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GARAL
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3,5
Publiée le 3 septembre 2026
Intéressant du point de vue documentaire sur l'état d'esprit des habitants des Länder de l'Est de l'Allemagne auourd'hui.. A quoi peuvent rêver des jeunes nés après la chute du mur dans une région où la notion même d'identité est complexe ? Sont ils forcément attirés par les sirènes de la société de consommation de l'Ouest ? Et les plus agés sont ils forcément nolstagiques de leur passé sur cette terre ? Le film donne des pistes même si lle récit cafouille un petit peu par moments.
Léa a 16 ans, un petit frère, une grande amie, des parents récemment divorcés, et une tante qu’elle admire. Au cœur des forêts majestueuses de l’ex-Allemagne de l’Est, ses grands-parents gèrent un hôtel au passé glorieux aujourd’hui menacé par la faillite. Dans cette famille, chacun cherche sa place et son horizon. Léa, elle, a un talent pour le chant, et se prépare à participer à une émission de téléréalité.
J’ai eu du mal, dans un premier temps, à saisir l’objectif de la réalisatrice jusqu’au moment où le producteur de l’émission de télé-réalité demande à Léa de révéler quelques aspects de sa vie intime pour pimenter l’émission. C’était pour moi le moment pivot du scénario, Léa se fige totalement, se ferme comme une huître et ne se prête pas au jeu. Serge Tisseron, psychiatre français parle d’extimité en 2001, terme qui désigne le besoin de dévoiler des fragments de sa vie intime pour obtenir la validation d'autrui et renforcer sa propre estime de soi. Sous les paillettes, le fard et les lumières de la téléréalité se cache une jeune fille qui porte en elle les cicatrices d’un passé lourd que presque toute sa famille ignore, cette jeune femme restera dans son cocon, le papillon n’est pas prêt à ouvrir ses ailes . Il en va ainsi pour tous les membres de la famille, chacun avec des problèmes différents. Tout est construit sur des fractures, le renouveau nécessaire s’envisage sur des fondations friables. Ces histoires de personnes « HOME STORIES » s’inscrivent dans une histoire plus large, en toile de fond, on évoque la réunification de la RDA et et l’Allemagne de l’Ouest. La transformation de l’ancienne usine de textiles en musée symbolise le renouveau. D’autres fantômes du passé sont évoqués, les supposés anciens nazis qui viennent se promener à cheval dans les forêts environnantes passent en pointillé. Une certaine nostalgie fait que le vie est en quelque sorte suspendue et c’est pourtant une naissance et une mort qui vont clore le dernier chapitre et qui projetteront tous les membres de la famille en avant .
Laura a seize ans. Aînée d'une fratrie de trois enfants, elle a grandi dans une petite ville de Thuringe, en ex-Allemagne de l'Est. Ses parents sont divorcés. Sa mère attend un enfant de son nouveau compagnon. Ses grands-parents tiennent un hôtel-restaurant et un centre équestre. Sa tante entend restaurer la vieille usine désaffectée de la ville pour en faire un musée municipal. La qualification de Laura pour une émission télévisée nationale type The Voice oblige cette famille à s'interroger sur elle-même : en quoi est-elle "spéciale" ?
"Etwas Ganz Besonderes", quelque chose de tout particulier. Le titre original allemand fait particulièrement sens. Le titre retenu par les distributeurs français, qui plus est en anglais, est bien plus insipide.
Eva Trobisch avait signé en 2018 un premier film que j'avais beaucoup aimé sur le déni du viol et la résilience, "Comme si de rien n'était". Elle retrouve ici la même sensibilité dans cette fresque familiale polycentrique. La qualification de Laura pour la finale d'un concours de chant - qui sera l'occasion pour son grand père de se rendre en Allemagne "de l'Ouest" pour la première fois de sa vie - en constitue moins le sujet central que le révélateur. C'est l'occasion pour chacun des membres de la famille de Laura d'avoir son mot à dire : son père qui n'accepte pas que sa femme l'ait quitté, sa mère enceinte d'un nouveau compagnon bien falot, ses grands-parents incapables de réaliser que l'œuvre de leur vie, ce chalet merveilleux niché au fond des bois, est en train de faire faillite, Laura elle-même qui devra bientôt entrer dans l'âge adulte....
Le film est au passage un témoignage subtil sur cette Allemagne qu'on disait de l'Est qui, trente ans après la chute du Mur, continue à garder un "mur dans la tête" ("Mauer im Kopf"). Ses populations font face à un double problème. La relation avec leur passé évoquée à travers la réaffectation de l'ancienne usine d'Etat qui employait la quasi-totalité des travailleurs de la ville. La relation complexée avec les Allemands "de l'Ouest", plus riches, plus branchés.
