Tori et Lokita
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Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2022
Tori et Lokita ne dure qu'une heure et demi et pourtant il s'attarde sur des détails et des sous-intrigues franchement pas passionnantes. La dernière partie du film rattrape le tout avec un rythme qui s'accélère
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 octobre 2022
Beaucoup de force au travers de ces 2 enfants qui se battent pour survivre ensemble. Portraits déchirants, dénonciation des procédures migratoires qui entraînent des situations de prise de risque maximum, triste société, triste humanité... Les frères Dardennes filment juste, comme d'habitude.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2022
Tori et Lokita sont deux mineurs subsahéliens immigrés en Belgique. Ils vivent dans un foyer, travaillent au noir dans une pizzeria et se rendent complices de petits trafics pour gagner un peu d’argent. Inséparables depuis qu’ils se sont rencontrés sur le bateau qui leur a fait traverser la Méditerranée, ils se font passer pour frère et sœur. Mais leur histoire ne tient pas devant les services de l’immigration qui, s’ils ont accepté de délivrer un titre de réfugié à Tori, le refusent à Lokita.
Pour obtenir de faux papiers et rester en Belgique auprès de Tori, Lolita est obligée d’accepter le travail que lui confient des trafiquants de drogue sans scrupule.

Depuis un quart de siècle les frères Dardenne nous livrent à intervalles réguliers des drames ciselés au scénario soigneusement écrit, au montage hyper efficace, mettant en scène des héros désespérés, damnés de la terre, filmés souvent de dos, caméra à l’épaule, confrontés à des dilemmes moraux insurmontables. Leur cinéma est encensé par la critique. Chacun de leurs films est sélectionné à Cannes et en repart couvert de gloire : deux Palmes d’Or (pour "Rosetta" en 1999 et "L’Enfant" en 2005), prix du scénario pour "Le Silence de Lorna" en 2008, Grand Prix pour "Le Gamin au vélo" en 2011, prix de la mise en scène pour "Le Jeune Ahmed"…. "Tori et Lokita" est reparti de Cannes en 2022 avec le prix du 75ème, inventé tout exprès pour les frères Dardenne.

Cette avalanche de récompenses peut susciter la lassitude sinon le soupçon. Cette constance à explorer la même veine peut être dénoncée comme l’épuisement d’un genre et l’incapacité à le renouveler. Murielle Joudet dans "Le Monde", l’exprime à la perfection dans sa critique de "Tori et Lokita" : « C’est l’habituel marathon de la souffrance, un peu plus sombre que d’habitude. Consciemment, l’intention des cinéastes reste inchangée : ils veulent éveiller les consciences, faire que les spectateurs « éprouvent aussi un sentiment de révolte contre l’injustice qui règne dans nos sociétés ». Inconsciemment, la mise en scène articule tout autre chose : celle-ci ne provoque plus vraiment d’empathie face à deux héros excessivement sanctifiés, mais un effet de déréalisation face à la démultiplication des malheurs, au dépouillement des décors, et au pessimisme qui semble teinter la conscience politique des Dardenne. Ici, ce n’est pas la violence du monde qui s’acharne sur le noble duo, mais bien plutôt un engrenage scénaristique, reconnaissable au premier plan. »

La critique est pertinente. Elle n’en est pas moins injuste : reproche-t-on à une montre suisse de donner l’heure exacte ?
Certes, le cinéma des films Dardenne n’a pas changé et reproduit de film en film les mêmes recettes éprouvées. Mais il le fait avec une telle efficacité qu’on ne s’en lasse pas. Loin de céder à la facilité, les frères Dardenne, bientôt septuagénaires, filment toujours à l’os, en retirant de leurs scénarios tout ce qui n’y est pas indispensable. Leurs films dépassent rarement l’heure et demie ("Tori et Lokita" dure quatre-vingt-huit minutes) car ils n’ont pas besoin de plus pour produire leur effet et délivrer leurs messages.

Alors, oui : les frères Dardenne ne sont pas des optimistes benêts. Leurs films se terminent rarement par un "happy ending" œcuménique. Et "Tori et Lokita" n’y fera pas exception. Mais c’est peut-être parce que l’état du monde et celui des plus fragiles n’incitent guère à l’optimisme hélas.

Un seul bémol peut-être : la pauvreté de l’interprétation. Dans leurs films précédents, les frères Dardenne savaient s’entourer des meilleurs : Jérémie Renier, Olivier Gourmet, Cécile de France, Adèle Haenel, Marion Cotillard…. Depuis "Le Jeune Ahmed", ils font tourner des quasi-inconnus qui n’en ont pas le talent.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2022
Un film d'une violence inouïe. Les personnages s’enferment dans les sous sols irrespirables et toxiques de cette économie souterraine. On aimerait se révolter mais comme eux on se retrouve asphyxié. Au moment de sortir de la salle obscure, nos poumons reprennent une grande bouffée d'oxygène, mais l'estomac reste noué. Comment ne pas éprouver la nausée devant l'injustice spoiler: d'une jeunesse assassinée
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Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2022
Tori et lokita, récompensé du prix de la 75eme édition du festival de Cannes est un pur film des frères Dardenne. Les frères montrent le quotidien d’un frère et d’une sœur, qui dealent pour payer leurs passeurs, et qui se font raquetter tout ce qu’ils ont. Lokita qui n’a toujours pas ses papiers va alors se mettre en danger pour s’en sortir. Les réalisateurs réussirent à montrer une situation sociale forte et à insérer des moments de tensions. On s’attache à ces deux jeunes comédiens. Pour autant, il manque une certaine saveur à ce film qui laisse un goût finalement assez fade.
Brol le chat
Brol le chat

