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VivaVilla
2 critiques
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4,5
Publiée le 10 avril 2023
Je n’avais pas ri comme ca depuis longtemps au cinema ! Excellente comedie (qui s’adresse certes plutot aux 40ans et plus) qui observe finement et met en scene avec beaucoup d’humour ce couple un peu bancal dans lequel on peut être nombreux a se reconnaitre. Bravo Sophie Letourneur et merci pour ce très bon moment !
Un couple parisien réfléchit à partir en vacances quelques jours pour rendre des couleurs à leur histoire d'amour. Après un long état des lieux des destinations possibles, ils finissent par partir en Sicile en laissant leur enfant aux grands-parents. Rétrospective d'un voyage mettant leur relation à l'épreuve à cause de leurs caractères. En salle le 29 mars.
spoiler: Voyages en Italie a été pour moi, j'ose le mot, une véritable torture à regarder. Chaque dialogue cherche à créer le malaise en nous par la répétition, la gêne ou l'ennui. La réalisatrice semble récupérer tout ce qui fait le banal et l'inattractif du quotidien de ce couple parisien lambda pour nous en présenter l'essence. Les scènes sont interminables pendant la première moitié du film, et deviennent encore plus assomantes par la suite lors du "débriefing" post-vacances. Aucune alchimie chez les acteurs, c'est une expérience ratée selon moi.
Très difficile de s'intéresser à ces histoires de bobos en voyage où, afin de nous tendre un miroir de nos mesquineries quotidiennes, la réalisatrice et comédienne Sophie Letourneur ne nous épargne aucun échange sur le plaisir de partager un scooter plutôt que d'en louer un chacun, ou de faire pipi pendant que l'on continue une discussion avec son compagnon... Bref, n'est pas Antonioni qui veut ("Identification d'une femme") et encore moins Rossellini, dont cette pochade emprunte le titre et visite les lieux de deux chefs-d’œuvre. Malgré la chaleur du grain de la pellicule et l'esprit "film de vacances", on peut raisonnablement préférer les films d'Antonin Peretjatko, auquel Katerine renvoie par son humour décalé.
Ce film m’a un peu énervé..…j’adore philippe Catherine et franchement trop déçu ..…il ne se passe pas grand chose si ce n’est rien ..tout est lent les voix sont mièvres ,deux scènes de pipi qui ne présentent aucun intérêt un voyage qui pourrait être sympa mais qui bof bof ..… franchement si le film se veut intello il est réellement d’un ennuie abyssal .Dommage .
Sophie Letourneur fait des films très originaux, assez différents les uns des autres mais qui ont en commun de mêler des dispositifs de fabrication faussement simples, en fait très travaillés à partir de beaucoup d’enregistrements observations réécritures montages, des sujets au fond très émouvants mais pas trop soulignés, et une drôlerie très vive. Un ton très musical, polyphonique, de trucs racontés, reconstitués, vrai-faux documentaire, petites légendes etc. Troublant!
On peut être un peu désarçonné. Comme souvent les réactions outrées qui crient à la nullité prouvent un projet assez fort pour être clivant...
Moi j'y retourne cet après-midi: on m'a dit que c’est encore mieux à la 2ème vision! J’encourage à y aller, le film est assez hypnotique, marrant et touchant, marquant insidieusement (comme l’amour) spoiler:
C fascinant parce que ça joue du « principe de délicatesse » : bêtise et subtilité, lieux communs et idioties. Formellement ça enchaine je trouve, vrai montage, vrai travail sur le son, mais plutôt oblique, en scred. Très cool. L’image est chouette contrairement à ce que disent les gens qui s’arrêtent à la forte mais biaisée aussi sensation de naturalisme, alors que c’est pas tant le sujet peut-être: les films sont surtout drôles et émouvants.
j'ai rarement regardé un film aussi nul , aussi débile , aucun rythme , une suite d'images sans intéret, je pensais découvrir la Sicile mais à part une vue d'un volcan et quelques brasseries RIEN plusieurs personnes sont partis avant la fin , j'aurai dû en faire autant ...
