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Caro Cinéma
81 abonnés
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3,0
Publiée le 8 juin 2025
Un film inégal avec des longueurs, mais pas désagréable ; loin d'être marquant, on pouvait attendre en effet le petit écran. Porté par ses deux acteurs principaux, Blanche Gardin et Laurent Lafitte, et quelques touches d'originalité notamment avec les petites animations assez fantasques, ce film explore le deuil et la culpabilité de ne pas toujours être assez présent, une sorte d'introspection, pas mal !
Vendu comme une comédie, c'est en fait plutôt l'inverse puisqu'il s'agit d'un film sur le deuil, deuil d'une carrière professionnelle et d'une mère ici en l'occurrence. L'originalité du film c'est que les scènes du film alternent avec des scènes d'animation sensées révéler les pensées de la principale protagoniste. Et c'est ça qui nous fait sourire. Si l'on pouvait lire dans les pensées des gens, on agirait souvent bien différemment. Le bémol se situe plutôt au niveau du scénario qui s'étire un peu en longueur. Par contre, le jeu de l'actrice, Blanche Gardin m'a paru particulièrement juste.
Quelle jolie révélation que ce 1er film. Le thème de la dépression et du deuil souvent traité tragiquement, ici on sourit, car abordé sous l'angle de la comédie, cela fait du bien à tout le monde. Laurent Laffite magistral dans ce rôle du type barré mais attachant, drôle et plein d'empathie. Blanche Gardin telle qu'elle est si on connaît ses spectacles, et c'est un compliment ! Allez lvoir ce film avec détachement et légèreté.
Une comédie grinçante qui se moque, à mi-sourire, de thèmes plutôt graves comme la dépression, les troubles existentiels, la mort... le tout sous le soleil de Lisbonne.
Jeanne ( Blanche Gardin) que tout le monde aime est en plein désarroi car son projet écolo-maritime (surnommé Nausicaa ) est un bide qui la pousse vers la faillite. Elle doit se rendre à Lisbonne pour vendre l'appartement de sa mère qui s'est jetée d'un pont un an plus tôt. Elle rencontre sur le vol qui la conduit au Portugal Jean (Laurent Lafitte) qui la reconnaît, lui avoue l'avoir aimé autrefois et qui la colle. Le séjour à Lisbonne est une plongée dans les souvenirs et Jeanne a bien du mal à se concentrer sur ce qu'elle venue faire. Jean finit par la distraire et son côté déjanté mais sincère finit par l'attirer .
Le film tient son originalité aux séquences d'animation qui entrecoupent le récit et qui servent à faire s'exprimer la conscience de Jeanne . Il y a deux films dans un seul : Jeanne filmé qui hésite et son petit bonhomme de conscience qui la pousse à se bouger et analyse la situation . Le mélange des deux, signature de Céline Devaux dont l'animation est le métier, est assez bien réussi. Ça change de la voix off mais point trop n'en faut non plus et on touche parfois la limite de ce qui est supportable. Au fond je me demande si la littérature n'est pas plus adaptée à cette polyphonie.
Blanche Gardin qui est à contre emploi, mutique et tout en regard (le contraire de ses sketches ) est plutôt bien . Elle est bien aidé par Laurent Lafitte.
Globalement ça passe . C'est un premier film sélectionné à Cannes dans la semaine de la Critique où il n'a guère fait d'éclats. A voir tout de même .
Un film mou qui se tire en longueur rien ne se passe Un film entrecoupé de scènes de dessins animés complètement débile Je pense que Blanche Gardin mérité d’aparaitre dans un meilleure réalisation Si vous voulez plomber votre soirée...
Mauvais. Film que l'on ne comprend pas, ni drôle, ni dramatique , ni rien du tout d'ailleurs . On essaie de faire "à la manière de", mais cela ne marche pas. Et blanche Gardin devrait rester sur scène et oublier le cinéma.
Difficile de s'intéresser au sujet (s'il y en a un) car l'ensemble est insipide et ne nous épargne pas des personnages, des comportements et une idéologie de bobos déprimés ou amoraux . Si l'on ajoute une mise en scène très didactique, la séance tourne à l'épreuve et aucun poncif ne nous est épargné...
Film qui mêle humour et sentiment d'angoisse, touchant et légèrement douloureux, le genre de film qui vous cueille doucement, notamment grâce à la douce follie des acteurs avec Blanche Gardin toute en nuances (son meilleur rôle peut-être). Avec des apparitions de Marthe Keller toujours belle et classe.
