Rusty James
Note moyenne
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117 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 octobre 2010
Ce film culte est allé droit dans mon cœur de rebel! A voir et revoir.
Cathedrale
Cathedrale

101 abonnés 171 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2012
Le p'tit poisson motorisé agite sa queue flashy, les ombres suintantes s'accrochent au bitume amer, en dehors du cadre, de l'esprit, la mer, palpitante et merveilleuse, séduisante et paresseuse, don't worry Rusty James, je te porterai. Gamin paumé et inconscient, enveloppé de brume, pot d'échappement, gigote, au rythme d'une B-O fringante. Coppola, une fois de plus, nous trimballe dans un rêve, dans un cauchemar, sans fin et sans limites, on se cogne, on trébuche, de plan en plan, coup de bâte coup de langue, les lèvres collées au goulot d'une bouteille à moitié vide, on ressort changé de ce voyage initiatique, complètement ivre.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 novembre 2017
Les tribulations d’un jeune dans la ville. Le style est plutôt réaliste mais l’ensemble est d’un ennui mortel. Le noir et blanc ne fait pas tout.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 juin 2020
En cette année 83, Francis Ford Coppola sort deux longs métrages : "Outsiders" et "Rusty James". Ces derniers présentent plusieurs points communs. Ce sont deux adaptations de romans de S. E. Hinton abordant des thèmes similaires et nombreux sont ceux ayant travaillé sur les deux tournages, à commencer par l'acteur principal Matt Dillon. Ce "Rusty James" est toutefois décevant. Si on retient la qualité de la mise en scène de Coppola et son casting de jeunes talents, le reste peine à convaincre et il ressort de ce film une impression de vacuité. Cette impression vient surtout du scénario qui mélange prévisibilité et néant pour un résultat au mieux inintéressant. "Rusty James" est assurément un film mineur et oubliable dans la filmographie de Coppola.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2019
Quelle belle découverte, on pense à Tetro, ou à la Fureur de vivre. Coppola tourne des scènes construites avec force en s'appuyant sur une galerie de jeunes acteurs convaincants: le mutique Rourke, Cage se prenant pour James Dean, la débutante Sofia et aussi Matt Dillon.
Certains thèmes à n'en pas douter sont inspirés de vécu personnel, le modèle du grand frère de qui s’écroule, par exemple.
Le noir et blanc sied parfaitement aux ciels nuageux, aux bas fonds sordides, la caméra parfois onirique, stylise et distille des plans limpides, sur une musique déroutante. Seuls deux poissons apporteront de la couleur à ce mélodrame.
Voila une œuvre personnelle attachante. Festival Lumière -octobre 2019
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 décembre 2013
Après le bon "Outsiders" Francis Ford Coppola remet ça avec un film sur la jeunesse malheureusement la magie ne prend pas comme avec le précédent la seule chose que je retiens est le casting qui est très bon pour le reste c'est un film très ennuyeux au scénario limité, on ne sait pas ou il veut en venir ce qui rend le tout assez léger et décevant.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2020
Francis Ford Coppola est sorti éreinté de la décennie 70 en même temps que couvert de gloire. En quatre films il a récolté pas moins de 9 Oscars et 2 Palmes d'or à Cannes. Venu à bout du tournage dantesque d'"Apocalypse now" et revenu d'une grave dépression, l'encore jeune réalisateur (40 ans en 1979) est soudain pris de mégalomanie. Ayant fondé sa propre société de production (American Zoetrope) depuis 1969, il se lance dans la réalisation de "Coup de cœur" (1980), romance musicale "kitchissime"ur la classe populaire américaine, illuminée par les sunlights et bardée de néons. C'est un bide aussi retentissant que son budget est colossal, obligeant Coppola à revoir très vite ses ambitions à la baisse. Adaptant "Outsiders", un roman de S.E. Hinton, il se réapproprie le film de bande, popularisé dans les années 50 par les films de Laszlo Benedek ("L'équipée sauvage" en 1953), Richard Brooks ("Graine de violence" en 1955) et Nicholas Ray ("La fureur de vivre" en 1955). Il en reprend les thématiques essentielles, notamment le déterminisme social en le nimbant du naturalisme d'un John Ford et d'une esthétique flamboyante empruntée à des films comme "Autant en emporte le vent" (Victor Fleming en 1939) ou "Duel au soleil" (King Vidor en 1946). Une esthétique rendue possible par le long intermède champêtre introduit au milieu du film par Coppola que Stephen H. Burum, son chef opérateur inonde de couchers de soleil magnifiques plus vrais que nature. Pendant le tournage il prépare un autre film sur l'adolescence rebelle, "Rusty James" lui aussi inspiré d'un roman de S.E. Hinton et beaucoup plus introspectif quoique encore très marqué esthétiquement, cette fois-ci par un noir et blanc tranchant au possible. Rusty James (Matt Dillon), chef de bande dans un quartier de Tulsa vit dans l'ombre tutélaire de son frère aîné, le Motorcycle Boy (Mickey Rourke) qui avant lui régnait sur le quartier. Le thème de la famille, central chez Coppola parcourt toute son œuvre et c'est ici à son frère, August, chef de bande dans sa jeunesse, devenu professeur de littérature qu'il rend hommage en raison de la profonde admiration qu'il lui porte. Difficile donc pour le cadet de se faire