11 abonnés 153 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2024
Caméra portée, jeunes en galère qu'on exploite et méprise: les Dardenne font du Dardenne et on commence à prendre peur qu'ils ne deviennent comme Ken Loach, à ressasser toujours les mêmes problématiques sociales avec toujours les mêmes abuseurs très abuseurs et les mêmes victimes très victimes. C'est noir et désespérant, oui, mais après?
NardoBordo
NardoBordo

16 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2022
Comme quoi le lieu de naissance influence toute une vie. Un jugement sur les motifs de migration est indécent, vivre. Les frères Dardenne parlent de l'enfance, particulièrement des enfants confrontés à la vie rugueuse des adultes et à une société sans état d'âme.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2022
Comme à leur habitude, les frères Dardenne filment le monde réel sans artifices. Sans avoir signé la charte du Dogma 95, ils sont cependant les derniers à en respecter l'esprit et la forme : montrer sans mettre en scène. Leur cinéma est froid, âpre mais juste.
Ici c'est le quotidien de deux jeunes migrants - dont une en attente de papiers - qui est filmé. L'histoire, très simple, presque banale, a une évidente portée politique : rappeler la violence du statut de migrant et à quoi peuvent être soumis ceux qui prennent le risque de tout abandonner. C'est du cinéma social qui, contrairement à celui de Ken Loach ou de Stéphane Brizé, ne grossit pas le trait. Ce désir de montrer le monde tel qu'il est peut décontenancer les spectateurs non aguerris mais reste d'une terrible efficacité.
Blankovitch
Blankovitch

71 abonnés 262 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2022
On peut sans doute reprocher aux frère Dardenne un côté manichéen lais ils savent parler d'humanité comme personne d'autre. Un très beau film.
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2022
Deux enfants, Tori, 11 ans et Lokita, 17 ans, survivent en Wallonie où ils ont atterri après avoir fui leur Afrique natale et s’être retrouvés sur un bateau de clandestins en Italie. Tori, en raison de la situation politique de son pays, a pu disposer de papiers mais pas Lokita. Elle est sous l’emprise d’employeurs abusifs, de trafiquants de drogue et des réseaux qui ont financé son passage en Europe. Son ami, Tori, en moins mauvaise posture, va l’aider quand elle sera en détresse.
Selon leur style, au scalpel, les frères Dardenne, nous interpellent sur les traitements inhumains subis par les clandestins et sur les réseaux aussi abjects les uns que les autres qui exploitent leurs faiblesses. Sombre, le film est éclairé par la grâce des acteurs (Pablo Schils en Tori, Joely Mbundu en Lokita) et par l’intelligence des personnages qu’ils incarnent.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 octobre 2022
Bien que le film ait un côté très réaliste, notamment par le beau cadrage "épaule" et l'atmosphère, les acteur-rice-s principaux-ales ne sont pas crédibles, ce qui ne permet pas d'accrocher.
Heureusement qu'il est court.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 octobre 2022
Il y a comme une tendance masochiste chez les Dardenne.

Tori et Lokita sont sympas, attendrissants, et on a vraiment envie que leur vie soit belle, que les gens qu'ils croisent soient sympas, qu'ils ne soient pas exploités et que la femme s'arrête dans les derniers plans pour les prendre en auto-stop. Les interprètes sont d'ailleurs formidables tous les deux.

Las ! Les Dardenne leur font subir tout ce qu'on peut imaginer de pire comme humiliations en tout genre, petites et grandes. Le film, par son accumulation de circonstances défavorables, finit par plus ressembler au manifeste d'une ONG qu'à un film de cinéma.

C'est dommage, car la mise en scène est solide et l'art de raconter des Dardenne est intacte : le problème est uniquement dans l'angle choisi pour raconter cette histoire, trop édifiante pour être émouvante.

Cela fait un bail que les frères ne nous ont pas proposé un vrai bon film...
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2022
Un film attachant.

Un duo d'enfants, une grande sœur, un petit frère immigrés en Belgique. Le plus jeune avec encore l'age d'être scolarisé a un statut légal. La grande sœur elle espère sa régularisation. Un récit sur trois niveaux.

- L'amitié, les liens entre les deux enfants.
- La survie locale, avoir de l'argent pour ses besoins, ceux de la famille au pays, rembourser les passeurs. Et donc l'exploitation qui en résulte quand on se trouve sans papier.
- L'obtention du statut de réfugié.

Un film attachant a voir.
AS69
AS69

8 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2022
Portrait sensible de 2 jeunes migrants face à l'abus de nos concitoyens. Ce film est un hommage à leur courage et vulnérabilité. Le public nombreux eu envie de débattre à l'issue de la projection pour échanger et tenter de changer notre vision de la situation des migrants. Un film fort a voir et partager.
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2022
Tori, 10 ans, et Lokita, adolescente, se sont rencontrés sur le bateau de leur passeur. Tous les deux viennent d'Afrique et espèrent faire leur vie en Belgique. Pour ne pas être séparés, ils disent être frère et soeur.

Toujours dans une expression cinématographique naturaliste, les frères Dardenne poursuivent leur peinture des opprimés de ce monde. On reconnaît ici les recettes du duo qui donne 'impression que tous les personnages de leurs films font partis d'une seule et même famille. Tous laissés pour compte ne cessant jamais de se débattre pour survivre.

Cela pourrait lasser. Mais leurs héros et les  circonstances qui les plongent dans la misère ne sont jamais les mêmes, la liste des malheurs dans lesquels l'Humanité plonge ses enfants étant infinie. Dans tout ce sombre, les frères Dardenne ne manquent jamais de célébrer l'entraide. Face à l'oppression des uns, d'autres, moins forts peut-être, se soulèvent quand même.

Les deux jeunes comédiens amateurs, Pablo Schils et Joely Mbundu sont magnifiques.

sanscrierart.com
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