9688 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
778 critiques spectateurs
5
159 critiques
4
288 critiques
3
135 critiques
2
70 critiques
1
61 critiques
0
65 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
JG. C
2 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 21 décembre 2025
Un film monstrueux, dans tous les sens du terme ! Une originalité esthétique et musicale et de très bons acteurs au service d'une histoire folle mais pas dénué d'intérêt. Le côté cru ne m'a pas dérangé, au contraire, cela participe à la singularité du film.
Est-ce un tango à Paris ? Est-ce la vie de Bouddha ? Non, ce sont encore des pensées inutiles et perverses ! Oui, mais avec une bonne GoPro. nb: Le syndrome de Diogène est un trouble du comportement caractérisé par une négligence extrême de l'hygiène personnelle et du domicile, une accumulation compulsive d'objets (syllogomanie) et un isolement social sévère, touchant généralement les personnes âgées mais pas seulement.
Poor Things est une fable baroque et audacieuse qui mêle humour noir, féminisme débridé et imaginaire démesuré. Emma Stone y livre une performance remarquable, oscillant entre candeur et puissance, tandis que la mise en scène de Yórgos Lánthimos transforme chaque scène en tableau grotesque et hypnotique. Le film fascine autant qu’il dérange, proposant une exploration jubilatoire de l’émancipation et du désir. Une œuvre sensorielle, inventive et profondément singulière.
Poor things (pauvres créatures): incroyable film de yorgos lanthimos, interprétation délicieuse d’Emma stone, mark ruffalo (apparition à mourir de rire de Damien Bonnard), photographie, costume, narration aux petits oignons.
Film vu après la bonne surprise de son film d'après (Bugonia).
On reconnaît complètement sa patte en terme d'humour décalé et sa direction artistique. De plus les talents des acteurs de ce film ne sont plus à démontrer.
L'histoire est originale, ce qui est devenu rare ces derniers temps.
Le réalisateur grec nous propose une revisite du mythe de Frankenstein onirique et poétique. Une belle leçon de vie dans laquelle la prestation d'Emma Stone est hallucinante. Drôle, Émouvant, déstabilisant... Pauvres Créatures est une oeuvre vraiment réussie dans laquelle la philosophie n'est jamais ennuyante. Un très bon moment de cinéma, a n'en pas douter!
Visionner un long métrage de Yorgos Lanthimos c'est s'assurer un moment de cinéma atypique et décalé. Une parenthèse surréaliste parfaitement mis en scène par le cinéaste grec. "Pauvres Créatures" ne fait pas exception. Ayant remporté le Lion d'or en 2023, ce film est une belle fable sur la monstruosité et sur la vie en général. Elle commence comme une énième version du "Frankenstein ou le Prométhée moderne" de Mary Shelley pour dériver vers un récit initiatique.
Formellement parlant, "Pauvres créatures" est une réussite. Lanthimos apporte autant de soin à l'ambiance visuel que sonore. Le scénario est, quant à lui, intelligemment écrit avec un petit ton satirique bien senti. Cependant, l'intrigue accuse plusieurs défauts de rythmes et des longueurs. La longue durée du film se fait ressentir. Mention spéciale pour Emma Stone qui livre une prestation incroyable. Une des meilleures de sa carrière.
De ce "Pauvres créatures", je retiendrai donc surtout sa direction artistique, le scénario m'ayant moins séduit. Cela reste un film qui sort des sentiers battus et, rien que ça, ça fait du bien.
Film original et inégal, plutôt agréable à voir sans être un chef-d'œuvre. Le sérieux de l'histoire contraste avec la manière dont c'est raconté et montré. La photographie ne laissera pas indifférent. Excellentes prestations, autant d'Emma Stone que Mark Ruffalo.
L'univers de Yorgos Lanthimos est décidément l'un des plus originaux actuels. La preuve avec ces "Pauvres créatures" qui croise plusieurs mythes pour nous proposer une oeuvre tour à tour déjantée et provocante. La mise en scène brille par son esthétisme baroque que le cinéaste avait déjà employé par le passé. L'oeuvre part de "Frankenstein" pour aborder la question du patriarcat et du pouvoir, avec un savoureux côté corrosif. Le personnage de Bella, à la fois candide, curieux et érotique marque à coup sûr les esprits. Emma Stone est brillantissime.
contrairement à ce qui est indiqué, ce film n'est absolument pas "tous publics" ! Entre les scènes de sexe et celles de "charcutage" humain il y a de quoi perturber des enfants et toute âme sensible. Le sujet est cependant original et Emma Stone livre une performance étonnante.
Pauvres Créatures à une intrigue qui se révèle efficace. Premièrement le film pose rapidement les enjeux et installe une atmosphère captivante. Les dialogues tiennent la route et contribuent à la fluidité du récit. Willem Dafoe et Mark Ruffalo incarnent leurs rôles avec justesse, donnant vie à leurs personnages et renforçant l'impact émotionnels du film. La relation entre les perso d'Emma et Mark est développée avec soin et crédibilité. Certains scènes s'étirent un peu trop, ce qui peut diminuer l'impact de l'histoire. En dépit de moment surprenant, quelques retournements suivent des schémas classiques et sont facilement anticipables. La musique est bien, mais n'est pas toujours marquante et ne reste pas longtemps en mémoire. Ce qui sauve le film, c'est Emma Stone. Elle incarne Bella avec une volonté et un sérieux spectaculaire. Quand elle à du mal à articuler ou à s'adapter au monde, on ressent que Emma dégage une réelle motivation. Cette interprétation nous fait ressentir la transformation : d'une Emma hésitante, en difficulté, à une Emma affirmée et conquérante, dévoilant tout l'étendue de son talent. Emma dévoile un coté d'elle que le public n'avait encore jamais vu, montrant toute sa profondeur et sa polyvalence en tant qu'actrice. Au final, Pauvres Créatures s'illustre à travers la performance d'Emma Stone, que réaliser ses rêves est possible, même quand il faut surmonter de nombreux défis et travailler avec acharnement.
Une esthétique franche et engagée donc forcément clivante et une direction artistique cohérente font de ce film un objet de curiosité. Mais la curiosité est une bonne chose et c'est d'ailleurs l'un des propos du film. Malheureusement le message véhiculé est assez manichéen (tous les hommes sont des monstres répugnants, toutes les femmes sont inspirées et inspirantes) et à la limite du racisme (le seul personnage masculin disposant d'un cerveau et qui n'est ni repoussant ni faible est aussi le seul personnage masculin noir). On pourrait à la rigueur y voir l'expression d'une misandrie crasse assez actuelle si ce n'est que sur le fond, la narration est datée, voir clichée et que le film se veut tout public alors qu'il aurait pu bénéficier d'un avertissement franchement nécessaire pour les plus jeunes. Très surestimé et finalement peu inspirant. C'est peut-être la morale de ce film malgré lui: la curiosité n'est pas toujours récompensée.