Dumb Money
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David O.
David O.

4 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2023
J'ai bien aimé mais je m'attendais à un peu mieux. Quelques longueurs et le personnage de Paul Dano est assez exaspérant (comme l'original, a priori). Le film essaie de montrer les mécanismes de la bourse (pour amateurs éclairés) et se perd un peu dans les subtilités. Le réalisateur hésite à choisir son camp entre trop technique et comédie. Le film est cependant plus abordable que 'The big short' mais ce n'est pas la comédie comme 'Un fauteuil pour deux'
Nic R.
Nic R.

43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2024
Film valant beaucoup mieux que son marketing, son affiche et son titre.
ça paie pas de mine pourtant on en perd pas une miette. à voir absolument pour les boursicoteurs en herbe!
Wire Allende
Wire Allende

39 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 novembre 2024
En matière de finance, il y a deux "gold standard" : Margin Call et le Big short. Dumb Money tente de recréer la magie de big short mais les acteurs ne sont clairement pas au niveau. La barre était placé trop haute. De plus les différentes histoires sont assez répétitives et la fin tombe assez à plat. Lorsque viendra le biopic sur le Dogecoin, espérons de meilleurs prestation.....DOGECOIN to the MOON
Luwucas
Luwucas

2 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2023
Un sujet complexe et réservé mais très bien traité dans son ensemble qui deviens alors très intéressant et à la portée de tout le monde.
Captivant dans son histoire, personnages pertinents et ancrés dans l'ère d'aujourd'hui.
Beau parallèle avec l'histoire vraie et les archives à la fin.
Carcosa
Carcosa

8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2024
Ce film avait tout pour me plaire, casting au top et histoire intrigante.
Mais je dois reconnaître que je n'ai pas compris grand chose aux mécanismes boursiers, c'est peu clair alors que c'est quand même au coeur de l'histoire.
ElCrakitoDelPampa
ElCrakitoDelPampa

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2024
Très bon film qui raconte une histoire vrai, dont on a pas entendu parler en France, emballant, qui devrait plaire aux gens qui s'intéresse à la finance et trading
Vital_gdb
Vital_gdb

8 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 août 2024
Je viens de finir le films "Dumb Money". Et ce films m'a plutôt ému. Très bon films qui retrace l'histoire d'un leader d'une communauté de petits investisseurs en bourse qui veulent faire renverser la tendance.

Ce que j'ai le plus apprécié dans ce films c'est la façon dont il plonge le spectateur dans le mouvement de la communauté des petits investisseurs.
Le scénario est très bon les jeu d'acteurs parfait. Et le message plus que cohérent
Michel Vandormael
Michel Vandormael

6 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 février 2026
En soi, l’histoire est assez simple mais, même simple lorsqu’il s’agit d’opérations boursières, une telle histoire est fatalement émaillée de termes techniques et c’est là où le scénario est inadapté : trop d’agitation, trop de dialogues qui se chevauchent, trop de tonitruance qui couvre des dialogues pourtant importants du fait de leur technicité. Bref, un sujet très intéressant, raison pour laquelle j’ai visionné jusqu’à la fin, mais assez mal servi.
Gilles HADDAD
Gilles HADDAD

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 décembre 2023
C'est probablement un film intéressant pour celui qui s'y connaît au moins un peu dans le marché boursier. Sinon, on comprend simplement que l'acteur principal a eu le nez creux en pensant à une action et que les petits bousiers l'ont suivi. Rien de plus.
naomi kouame
naomi kouame

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2023
J’ai vraiment aimé ce film et ça même donné envie de m’introduire à la bourse. Beaucoup de culture financière si vous finissez ce film. 8/10
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 804 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2026
Craig Gillespie n'est pas un inconnu du biopic populaire à twist sociologique : I, Tonya avait déjà prouvé sa capacité à transformer un fait divers médiatisé en comédie de mœurs mordante, capable de faire rire tout en désignant les mécanismes de classe qui broient ses personnages. Dumb Money reprend cette martingale et l'applique à un objet plus récent, plus viral, et paradoxalement plus difficile à raconter : la flambée du cours de GameStop en janvier 2021, lorsqu'une communauté d'investisseurs amateurs réunis sur le forum Reddit wallstreetbets, galvanisés par les vidéos d'un analyste financier surnommé Roaring Kitty, a fait s'effondrer plusieurs fonds spéculatifs qui avaient massivement misé sur la chute de l'action. Le film adapte le livre de Ben Mezrich, déjà à l'origine de The Social Network, et déploie son intrigue sur un canevas volontairement large : Keith Gill et sa famille à Boston, une infirmière endettée, un employé de GameStop encore fidèle à son magasin, deux étudiantes criblées de dettes et en miroir, les financiers que cette ascension prend de court, depuis le gérant de fonds qui perd des milliards jusqu'au patron de la plateforme de trading.

La promesse du film est annoncée dès son titre : raconter comment l'argent jugé "stupide" par l'establishment financier (celui des petits épargnants, des étudiants, des infirmières de nuit) a fini par humilier l'argent soi-disant intelligent. C'est une promesse de revanche, mais aussi une promesse de lisibilité : faire comprendre, par le récit, un mécanisme boursier réputé abscons. Mais dès lors, comment filmer un soulèvement qui n'a pas de visage unique, qui ne se joue dans aucun lieu physique identifiable, et dont l'arme principale est un geste aussi terne qu'appuyer sur un bouton d'achat ?

