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Marc Taton (Belgique)
42 abonnés
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2,5
Publiée le 6 juin 2026
Dans sa sixième réalisation, Roschdy Zem nous propose une tragi-comédie dramatique qui touche à l’intime, s’inspirant d’un drame personnel survenu dans sa propre famille. Le concept de départ est prometteur : à la suite d’une mauvaise chute, un homme subit un traumatisme crânien. À son réveil, il se retrouve complètement transformé : il a perdu tout filtre, devient agressif, colérique et n’hésite pas à dire ses quatre vérités à ses proches.
Malheureusement, le film peine à maintenir son élan. Rapidement, l’intrigue s’enlise, et le scénario finit par tourner en rond, perdant ainsi de son impact. “Les Miens” n’est pas un naufrage complet, mais il ne restera sans doute pas dans les mémoires. 5/10
Très autobiographique, cette sixième réalisation de l’acteur Roschdy Zem nous plonge au cœur d’une grande famille dont les petites rancœurs et les non-dits vont être exposés au grand jour, suite au traumatisme crânien subi par l’un des frères, le plus réservé – incarné par Sami Bouajila – qui désormais s’exprimera sans filtre aucun, entre méchanceté gratuite et vérités que l’on ne veut pas entendre. Ce petit film sans prétention n’est pas exempt de maladresses mais se laisse suivre avec plaisir.
Les Miens porte dès son titre la tension entre l’individuel et le collectif, interroge la définition et l’acceptation de l’identité propre à chaque membre de la famille par l’expression et les heurts qu’elle produit sur autrui, accouchant d’une monstruosité symbolique que prend en charge la déformation du visage de Moussa. Il est intéressant de voir comment le truchement d’autrui apparaît nécessaire au vivre-ensemble, équilibre fragile et instable entre des conflits ouverts et le dialogue qu’ils rétablissent à terme : les longues séquences à table partent d’un partage de nourriture et de valeurs pour progressivement retranscrire le délitement du lien entre les convives ; spoiler: le choc cérébral de l’un devient une métaphore de la cruauté des relations humaines et de la violence dans laquelle accouche la notion de famille . Autrement dit, spoiler: le sang ne saurait suffire , et c’est au prix d’efforts constants et de remises en question successives que l’unité familiale persiste malgré tout. Dès lors, la dualité est omniprésente, qu’il s’agisse des deux frères, des deux cellules conjugales en crise observées en miroir l’une de l’autre ou encore de l’écriture du projet à quatre mains, puisque Roschdy Zem a conçu son long métrage en étroite collaboration avec Maïwenn qui, sans hasard aucun, interprète la moitié insatisfaite et négligée de son propre personnage. La diversité des comédiens issus eux-mêmes du Maghreb – le Maroc pour Zem, la Tunisie pour Bouajila, l’Algérie pour Maïwenn… – brosse le portrait d’une France contemporaine cosmopolite dépourvue de concurrence avec la terre d’origine de chacun, idéal figuré par spoiler: la séparation actée par le divorce entre Moussa et son épouse repartie au Maroc . Malgré les longueurs et les bons sentiments, voilà une petite réussite qui témoigne de la pertinence du cinéma de Roschdy Zem.
Film très intime qui parle de la force de la famille lorsqu'un drame la bouleverse. Bravo ! c'est tellement réaliste, touchant et finement joué qu'on s'y retrouve complètement.
16 189 abonnés
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1,0
Publiée le 12 mars 2026
Ses rapports avec le cinèma se multipliant, Roschdy Zem sort de ses tiroirs ce film personnel qu'il a financè et coècrit avec Maïwenn, et qui s'inspire de sa vie! Le rèsultat est sans appel : insupportable et sans èmotion! On y croit jamais, on a constamment envie de dire STOP à toute cette cacophonie familiale! Les heureux comèdiens (la plupart sont de la famille ou des proches de Zem) assurent que le rèalisateur n'a rien fait de mieux! Mouais, les valeurs du coeur et de la famille dègoulinent dans ce drame illustratif et surjouè! Zem n'arrive pas à nous montrer avec distance et tendresse des personnages inquiets, qui ont peur, qui ont mal! Même si Sami Bouajila y apporte tout son talent, sa prèsence - hèlas ! - ne suffit pas à sauver cette oeuvre intimiste à grands coups de clichès et de disputes! Rassurez-vous tout s'arrangera au son de « Beggin' » . il fallait bien ce tube des Four Seasons pour rèconcilier tout le monde...