une place quand sur les murs de la cité est encore inscrit : "Ici règne le Motorcycle Boy". C'est au cours d'une bagarre que Coppola filme comme un hommage à "West Side Story" (Robert Wise en 1961) que le grand frère surgit comme revenu d'entre les morts après plusieurs mois d'absence. Une longue déambulation s'ensuit au cours de laquelle l'aîné sorte d'ectoplasme, revenu de tout à seulement 21 ans intime à son frère de choisir une autre voie que l'impasse dans laquelle l'ont conduit ses années d'errance qui lui ont amèrement fait comprendre la vacuité de l'existence. L'exemple de leur père (Dennis Hopper) ancien avocat perdu dans l'alcool suite à la fugue sans retour de sa femme ne suffisant pas à convaincre Rusty James de s'émanciper de son mimétisme, le Motorcycle Boy illustre son propos devant une vitrine d'animalerie où des combattants du Siam séparés par une vitre se battent avec leur propre reflet. Cette métaphore animalière fort joliment illustrée par les seules images en couleur (rouge et bleu) du film sera reprise dans le titre américain du film: "Rumble Fish". Ce long échange qui s'apparente tout à la fois à un chemin initiatique et à une dérive suicidaire pourrait s'avérer un peu redondant et artificiel s'il n'était en permanence rehaussé par les partis pris esthétiques de Coppola qui à travers l'usage du noir et blanc use de toute sa maestria technique pour surprendre, imprimer sa marque et rendre hommage à différents courants cinématographiques comme l'expressionnisme allemand, le film noir mais aussi à Orson Welles et à Carol Reed ("Le troisième homme"). Les ruptures de rythme sont encore accentuées par la bande originale syncopée et métallique composée par Stewart Copeland, le batteur de Police. Coppola en permanence sur la tangente, frôle à plusieurs reprises le grotesque mais ne s'appesantissant jamais outre mesure, il se rétablit à chaque fois en as de la caméra qu'il était et demeure ("Tetro" et "Twixt"). L'exercice de style est une entreprise périlleuse qui montre souvent les limites de réalisateurs qui se croyant arrivés, estiment pouvoir se suffire à eux-mêmes. Coppola a payé pour le savoir avec "Coup de cœur". Le deuxième essai a été le bon. De leur côté Mickey Rourke et Matt Dillon superbement filmés et beaux comme des demi-dieux ne pouvaient rêver meilleur tremplin pour leurs carrières.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juillet 2011
Coppola, toujours délicat de critiquer ses films cependant, s'il est bien réalisé, que la photographie est bonne, que le casting est impressionnant et que le noir et blanc est un choix courageux, il n'en reste pas moins qu'on s'ennuie et qu'au lieu de mettre à contribution toute sa famille, il aurait mieux fait de se concentrer un peu sur l'intérêt profond du scénario. Bref, en demi-teinte!
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2022
Mon frère ce héros !
Un conte mélancolique qui fascine plus par sa mise en scène en noir et blanc virtuose, et son casting dément, avec notamment un Mickey Rourke magnétique, que pour son scénar pas super captivant
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2020
Un film en apparence assez mineur dans la filmographie de Coppola par rapport à ce qu'il fit par la suite. Et pourtant, le génie du cinéaste est là, à travers les plans en noir et blanc magnifiques, dans une ville où ombres et lumières cohabitent pour former une superbe photographie. Il ne se passe certes pas grand chose, mais le vague à l'âme du Motorcycle boy, l'énergie de Rusty James pris entre le désir de s'affranchir de la figure de son frère et le culte pour ce "héros" charismatique, tout ceci pose un portrait de l'Amérique assez désabusée, d'un âge d'or révolu.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 février 2019
Francis Ford Coppola, après une décennie 70’s qui le place comme un top réalisateur avec des films alliant grand public et art&essai (« Le Parrain », « Apocalyspe Now »…), donne dans ce début des 80’s dans le teen movie. Il dira lui-même de ce film à peu près çà : c’est le film de gang ultime pour ado à la sauce art&essai. C’est un film de gang et c’est de l’art&essai ; l’ultime peut être pas. Il est clair que le cadre, le noir et blanc, les ombres, les touches de couleur habilement distillées, l’ambiance conte macabre ; tout contribue à classer ce film dans les projets arty ambitieux. Après, clairement, j’ai un doute sur le fait que les ados eux-mêmes aient accroché (même à l’époque) autant que leurs ainés pour « West Side Story » ou « Le fureur de vivre » entre autres dont on perçoit à quelques reprises les références. C’est beau mais c’est terriblement abscond voire prétentieux. Le propos est creux et d’autant plus creux que les deux frères semblent poser et jouer à côté de leurs baskets. La palme revient à Matt Dillon qui dès la première scène donne l’air d’interpréter une scène pour son cours de théâtre. On attend l’arrivée du cador pour relever le niveau ; mais l’arrivée du fils prodigue, chef de gang tant redouté fait pschitt. Le « Motorcycle Boy » joué par un Mickey Rourke atterré est d’une mollesse incroyable qui rend peu vraisemblable son aura supposé. Un chef de gang en chamallow. A la fin de ce film court qui me sembla long, je me rallie au four de sa sortie aussi bien côté critique que côté spectateur et ne comprend pas aujourd’hui l’aura qu’il affiche auprès de bon nombre de cinéphiles.
