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Fpfofp
72 critiques
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3,0
Publiée le 7 janvier 2025
Pas mal. Graphisme, photo, ambiance, bande-son, tout ça tient la route et rend le film original et plaisant. Acteurs très bons, Emma Stone donne du relief à son personnage. Le scénar n'est pas allé bien loin mais l'idée est sympa. Ce que j'ai trouvé pénible, c'est le parti pris d'axer la moitié du film, sûrement plus d'ailleurs, sur le volet sexuel des découvertes et de l'émancipation de Bella. Il y avait tant d'autres angles à explorer. Sans doute un prétexte pour voir Emma Stone à poil ou parlant de Q la plupart du temps. Je ne sais pas qui a réalisé mais c'est un homme, pas besoin d'aller vérifier.
C’est chelou, c’est beau, c’est insolant, drôle, érotique, logique, loufoque, illogique…. Un concentré conceptuel ou l’on voyage dans un univers onirique et pourtant palpable, réel, qui donne envie d’arriver au bout du voyage. Un ovni à voir et peut être revoir pour en savourer la moindre image.
Il faut s'accrocher durant les premières minutes du film, car le film est étrange : les personnages, la manière de tourner, les plans, le décor, le jeu d'acteur... mais au fil des minutes, l'histoire se dessine, les personnages évoluent. Un superbe jeu d'acteurs, des décors somptueux. Du féminisme, de la naïveté, de la luxure, de la monstruosité... un film à part, et Emma Stone remarquable.
Le résumé du film tient en quelques mots : scènes (au pluriel, je précise) de sexe, un frankenstein version moderne, et à la place d'un monstre, on a une blanche neige avec des cheveux longs et toujours avec des manches bouffantes. Pour être franche, seule l'actrice principale remonte la donne, le film en lui-même est une horreur. Je vous conseille très fortement de prendre un temps de réflexion avant de vous lancer...
Très joli angle de vue plutôt étonnant et mélanger de noir et blanc très original, et ingénieurs scène de sexe un peu trop crû, mais sinon je décrirais ce film d'originalité et d'une philosophie magnifique
Comme toujours dans les films de Yorgos Lanthimos, une essence folle et envoutante ressort et envahit les salles obscurs d'un sentiment particulier, entre beauté et déchéance, atrocité et perfection. Pauvres Créatures mélange toutes ces qualités pour en faire une oeuvre à part entière, une toile fantaisiste et irréelle. Bella (Emma Stone), l'héroïne principale, se suicide et est ressuscitée par le Docteur Godwin Baxter (Willem Dafoe), connu pour ses expériences et travaux sur des corps. Une fois réanimée, Bella apprend peu à peu à vivre, présenté par des scènes en noirs et blancs dans lesquelles elle spoiler: tente péniblement d'apprendre le piano ou encore de manger. . Au fil du film, les couleurs, décors et ambiance changent et évoluent drastiquement, en accord avec les apprentissages ainsi que découvertes vécuent par Bella. Elle expérimente ainsi la sexualité avec spoiler: un homme (Mark Ruffalo) qui abuse du corps de cette dernière, et qui finit par la désirer, ou encore en devenant prostituée et s'élève moralement grâce à la lecture, ce qui lui permet d'atteindre une forme d'apogée de pensée et de se trouver une place au sein de la société. La liberté de Bella est mise en avant dans son aventure, faisant de ce récit une ode à la découverte de soi, de notre place dans le monde ainsi que des abus de certaines personnes malveillantes envers les ignorants. Un mélange d'exploration coloré abordant des thèmes sombres, telle est le résumé de Pauvres Créatures, un chef-d'oeuvre du réalisateur grec Monsieur Lanthimos.
Présenté comme l'événement de ce début d’année, "Pauvres Créatures" de Yorgos Lanthimos est un film audacieux et visuellement magnifique qui s’inspire de la célèbre histoire de Frankenstein. Porté par la performance exceptionnelle d'Emma Stone, qui incarne avec brio cette créature à la fois naïve et sauvage, le film explore les excès du patriarcat et de la société bourgeoise à travers une esthétique hyper soignée et excentrique. Si le film brille par son inventivité, son humour noir et son message, il peut quelque peu déstabiliser certains spectateurs par son cynisme et son genre qui bouscule les codes. En résumé, "Pauvres Créatures" est une aventure captivante, menée par des performances solides et une réalisation marquante qu’on n’est pas prêt d’oublier. - 15,5/20 Critique sur Pauvres Créatures (film) Vu le 05.12.2024 sur CANAL+
Pauvres Créatures m’a vraiment surpris de manière positive. C’est une comédie qui arrive à mélanger humour et émotion avec brio. Les personnages sont super attachants, et l’alchimie entre les acteurs fonctionne parfaitement. Il y a des moments vraiment drôles, mais aussi des instants plus profonds qui m’ont touché. C’est un film français rafraîchissant et bien écrit, parfait pour une sortie au cinéma légère et pleine de charme.