Avec "Les Miens", Roschdy Zem nous ouvre les portes de son histoire familiale en s'inspirant d'un événement personnel : le traumatisme crânien de son propre frère. Le résultat est un film qui se suit sans déplaisir, porté par une sincérité palpable et des acteurs impeccables, mais qui peine malheureusement à laisser une empreinte durable une fois le générique terminé.
Le principal atout du film réside sans conteste dans son authenticité. Loin du pathos, Zem filme sa famille de fiction avec une justesse touchante, trouvant le parfait équilibre entre drame et comédie grâce à un scénario co-écrit avec Maïwenn. On rit, on est ému, et on se reconnaît dans ces dynamiques de non-dits et d'affections maladroites qui animent chaque fratrie. Cette universalité est magnifiquement servie par un casting de haute volée, où le duo formé par Sami Bouajila et Roschdy Zem lui-même brille par sa complicité évidente.
Pourtant, malgré ces qualités indéniables, une impression de "déjà-vu" s'installe. La mise en scène, bien que sobre et efficace, reste très conventionnelle et manque de prises de risque. Elle sert l'histoire sans jamais la transcender, donnant parfois au film des allures de bon téléfilm du service public. On suit l'intrigue avec une attention polie, mais sans jamais être véritablement secoué ou surpris.
C'est là que le bât blesse : en se contentant d'être juste et sincère, "Les Miens" oublie d'être marquant. Le film effleure ses sujets sans jamais plonger en profondeur, laissant le spectateur avec le sentiment d'un intérêt limité une fois la séance finie. Il n'y a rien de véritablement mauvais dans "Les Miens", mais rien de mémorable non plus.
En bref, c'est un film bien fait et bien interprété, qui a le mérite de l'honnêteté, mais dont l'approche trop classique l'empêche de dépasser le statut de drame familial agréable mais anecdotique. Bien, mais sans plus.
Les Miens - ou un passage de vie dans une famille quand un des frères rencontre un accident. Il y a aussi la compétitivité entre celui qui réussit et l’autre qui rame. L’ensemble est moyen mais regardable. spoiler: Dommage de ne pas avoir poussé plus le côté aigri du personnage. On ne sait pas si l’histoire se déroule en France ou en Afrique du Nord.
Cette chronique familiale se montre profondément touchante grâce à la sensibilité que met son réalisateur Roschdy Zem pour brosser le portrait de cette famille en apparence unie dont les déboires de l’un de ses membres laisse apparaitre les fêlures profondes dans le ciment des relations familiales. Ainsi, la justesse de l’écriture et une mise en scène sobre permettent de mettre en lumière une interprétation d’une grande justesse laissant transparaitre une émotion profonde sans pour autant glisser vers le pathos.
Un film dirigé et coécrit par le réalisateur et comédien Roschdy Zem. Un drame familial émouvant mais malheureusement au rythme lent et à l'ambiance très triste. Il nous conte l'histoire de deux frères totalement opposés : Moussa, un homme gentil dont la vie est bouleversée par un accident cérébral, et son frère Ryad, présentateur de TV riche et égoïste qui se désintéresse de sa famille. Le film est sauvé par la qualité de ses interprètes : Roschdy Zem (Ryad) efficace dans un rôle singulier, Sami Bouajila tout aussi brillant dans le personnage de Moussa, et la brillante présence de Maïwenn.
Un magnifique drame familial ! On y analyse les différentes relations existant au sein d’une famille, et comment celles-ci sont directement impactés par les aléas de la vie. Et surtout une belle morale sur une société actuelle qui pousse davantage à l’individualisme et à la carrière, plutôt qu’à la solidarité et la famille. À voir !
La famille règle ses comptes face au brusque changement d’humeur d’un des leurs. C’est avant tout une radioscopie des relations humaines. Qui se soucie d’autrui? Même dans son propre famille. C’est intéressant car cela peut provoquer une réflexion chez le spectateur. Et c’est le but je pense!!! J’aime beaucoup l’interprétation et les deux acteurs principaux.