Bien réalisé et bien interprété, cela ne fait aucun doute. J'ai juste trouvé la fin "bâclée", je n'ai pas compris où cela menait, au fond je ne pense pas que ce film restera gravé dans ma mémoire. Plutôt creux et insipide.
Ce film est absolument génial, abordant avec justesse et pertinence de nombreuses notions vitales. Il célèbre la solidarité en tant que remède aux tourments de notre santé fragile, particulièrement éprouvée dans le monde du travail. Le film explore la vie avec toutes ses difficultés relationnelles et ses brefs moments de bonheur dans les relations amicales et familiales, tant conflictuelles que sereines. Il souligne l’importance de la communication, de l’entraide, de l’écoute et de l’attention portée à autrui face au handicap invisible. Les acteurs, tous crédibles, mènent une reconstruction menée tambour battant, garantissant une palette d’émotions riches. Pendant 1h25 de réel plaisir, on ne s’ennuie pas une seule minute, emporté par les rebondissements de l’intrigue d’un scénario véritablement bien écrit et joué.On passe un très bon moment et on repart avec un souvenir en tête, comme une photo tirée du film ou un souvenir de famille qu’on conservera dans un tiroir spécial pour les choses importantes à nos yeux. our le meilleur et pour le pire, cela constitue tout l’intérêt d’un film coécrit avec Maïwenn, dont l’apport est indéniable, en particulier dans les scènes de repas où les protagonistes énoncent leurs vérités les plus crues. Malgré cela, Zem réussit parfaitement à rendre tous les personnages attachants, y compris dans leurs faiblesses et leurs lâchetés. Le film a été tourné en seulement quatre semaines, avec deux caméras et un certain degré d’improvisation de la part des acteurs. Cette contrainte économique a permis de créer une urgence qui se ressent dans le caractère spontané du film. La grande classe de Zem, que l’on connaît bien, s’exprime pleinement dans ce film, où il offre à son ami Sami Bouajila un rôle singulier au premier plan, avec une composition vertigineuse. Lorsque les deux hommes sont à l’écran, seuls ou en groupe, une alchimie naturelle se produit, conférant au film une touche d’authenticité qui oscille entre feel good movie et comédie à l’italienne. « Les Miens » est sans aucun doute le meilleur film de Zem et le plus touchant à ce jour.
Un film terriblement émouvant et d'une justesse sans nom. La réalisation est sublime et les performances des comédiens est magnifique. Sami Bouajila est immense dans ce rôle complètement dingue. Merci pour ce film, ça fait du bien.
Les miens. Film intimiste avec des hauts et des bas que l'on retrouve dans toutes les familles. Pas ennuyeux pour autant mais ça décolle pas vraiment. Trois étoiles.
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3,0
Publiée le 27 mars 2023
Un coup sur la tête pour se remettre les idées en place et pour ouvrir les yeux... Lors du repas de famille qui ouvre le film, on réalise que Moussa est celui qui unit ses frères et sœurs. Il est serviable et aimable, ce qui n'est pas forcément le cas de Ryad, présentateur d'une émission de foot, qui se fait gentiment attaquer sur son inaccessibilité. En gros, tout le monde lui reproche de ne penser qu'à sa gueule. Pourtant, lorsque Moussa a un accident, tout le monde doit se serrer les coudes pour l'aider même lorsque ce dernier devient irritable et impulsif. Moussa ressemble à un zombie ou un robot venu pour en découdre. Impassible, il se montre sans filtre et sans émotion en enchainant les punchlines et les méchancetés à l'encontre de ceux qui l'entourent. L'approche de Roschdy Zem avec ce film est assez particulière puisque ce n'est jamais trop absurde pour être une comédie et ce jamais trop dramatique pour être un drame. On a parfois du mal à se situer, mais c'est aussi ce qui fait son charme. Pour le coup, j'ai beaucoup apprécié ce côté tranchant et ces personnages qui n'hésitent pas à se dire les choses, car il n'y a parfois que comme cela que l'on peut avancer même s'il y a des mots très crus et méchants qui sont prononcés. Ce coup sur la tête est finalement utile pour l'aider à expulser tout ce qu'il avait accumulé depuis plusieurs fois sur le plan personnel. En somme, c'est vraiment pas mal et bien joué.
film français sans prétention, mais qui est très agréable à regarder. une histoire originale au service de bons acteurs, notamment Roshdy Zem et Sami Bouajila (ça on le savait), mais aussi d'epatants second rôles comme Meriem Serbah
Magnifique, belle histoire au sein d'une famille marocaine (sans que le fait d'être marocaine soit le sois le sujet), la place de chacun, les non dits...Tellement bien joué !
Un film bien fait, bien réalisé, essentiellement en caméra-épaule (pour ne pas dénoter au sein du club des amis de Maïwen). L'étude des rapports familiaux à la lumière d'un frère qui s'exprime sans le moindre filtre est intéressante mais sent le déjà-vu. On peut également douter du réalisme de certaines situations. L'ensemble se regarde cependant avec facilité, grâce au talent de Roschdy Zem et Sami Bouajila.
Dans ce film il y a TOUT ! Evidemment le déclencheur est Sami Bouajila qui dit, sans aucune retenue, de ce qu'il pense de tous et de tout - après son trauma cranien. Il y a le conflit intergénérationnel entre Sami et son fils Amir adepte de jeu vidéo de guerre - débiles - et tout le reste ! Il y a Ryad qui est vedette de télé et qui ne regarde qu'un truc : son nombril ! Bref l'ensemble de la société est passée au peigne fin de Roschy ZEm et ce n'est pas tendre pour nous. De plus cela se passe dans le milieu des "musulmans" de France, ce qui est un exploit car on évite tous les clichés sur l'intégration etc...etc...A voir absolument sans aucune retenue !
Roschdy Zem signe ici un film un peu bancal sur la famille qui va devoir faire face à une épreuve. Moussa (Sami Bouajila) va mettre en péril cet équilibre, lui le comptable sérieux et attentionné, qui suite à une soirée arrosée va être victime d'un traumatisme crânien. Le film repose beaucoup sur le langage sans filtre de Moussa, sans doute trop. Roschdy Zem s'est emparé de sa propre histoire pour écrire le film (avec Maïwenn), mais force beaucoup le trait sur la léthargie de Sami Bouajila, même s'il s'y dégage quand même des moments drôles. spoiler: Heureusement que la scène finale capte enfin cette émotion fraternelle retrouvée car pour le reste, cela ressemble trop souvent à une cacophonie agaçante.