Étant fan du cinéma allemand en général et ayant vu la présence de cet étonnant acteur Thomas Schubert j’y ai traîné ma femme. Honte sur moi à la sortie ( avant la toute fin) vu ce film abscons, on ne sait pas ce que le scénariste a voulu dire, les personnages sont peu gracieux, le décor n’en parlons pas, et Th Schubert n’apparaît qu’à peine qqs minutes sur l’écran d’un ordi
Un film intéressant d'un point de vue civilisationnel sur le fossé qui continue d'exister entre l'Est et l'Ouest allemands. L'image qu'on retire de l'actuelle Allemagne de l'Est est à la fois bucolique mais dont les habitants continuent d'entretenir une relation profonde avec leurs père, tout en retenue, autour de qui gravitent toutes les histoires résume à lui seul toutes les tensions de la famille et un peu du pays et c'est peut etre le sul personnage à qui on a envie de s'attacher.
Home Stories marque le retour d'Eva Trobisch derrière la caméra pour une chronique familiale d'une grande sensibilité. Entre récit d'apprentissage et portrait social, le film observe avec finesse une famille confrontée aux bouleversements du temps, tout en suivant le parcours d'une adolescente qui cherche sa place dans un monde en pleine mutation.
Léa a seize ans. Entre le divorce récent de ses parents, son admiration pour sa tante, la complicité avec son petit frère et l'amitié qui rythme son quotidien, elle traverse cette période charnière où l'avenir semble aussi prometteur qu'incertain. Dans l'ancien hôtel familial, niché au cœur des forêts de l'ex-Allemagne de l'Est et désormais menacé par la faillite, les générations se croisent sans toujours parvenir à se comprendre. Alors que chacun tente de préserver ses repères, Léa nourrit un rêve : faire entendre sa voix lors d'une émission de téléréalité.
Le scénario privilégie les émotions discrètes aux rebondissements spectaculaires. Eva Trobisch construit un récit où les tensions familiales, les difficultés économiques et les aspirations individuelles s'entremêlent avec une grande justesse. L'hôtel familial devient le symbole d'un héritage fragile, tandis que Léa incarne une jeunesse désireuse d'inventer son propre avenir sans renier son passé.
Frida Hornemann livre une interprétation d'une remarquable authenticité. Tout en retenue, elle compose une adolescente sensible et déterminée, dont les doutes résonnent avec beaucoup de vérité. Max Riemelt apporte une belle profondeur à son personnage, tandis que Eva Löbau enrichit le récit d'une présence chaleureuse et nuancée.
La mise en scène privilégie une approche naturaliste, laissant les paysages de l'ex-Allemagne de l'Est dialoguer avec les émotions des personnages. Les forêts, les couloirs d'un hôtel autrefois prospère et les espaces du quotidien deviennent les témoins silencieux des transformations familiales et sociales. La photographie lumineuse et le rythme contemplatif renforcent cette impression de douceur mélancolique qui traverse l'ensemble du film.
Au-delà de son récit initiatique, Home Stories interroge la transmission, la mémoire familiale et les rêves d'une nouvelle génération confrontée à un monde en constante évolution. Sans jamais céder au pathos, Eva Trobisch livre un portrait profondément humain où chaque personnage cherche, à sa manière, un équilibre entre fidélité au passé et désir d'émancipation.
Délicat, sincère et profondément émouvant, Home Stories confirme le talent d'Eva Trobisch pour observer les fragilités humaines avec une grande justesse. Une chronique familiale lumineuse, portée par des interprétations remarquables et une écriture d'une rare sensibilité.
