Pauvres Créatures
Note moyenne
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778 critiques spectateurs

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159 critiques
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135 critiques
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70 critiques
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Owenlegros619
Owenlegros619

5 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2024
Un film à la fois cru, d’un humour grossier mais convaincant et d’une beauté originale, qui expose un par un des fautes de société avec une transparence inégalée à travers les yeux d’un personnage curieux et évolutif merveilleusement joué par Emma Stone. Une aventure immersive et détaillée, des plans mémorables, des jeux de caméra intelligents et appuyant les émotions ressenties. Une œuvre.
Cadreum
Cadreum

77 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mars 2025
Pauvres Créatures est un film-monstre, une réinvention du mythe de Frankenstein, épousant les contours d’un conte gothique dévoyé en fable féministe. Bella Baxter (Emma Stone), poupée de chair rapiécée par un savant au faciès d’ogre (Willem Dafoe), s’extrait du formol pour conquérir le monde, avec un appétit insatiable d’expériences et de liberté.

Bella, ramenée à la vie, surgit dans le monde comme une esquisse encore inachevée, un corps qui ne sait pas encore son langage. Elle marche en titubant, parle par à-coups, découvre la gravité comme un enfant fait ses premiers pas. Sa conscience vierge, libérée des souvenirs et des conditionnements, fait d’elle une figure inédite : une femme affranchie du poids du passé, un être en devenir, modelé non par la morale ou la tradition, mais par l’expérience pure.

Là où Frankenstein portait sur lui l’empreinte du rejet et de la monstruosité, Bella n’est pas façonnée par le regard des autres, mais par son propre désir d’être. Le monde ne lui impose pas d’emblée un stigmate, il tente de la contraindre progressivement, de la ramener vers des archétypes – épouse, muse, objet de convoitise ou de plaisir. Mais Bella, au lieu d’intérioriser ces rôles, les traverse, les expérimente, les désosse, en explore les limites, refuse la honte avant de les rejeter. Son existence devient un voyage initiatique inversé : elle ne cherche pas à retrouver une identité perdue, elle s’invente à mesure qu’elle avance.

Son voyage n’est pas seulement géographique – de Londres à Lisbonne, en passant par Paris – il est surtout une traversée des normes. Chaque escale est une confrontation, un refus, une destruction joyeuse des codes établis. La sexualité n’est pas un asservissement, mais un terrain d’expérimentation. L’argent, l'amour, le travail, l’indépendance deviennent des outils pour s’inventer, et non des chaînes pour s’attacher. Ce refus d’être assignée à une place fixe fait d’elle une héroïne révolutionnaire, non pas parce qu’elle se bat contre un système, mais parce qu’elle refuse jusqu’à son existence même.

Visuellement, le film multiplie les influences picturales : le surréalisme, l’expressionnisme, les miniatures d’un monde à la fois trop vaste et trop étriqué. Les décors semblent déformés par l’œil d’un enfant ou d’un esprit hallucinatoire, comme si l’univers lui-même n’était pas encore stabilisé, attendant d’être défini par le regard de Bella. Les couleurs explosent, les textures saturent, chaque image semble jaillir d’un tableau fiévreux où le grotesque et la beauté cohabitent. Cette esthétique baroque n’est pas un simple ornement : elle incarne l’impossibilité pour Bella d’être enfermée dans un cadre, Lanthimos matérialise sa liberté intrinsèque.

Mais au fil de son apprentissage, l’image elle-même se transforme. Les distorsions se dissipent, les cadres s’élargissent, le monde cesse d’être un labyrinthe pour devenir un territoire à conquérir.

Même le jeu des acteurs participe à cette mutation : Emma Stone commence en poupée mécanique, gestes saccadés, diction maladroite, et finit en femme souveraine, corps délié, regard sûr. À l’inverse, les figures masculines restent figées dans leur exagération, des pantins grotesques prisonniers de leur masculinité.

