1587 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
164 critiques spectateurs
5
24 critiques
4
57 critiques
3
57 critiques
2
19 critiques
1
5 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
DAVID MOREAU
161 abonnés
2 384 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 18 septembre 2023
IL N'EST PAS LOURD, C'EST MON FRERE. La culture des racines, la fragilité, quand tout chavire. Des maux dans la chair, avant l'oubli, l'autre moitié. L'ADN de Maiwenn dans l'écriture. Martin Gray a aimé.
Oeuvre qui semble autobiographique et très personnelle mais à vouloir en faire beaucoup, parfois on est fait trop et ce film de R.Zem est trop bavard et inabouti. Pourtant, non dénué de générosité et d’une interprétation fine, on se perd et on n’accroche pas à ces dialogues qui s’accumulent.
Pour moi, « Les miens » de Roschdy Zem est avant tout un film d’acteurs, voire mieux, de troupe. J’ignore si l’influence de Maïwenn qui co-signe le scénario y est pour beaucoup dans la spontanéité du jeu des acteurs. Dans ses propres réalisations, elle nous a habitué jusqu’à présent à des scènes de dialogues où les acteurs s’expriment avec une spontanéité saisissante de réalisme. On sent les acteurs prendre plaisir au jeu. Jeu qui tourne autour d’un thème fort et qui pour moi m’était étranger : les dégâts d’un traumatisme crânien. Dégâts apparemment provisoires mais suffisamment longs pour déstabiliser le cercle familial de Moussa (Sami Bouajila). Un récit fort et prenant mené par des acteurs qui existent vraiment comme le rôle discret de Rachid Bouchareb. Mention spéciale à Meriem Serbah dans le rôle de la soeur Samia.
Très belle histoire touchante, avec une fin qui nous laisse sur notre faim, le jeu d'acteur était remarquable, un mélange de délicatesse de rire et de remise en question, l'un des meilleurs films français de ces dernières années vu les films con et sans réels histoires de ces dernières années.
Un film rare, touchant, fin. Il rentre avec finesse dans les rapports entre personnes de la famille. Tout n'est pas dit, il nous invite à le sentir dans la manière de filmer. La fin est touchante. J'ai beaucoup aimé ce film.
Un bon film, très court et très intense. Une réflexion sur la précarité de la vie, la fragilité des équilibres, les occasions perdues, le regard vers l'autre.
Très beau film relatant les méandres de la communication familiale au travers d'un traumatisme subi par l'un des membres de celle-ci. Les histoires personnelles s'entrechoquent avec émotion rebattant les cartes de la destinée des 2 principaux protagonistes mais pas que ... C'est interprété avec force, parfois violence mais avec justesse et tendresse. La mise en scène de Roschdy Zem est bien menée et efficace. Un film que j'ai eu plaisir à regarder.
J’ai bien aimé cette chronique familiale douce amère. Le film sonne très juste et c’est remarquablement interprété par tous les acteurs. Il n’y a aucune longueur et ca se regarde avec plaisir et intérêt du début a la fin.
Comédie dramatique familiale, "Les Miens" a beau être sympathique, il semble regarder son sujet, comme le spectateur. D'ailleurs, à part les deux frères, aucun autre personnage n'existe réellement. Ce n'est ni un film choral, ni un film sur la famille... tout au plus, le portrait de deux frères qui se retrouvent. Ce n'est déjà pas si mal, surtout quand l'un d'eux est joué par l'excellent Sami Bouajila! Si le film avait été capable de profondeur, son personnage aurait tout arraché sur son passage. Au lieu de ça , on devra se contenter de vieilles remises en question convenues et de mea culpas poussiéreux (le personnage joué par Roschdy Zem est inintéressant et archétypal au possible!), un peu d'humour, un peu d'émotion... Au vu du potentiel, cela reste très conventionnel et donc plutôt décevant!
