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Julie Sarah
2 abonnés
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5,0
Publiée le 4 août 2023
Génial. Un jeune immigré sans diplôme décide de devenir imam. Un jour il décide d'organiser des pèlerinages à La Mecque pour les musulmans pauvres de sa ville, mais gare à lui... Ce film est une illustration de ce qui arrive malheureusement dans la vraie vie.
Un film beau et pudique. Des acteurs magnifiques et des scènes vraiment prodigieuses. Comment revenir sur ses pas, comment pardonner, où trouver la foi? Des questions que ce film semble aborder avec beaucoup de tendresse. Un petit bijou.
Lire la critique entière ici : https://doisjelevoir.com/2023/05/02/le-jeune-imam-la-religion-a-lheure-de-linfluence-des-reseaux-sociaux/
"Le Jeune imam" est un film qui plonge les spectateurs dans le quotidien religieux de la population musulmane d'un quartier populaire en France. Il se distingue en évitant les clichés souvent associés à l'islam et au quartier en question, montrant au contraire comment la religion évolue grâce aux réseaux sociaux. L'imam le plus suivi devient une autorité pour les jeunes, bouleversant ainsi les pratiques religieuses traditionnelles. Ce drame soulève la question de la construction du religieux à notre époque et des dérives qui l'accompagnent. Le film est construit de manière réussie, avec une partie se déroulant au Mali pour introduire le contexte, suivie d'un retour en France pour poursuivre l'histoire. Le scénario, inspiré de faits divers autour des arnaques au pèlerinage à La Mecque, est bien pensé. L'acteur principal, Abdulah Sissoko, livre une performance remarquable, incarnant avec justesse la montée en puissance de son personnage et sa perte de contrôle. Les acteurs secondaires, notamment Hady Berthe, Moussa Cissé et Issaka Sawadogo, sont également impeccables. Cependant, le film ne creuse pas suffisamment les motivations du personnage principal, laissant certaines zones d'ombres au spectateur.
Un joli film. Un tendre portrait d'une relation mère-fils. Et aussi un film sur l'Islam, loin des clichés habituels. La religion au quotidien par ceux qui la pratique. Un vent frais qui fait bien.
Je met cette note car moi personnellement j'ai pas accroché. Ma fiancée non plus. Elle attendait ce film, mais elle a était un peu déçu. Il est vraiment pas terrible ce film...
Ce film n'est pas mauvais techniquement, mais je dois quand même lui attribuer la note minimale, puisqu'il présente l'islam comme une religion française parmi d'autres, peuplée de gens comme les autres, ouverts et humains.
Une cité d'une banlieue où un adolescent flirte avec la délinquance (Situation insuffisamment développée) est envoyé au pays, le Mali en l’occurrence par sa mère, et reçoit une éducation religieuse telle que donnée dans une école coranique (Situation insuffisamment développée). Revient ensuite en France et set trouve confronté a la réalité de la pratique de l'islam en France (Situation insuffisamment développée). Devient Iman etc...
Un film avec beaucoup de sujets abordés mais reste très superficiel.
D'un ennui à la limite de la torture psychologique. Un film entier à attendre que l'intrigue passe le fameux pallier du plaisir et de la surprise mais helas ... 辰 le genre de film sans interet qui me rappele, à chaque fois que je tombe dans ce genre de piege, pourquoi je ne vais quasiment plus au cinema ... encore une trentaine d'euros à la poubelle 臘♂️
J'ai trouvé le film très poignant très bien réalisé avec un super jeu d'acteurs Pas du tout de prosélytisme comme j'ai pu le voir écrit dans certains commentaires, juste un film qui parle d'une histoire pleine d'émotions On ne s'ennuie pas, l'histoire est bien ficelée, les acteurs nous font ressentir les émotions derrière l'écran
Une jolie découverte. En évoquant des sujets comme la jeunesse, la rédemption, le pardon, le film a su parfaitement me tenir en haleine. Très intéressant de découvrir l’islam de l’intérieur. Rien que pour ça, le film vaut largement le coup d’œil. On peut même remercier le réalisateur de nous montrer cet aspect là. La relation mère/fils, aidée par de très bons acteurs - toujours juste, est touchante. Un film vraiment à voir.
