Je n’ai jamais trop gouté les films de Bertrand Bonello. Mais le synopsis de celui-ci a attisé ma curiosité. Je ne le regrette pas une seule seconde. Vu les 2h26 je pensais le voir en plusieurs fois, mais j’ai tout avalé d’un coup. Le tout est assez inracontable mais est surtout aussi passionnant que fascinant. Même si je comprends très bien qu’on puisse s’ennuyer et trouver cela rébarbatif. Je ne suis pas très Léa Seydoux mais elle est très bien ici. Une excellente surprise donc. Un chef d’œuvre pour moi.
Trop abstrait pour être compris par le pauvre provincial que je suis. Comment jugez le scénario, les acteurs, la réal dans ces conditions? Je resterai donc neutre de ce point de vue. Je vais patienter quelques temps avant de revoir cette œuvre. On n’est pas à l’abri d’un miracle… En conclusion, je ne comprendrai jamais l’intérêt de fabriquer un film aussi complexe.
L’histoire est fascinante et profonde. Je n’arrive pas à l’intégrer totalement, tant ses implications sont immenses et non-dites. Il faut aller au-delà de la froideur inhérente de la mise en scène, d’un côté un peu figé, et se plonger dans ce vertige métaphysique qui concerne l’Humanité même.
La forme est beaucoup trop spéciale, Bonello mélange trop d’idées en même temps, ça m’a perturbé, ça tire même sur la corde, mais qu’est ce que l’intrigue est convaincante surtout avec un final exquis, illustré par Lea Seydoux, juste excellente, avec George MacKay qui est sur la même longueur d’onde, l’alchimie est très bonne à voir. Les choix visuels sont très bons, la réflexion sur la nature humaine est intelligente, l’œuvre se veut exigeante par une mise en scène soignée et extrêmement travaillée, le tout rend un univers dérangeant. C’est une bonne surprise et je suis pas déçu au final, même si l’œuvre veut être beaucoup trop complexe sur les bords.
Ce film ne mérite même pas une étoile. J'ai du mal à comprendre les avis positifs. Le film se veut intellectuel, mais est surtout prétentieux. C'est à mourir d'ennui. Léa Seydoux est Inexpressive et distante.
Un film prétentieux et incompréhensible à éviter malgré la présence divine de Léa Seydoux ! Je ne comprends pas pourquoi Telerama l'a gratifié de 4 T ...
C'est comme une grosse pelote de fil emmêlé qui difficilement se dénoue que petit à petit nous allons découvrir qui est vraiment Gabrielle. Une femme qui en son temps s'est perdu, mais perdu depuis quand ? Elle vit dans la peur, la crainte d'un événement qui devrait bouleverser son existence. 2044 (c'est bientôt) La société humaine gérée par l'Intelligence Artificielle, n'a plus de temps à perdre en émotions et sentiments, considérés comme inutiles. Les gens ne se déplacent plus qu'avec des masques à gaz dans un Paris vidé de ses habitants. Le taux de chômage est élevé, car l'IA ne se contente pas de déterminer toutes les questions de société, mais effectue directement elle-même de nombreuses tâches et se charge de la répartition du reste du travail. Qui ne souffre plus, ne ressent plus le désir charnel de son prochain, va t-il vivre plus heureux ? C'est que nous fait croire la puissante IA qui vous passe au purificateur afin de vous enlever ces menaçantes émotions. spoiler: Le nettoyage de Gabrielle commence en 1910, juste avant la crue de la Seine. Elle vit à Paris, est mariée à un riche fabricant de poupées en plastique et fréquente les cercles mondains en tant que brillante pianiste. En 2014, mannequin et actrice elle travaille à Los Angeles. Elle rencontre régulièrement Louis Lewinsky. C'est brouillon, on se perd, mais aussi, face à une Léa Seydoux, belle, très présente dans une palette de rôles et de toilettes, on se ne pose plus la question : Aucune machine si ingénieuse soit-elle ne remplacera l'amour. Gabrielle ne pourra pas être purifiée, elle possède en elle ce petit facteur qui la fait humaine. Ma note sera de 2,87 sur 5, Parce que devant cet incessant et écrasant progrès technologique il faut sauver l'amour.
Au bout d'un certain temps à rechercher ce que pourrait m'apporter ce film outre son esthétisme, son mystère et la beauté de Léa Seydoux, je fonce sur les avis pour me rassurer sur mes capacités intellectuelles et ouf je ne suis pas la seule à désespèrer devant cette suite d'images froides. Si le but du film est de ne plus éprouver aucune émotion, c'est très réussi et si au cours de ce parcours initiatique on réussit à se lasser progressivement du jeu de Léa Seydoux, c'est parfait, on arrive même à se demander si elle a été une bonne actrice. Ce rôle là dessert, le réalisateur l'utilise comme une poupée, je ne m'attarde pas sur l'acteur anglais qui me rappelle le Ken dans Barbie. Alors je vais aller jusqu'au bout docilement. Ma dernière réflexion, est-ce que le film aurait pris une autre dimension si Gaspard Ulliel y avait apporté son mystère ? Oui je pense que la magie aurait opéré entre lui et Léa S.
Mon mari et moi, avons adoré ce film. On ne s'est pas ennuyés un seul moment. La passion dans les années 1920 avec la convenance et le symbole des poupées sans expressions, l'importance de l'apparence dans les années 1980, l'individualisme de nos jours, et finalement la conquête d' I.A.dans le futur, quand les robots robotisent les êtres humains pour les délester de sentiments afin qu'ils soient plus productifs, nous parlent. Il faut dire que nous sommes nés en 1950 et avons déjà vu les changements de société. La seule constante qui traverse les années est la quête d'amour et l'angoisse d'être vraiment seul. .
Nous n’avons pas accroché du tout et trouvé le film interminable. En revanche esthétiquement il est joli à regarder mais on s’ennuie. Pas de but réel, nous sommes dans une attente et boucle interminable. Pas pour nous ce style de film peut être trop cérébral…
"La Bête" terrifiante Bertrand Bonello est d’abord un musicien de musique classique navigant entre la France et le Canada. Il y a dix ans, il a aussi commis « Saint Laurent » (celui avec l’inoubliable Gaspard Ulliel). À plusieurs reprises, « La Bête », son nouveau film (dont il signe scénario, réalisation et musique), a provoqué chez moi, de l’occiput jusqu’aux lombaires, de terrifiantes décharges électriques. Une première réaction serait d’en conclure que c’est un excellent film puisque j’étais transporté dans le monde de l’artiste. Mais cette triple histoire d’amour dans les années 1920, en 2014 et dans les années 2040, n’est-elle pas tout de même un peu tirée par les cheveux ? Les deux acteurs sont extraordinaires, Léa Seydoux bien sûr, mais aussi et surtout le magnifique George MacKay. Donc oui, il me semble que ce film mérite une place d’honneur dans mon panthéon. #labête #bertrandbonello #georgemackay #léaseydoux #saintlaurent Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
D'un formalisme parfois expérimental mais totalement assumé, "la bête" nous fait voyager à travers différentes époques, le tout sublimé par son duo d'acteurs. Pourtant inspiré sur le traitement de certaines thématiques, il en résulte cependant une froideur et un manque d'émotions. Peut être que paradoxalement est-ce l'un des objectifs du film ?