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Jean-Seb A
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5,0
Publiée le 22 septembre 2024
c'est un film très sensible, réaliste et néanmoins poétique. un beau moment. on est emmené du début à la fin dans l'itinéraire de trois femmes sans caricature ou jugement à priori.
Vu en avant-première, je recommande ce film pour la sensibilité des portraits de trois femmes indiennes dans la mégalopole de Mumbai. Un film où fiction et réalité nous plongent dans un univers lucide quant aux contraintes qui pèsent sur les femmes en Inde mais aussi doux et poétique.
C'est l'un des premiers grands films de la rentrée. En nous faisant pénétrer dans l'intimité de trois femmes indiennes, travailleuses de santé dans un hôpital de Mumbai, la jeune réalisatrice Payal Kapadia nous en dit beaucoup sur les contingences sociales qui alourdissent l'existence des populations, notamment féminines, de ce pays si inégalitaire qu'est l'Inde d'aujourd'hui. On a du mal ici, à imaginer la hauteur des barrières sociales, religieuses, de castes, qui limitent la liberté des individus indiens quels que soient leurs mérites. L'amour est dans la réalité de ces femmes bien différent de ces bluettes télévisées ou chantées qui font rêver les femmes et les hommes de ce pays. Entre la jeune femme qui rêve d'outrepasser les règles en faisant l'amour avec un jeune homme d'une autre religion que la sienne, entre celle qui a renoncé à l'amour après une déception sentimentale et une troisième, veuve, qui doit renoncer à son existence de confort sommaire pour se soumettre à la dure loi économique de la gentrification de son quartier, on découvre une communauté de malheureuses soumises à la dure loi des hommes. L'interprétation est remarquable.
Soprifique et quelconque. J'ai rarement était autant peu touché par un film. Rien ne m'a absorbé. Je l'ai trouvé vide. La poésie au service de la forme et non du fond.
J'ai eu la chance de découvrir ce film à Cannes et j'ai été immédiatement séduite par sa fraîcheur et son authenticité. Ce portrait de trois femmes indiennes à Mumbai m'a profondément touchée. J'ai particulièrement apprécié le réalisme avec lequel les réalisateurs ont abordé leurs histoires. Ce qui m'a frappée, c'est l'absence de jugement et de voyeurisme. Les femmes sont présentées dans toute leur diversité, avec leurs forces et leurs faiblesses. C'est une représentation loin des stéréotypes que l'on retrouve souvent dans le cinéma occidental, où les femmes sont souvent réduites à des rôles secondaires ou à des archétypes manichéens. J'ai ressenti une véritable empathie pour ces personnages et j'ai été émue par leurs parcours. Le film m'a également donné à réfléchir sur la condition des femmes dans le monde et sur l'importance de représentations plus justes et plus complexes. C'est une œuvre cinématographique majeure qui marque un tournant dans la représentation des femmes à l'écran. C'est un film essentiel à voir pour tous ceux qui s'intéressent au cinéma indien et à la condition féminine. Egalement le cadrage est sublime
Ai vu le film indien de la réalisatrice Payal Kapadia « All we imagine as light » qui a obtenu le Grand Prix lors du dernier Festival de Cannes. Le film tout en longueur et langueur est en deux parties. Durant la première nous suivons dans la mégapole de Mumbay (Bombay) 3 femmes qui travaillent dans le même hôpital. Prahba, est infirmière, elle est sans nouvelle de son mari qui vit en Allemagne depuis des années. Anu, la benjamine, collègue de Prahba et aussi sa jeune colocataire, elle est amoureuse d’un jeune homme musulman. Parvati, la plus agée et veuve, travaille à la cantine du même hôpital et est expulsée de chez elle. Toutes les trois sont amies. Elles sont dépassées par le vampirisme de la ville, son grouillement nocturne incessant, ses pluies diluviennes et intrusives, leur vie de "célibataire" forcée où elles oublient de vivre. C’est lors du déménagement de Parvati dans son village d’enfance où vont l’accompagner ses deux amies que le titre ainsi que le rythme indolent du long métrage prennent leur sens. « All we imagine as light » est un film d’une grande délicatesse avec des fulgurances de mise en scène au milieu d’une multitude d’agréables torpeurs et de nonchalances hypnotiques. Prahba (Kani Kusruti bouleversante) a souvent le regard vide et est spectatrice de sa propre vie, Anu (Divya Prabha) s’ennuie à mourir et s’amuse à ausculter un globe terrestre entre deux sms lors de son service, Parvati (Chhaya Kadam) est résolue et résignée. Entre la fiction et le documentaire, Payal Kapadia filme l’essence de ce que l’on imagine être l’Inde. La réalisatrice livre également une partition tout autant philosophique que sociologique ainsi que trois beaux portraits de femmes.