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À douze ans, après avoir commis un larcin qui risque de salir l’honneur de sa famille, le jeune Ali Diallo est renvoyé par sa mère au Mali chez son oncle suivre les cours d’une école religieuse. Il revient à Montfermeil dix ans plus tard avec pour seul bagage ses études théologiques. Bien vite, grâce à sa faconde, il devient l’imam de la mosquée du quartier. spoiler: Profitant de sa popularité grandissante, Ali organise pour ses ouailles le pèlerinage à La Mecque sans se douter de l’arnaque dont il va être victime et qui va causer sa chute.
On connaît le réalisateur Kim Chapiron pour ses films nerveux qui peignent une jeunesse testostéronée habitée par la fureur de vivre : "Sheitan" (2005), "Dog Pound" (2009) et "La Crème de la crème" (2014). Entouré de ses amis de toujours, le réalisateur Ladj Ly ("Les Misérables") et le scénariste Ramzi Ben Sliman, il s’empare d’un sujet culotté qui aurait pu, si la campagne de presse avait été plus agressive, faire polémique.
Comment devient-on imam dans le 9.3 ? Le sujet est passionnant et aurait pu, à lui seul, nourrir tout un film. D’ailleurs "Le Jeune Imam" l’évoque en son mitan quand il montre comment Ali utilise les réseaux sociaux pour asseoir son autorité. Il y aurait eu bien d’autres choses à dire sur la place de l’Islam dans les banlieues, le rôle qu’il exerce chez les immigrés arabes et subsahariens des deuxième et troisième générations, la communautarisation qu’il induit ou au contraire la pacification qu’il favorise. Mais hélas, "Le Jeune Imam" n’en dit mot.
La façon dont Ali devient imam n’est qu’un épisode du film coincé entre deux autres qui l’étouffent. Le premier est un prologue trop long qui décrit l’enfance d’Ali au Mali et la façon dont le prend sous son aile son oncle, dans une scène où l’on croirait revoir Jean Valjean et Mgr Myriel (clin d’oeil aux… "Misérables" ?). Le second est le simulacre de thriller, inspiré nous annonce-t-on d’une histoire vraie et, en fait, en mélangeant plusieurs, organisé autour d’une arnaque au pèlerinage, la pénurie de visas pour le haj conduisant nombre de croyants crédules à confier leurs économies à des agences de voyage peu scrupuleuses.
On comprend à la fin du film que son sujet est la relation d’Ali avec sa mère qui l’a abandonné au Mali, le sevrant d’amour maternel, et dont il essaie désespérément de reconquérir l’affection. Ce sujet-là a, selon moi, beaucoup moins d’intérêt que celui que nous promettait le film et dont j’ai été frustré.
Le film est riche:Il y est question d'intégrité, d'éthique, d'éducation, d'influence et autres principes nobles et incontournable dès que l'on aborde des questions de sociétale. Et je trouve qu'ils sont pour la majorité bien évoqué et mis en exergue pour certains et de manière subtile pour d'autres.
C'est assez réaliste car il n'y a pas de grossiers clichés réduisant certains banlieusards à de ridicules caricatures. Il sonne assez juste donc très crédible.
Le dénouement se veut plus complexe qu'il n'y parait en rappelant bien que dès lors qu'il s'agit de grandes questions existentielles, il faut prendre le temps d'apprecier tous les éléments pour ne pas faire d'erreur de jugement.
Et le film nous renvoie à cette notion qu'il faut veiller à ne pas omettre, c'est que jusqu'a preuve du contraire: un suspect doit pouvoir jouir du bénéfice du doute. Quand bien même tout porte à croire qu'il est coupable.
Globalement pas mal du tout, il a le mérite de nous inviter à reflechir à des grands principes de vie.