Le sujet de la maladie n’est déjà pas des plus réjouissant, masi quand en plus le malade est colérique malgré lui, il fait le vide autour de lui malgré une famille proche et aimante. Un film que j’ai rouvé un peu anxiogène, comme ce que doit ressentir les frères et sœurs face à ce malade que plus personne ne comprend. Un film sur la considération au sein de la famille et sur le numérique qui déshumanise les rapports humains (j’ai aimé que Moussa perde son ordinateur).
J'ai nommé ma critique un escalier vers le haut, j'ai trouvé le debut assez mou, je comprenais pas bien autour de cette table ce qui se passait ou ce qu'y allait se passer, je voyais pas ou Roschdy Zem voulait nous emmener, je pensais a un film que j'allais zapper car pas top, cependant je suis resté et je suis pas mécontent d'être resté, un film très interessant, très bien joué par pleins d'acteurs interessant aussi. J'ai mis la note de 7 sur 10
Roschdy Zem acteur est beaucoup plus connu que Roschdy Zem réalisateur et pourtant le comédien a déjà derrière lui six films, dont le premier derrière la caméra date de 2006. C’était la sympathique comédie romantique (et en partie autobiographique) « Mauvaise foi » avec Cécile de France. Depuis, il a alterné les genres entre le film historique (« Chocolat »), le drame inspiré d’un fait divers (« Omar m’a tuer ») ou encore le polar (« Persona non grata »). Avec « Les Miens », au titre plus qu’évocateur, il renoue avec la verve autobiographique de ses débuts puisque le film s’inspire d’un drame vécu par l’un de ses frères et du roman qui en a découlé. Zem a voulu faire un film sur la famille, une famille qui est la sienne mais qui pourrait être celle de n’importe qui. En ce sens, sa comédie dramatique apparaît très juste en plus d’être sincère.
Écrit à quatre mains avec Maïwenn, le scénario développe quelques similitudes avec le cinéma de la comédienne comme ces règlements de comptes familiaux qu’elle affectionne tant où chacun se met à nu. Le problème avec « Les Miens », c’est que l’acteur et réalisateur nous présente bien trop de personnages. Sur à peine une heure et trente minutes, sa tribu compte bien trop de protagonistes pour qu’il ait le temps de bien les développer. Conséquemment, toutes les sous-intrigues ayant trait à ces personnages ne sont pas forcément développées comme elles devraient l’être. Du fils complotiste qui disparait en milieu de film à l’un des frères de la famille qui n’est qu’une silhouette, Zem met pas mal de personnages de côté mais laisse certains sujets en jachère (on ne saura jamais vraiment ce qu’il en est de la femme du personnage joué par Sami Bouajila par exemple). Ce qui a pour effet de laisser un petit goût d’inabouti et d’inachevé en bouche.
Et ce n’est pas le happy end final qui va rattraper tout cela en nous faisant oublier ces parties du script parsemées de gros blancs narratifs. D’ailleurs, un peu forcé et pas vraiment de rigueur, le final tombe un peu comme un cheveu sur la soupe au vu de ce qui se passe en amont. Les problèmes et thématiques mises en branle durant le film ne sont qu’en partie résolues et c’est un peu frustrant. Il y a des moments plutôt caustiques et amusants, caractérisés par le trauma neurologique du frère qui le rend totalement sans filtre avec ce que cela implique comme moments comiques. Mais il y a aussi des moments très durs, voire tristes, pour les mêmes raisons. Et le mariage entre gravité et légèreté ne passe pas toujours bien. Comme si « Les Miens » avait parfois le cul entre deux chaises en ce qui concerne la tonalité de l’ensemble. Les situations sonnent cependant très justes, tout comme les dialogues très bien écrits. La dynamique et l’énergie d’ensemble emportent donc le morceau et nous font passer un bon moment. Au final, un petit film sympathique mais qui manque de finitions et part un peu dans toutes les directions narratives sans en choisir aucune.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Sami Bouajila est parfait dans ce rôle de malade décomplexé qui dynamite la famille en exprimant tout haut ce que l'on tait civilement. Ce n'est pas le premier film dont l'action repose sur le déballage au sein d'une lignée ou d'une fratrie. Moins drôle qu'émouvant, il rappelle que l'on s'aime en dépit de ses défauts.