tout-un-cinema.blogspot.com
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2012
La même année qu'"Outsiders", Coppola réalisait ce film beaucoup plus réussi qui garde la thématique de la jeunesse des années 80 avec leurs gangs, leur relations avec les filles, leur famille et des jolies motos. Mais ici, le ton est aussi bien léger que mélancolique.. Et si le fond n'a rien d'original, le cinéaste se fait plaisir sur la mise en scène à l'esthétisme extrêmement travaillé qui surprend parfois mais suscite toujours beaucoup d'admiration et qui démontre un vrai sens de la mise en scène (la scène de l'affrontement des gangs est une merveille). Le noir et blanc, les poissons en couleurs, les courtes focales, les plans débullé, "Rusty James" est un vrai festival d'esthétisme qui contribue fortement à créer une atmosphère particulière, amenant de la poésie dans un univers qui n'a rien de poétique. Le tout avec Matt Dillon dans le meilleur rôle de sa carrière, un Mickey Rourke charismatique à souhait et les apparitions de Dennis Hopper, Tom Waits et Nicolas Cage.
CeeSnipes

327 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2013
La même année que The Outsiders, Francis Ford Coppola s’est associé une seconde fois avec S.E. Hinton pour adapter, avec elle, cette fois, Rumble Fish, avec un casting qui lui ressemble.

En effet, on y retrouve Matt Dillon entouré d’un nombre étonnant de jeunes premiers qui réussiront plus tard dans le cinéma comme Nicolas Cage, Laurence Fishburne et Chris Penn. Le film marche très bien dans son premier acte, avec une introduction des personnages efficace et une scène d’action plutôt bien amenée, avec l’arrivée du personnage de Mickey Rourke. C’est malheureusement là que le film s’écroule un peu, et tombe dans une torpeur dont il ne sortira plus, se traînant en longueur avant une fin un peu trop abrupte et pas forcément logique. C’est dommage car les acteurs sont très bons et le noir et blanc est magnifique. Le film n’est pas détestable, il est juste très lent, sans n’avoir réellement quelque chose à raconter. Et ce ne sont pas les apparitions réjouissantes de William Smith, ni la musique pour le moins insidieuse qui parviennent à le sauver.

Rusty James n’est pas forcément un mauvais film, c’est un petit thriller original qui manque un peu sa cible et qui souffrira de la comparaison avec The Outsiders.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2019
Une vraie claque visuelle. Photographie noir-blanc flamboyante, plans sophistiqués, la mise en images de Francis Ford Coppola n’a rarement été aussi envoûtante qu’avec « Rusty James ». Appuyée par son montage et la musique de Stewart Copeland, cette virtuosité agit comme un véritable raz-de-marée jusqu’à en éclipser son scénario et, dans une moindre mesure, son royal casting. La vingtaine en point de mire, Matt Dillon explose en petite frappe vivant dans l’ombre écrasante d’un frangin idolâtré, incarné brillamment par Mickey Rourke. Un film à (re)découvrir alternativement avec « Outsiders », lui aussi adapté d’un livre de Susan E. Hinton.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 septembre 2024
Assez méconnu par son réalisateur, Rusty James de Francis Ford Coppola est un film marquant par sa photographie, sa mise en scène et la découverte de futurs grands acteurs comme Nicholas Cage, Mickey Rourke ou encore Matt Dillon. Pour le reste, notamment le scenario, on reste sur notre fin. Difficile à accroché à l'histoire qui semble être au second plan malgré de bonnes tentatives. Un Coppola memorable technique, mais pas pour son écriture
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