Dans la continuité d’Outsiders, Coppola continue d'aborder le thème de l'adolescence et plus précisément de la délinquance à travers Rusty James, où l’on retrouve une certaine mélancolie d’un passé révolu. Il met en avant ici les liens familiaux, ainsi que la jeunesse, l’humain, la vie ou encore la délinquance. Très bien écrit, l’œuvre prend vraiment une dimension forte, immersive, attachante et grandement émotionnelle, bénéficiant aussi d’un noir et blanc très bien expérimenté par Coppola, tandis que l’on baigne dans une ambiance envoutante et fascinante, alors que Matt Dillon et Mickey Rourke sont grandement charismatiques (et Stewart Coppeland livrant une mémorable bande-originale).
Un grand film c’est un petit miracle. La combinaison d’une bonne histoire, de personnages intéressants, d’acteurs impliqués et talentueux, des techniciens doués, un bon montage et j’en passe; mais aussi d’une mise en scène inspirée. Rusty James a ce dernier élément, Coppola maitrise son art dans ce film, compose des plans soignés et manie sa caméra avec maestria. Mais ça n’a pas suffit pour vraiment me plaire. L’histoire et les personnages ne m’ont pas du tout intéressé, je les ai même trouvé pour certains à la limite du ridicule. Seul celui de Motorcycle Boy a quelque peu éveillé mon intérêt. Du coup je me suis rapidement retrouvé devant un bel objet mais sans intérêt, une œuvre bien polie mais sans base, un joli paquet mais vide.
un très beau film au noir et blanc magnifique, à l'histoire simple et belle, au casting impressionnant et en forme (hopper, lane, rourke, dillon, waits, fishburne...). un grand film intemporel. indispensable.
Ce film brille par sa vacuité. Et en plus il a pris un sacré coup de vieux. Le personnage de Rusty James est un adolescent insupportable qui ne pense qu’à se battre pour tenter d’égaler son frère aîné, Motorcycle Boy, qui était le boss du quartier. Matt Dillon fait ce qu’il peut pour incarner ce personnage qui ne sait pas où il va. Mickey Rourke a moins de temps d’écran et pourtant c’est rapidement lui qui attire toute l’attention. Tout comme Rusty James, on cherche à comprendre son attitude désabusée. Mais franchement, ca ne mène à rien. Tout ça n’a aucun sens et la fin ridicule finit de me convaincre que je viens de perdre 2h.
Après "Outsiders" qui traitait un peu du même sujet à une époque différente, Coppola retrouve Matt Dillon qu'il place cette fois en vedette, et adapte un livre culte des ados U.S. en signant une oeuvre insolite sur la fureur de vivre des années 80, et surtout le mal de vivre de certains ados, tout en apportant une réelle émotion. Un poème urbain désespéré et mélancolique, à la beauté visuelle incontestable grâce à la photo en noir et blanc, porté par des acteurs exceptionnels. Un film d'auteur, et un grand Coppola.
Le réalisateur d’Apocalypse Now (1979) a réalisé avant de conclure sa saga sur le Parrain, ce petit film adapté du roman de S. E. Hinton. Rusty James (1984) est un drame sociale qui nous raconte les déboires de certains adolescents aux Etats-Unis dans les années 70. Il y est question de bandes rivales, de secrets de famille et de fraternité entre frères, dont l’un est un jeune délinquant et l’autre, possède une solide réputation, celle du légendaire « Motorcycle Boy ». Francis Ford Coppola allie ici un scénario assez simpliste, à une sublime qualité photo en noir & blanc et à l’immense distribution dont fait preuve son film, dans laquelle on retrouve dans les rôles principaux : Matt Dillon, Nicolas Cage, Chris Penn & Laurence Fishburne. On se régalera encore du superbe jeu d’acteur de Mickey Rourke aux côté de Dennis Hopper, dans ce drame où l’émotion et la soif de vengeance se font sentir du début à la fin.