Non seulement le film est extrêmement drôle, mais c'est en plus l'un des meilleurs films sur le couple que j'ai jamais vu. Sophie Letourneur arrive à pointer à la fois l'absurdité du couple moderne, son ridicule évidemment, mais sans aucun cynisme et toujours avec une grande justesse. Sous le masque de la comédie potache, elle saisit quelque chose de l'amour qui est bouleversant.
Bon, on aurait pu se dire 'Au moins, on était bien installés', mais même pas (salle 1 MK2 Beaubourg, au secours !).. Une histoire pas intéressante filmée avec un smartphone (d'entrée de gamme).
Même en y allant sans trop d'illusions, quelle déception. Dialogues énervants de platitudes et de redites, de quoi faire haïr le français dit moyen qui s'ennuie et doit prendre des vacances... Ça veut sans doute être drôle mais le scénario est indigent. Quant à l'image, réussir à rendre quelconque la vallée des Temples et même moche la plage des Turcs, c'est une forme d'exploit qui m'a fait quitter la salle et je n'étais pas la première.
Le passage de George Sanders en veste en tweed à Philippe Katerine en bermuda semble résumer la trajectoire esthétique du film de Sophie Letourneur, par rapport au "Voyage en Italie" de Rosselini, explicitement cité. De l'incommunicabilité du cinéma moderne à travers la crise d'un couple, on bascule dans la logorrhée insignifiante des deux protagonistes englués dans l'autosatisfaction de la banalité post-post-post moderne. Et à ce compte le film est assez magistral, pointant avec gourmandise et souvent drôlerie les petits naufrages du quotidien. L'indigence formelle assumée (tournage en vidéo avec zooms et pixels) parvient même à rendre invisible la scène tournée en 35 mm - et censée être celle du plaisir du récit (?), de l'espoir, de l'amour peut-être (??). Bref, à force de désenchanter le cinéma, on finit aussi par désenchanter le monde. Et la capacité critique du regard désabusé prend ici le risque de tourner à sa propre caricature, en glorifiant une médiocrité finalement conservatrice. En effet, à force de retirer tout horizon autre que le relevé pittoresque des situations ("oh, comme c'est bien observé, on dirait nous !"), on finit par avaliser le statu quo social. La cinéaste dit admirer Hong Sang-Soo. On a davantage l'impression d'une version poseuse des Bronzés.
Quelle nullité ! Des dialogues insipides, des scènes répétitives, des situations sans intérêt...mais où est la comédie annoncée ? Pas un seul instant je n'ai souri et je me suis ennuyée je ne vais pas au cinéma pour voir de mauvais acteurs jouer dans un mauvais film ! J'ai tenu jusqu'au bout en y croyant mais rien ! Je suis furieuse d'avoir perdu mon temps !
Un couple, qui n’est pas dans le désamour mais qui n’est plus dans le grand amour non plus. L’usure du temps. Un voyage en Italie (en Sicile plus exactement) pour, le cas échéant, recoller plus fortement les morceaux et se donner un peu de temps et de plaisir à soi. Qui sait si ça ne ravivera pas la flamme même si l’homme pense que les problèmes du quotidien doivent être réglés… dans le quotidien et pas sous un soleil estival. Malgré son manque d’entrain, le Monsieur acceptera finalement ce projet pour faire plaisir à sa compagne. Ce sera l’occasion pour le spectateur d’explorer ses angoisses, ses inquiétudes. Pour situer, ça commence par : si on prend l’avion et qu’on se crashe, qui va s’occuper de Raoul (leur enfant) confié aux parents le temps de l’escapade ? Et ce type d’interrogation existentielle se répètera à l’envie lors du périple pour presque toute chose. Le téléphone oublié et s’il sonnait ? Les clés de la voiture remises à un voiturier et s’il disparaissait avec ? Parler à l’enfant au téléphone et si ça le stressait davantage de ne pas être avec ses parents ? Le spectateur suivra tout ça de manière aussi détachée que le couple vivra ces vacances en tête à tête. Par leurs réactions, nombre de spectateurs et de spectatrices surtout semblent s’y reconnaitre. Ou reconnaitre leur conjoint ou compagnon, car c’est surtout le bonhomme qui en prend pour son grade. Il y en a qui sont comme ça ? Oui, ça arrive.