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Patjob
43 abonnés
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1,5
Publiée le 31 octobre 2024
Il m’est difficile de comprendre ce qu’ont apprécié nombre de critiques et le jury de Cannes dans ce film qui m’a profondément ennuyé. Quand il n’y a pas de scénario, il faut bien du talent pour créer de la beauté, pour interroger ou émouvoir le spectateur. Or, ici, j’ai trouvé que les différentes scènes ne dépassent pas l’anecdotique, que les dialogues consistent pour l’essentiel à des banalités et des aphorismes (qui frisent le ridicule quand on prononce sentencieusement « on n’échappe pas à son destin »), le tout dans un film sans rythme et à l’image plutôt laide. Peut-être le fait que ce soit le premier film Indien présenté à Cannes depuis 30 ans (on est bien loin du grand Satyajit Ray) ou que ce soit une femme qui l’a réalisé ont généré quelque bienveillance dans le regard porté par les critiques précités.
Énormément de poésie et d'humanité dans ce film dont le rythme est tout de même beaucoup trop lent et long à mon goût, ce qui m'empêche de lui donner une note plus élevée.
Ce film « art et essai » au scénario minimaliste offre un regard sincère et féministe sur la vie de trois femmes à Bombay, en prise avec des conventions et une réalité sociale étouffante mais unies par l’amitié. Un montage un peu patchwork révèle en douceur les situations que nos trois femmes vivent à l’hôpital, à la maison et en ville. Trois solitudes, s’il n’était leur amitié, coupées de leur racines et perdues dans l’immensité urbaine qu’il nous est donné de contempler par des images colorées à l’ancienne, dans un style impressionniste pourrait-on dire. Les images sur la ville, ses foules et ses lumières sont un des points d’intérêt du film. Le dernier tiers se déroule dans un village côtier et déploie une ambiance plus poétique, propice à l’expression amoureuse et au déploiement des rêves de vie. L’ensemble ne convainc cependant pas, le scénario tourne en rond sur 3 idées sans avancer réellement. Les actrices sont tellement retenues que l’émotion ne nous parvient pas. Quelle déception pour un grand prix !
Prahba et Anu sont colocataires et collègues à l’hôpital de Bombay. La première s’interdit toute relation depuis la disparition surprise de son mari. La seconde vit une relation amoureuse pleine d’insouciance mais en cachette. C’est tendre mais très convenu. Le film ne surprend pas vraiment, ni dans l’histoire, ni dans la réalisation. Assez décevant.
Je m'étais promis de ne plus aller voir les films primés et encensés a Cannes car j'étais chaque fois déçue. J'ai voulu rompre avec cet a-priori et aller voir ce film Indien. Pour connaitre un peu l'Inde j'étais tentée. My god...quel ennui ! des plans qui n'en finissent pas, des images sombres dans un pays champion de la couleur, une histoire qui n'aboutit pas a grand chose. Bref ! encore une fois déçue car je me suis ennuyée !
Très beau film qui tranche avec le cinéma de Bollywood. C est fin, subtil et en dit plus sur la société indienne et le sort des femmes que des longs discours
Un film rare, d’abord parce que le cinéma indien d’auteur est rare sur nos écrans, mais aussi parce qu’il ne ressemble à aucun autre. Il evoque un long poème sur la vie quotidienne de deux infirmières de Bombay, un poème qui avance à son rythme, nous émeut, nous déroute, nous perd ou nous surprend. Parfois documentaire, parfois onirique mais toujours simple, généreux et baigné de douceur mais aussi d’humour, c’est un voyage auquel nous invite la réalisatrice. Pour peu que vous vous laissiez embarquer, ce sera un beau voyage …
Malgré des thèmes intéressant (l'absence, la solitude, le poids des traditions, la difficulté de s'aimer quand on est de religion différente en Inde) et malgré la délicatesse et la douceur du propos, je suis malheureusement passée un peu à côté de ce film. La faute à un rythme bien trop lent et à une histoire où il ne se passe pas grand chose. L'héroïne principale est trop silencieuse, contemplative et introvertie pour qu'on s'y attache et le personnage de son amie, un peu plus pétillante, n'est pas assez fouillé pour être captivant. Au final, j'ai été aussi peu convaincu par le scénario que par les images avec des travellings trop longs, une caméra qui tremblote en permanence, des scènes intérieures trop sombres et une sorte de vilain grain à l'image. Reste quelques jolis moments de grâce, comme cette scène finale, sur la plage, devant une gargote illuminée.
De belles choses mais ennui possible. Incontestablement ce film a de grandes qualités (interprétation, images etc ). Mais si l on n est pas emporté par la lenteur poétique l ennui peut l emporter.
Un film qui démarre si bien et qui finit si mal…Il aurait fallu au moins couper 30 minutes au montage. De beaux instants mais l ennui vous gagne. Une mention spéciale pour les comédiennes.
Honnêtement faire un film sur la féminité , la condition sociale , l'amour , la tendresse , bref un film sur la finesse en produisant un scénario aussi indigent avec une fin complètement improbable juste vraiment tiré par les cheveux Ça sent un peu le résultat plus que mitigé J'ai donc trouvé ça potentiellement un peu ennuyeux mais surtout rempli de poncifs
Ce film nous transporte à Mumbai, la capitale de l’état du Maharashtra et donc capitale commerciale de l'Inde (ou Bharat), dans laquelle vit une douzaine de millions d’habitants, attirés par son haut niveau d’activité économique. Il nous montre que, comme partout dans le monde, la condition féminine y est encore largement influencée par une volonté partagée de respecter les traditions. Cependant, l’accès à une forme de liberté donné aux travailleurs de la métropole issus des campagnes avoisinantes, permet une certaine autonomie financière et donc l’ouverture des esprits. Les héroïnes du film nous en font une brillante démonstration tout en retenue, en prenant conscience sous nos yeux, du fait que, si l’on s’en donne les moyens, on peut découvrir la lumière qui est en chacun d’entre nous.
All We Imagine as Light : Un portrait poétique mais lent des relations et du féminisme
Points forts :
• Le film transmet parfaitement les relations humaines à travers l’écran, que ce soit entre Prabha et Anu, Anu et Shiaz, ou encore la distance palpable entre Prabha et son mari • La colorimétrie et les plans poétiques sont un régal visuel, bravo à Ranabir Das pour ce travail cinématographique • Les actrices, notamment Kani Kusruti, incarnent leurs personnages avec une justesse impressionnante. Après l’avoir vue dans Girls will be Girls, elle m’a encore bluffé cette année avec son jeu dans le cinéma indépendant indien • Le film nous plonge tellement bien dans l’urbanisme de Mumbai, qu’on se perd dans cette ville vibrante ️ • Un très beau message sur le féminisme, l’enfermement sociétal, et l’amour à travers la religion
Points faibles :
• La lenteur extrême des plans et de la narration peut nuire à l’appréciation du film pour certains, le rythme est très posé ⏳
Note : 7/10 ⭐
J’espère que Rana Daggubati ne censurera pas le film lors de sa sortie en Inde !
un parti-pris esthétisant aux longs plans fixes sans parole, une histoire et des dialogues minimalistes : ça semble beaucoup plaire aux critiques et jurys ça fait 3 films encensés où je m'ennuie copieusement, ces dernieres semaines. J'adore le cinema indien et vraiment ça m'agace que les rares films distribués correctement en France representent si peu la qualité, la diversité, le dynamisme des cinemas indiens. Si vous le pouvez, regardez Gangubhai Katiavadi et vous verrez ce qu'est un vrai bon film indien, féministe qui plus est.