A la réflexion, ‘Pauvres créatures’ est une sorte de pendant Freaky de ‘Barbie’, surtout dans sa seconde moitié (qui est également la moins convaincante). Il se destine à ceux qui auraient rêvé que Tim Burton tourne un récit d’émancipation féminine qui se servirait de sa façade absurde pour exprimer des choses sérieuses, et le réalisateur aurait effectivement peut-être validé ces environnements urbains conçus selon une improbable idée “Art-Déco Fantasy”. On y retrouve évidemment aussi quelques manies de Lanthimos, comme le plan “convexe””, déjà abondamment employé dans ‘La favorite”. En filigrane, cet émancipation se traduit dans l’affirmation que, quel que soit son histoire passée et les contraintes auxquelles elle fait face, une femme a le droit, les moyens et le devoir d’inventer qui elle veut être, sans avoir de comptes à rendre. Bella Baxter est en effet le résultat de l’expérience d’un savant détaché de toute contingence morale qui a greffé dans le cadavre d’une femme enceinte retrouvée noyée dans la Tamise, le cerveau de son propre bébé. Quand je ne m’attends pas du tout à une trouvaille scénaristique et que je conviens que j’aurais bien aimé avoir une idée pareille, 50% de la réussite est déjà assurée en ce qui me concerne. Bella possède donc les mouvements hésitants et désarticulés, la naïveté, l’étonnement permanent, la soif de nouvelles expériences d’un nouveau-né, ce qui constitue de toute évidence un formidable terrain de jeu et d’expérimentation pour Emma Stone,. N’étant que pulsions en attente de régulation, Bella découvre fortuitement sa sexualité et décide ensuite de partir explorer le monde pour parfaire son éducation. Toute cette première partie du film en devient une fabuleuse comédie surréaliste car Bella a été éduquée en vase clos dans une optique purement rationnelle et son éducation exige d’elle qu’elle cherche l’optimisation en priorité. Bien qu’elle évolue dans dans une société corsetée, elle n’attache pas de valeur morale à des concepts comme la conversation ou le sexe, et ne trouve aucune explication logique qui lui permette d’appréhender des concepts comme la domination masculine ou la fidélité maritale. ‘Pauvres créatures’ s’inscrit dans une longue tradition d’oeuvres, de ‘Candide’ à ‘Borât’ qui, par le truchement d’un personnage qui ne comprend pas les règles du jeu, met la société face à la vacuité et l’absurdité des règles qui lui permettent de fonctionner. Par après, le film se force quand même à ne plus être aussi débraillé et, à mesure que Bella découvre les aspects les plus sombres de la condition humaine, se teinte d’une réflexion métaphysique et existentielle plus ordonnée et “convenable”.
les films de LAnthimos sont toujours aussi particulier. Ici on plonge dans son univers par le prisme du créateur et de sa créature. Parcours initiatique avec une forte insistance sur l'apprentissage du plaisir qui finalement sert de fil rouge au film. Pour un public avertit.
Poor Things est un film qui, malgré une ambition évidente, échoue à captiver. L'idée de base est intrigante, avec une approche unique du genre. Le scénario peine à trouver un équilibre entre l'absurde et le sens profond, donnant l'impression que les personnages et les situations sont déconnectés et sous-développés. Visuellement, certaines scènes peuvent être admirées, mais elles ne parviennent pas à masquer les lacunes narratives.
Le rythme du film est irrégulier, alternant entre des moments trop longs et des scènes où l’action semble précipitée, sans réelle transition. Les dialogues alourdissent le tout et créent une distance avec le spectateur. Quant à l'émotion, elle semble être absente, ce qui rend difficile toute connexion avec les personnages.
Réalisé par Yorgos Lanthimos, Pauvres Créatures nous plonge dans une fable absurde et envoûtante, où l’étrange rencontre le poétique. Le film suit l’histoire de Bella Baxter, une femme ramenée à la vie par un scientifique excentrique dans une quête d’émancipation. Tandis qu’elle découvre le monde avec une naïveté candide mais une curiosité insatiable, Bella explore les limites de la liberté et les absurdités des normes sociétales.
Note : ★★★☆☆ - (3/5) - Bon
Avec Pauvres Créatures, Yorgos Lanthimos confirme son talent singulier pour le cinéma expérimental et subversif. Le réalisateur nous offre ici une œuvre audacieuse, mêlant grotesque et esthétique impeccable. L’interprétation magistrale d’Emma Stone transcende son rôle, insufflant à Bella une profondeur rare, entre innocence et rébellion.
Visuellement, le film est un véritable festin : les décors baroques, les couleurs éclatantes et une mise en scène inventive nous transportent dans un univers hors du temps. Le scénario, oscillant entre humour noir et satire sociale, interroge les conventions avec une ironie mordante. Cependant, l’approche peut parfois manquer de subtilité, et la lenteur de certains passages pourrait rebuter les moins patients.
Point fort : La performance d’Emma Stone est absolument éblouissante et porte le film avec une intensité émotionnelle qui ne laisse pas indifférent.
Quelques longueurs, visuels impressionnants parfois illisibles sinon creux, jeu quelque peu inégal, construction du récit dangereusement proche du cinéma Disney par rapport aux nombreuses scènes explicites