Quand on sort de ce film, ce qui marque, c'est les décors. Ils sont omniprésents et tous absolument fabuleux. Mais, dans ce film, il n'y a clairement pas que les décors qui fonctionnent. Les acteurs sont magnifiques et le scénario est absolument impressionnant. Puis, même le sous texte est intéressant. Bella n'utilise pas seulement son sexe. Elle découvre la vie avec ce dernier. Le fait qu'elle peut prendre plaisir avec son sexe, le fait qu'elle peut aimer avec son sexe ou même le fait qu'elle peut gagner de l'argent avec. Chez Yorgos Lanthimos, tout est important, que ce soit du moindre détail dans les décors au sous texte soujacent, il nous transmet de nombreuses émotions. Et, c'est cela qui rend son cinéma unique.
J'avais déjà vu the Lobster qui était déjà très très particulier Devant l'avalanche de bonnes critiques de ce film de Yorgos Lanthimos, j'étais vraiment curieux de le découvrir
Le moins que l'on puisse dire est que Lanthimos ne se renie pas sur ce film loin s'en faut. On retrouve un style très particulier avec un scénario complètement absurde et ubuesque. On suit donc cette créature de Frankenstein à travers sa découverte de la vie Côté réalisation c'est difficile de renier le style très audacieux du Grec qui n'appartiendrait presque qu'à lui. C'est magnifique , la photographie est superbe, les décors et costumes magnifiques, le noir est blanc parfait bref c'est très beau. Pour le casting comme d'habitude Lanthimos sait s'entourer. Emma Stone est troublante et tellement ahurissante qu'elle éclipse à elle toute seule un casting pourtant au top d'un Mark Ruffalo bouffie de jalousie en passant par un docteur Frankendafoe qui finirait par être émouvant malgré ses inventions sadiques.
Reste le contenu du film en lui même et c'est là où le bat blesse pour moi. Alors oui c'est loufoque, original, grinçant et drôle parfois. Mais clairement l'éveil à la sexualité de Bella est très (trop) mis en avant, certaines scènes sont clairement de trop et on arrive à se demander si sous des (faux) airs féministes ce film ne transpire t-il pas le sadisme et la mysoginie. C'est déroutant, parfois dégoutant et le passage dans le bordel parisien n'est clairement pas à mettre devant tous les publics. Dommage car ce film a de grands atouts
Franchement une honte de montrer un film avec des références et des visuels pornograhique . Bordel le film n’est interdit q’au moins de 12 ans . Arrêt au bout de 30 minutes les scènes sont choquantes. Franchement le film de plus est trop bizarre avec une histoire dérangée de A à Z
une folle aventure, un film plus que curieux très bien joué par les acteurs principaux. Que de folie du début à la fin, on ne s'ennuie pas une seule seconde.
Je ne comprends pas trop la hype autour de ce film tant il est dérangeant. Je n’ai pas pu aller jusqu’à la fin mais je souligne quand même la performance d’Emma Stone qui est très très bonne
Point positif : Emma Stone crève l'écran. Sinon j'ai trouvé ce film lent, long et en gros trop orienté sur la sexualité...comme si la jeunesse n'était tourné que sur la recherche du plaisir... ça me paraît un peu bateau...et c'est dommage.
J'adore ... J'adore, par contre si tu es neo feministe ou woke c'est sur ce film n'est pas pour toi. La beauté de la femme dans toute son ampleur, j'en croyais pas mes yeux, chapeau a l'actrice Emma Watson .... j'ai adoré les décors, la réalisation, je suis un fan de Tim Burton et cela y ressemble. Je suis pas un specialiste du cinéma je vous laisse voir les critiques spécialisés, mais ca faisait longtemps que j'avais pas vu un excellent film.
Depuis « Canine », j’attendais du réalisateur qu’il me bouscule, c’est chose faite. Comment dire ? Original ? Hallucinant ? Extravagant ? Hors piste ? Détonnant ? Fantastique ? Justement, « Pauvres créatures » est de prime abord fantastique dans son genre cinématographique. Fantastique tapissé de Science-Fiction avec ces décors somptueux qui ravissent l’oeil par leurs couleurs vives. Oeil-de-poisson (fish-eye) et grand angle apportent une dimension à ces décors qui se distordent par endroits lesquels m’évoquent dans une certaine mesure « Le cabinet du Docteur Caligari ». Des décors qui entremêlent passé et futur, ce qui ne me permet pas de définir réellement une époque précise. Contrairement à « Frankenstein » - puisqu’il est impossible de ne pas y faire allusion - « Pauvres créatures » ne semble pas du tout s’inscrire dans une réalité. Quant aux costumes, on se rapproche de la Haute-Couture : flamboyants ! Voilà pourquoi j’ai du mal à penser que « Pauvres créatures » se déroule dans le passé avec sa dimension futuriste. En soi, je ne cherche pas à définir une époque même si par instants elle en donne l’impression, mais préfère opter pour un univers à part entière, reconsidéré et fantasmé par Yorgos Lanthimos, inspiré évidemment par l’auteur du livre Alasdair Gray. Après tout, « Game Of Thrones » a les atours du Moyen-Âge mais rien ne se passe à cette époque, c’est un univers différent.
