qui rend les choses encore plus compliquées qu’elles ne sont, mais « La Bête » n’est pas un film de narration. Ce film admirablement filmé infuse son message pessimiste avec le temps et un peu comme une séance de voyance (nombreuses dans le film) toutes les « informations » arrivent dans le désordre et n’ont aucun sens immédiat, c’est au client-spectateur de faire le tri et de créer les correspondances.
hey j'ai une idée je vais faire du David Lynch français. Alors voyons de quoi j'ai besoin ? "laisser 4 secondes de silence entre chaque phrase des dialogues" Check. Facile. "Des éléments et des personnages mystérieux et symboliques ". Check. il me reste un avoir chez l'animalier. j'ai droit a 10 s de loup, une biche et un pigeon. "une narration découpée et confuse" Check. "une scene où on voit bien les gros seins de l'actrice pour erotiser le tout". Check. "une villa luxueuse sur les hauteurs mystérieuses de LA". check. bon je vais pas prendre mudholand drive parceque ça fait beaucoup. ah mince il me reste presque rien pour payer un scénario et des dialogues.
Difficile de critiquer ce film...autant de défauts que de qualités : George Mackay et surtout Léa Seydoux sont tout en finesse de même que la réalisation et la bande-son est aussi agréable...mais le scénario est complexe et l'agencement du film assez confus (à force de mêler les genres, les lieux et les siècles)...en tout cas une étrangeté bien dans la veine des films financés par Arte. Vive le cinéma....
Presque rien compris a cette histoire, scénario confus et debut fastidieux. Puis malgré la longueur du film , on devient de plus en plus attentif au déroulement de cette histoire. Film atypique un peu dans l'esprit david lynch.
Bertrand Bonello nous emmène dans un voyage labyrinthique à travers les époques et entraine Lea Seydoux ans un puzzle sentimental, la faisant passer par tous les états, un peu comme le faisait David Lynch à Laura Dern dans "Inland Empire ". Les séquences cauchemardesques, d'ailleurs proches de l'univers de Lynch sont incontestablement les meilleurs du film. Un peu trop long, les scènes se situant dans le passé auraient, à mon envie, gagné à être moins longue. Mais, Bonello aime prendre son temps et perdre le spectateur, il y arrive par moment! Reste un parcours initiatique fascinant et intrigant porté par une Léa Seydoux constamment inspirée, peut-être son meilleur rôle depuis "La vie d'Adèle". Et, cerise sur le gâteau, la scène finale est remarquable et tout ce qu'on a vu précédemment s éclaire enfin.
Ce film est une catastrophe qui a quelques bonnes scènes. Étant un grand fan de Lynch j’ai été pris par les séquences en 2014 qui revisitent la saison 3 de twin peaks (et quelques citations au slasher, même à Scream…)! Mais à part ça, le reste n’a vraiment aucune puissance… le pire du film c’est vraiment sa première heure d’époque qui n’a aucun rythme mais aucune tension. Le film est embourbé dans des dialogues interminables ne racontant rien. On a compris que la peur du cinéaste c’est la disparition des émotions humaines ! Merci ! Mais nous le redire dans tous les sens jusqu’au final copiant le final de la saison 3 de twin peaks (CRI) ! Svp arrêtez quoi ! Léa Seydoux est inspirée c’est sûr et maîtrise bien ce qu’elle tente de faire. J’aurai peut être aimé voir le film sur 2014. Car pour le reste une grosse déception me guette. J’aurai peut être préféré si je n’avais pas autant d’attente… je ne recommande pas le film est très long et à du mal à raconter autre chose que : ne laissez pas le numérique nous retirer nos émotions.
Avec La Bête, Bertrand Bonello s’attaque à une fresque ambitieuse, un drame de science-fiction qui entremêle passé, présent et futur pour questionner le déterminisme, la mémoire et la déshumanisation progressive de notre monde. Doté d’une direction artistique léchée et d’un postulat intrigant, le film suscite d’emblée une curiosité légitime. Mais à mesure que les minutes s’écoulent, il devient évident que cette belle promesse peine à se concrétiser totalement.
L’univers dépeint en 2044 est un tableau saisissant : un Paris désert, des masques à gaz omniprésents, une société où les émotions sont perçues comme un obstacle à la rationalité imposée par l’intelligence artificielle. Ce décor froid et dérangeant s’imbrique avec fluidité dans les segments temporels de 1910 et 2014, qui bénéficient d’une reconstitution minutieuse et immersive. L’idée de voyager dans ses vies antérieures pour se purifier émotionnellement est un concept puissant, et Bonello sait le magnifier par sa mise en scène élégante et son travail sonore envoûtant.
Mais si l’esthétique du film est indéniablement réussie, son écriture ne suit pas toujours avec la même maîtrise. Le récit s’articule autour de Gabrielle, incarnée par Léa Seydoux, qui traverse ces différentes époques en quête d’une vérité insaisissable. Son interprétation est tout en retenue, mais cette froideur calculée finit par créer une certaine distance avec le spectateur. George MacKay, lui, livre une performance troublante, mais son personnage reste trop fuyant pour être réellement marquant. L’alchimie entre les deux acteurs est sporadique, parfois saisissante, parfois mécanique, contribuant à l’impression d’un film qui alterne le fascinant et le distant.
Là où La Bête pêche, c’est dans sa gestion du rythme. Le film prend son temps pour installer ses atmosphères et distiller son propos, mais cette lenteur, si elle confère une certaine hypnotisation au récit, entraîne aussi des longueurs. Certains passages semblent s’étirer au-delà du nécessaire, donnant au film une densité qui vire parfois à l’étouffement. Il y a des instants de pure grâce visuelle et sonore, mais aussi des scènes où l’intellectualisation prend le pas sur l’émotion, empêchant une véritable immersion affective.
La mise en scène, en revanche, reste un atout indéniable. Bonello, fidèle à son style, jongle entre élégance formelle et expérimentation, jouant sur les ruptures de ton et les contrastes visuels. La musique, qu’il compose lui-même avec Anna Bonello, renforce cette sensation de flottement, entre le rêve et la réalité, entre la mémoire et l’effacement. Mais malgré cette richesse esthétique, une certaine frustration demeure : le film semble parfois plus préoccupé par son concept que par ses personnages.
En définitive, La Bête est une œuvre intrigante, visuellement envoûtante, qui regorge d’idées fascinantes mais ne parvient pas toujours à leur donner la chair nécessaire. C’est un film qui captive par moments, ennuie à d’autres, laissant une impression contrastée entre admiration et détachement. Une expérience qui mérite d’être tentée, mais qui ne laisse pas une empreinte indélébile.
Film de science fiction qui prétend, peut-être, faire réfléchir sur les dangers potentiels de l'intelligence artificielle mais qui se perd dans des méandres. Le récit est confus, on revoit plusieurs fois les mêmes plans, on se perd et on finit par ne plus comprendre le message. On prend une overdose de Léa Seydoux : nul doute que ce film va booster sa carrière... A fuir !
Très bon film, même si il m'a fallu un peu de temps pour saisir tous les fils de l'intrigue et des différentes temporalités. Les décors, costumes sont très réussis. J'aime tout particulièrement la vision du principe bouddhiste de réincarnation, et je jeu des acteurs vient le sublimer, tout particulièrement vrai pour George Mackay. Le point faible du film réside selon moi sur la lenteur du film. De mon point de vue, un raccourcissement des scènes et l'ajout d'une 3eme vie antérieure aurait aidé le spectateur à mieux apprécier le mécanisme et à rendre les similitudes plus claires.