Il y avait longtemps que je n'avais pas vu un film contemporain, aussi gore et décomplexé du vice. Affreux, sale et cruel. Très sale même. Bref, encourageant et relativement sympathique dans l'ensemble. Mais sans plus quoi. On sent bien que ça coche sans originalité beaucoup de case, juste par ce que c'était nécessaire pour vendre le film. Comme dans un jeu vidéo AAA effréné, tout parait beaucoup trop superficiel et mécanique, pour être autre chose que classique et opportuniste. Et comme dans un slasher pauvre d'antan, tout se voit "tristement" arrivé à des kilomètres à la ronde, dans un enchainement de passage obligé, beaucoup trop programmatique pour son bien. Et dès que le rythme se pose enfin, c'est pour des dialogues globalement médiocre, mou pour rien et sans intérêt pour faire avancer l'histoire. Donc finalement, l’ensemble parait très creux et vain. Et puis surtout surcoté par une hype artificiellement dopé, grâce à un contexte sanitaire et politique bien particulier, qui fera que le film vieillira mal une fois sorti de sa période, étant objectivement de l'exploitation beaucoup plus lambda qu'il n'y parait. Et puis n'oublions pas que depuis la fin des années 90, il y a une telle raréfaction de ce genre de délire, que chaque sortie bien purulente est quasi automatiquement évènementielle, et porté aux nues par tous les intello morts de faim, en manque de psychose gorasse un peu fraiche. Qui plus est, si vous n'avez pas connu les années VHS cradingue étant ado, vous ne serez que plus facilement impressionné. Mais les vieux darons, ils en ont vu d'autre. Et sans aucun doute beaucoup plus fun. Car personnellement, je préfère le gore dégueulasse, avec une bonne rasade d'humour bien noir et cynique. Alors que là, le premier degrés est trop pesant, même si j'ai quand même pouffé pas mal de fois. Bref, un 2.5/5 blasé, qui me fait terminé le film sur un "mouais" à demi léthargique.