En réponse, Gillespie refuse de centrer le récit sur un protagoniste unique et lui préfère un montage choral. Ce choix est la traduction formelle du phénomène lui-même. Le short squeeze de GameStop n'a pas de chef, pas de stratège unique, pas de figure de proue qui donnerait des ordres — il est une addition de décisions individuelles, prises isolément devant un écran, qui se rejoignent statistiquement en un mouvement de masse. Le montage parallèle, en multipliant les points de vue sans en privilégier aucun de façon écrasante, mime cette horizontalité. Mais cette dispersion a un coût que le film paie sans toujours s'en relever : à l'exception de Gill et de son frère, dont la relation conflictuelle et affectueuse fournit l'un des seuls véritables arcs psychologiques, les autres personnages restent prisonniers d'une fonction plutôt que d'une épaisseur — ils incarnent une catégorie sociale (l'infirmière précaire, l'étudiante endettée, l'employé loyal) plus qu'ils ne deviennent des individus.

Qui plus est, il n'y a tout simplement rien de cinématographiquement excitant à filmer quelqu'un fixer un écran de téléphone en jurant. C'est le nœud que tout film financier doit dénouer, et que The Big Short avait résolu par la rupture frontale du quatrième mur — des personnages s'adressant directement à la caméra pour désamorcer la complexité technique par l'humour et la complicité. Gillespie choisit une autre voie, il sature le plan d'informations visuelles parallèles, des graphiques superposés à l'image indiquant en temps réel la fortune de chaque personnage, et il greffe sur sa fiction un tissu d'images d'archives authentiques, extraits de journaux télévisés, visages réels de commentateurs financiers, et jusqu'aux véritables élues siégeant aux auditions du Congrès, montées en alternance avec les acteurs qui jouent les protagonistes du dossier.

Le motif qui condense le mieux cette esthétique de la viralité est un montage où chacun des personnages, dans son espace respectif, fixe son écran et hurle au même instant une exclamation grossière devant la flambée du cours. C'est un choix de montage qui matérialise la simultanéité elle-même comme principe dramatique — le marché boursier comme expérience collective vécue dans l'isolement, des milliers de solitudes connectées par un même chiffre qui grimpe. Le procédé fonctionne une fois, deux fois, par sa franchise comique et son énergie de montage nerveux ; répété, il s'épuise et finit par tourner à vide, le rythme rapide ne suffisant plus à masquer que la figure, elle, n'évolue pas. Le film sait filmer l'instant de l'emballement collectif, beaucoup moins bien sa durée, sa lassitude, son après.

Il faut alors remonter en amont de l'image pour saisir ce que le film ne filme jamais frontalement mais qui conditionne pourtant tout : la pandémie. Les auditions devant le Congrès se tiennent à distance, par écrans interposés, et les personnages sont constamment montrés confinés chez eux, scrutant les vidéos de Roaring Kitty comme on cherche, en plein chaos, un îlot de maîtrise. Le confinement n'est presque jamais thématisé comme sujet, il reste la condition matérielle structurante de tout ce que le film montre. Cette absence est elle-même un geste de mise en scène, et le révélateur d'un manque : le film capte l'explosion sans interroger le terreau d'ennui, d'angoisse et d'enfermement domestique qui l'a rendue possible.

Du côté des puissants, enfin, la mise en scène opère un geste de séparation aussi simple que signifiant : les financiers, qu'ils soient gérants de fonds spéculatifs ou patrons de plateforme de trading, sont filmés presque exclusivement dans des bureaux clos, des conversations privées, des apartés — jamais en confrontation directe avec les petits investisseurs qu'ils méprisent ou craignent. Aucun champ-contrechamp ne vient jamais réunir physiquement les deux mondes ; ils ne se croisent que par l'écran — celui du cours de bourse, celui des réseaux sociaux, celui, enfin, des auditions virtuelles. Cette absence de rencontre directe montre que la verticalité du pouvoir financier se traduit littéralement par l'impossibilité du regard partagé, par la disjonction spatiale entre ceux qui décident et ceux qui subissent.

En choisissant la dispersion chorale plutôt que le héros unique, la texture documentaire plutôt que l'explication pédagogique, la simultanéité répétée plutôt que la progression dramatique classique, et la séparation spatiale plutôt que la confrontation, Gillespie filme un soulèvement qui ressemble effectivement à ce qu'il a été : diffus, simultané, médiatisé, et au fond, presque impossible à incarner dans un seul corps ou un seul lieu. Mais à force de privilégier la fable sur l'explication, Dumb Money simplifie au point de l'effleurer à peine des mécanismes pourtant cruciaux à la compréhension réelle de l'événement — le paiement pour flux d'ordres, les exigences de dépôt de la chambre de compensation, l'hypothèse d'une collusion entre plateforme et fonds spéculatif. Le film choisit le cœur plutôt que la tête, l'émotion de la revanche. C'est un choix défendable au regard de son sujet de fond mais il laisse le spectateur avec la sensation d'avoir vu les peuples gagner sans tout à fait comprendre comment, ni surtout pourquoi cette victoire, finalement, n'a presque rien changé à l'équilibre du pouvoir qu'elle prétendait renverser. Gillespie filme un soulèvement qui ressemble effectivement à ce qu'il a été : diffus, simultané, médiatisé, et au fond, presque impossible à incarner dans un seul corps ou un seul lieu.
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