Un petit mot sur la musique, une perception de dissonance par moments qui apporte une dimension étrange à cet univers particulier.
Dans « Pauvres créatures », il y a création, créativité. Ce récit hors piste est d’une créativité débordante d’imagination, je pense à ces animaux hybrides spoiler: (un cochon-chien, un bull-dog-poule, par exemple)
Cette imagination passe aussi par le physique de Godwin Baxter (impressionnant Willem Dafoe), docteur éminent en chirurgie. Tel le docteur Frankenstein, Godwin Baxter fera preuve d’une créativité extravagante en créant Bella. Et le summum de son imagination - très bien trouvée à mon goût - spoiler: est de remplacer le cerveau d’une mère par celui de son futur nouveau-né qu’elle portait au moment de son suicide.
A l’instant où l’on fait la connaissance de cette créature nommée Bella, le spectateur la découvre spoiler: tel un pantin désarticulé dans ses gestes, dans sa démarche saccadés, désordonnés et dans son langage.
C’est Emma Stone qui prête ses traits à cette pauvre créature. Elle est hallucinante d’incarnation. On la sent complètement habitée et investie par ce rôle. Elle incarne une Bella sans aucune pudeur. L’actrice ne s’impose pas de limite. Et c’est tant mieux pour moi.
Cela ne m’étonne pas de la part de Yorgos Lanthimos qui est pour moi un grand directeur d’acteurs. Comme j’attache plus d’importance au jeu de l’acteur que la mise en scène, je suis gâté avec « Pauvres créatures » où je salue au passage la prestation de Mark Ruffalo sous les traits de Duncan Wedderburn, spoiler: un personnage repoussant et heureusement repoussé plus tard par la belle Bella.
L’enfermement, autre notion que l’on retrouve dans « Canine », le troisième métrage du réalisateur de sa période grecque.
Contrairement à « Canine », il m’apparaît que son créateur n’est animé d’aucun mauvais esprit. Il autorise Bella à sortir mais sous protection rapprochée. Il n’est en aucun cas tyrannique comme l’était le père dans « Canine ». Godwin Baxter ne maintient pas sa créature dans l’ignorance. Il a pour souci de protéger Bella des railleries de la société. Lui semble s’accommoder de son visage monstrueux mais il se refuse que l’on perçoit Bella comme une créature curieuse.
Assez rapidement aux yeux du spectateur, Bella apparaît dotée d’un fort caractère qui va se développer au fur et à mesure de ses pérégrinations : ça passera par la découverte de son corps et des multiples plaisirs qu’elle explorera tout au long de son périple initiatique et à travers une curiosité littéraire.
Au risque de blesser les féministes qui condamnent ce film, « Pauvres créatures » est indéniablement féministe. Alors me direz-vous si vous êtes femme, c’est bien un homme qui peut écrire ça ! Bella est certes victime de sa naïveté mais on y décèle une détermination à disposer de son corps comme elle l’entend. spoiler: Du reste, plus tard quand elle retrouvera l’immense demeure de son créateur, son futur mari Max McCandles (Ramy Youssef) le lui fera remarquer.
Et tout au long de ses voyages, Bella saura s’affranchir de l’autorité des hommes : spoiler: son créateur, le bellâtre Duncan, les clients de la maison close et son mari tyrannique. Un entourage masculin étouffant, asservissant et hypocrite. Trop facile diront les féministes.
spoiler: Pauvres créatures au pluriel est une fausse piste car elles ne concernent pas les deux personnages : Bella et Goldwin Baxter. Les pauvres créatures sont celles qui gravitent autour de Bella, celles citées quelques lignes plus haut.
« Pauvres créatures » est une comédie grinçante pour ne pas dire noire aux accents féeriques délicieusement immorale. Et ça fait du bien. A voir en V.O si vous pouvez pour le jeu des acteurs… et pour Emma Stone qui parle français spoiler: à des clients français comme Raphaël Thiery ou Damien Bonnard...
Bon je suis mitigé, l'idée en soit est originale et bonne, le concept est stylé. Le jeu d'acteur est bon notamment Emma Stone qui s'en sort très très bien. Il y a des visuels intéressants, des belles couleurs. Par contre j'ai eu l'impression que par certains moments le film est interminable et on a des scènes inutiles beaucoup trop nombreuses. Voir une fois ça suffit.
Emma Stone est incroyable dans ce rôle, si gênant, si perturbant, si attachant, avec des décors somptueux, du très grand cinéma comme on aime en voir !
Emma Stone impressionnante dans ce film. L’histoire est pas mal. Des passages marrants. J’ai pas analysé le film comme certains l’ont fait sur le féminisme, la libération de la femme etc… Le personnage est sans filtres, sans éducation, pragmatique, va droit au but et se fiche de ce que les autres pensent. Ca en est interessant.
Film d'une grande originalité. Les moyens sont massifs et bien utilisés. La progression de l'histoire ne vous permet pas de respirer une minute. Des décors et des personnages secondaires top qualité. Les acteurs principaux sont excellents. Et un oscar de plus pour madame Stone. C'est limite porno mais pour la bonne cause. Ce genre de film rend service à toute l'industrie du cinéma souvent décevante et peu ambitieuse..