À travers Pauvres Créatures, Lanthimos dessine une trajectoire où la liberté ne se négocie pas, où devenir soi n’est pas une conquête mais un droit fondamental.
Nao
Nao

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2024
Aux premiers abords, « Pauvres créatures » est un film très étrange et loufoque. Mais, au fur mesure, on se prend au jeu et on rentre dans son univers.
De par son originalité parfois osée, on comprend vite qu’il ne peut convenir à tous les publics. Pourtant, à travers de superbes décors, costumes et acteurs, il aborde la découverte du monde et de la société en nous invitant à repenser toutes nos règles de bonne conduite.
On sort de la salle à la fois complètement déconcerté et toujours plongé dans son univers. La sensation de l'avoir aimé n'arrive qu'après en avoir discuté.
Myriam Lpz
Myriam Lpz

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mars 2024
Un film à ne pas rater. J’ai adoré les décors, les costumes et les effets spéciaux. Toujours un délice de voir Emma Stone !
iflam
iflam

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 mars 2024
Je déconseille fortement.
spoiler: Apologie du viol, de la torture, de la pédophilie, sous prétexte d'expérience "scientifique", de philosophie café du commerce et finalement d'art. Le titre original est "poor things", en français pauvres choses. Autrement dit apologie de la réification du vivant. Le reste n'est qu'un habillage, certe bien fait, dommage.
Marine S.
Marine S.

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2024
Un film étrange déroutant et envoûtant
Emma stone au sommet de son art
Du cinéma comme on en voit rarement!
Sky
Sky

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 mars 2024
Ma rencontre avec 'Poor Things' s'annonçait pleine de promesses, portée par un casting étoilé et une prémisse qui semblait ouvrir la voie à une riche exploration thématique. Cependant, ce qui devait être un voyage cinématographique audacieux s'est rapidement mué en une déception abyssale.

Le film se pare d'une esthétique visuellement saisissante, où les décors et costumes détaillés aspirent à nous immerger dans un univers à la fois fantastique et décalé. Néanmoins, cette ambition artistique est sapée par une réalisation qui peine à allier forme et fond. Les choix de mise en scène, y compris l'usage d'objectifs fisheye et de séquences monochromes, loin de servir le récit, semblent n'être qu'un artifice distrayant du vide scénaristique.

Ce qui aurait pu être interprété comme une satire mordante ou un humour noir piquant est malheureusement éclipsé par une inclinaison vers le grotesque et le vulgaire, qui heurte plus qu'il ne provoque la réflexion. Le film prétend s'emparer de thèmes féministes, mais ce faisant, il les trahit, offrant une représentation qui frôle l'antiféminisme et qui dépeint une image déformée et perverse de la lutte pour l'émancipation féminine.

La bande-son, plutôt que d'harmoniser ou d'amplifier l'expérience narrative, devient un élément perturbateur supplémentaire, contribuant à une atmosphère d'inconfort qui imprègne toute la durée du film. Le traitement de la sexualité est abordé avec une crudité qui dérange, non pas pour son audace, mais pour son incapacité à intégrer ces éléments dans une trame cohérente, flirtant ainsi avec une obscénité gratuite et irresponsable.

L'aspect le plus troublant réside peut-être dans la légèreté avec laquelle le film aborde des sujets d'une gravité extrême tels que la pédophilie et l'objectification des femmes. Ces représentations irrespectueuses et provocantes constituent une offense non seulement aux personnages du film mais également au public, sapant toute tentative de critique sociale ou de commentaire pertinent.

En somme, 'Poor Things' m'apparaît comme une œuvre manquant cruellement de discernement et de sensibilité, qui non seulement échoue à exploiter son potentiel narratif et esthétique, mais franchit également les limites de la décence et du respect. Un film que je ne peux en aucun cas cautionner, et que je déconseille fortement.
Benjamin Cieslak
Benjamin Cieslak

27 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2024
Spectaculaire!
Dans un univers à la Meliès, Yórgos Lánthimos aligne à la perfection une histoire aussi magnifique que dérangeante.
Ce film représente pour moi l'âme même du cinéma originel...
Et quelle performance d’Emma Stone… elle nous balade à sa guise dans son monde, aussi cruel que jubilatoire
Pauline
Pauline

