Prévu depuis belle lurette, le justicier masqué le Frelon Vert a enfin droit à son adaptation cinématographique. Passé entre les mains de l'acteur comique Seth Rogen (Supergrave, Délire express...), le serial américain devient un buddy-movie à la fois drôle et bourré d'action. Tout laissait pourtant à croire que le film allait se planter : notre Michel Gondry national à la réalisation (le réalisateur français étant peu habitué aux blockbusters hollywoodiens), le ton comique de Rogen mêlé au sérieux du personnage original, le méconnu Jay Chou (Shaolin Basket) dans le rôle attendu de Kato, un titre français ré-américanisé pour des questions de droits, l'inévitable 3D... Et pourtant, seule cette dernière fait réellement défaut au film, The Green Hornet étant l'une des meilleures surprises de ce début d'année. Imaginez le talent visuel déjanté de Michel Gondry au service d'un scénario certes manichéen mais néanmoins absorbant, le film étant truffé de gags hilarants basé sur la rivalité des deux partenaires : Britt est un dragueur sûr de lui et un justicier amateur quasi-incompétent, Kato est un combattant émérite et un inventeur de génie préparant même un café aux allures de nectar divin. Les coups bas sont donc légion, de punchlines cinglantes à des ragots bien placés en passant par un combat épique et pour le moins destructeur. Ainsi, entre Seth Rogen (surprenant) et Jay Chou, l'alchimie fonctionne à merveille, le petit Chinois étant une véritable révélation. Face à eux, le génialissime Christoph Waltz qui, après sa prestation nazie dans Inglourious Basterds, incarne ici un gangster has-been en pleine crise de la cinquantaine tuant à foison tout en n'étant à chaque fois jamais pris au sérieux. Sa confrontation avec James Franco (un agréable petit cameo) en début de film est d'ailleurs succulente. Nous retrouvons également dans un petit rôle qui ne demandait qu'à être étoffé Cameron Diaz, revenant à la comédie avec une aisance particulière. On notera également l'apparition éclair d'Edward Furlong en dealer paumé. Scènes de combats dantesques filmées à la perfection par Gondry, lequel se permet quelques effets de style renversants et un split-screen ahurissant tout simplement inédit (vous n'en reviendrez pas), répliques-choc, humour bienvenu et modernités ajoutées à l'univers vieilli du Frelon Vert font de cette adaptation un excellent divertissement. Unique regret : des transitions exagérées facilitant certes les origines du héros mais néanmoins expédiées de façon saugrenue.
Un pur divertissement qui marie avec beaucoup d'à propos humour et action , un contre-pied surprenant par rapport aux films de super-héros qu'on à l'habitude de voir .
THE GREEN HORNET EN 3D "The Green Hornet" n'est un comic - movie inutile, qui se laisse regarder (uniquement en 2D, car la 3D, ne sert à rien). Quelques scènes droles mais sinon aucune bonne interprétation, dommage. Gondry ici n'a pas fait mouche.
Je m'attendais a plus de folie de la part de M. Gondry. La 3D est plutôt bien exploité mais le film est un peu monotone et S. Rogen nous lasse à force.
le film a une outrance sympathique, qui n'est pas sans faire penser aux vieux slapsticks, et c'est visuellement plutôt réussi, il manque juste un scénario...
Très étrange ce Frelon Vert, le blockbuster (en 3D mais pas vraiment j'y reviendrai) de Gondry produit par Neal Moritz et écrit par Seth Rogen Et Evan Golberg. Premierement la patte de Gondry ne se sent qu'à quelques instants (assez vain, il faut le reconnaitre) le bonhomme avait surement besoin d'argent. La réal' est efficace durement les scènes d'action (c'est pas du Mc T non plus faut pas déconner), usant d'effets de style fun (à utilisation unique) mais dénué de sens ( genre Timur Bekmanbetov), et assez classique le reste du temps. Les scènes d'action, même si le coté comics pardonne assez mal l'incrédibilité, sont ultra-bourrine, pas trash pour une cahuète, et assez marrante par instant. Ce qui reste le point fort du mal, malgré ses moultes défauts, reste l'écriture, non pas dans l'articulation sérieuse d'une série B, mais dans l'explosion du schéma classique de la caractèrisation (le side-kick est le perso principal, macho, égocentrique et assez drole... Seth Rogen comment lui en vouloir). Reste trois problèmes, Keto parle avec un accent chinois insupportable (n'ayant pas vraiment été caractèrisé), Cameron Diaz joue la bombasse à 40 ans (ça doit être pour son sourire) et Christopher Waltz est très loin du charisme d'un Inglorious Basterds (étant un classique méchant de film à la Tchéky Keryo dans BAD BOYS). Une déception certes, attendue pour ne pas mentir, une 3D rageante car inexistante, reste que le film remplit honnetement son statut de divertissement d'une heure et demie, jamais chiant, malgré ses défauts innombrables, c'est le film de JANVIER (sans conccurence).
Comment peut-on, après "Kick-Ass" et "Watchmen", proposer un comics-movie aussi poussif et convenu ? Certes, "Green Hornet" rutile de sa luxueuse technique et il y a deux ou trois blagues qui font mouche, mais à part ça, c'est le niveau zéro : humour éculé (du sous-sous-Apatow), pas une idée originale dans le script et des scènes d'action au mètre comme on en voit dans n'importe quel blockbuster. Bref, ce frelon vert nous ennuie ferme (et ce n'est pas la 3D, toujours aussi moche et inutile qui vient éveiller notre attention). Quelque part, Gondry le caméléon a réussit une nouvelle mue : il s'est fait un parfait et insipide tâcheron hollywoodien. Pour notre malheur.
Un bon film de super héros, avec la touche délirante du frenchy Michel Gondry et le génial Christoph Waltz qui vole à nouveau la vedette au reste du cast !
Un très bon film d'action basé sur un comics, celui du "green hornet" où les doses d'humour permettent une "pause" dans les scènes d'action. À voir pour le duo déjanté Rogen/Chou.