La sélection du Festival de Cannes devait être bien pauvre pour qu’au final ce film ait reçu le Grand Prix du Jury Quel ennui ! C’est lent, avec beaucoup de scènes inutiles Il n’y a pas d’histoire, pas de scénario. On a aucun attachement au personnage ou intérêt Je n’ai attendu qu’une chose : le générique de fin
Jolis portraits de jeunes femmes empêchées par les traditions des castes et mariages arrangés de la culture indienne dans une Mumbai baignée par la mousson.
Là ce fut pour moi une vraie déception, autant en raison de la hype cannoise que de l'espoir entretenu en Payal Kapadia depuis son premier et précédent long, le formidable et aventureux doc "Toute une nuit sans savoir". Ici il y a une sorte de faux rythme pas inintéressant, une musique parfois jazzy qui surprend, des portraits de femmes touchants, mais dans le fond de ce qui est raconté lors de ces 115 minutes on est finalement dans l'attendu, dans un récit qui manque de consistance. Une fois de plus la récompense cannoise (Un Grand Prix, rien que ça) me semble plus d'ordre "politique" que totalement cinématographique. (Vu dans le cadre d'un festival - FEMA 2024)
Ajout au 13/09/2025 : Comme je m'en doutais un peu "All We Imagine As Light" avait été victime en 2024 du "syndrome festival", c'est-à-dire que fatigué, victime d'une overdose de films, je n'avais pas été en mesure de l'accueillir comme il le méritait, et donc de le voir pour ce qu'il était : un portrait à la fois intime et politique de femmes, regardées avec tendresse mais aussi lucidité, qui forcément ne voient pas la vie et surtout le lendemain de la même manière, étant donné leur différence d'âge et de statut. Ça c'est pour le fond, mais il y a la forme, bien moins convenu qu'il m'avait semblé, l'utilisation de la musique, le travail sur la photographie et la lumière qui permettent à Mumbai de devenir un acteur du récit, jusqu'à ces derniers plans absolument magnifiques. Voilà je fais donc mon mea culpa, ce que j'avais vu comme quelque chose d'attendu ne l'était pas, Payal Kapadia n'a pas fait le film classiquement social que j'avais cru percevoir, elle a osé intégrer dans son récit sensible de la sensualité, un brin d'onirisme, et bravo à elle ! Et à toutes ses formidables actrices.
« All We Imagine as Light » Film indienDrame social.
En avant-première fēma - Festival La Rochelle Cinéma
Deux femmes autonomes financièrement travaillent, mais sont malgré tout enfermées dans les traditions. L’une mariée à un mari absent s’interdit toute nouvelle relation, l’autre amoureuse se cache pour vivre son amour avec un musulman. Contraste avec une plongée dans Mumbai, sous la mousson, dans une vie agitée et avec un village de bord de mer, sous le soleil, dans une vie plus apaisée. Une très belle 2ème partie avec de magnifiques scènes et une très jolie BO signée Topshe
1er long métrage de la réalisatrice. Une fin touchante qui laisse entrevoir un espoir avec la scène finale