Je suis tombée sur ce film par hasard, une bonne surprise ! Film très surprenant, original, drôle et touchant. Le duo Gardin-Lafitte spoiler: d’abord improbable évolue vers une évidence au fur et à mesure du film, comme la relation de leurs personnages. Le petit personnage qui incarne le « moi » de Jeanne est tellement criant de vérité. Tous nos non dits, nos peurs, nos doutes, nos hontes, nos envies inavouées. Tout le monde peut s’y retrouver. La relation à la mère aussi est intéressante et touchante. Les seconds rôles sont aussi excellents.
Jeanne devient juste dépressive sans vraiment s'en rendre compte. Une dépression symbolisé par une sorte de femme à barbe en animation aussi primaire que simpliste. Très vite donc on comprend que l'unique originalité du film est cette animation, une sorte d'esprit et/ou subconscient qui remplace l'habituelle dualité ange/diable mais qui est très vite un truc rarement drôle car trop redondant et soulignant des choses évidentes. En plus de madame barbe il semble que la réalisatrice ait encore voulu préciser les choses avec en prime une voix Off pour rajouter les pensées de Jeanne sur des trucs tout aussi banals ou insipides. Bref, le "mauvais" génie de la femme à barbe ou la voix Off, il aurait fallu choisir. Heureusement on aime Blanche Gardin qui assure sans en faire trop mais elle est dans une histoire un peu vaine où l'introspection manque sur le fond de corps et de coeur. C'est dommage car il y a de l'idée, mais les trucs et astuces pour un semblant d'originalité et de créativité semblent surtout des artifices sur lesquels on reste trop en retrait. Site : Selenie
Céline Devaux réalise ici son premier long-métrage de cinéma après plusieurs courts. Et si sa trame principale est plutôt classique, on ressent qu’elle fait tout pour la rendre originale. En l’occurrence ici, on nous raconte la rencontre dans un contexte particulier d’une femme et d’un homme, anciens camarades de classe, que tout oppose, qui ne s’entendent pas et qui vont finalement tomber amoureux. Sur ce sujet plutôt trivial, ces velléités d’innovation sont souvent réussies mais elles tombent aussi parfois à plat. Et cet effet de maquillage formel et narratif est tout de même un peu voyant. Elle plante donc son décor à Lisbonne, ce qui donne un côté dépaysant plus qu’exotique à « Tout le monde aime Jeanne », elle coule son film dans une tonalité légèrement décalée (mais pas assez) et surtout elle insère des séquences animées loufoques avec un personnage qui représente la petite voix, la conscience, de Jeanne le personnage principal.
Ce petit fantôme qui parle et dit tout haut ce que l’esprit de Jeanne pense tout bas est la grosse valeur ajoutée du long-métrage et ce qui lui donne tout son sel et son côté un peu impertinent. De la même manière, il gomme toute tentation d’aller vers la guimauve ou le côté fleur bleue et c’est un bon point. Chaque moment qui pourrait devenir larmoyant ou trop sentimental est dégoupillé par ces instants animés plein de malice et d’impertinence. Les petites réflexions de ce petit fantôme sur les pensées et actions de Jeanne sonnent vraiment justes et sont très amusantes. Sans ces passages, pas sûr que « Tout le monde aime Jeanne » soit aussi sympathique. D’ailleurs le film démarre sur les chapeaux de roue et nous faire rire (la scène chez l’avocate, celle dans l’avion, ...) puis le rythme faiblit un peu, l’intérêt et l’originalité du film se réduisent et on rit beaucoup moins.
Mais il faut dire que « Tout le monde aime Jeanne » parle de sujets tout de même graves (le deuil, la faillite, la dépression, ...) sur un ton léger plutôt bienvenu mais que le script semble avoir peur d’en rire pleinement et ne l’assume pas totalement. Il n’empêche, Blanche Gardin et Laurent Laffitte forment un joli duo de cinéma et l’ensemble reste assez cocasse et attachant pour ne pas s’en détacher mais la bonne synergie du début disparaît petit à petit jusqu’à un final attendu. Le fait de placer l’intrigue à Lisbonne ainsi que quelques séquences loufoques ou encore celles avec un comique de situation plutôt bien senti font le boulot rendant ce premier long-métrage prometteur. Et puis rien que pour ce petit fantôme qui perce le quatrième mur et envoie valdinguer les conventions... Rien d’inoubliable mais c’est un petit film qui détend et amuse.
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