Une triple pépite !!! trois contes où le hasard se dispute à la fantaisie... c'est comme une bouchée au chocolat qu'on suce jusqu'à ce que la cerise à la liqueur explose en bouche !
Certains films ne font pas comme les autres. A travers trois contes modernes et touchants sur les sentiments, la sensualité, la grâce, mais aussi la trahison, la duplicité, l’inachevé, Ryūsuke Hamaguchi explore les relations humaines, et les choix qui nous emportent vers le sublime ou le terrible.
Au-delà du sens que chacun pourra interpréter, son film exprime un cinéma qui sort des habitudes.
Par la structure, d’abord. Avec ses trois moyen métrages, Hamaguchi se lance dans une partition étonnante qu’il récite pourtant avec constance. La structure, la mise en scène, les histoires, l’atmosphère, le rythme… Tout compare ses trois histoires et les unit dans un même triptyque comme une évidence. Et pourtant! Chaque conte parle d’une facette unique de l’amour avec sa propre identité, à tel point qu’il serait bien difficile de choisir son histoire préférée sans se sentir coupable d’en laisser une autre pour compte.
Par le rythme inhabituel, ensuite. Hamaguchi nous installe parfois dans une torpeur confortable, mais il sait également sortir des courants vers lesquels ses contes semblent naturellement naviguer, et nous amène toujours là où l'on ne pensait pas aller. L’amour est beau mais il fracasse, et ses personnages nous surprennent, nous fourvoient, nous mentent. Les rebondissements sont rares, mais abrupts.
S’il sort si bien de ses carcans, c’est qu’Hamaguchi a compris l’essence profonde du cinéma. A l’écran, il ne suffit pas de faire de grands gestes, au contraire. Plus un dialogue est long, plus il va chercher dans l’intimité de ses personnages, et plus il crée.
Certes, Contes du Hasard et Autres Fantaisies peut souvent sembler à l’arrêt. C’est un film à texte, simple, sans visuel, sans musique. Ses caméras sont presque aussi statiques que ses rares personnages. Et pourtant, quelle intensité! Jamais un film n’aura autant donné cette impression déroutante de regarder de la littérature. Quel meilleur exemple que cette simple scène au milieu du film, dans laquelle Nao lit. Une simple lecture, sans artifice. Et pourtant le jeu de regards, de sous-entendus, les enjeux, les réactions… Tout peut basculer, et la magie opère.
D'excellentes actrices (les premiers rôles sont pour elles) et de bons acteurs, servent ces trois contes tellement tirés par les cheveux que je me demande s'il reste un poil sur la tête du cinéaste. L'art, la poésie, la puissance d'évocation des cinéastes japonais ne sont pas présent dans ce film et c'est bien dommage pour ses talentueux interprètes.
Ensemble intéressant, mais contes de qualité inégale ! Dommage car ils contribuent à une impression de lenteur... Très bons acteurs cela dit, dialogues bien écrit
Remarquable film, tout en finesse et délicieuse ambiguité comme peuvent l'être nos relations amoureuses. Le troisième épisode est particulièrement émouvant et original, la tension est y permanente.
Un film un petit peu inégal mais très agréable La deuxième histoire est moins bonne que les deux autres On se laisse quand m^eme prendre au jeu, les dialogues sont bien ficelés Un certain minimalisme à la japonaise Et de la poésie
Insoutenablement ch… Deux heures de dialogues sans imagination dont on ne sait s’ils comportent du second degré, ou bien si le cinéaste se prend vraiment au sérieux, ce qui serait très gênant. Les filles sont jolies, on sent que c’est le principal argument de vente ( un mannequin, une étudiant mère de famille nymphomane… les profils sont assez gratinés) mais atiffées comme des bonnes sœurs pour faire intello. Les historiettes sont d’une vacuité rarement expérimentée ailleurs. Tout cela ouvert et fermé par un petit piano de Schumann qui, fatalement, donne sur les nerfs à force d’être joué et rejoué sur des scènes de bagnole roulant dans Tokyo la nuit Comment s’explique la critique unanimement positive ? La France est dépressive, elle retombe dans des snobismes vains…
Déception. Après l'émouvant Drive my car j'en attendais au moins autant du nouveau film de ce réalisateur... trop peut-être. C'est presque ennuyeux. Du Rohmer sans ce qui faisait sa force. À part le second conte pendant lequel j'ai vraiment eu l'impression de voir du cinéma, je n'ai pas été touché par ces situations artificielles ni "magiques" ni incarnées. C'est statique, gentil voire insignifiant. Ma sévérité est à la hauteur de ma déception.
Film japonais très intimiste, dans un univers de femmes que le hasard de circonstances plonge dans de très jolies actions/introspections. Ces femmes sont à la fois simples et compliquées (voire un peu perverse pour l’une d’entre elle), très bavardes. Leurs problèmes sont petits, leurs existences sans grand intérêt, banalité du quotidien, mais précisément la beauté du film réside dans le fait de saisir cette banalité des existences, comme le lieu d’une intime vérité sur soi-même. Pas de grands destins, pas de grandes théories ontologiques, pas de grands outils intellectuels comme ceux que proposent la philosophie et la sociologie occidentale, mais une interrogation sur soi à nu sans grille.