Telle est la signification de Etwas ganz Besonderes, le titre original de notre film d’aujourd’hui. En vérité, je cherche encore. Ce film choral de près de deux heures, n’en finit pas de commencer, puis se traîne en longueur à force de trop nombreuses scènes répétitives, jusqu’à une fin molle à souhait. Bref, non seulement je n’ai pas beaucoup aimé ce drame familial signé par l’allemande Eva Trobisch, mais je n’y ai pas compris grand-chose. Léa a 16 ans, un petit frère, une grande amie, des parents récemment divorcés, et une tante qu’elle admire. Au cœur des forêts majestueuses de l’ex-Allemagne de l’Est, ses grands-parents gèrent un hôtel au passé glorieux aujourd’hui menacé par la faillite. Dans cette famille, chacun cherche sa place et son horizon. Léa, elle, a un talent pour le chant, et se prépare à participer à une émission de téléréalité. La réalisatrice peine trop à faire exister et nous passionner pour ces personnages. Et donc, à donner corps à ce portait de famille à travers lequel elle a tenté de nous raconter les dommages collatéraux toujours prégnants de la réunification, mais hélas, sans jamais y parvenir. Entre ambition et prétention, le début du long métrage est particulièrement brouillon, -sans doute est-ce volontaire -, , et il faut un certain temps pour comprendre qui est qui dans ce portrait complexe d'une famille éclatée. Peu à peu, les grandes lignes des différentes intrigues apparaissent tout de même : une relation père/fille, pour ce qui est de l'intime, et le passé mal digéré de l’ex RDA, où se situe l'action, pour l'aspect politique et social. Mais rien de structuré de manière claire, avec une profusion de scènes plus ou moins compréhensibles, et de personnages secondaires sans intérêt. Bref, tout semble à peu près se valoir dans le film. La réalisatrice paraît brouiller les récits, sans se soucier de son cheminement, voire de leur intérêt. Et dans ce maelström poussif, chercher une quelconque émotion relève de l’impossible. « Qui trop embrasse, mal étreint » dit le proverbe. la vielle sagesse populaire se trompe rarement. Côté casting, la jeune débutante Frida Hornemann est loin de m’avoir enthousiasmé. Bien sûr, des acteurs allemands comme Max Riemelt ou Eva Löbau, font le boulot au sein d’une distribution aussi pléthorique qu’inégale. Donc, ce n’est pas non plus de ce côté-là qu’on trouve notre bonheur. Grosse déception, car, je le répète, l’ambition était louable, mais le résultat est navrant. Rien à ajouter.
Home Stories est un film où les lieux semblent plus vivants que ceux qui les habitent. Dans cette ancienne Allemagne de l'Est, les maisons, les forêts, le château ou encore l'hôtel familial portent le poids d'une histoire que chacun continue de traverser sans vraiment parvenir à s'en détacher. Les personnages évoluent dans un quotidien où l'autrefois influence encore les décisions du présent, comme si la réunification avait laissé des cicatrices invisibles dans les relations familiales autant que dans les paysages.
Au centre de cette chronique se trouve Léa, 16 ans, ballotée entre deux foyers après le divorce de ses parents. Son désir de participer à une émission de téléréalité dépasse rapidement le simple rêve artistique. Le chant devient un espace où elle échappe aux silences des adultes, à leurs renoncements et à une mélancolie qui semble contaminer chaque membre de la famille. Alors que les adultes regardent derrière eux, l'adolescente cherche encore un endroit où construire son identité sans porter le poids de toutes les générations précédentes.
Le film développe avec justesse cette idée d'une transmission devenue fragile. Les personnages ne se disputent pas seulement un patrimoine ou un lieu, ils peinent surtout à partager une mémoire commune. Les bâtiments, eux, semblent conserver davantage de souvenirs que les êtres qui les occupent encore. Cette présence presque organique des décors installe une tristesse diffuse qui accompagne le spectateur jusqu'au dernier plan.
C'est pourtant aussi la principale limite du film. En multipliant les trajectoires, le récit dilue progressivement sa puissance émotionnelle. Plusieurs personnages n'ont pas le temps de développer pleinement leur évolution, tandis que Léa apparaît comme le véritable cœur dramatique de l'histoire. Chaque retour vers son regard redonne au film une intensité qui manque parfois aux autres fils narratifs. Un récit davantage centré sur elle aurait probablement permis de renforcer la cohérence émotionnelle de l'ensemble sans sacrifier la richesse des thèmes abordés.
Entre l'ambition et la prétention, la pellicule se révèle parfois bien mince et Home Stories pourrait constituer un bon exemple en la matière, même si d'aucuns devraient y trouver leur bonheur. Le début du long métrage d'Eva Trobisch est particulièrement brouillon, quoique cela soit voulu, évidemment, et il faut un certain temps pour comprendre qui est qui dans ce portrait complexe d'une famille éclatée. Peu à peu, les grandes lignes des différentes intrigues apparaissent tout de même : une relation père/fille, par exemple, pour ce qui est de l'intime, et la passé mal digéré de la RDA, où se situe l'action, pour l'aspect politique et social. Mais rien de structuré de manière claire, avec une profusion de scènes plus ou moins compréhensibles, liées à des personnages qu'on qualifiera de secondaires, faute de mieux, car tout semble à peu près se valoir dans le film, y compris un télécrochet qui concerne la plus jeune des protagonistes, la seule d'ailleurs à bénéficier d'un traitement développé. La réalisatrice paraît vouloir montrer en priorité son geste artistique et son brio narratif, en brouillant les récits, sans se soucier de son cheminement, voire de son intérêt. Et dans ce maelström guère fluide, chercher une quelconque émotion ressort hélas du fantasme absolu.