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 mars 2024
Même si chaque image du film est une œuvre d'art, je n'ai pas aimé, l'histoire m'a mis mal à l'aise, univers glauque. Je n'ai pas aimé, j'avais hâte que ça se termine.
Damien Cougot
Damien Cougot

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 avril 2024
je ne met que rarement de critiques mes la se film au multiple récompense inutile, je l'ai trouvé d'une lenteur abyssal,un scénario qui tien sur un mouchoir ,et puis ces vendu sa en comédie sf moi j'aurais mis sa dans érotique porno tellement que y a de scène et en plus non censuré alors que y a d'autres film qui vont se prendre une censure pour moins que sa ,seul des vicieux pervers seront attiré par se film,et les décor mon dieu que ces laidet la musique vous donne mal au crane même a des moments je coupé le son pour ne plus entendre se supplice,j'ai perdu 2 h 30 de mon temps alors fuyez il ne vous apportera rien et je met 0,5 car je n'ai pas le choix pour moi sa vaut zéro malgré le casting cinq étoiles
Mathymarius
Mathymarius

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2024
Yourgos Lánthimos nous propose une revisite du mythe de Frankenstein.
On suit le personnage de Bella une adulte aux pensées enfantines créé par le docteur fou incarné par Willem Dafoe. Ici on inverse les rôles c'est le savant qui défiguré et la créature qui est magnifique.
Emma Stone réalise une performance hors du commun. On la voit au début régressive avec des gestes robotiques pour finir en une femme analysant son monde et lisant de la philosophie. Bella qui est une expérience devient sa propre expérience d'elle même.Vidée de toute pensée patriarcale, la jeune femme s'émancipe et assume ses propres désirs. Rien n'est malsain dans les multiples scènes de sexe que nous dévoile le réalisateur car il n'y aucune gratuité dans chacun des acte. La sexualité est une partie de l'identité de l'héroïne qui 'interroge sur son féminisme.
Au niveau des autres acteurs, chacun tient une performance remarquable . Notamment Mark Ruffalo habitué depuis quelques années à des blockbusters convenus livre un quelque chose de profond rendant son arc narratif intéressant.
Pour les personnages secondaires, Willem Dafoe, Ramy Youssef sont excellent également.
Je termine par les décors qui sont incroyables kitsch et baroque à souhait. Ce n'est jamais ridicule ou grotesque. LEs paysages représentent un univers poétique et onirique.
Jean-Philippe C
Jean-Philippe C

16 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2024
Mode d'emploi pour ces pauvres créatures que sont les hommes et les femmes au 19 eme siècle....
Belle mise en scène photographie remarquable aident à faire passer la pilule de cet étalage de monstres en tous genre qui défilent devant nos yeux
Laila Ham
Laila Ham

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2024
Un véritable chef d’œuvre. Je me suis, dès les premières secondes, senti en immersion dans un monde aussi étrange qu’intrigant. Le scénario tant que les plans ou encore les sons sont incroyables. Le jeu de rôle d’Emma Stone fut juste fascinant. Très honnêtement et je n’ai pas peur de le dire, l’un des meilleurs film de l’année 2023.
Thierry B.
Thierry B.

30 abonnés 162 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mars 2024
Quel dommage, cela commençait comme un Tim Burton ou un Terry Gilliam. C'est à dire " Original " et très décalé. Pourquoi pas, il en faut pour tous les goûts. J'ai bien aimé la relecture de " Frankenstein " au féminin mais pourquoi sous le prisme de la sexualité omniprésente. Ce film dans les mains d'une réalisatrice aurait été différent, je pense.
Stéphane D
Stéphane D

177 abonnés 2 387 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2024
Quel drôle d'équilibre! On a une revisite de Frankenstein avec un personnage principal féminin (excellente Emma Stone) qui vit une incroyable aventure d'apprentissage de l'espèce humaine. Tout cela entre le ridicule/dérangeant et la tendresse de cet être qui apprend en zigzag tout ce qu'elle peut absorber comme expérience pour étancher sa soif de curiosité.
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