Après l'énorme échec de "Coup de coeur", Coppola se retrouvait acculé par les dettes (même si ce ne fût pas son dernier gros échec) et se tourna vers un cinéma plus modeste avec une nouvelle génération d'acteurs. On peut voir ce film comme un prolongement de "Outsiders" en tout cas, il en reprend les thèmes et l'acteur principal : M. Dillon. Ce dernier démontrait alors qu'il était la future star du cinéma US grâce à un jeu nerveux, une vraie présence et un physique avantageux. Dans son N&B somptueux, Coppola signe quelques plans d'une beauté à couper le souffle tandis que ses scènes du début confirment qu'il n'a rien perdu de son talent malgré un budget plus restreint. Toujours avide d'expérimentations (notamment sur le montage), il confirme son génie du cadre et de la direction d'acteurs. Après avoir tourner avec la crème des acteurs des 70's, il lance toute une nouvelle génération appelée à régner sur Hollywood : M. Rourke, son neveu N. Cage, la magnifique D. Lane, C. Penn ou encore L. Fishburne (plus D. Hopper pour encadrer le tout). Un film sur (une certaine) adolescence magnifique et hyper adulte, plus métaphysique parfois, formellement magnifique, bien interprété mais plus destiné à un public mature. D'autres critiques sur
Reléguant volontairement l'intrigue au second plan, Coppola accomplit dans "Rusty James" un très beau travail formel qui empreinte certains effets à l'esthétisme publicitaire, mais qu'il parvient à transcender. S'ouvre ainsi un univers original et parcouru par une inventivité jamais remise en cause. (comment passer à côté des superbes scènes oniriques qui ponctuent cette oeuvre foncièrement expérimentale). A sa sortie, le film fut accueilli avec dedain (tout comme d'autres films contemporains du cinéaste) mais demeure une réussite majeure qui révéla toute une génération d'acteurs (Matt Dillon, Mickey Rourke, Nicolas Cage et la belle Diane Lane).
Il y a du guest dans ce film de Coppola, c'est le moins qu'on puisse dire, même si notre regard sera davantage portée sur le jeu du jeune Matt Dillon, qui est à mon sens, excellent. Francis Ford Coppola met en scène une histoire de délinquance juvénile où ces jeunes aspirent à devenir comme leur idéal, à savoir le grand frère, qui constitue à leurs yeux, la génération supérieure. Une somptueuse mise en scène en noir et blanc qui manquera toutefois d'éléments émotionnels. Les personnages, même s'ils offrent une bonne prestation, ne nous sont pas assez présentés au point de nous empêcher un investissement total. Toutefois, on notera la qualité de réalisation et de photographie qui ne sera pas encouragée par ce scénario inachevé ou du moins, inapprofondi. Le monde de "Motorcycle boy" et de ses idolâtres ne passionne pas plus que ça.
Un film qui se regarde surtout pour la mise en scène plus que maîtrisé de Francis Ford Coppola, accompagné,qui plus est, d'un noir et blanc sublime. Chaque plan pourrait être encadré et affiché dans une expo photo. Côté scénario j'ai l'impression d'être passé un peu côté. Mickey Rourke campe une sorte de Marlon Brando époque "l'équipé sauvage" repenti et philosophe, admiré par son frère (Matt Dillon). On retrouve les archétype déjà vu 100 fois des voyous bagareurs en blousons noirs. Rien de très original... A voir quand même.
De Copolla on retiendra bien sûr les Parrain et autre Apocalypse Now, mais il ne faudrait pas oublier le reste de sa filmographie, et Rusty James est un de ses films plus méconnus. C'est le jeune Matt Dillon qui tient ici le rôle principal, et il y est très bon, seconde par l'excellent Mickey Rourke. Ce qui frappe en première dans le film, c'est son esthétique... C'est beau, l'utilisation très rare de la couleur (seulement sur les poissons), les plans sublimes avec la lumière très travaillée, c'est très beau. Il y a ensuite le casting, et c'est très sympa, en plus de Dillon et de Rourke, de voir les jeunes Chris Penn, Lawrence Fishburn, Dennis Hopper et Nicolas Cage dans un de leur premier rôle. L'histoire est celle d'un gosse paumé, Rusty James, fasciné par son frère, et écrasé par la réputation de celui-ci... Et on comprend pourquoi tant le Motocycle Boy (le nom de son frère) est charismatique et fascinant. Il a quelque chose de très calme, de très impressionnant (en témoigne son iconique première apparition), qui a tendance à reléguer Rusty James au second plan. Après le film n'est pas dépourvu de défaut : par moments le manque d'enjeu clair et précis rend le tout un peu mou, mais dans l'ensemble ça reste un beau film de Copolla.
Malgré un casting hors pair, les excellentes interprétations de Mickey Rourke et Matt Dillon, ce film se perd dans une explication pseudo-intellectuelle sans fondement en se prenant beaucoup trop au sérieux et en devient du coup littéralement inaccessible et incompréhensible. Un bide retentissant devant autant d'arrogance.