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Annie Guyot42
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2,0
Publiée le 13 octobre 2024
Je m'étais promis de ne plus aller voir les films primés et encensés a Cannes car j'étais chaque fois déçue. J'ai voulu rompre avec cet a-priori et aller voir ce film Indien. Pour connaitre un peu l'Inde j'étais tentée. My god...quel ennui ! des plans qui n'en finissent pas, des images sombres dans un pays champion de la couleur, une histoire qui n'aboutit pas a grand chose. Bref ! encore une fois déçue car je me suis ennuyée !
Quand la réalisatrice a reçu son Grand Prix à Cannes, accompagnée de ses actrices, une première pour un film indien, j’ai trouvé la scène très touchante. Beaucoup plus touchante que le film en lui même qui une fois passé le seuil de son exotisme revigorant est particulièrement chiant. Donc pour l’instant le palmarès de Cannes, celui-ci et le Prix du Jury (Emilia Perez), ne m’a pas plu, en espérant que la Palme d’Or qui arrive bientôt en salle change la donne.
Très beau film qui, en suivant les destins de deux infirmières et d'une cuisinière de Mumbai, raconte l'Inde, sa violence sociale et la précarité du statut des femmes. Le film est très réaliste avec de nombreux plans serrés et des séquences très longues. C'est d'ailleurs ce que l'on peut reprocher au film - cette lenteur - mais cela participe paradoxalement au charme et à la réussite de l'oeuvre. Un film atypique mais très intéressant et très poétique.
Un peu plus que 3 étoiles pour ce film esthétique, émouvant, un peu long, on peut s'ennuyer ou bien se laisser porter par l'atmosphère mélancolique et se laisser émouvoir par ces personnages féminins. Il n'y a pas de récits mais des tranches de vies partagées.
Ce film « art et essai » au scénario minimaliste offre un regard sincère et féministe sur la vie de trois femmes à Bombay, en prise avec des conventions et une réalité sociale étouffante mais unies par l’amitié. Un montage un peu patchwork révèle en douceur les situations que nos trois femmes vivent à l’hôpital, à la maison et en ville. Trois solitudes, s’il n’était leur amitié, coupées de leur racines et perdues dans l’immensité urbaine qu’il nous est donné de contempler par des images colorées à l’ancienne, dans un style impressionniste pourrait-on dire. Les images sur la ville, ses foules et ses lumières sont un des points d’intérêt du film. Le dernier tiers se déroule dans un village côtier et déploie une ambiance plus poétique, propice à l’expression amoureuse et au déploiement des rêves de vie. L’ensemble ne convainc cependant pas, le scénario tourne en rond sur 3 idées sans avancer réellement. Les actrices sont tellement retenues que l’émotion ne nous parvient pas. Quelle déception pour un grand prix !
Un film rare, d’abord parce que le cinéma indien d’auteur est rare sur nos écrans, mais aussi parce qu’il ne ressemble à aucun autre. Il evoque un long poème sur la vie quotidienne de deux infirmières de Bombay, un poème qui avance à son rythme, nous émeut, nous déroute, nous perd ou nous surprend. Parfois documentaire, parfois onirique mais toujours simple, généreux et baigné de douceur mais aussi d’humour, c’est un voyage auquel nous invite la réalisatrice. Pour peu que vous vous laissiez embarquer, ce sera un beau voyage …
En faisant de trois femmes les héroïnes de son film, la scénariste et réalisatrice Payal Kapadia livre un manifeste d'abord féministe avec en toile de fond la situation de son pays, l'Inde. Divisé en deux parties,; l'une à Mumbai et l'autre dans un village côtier, All We Imagine As Light fait la part belle à la rêverie et à l'errance, même s'il n'édulcore en rien les conditions de vie professionnelle comme sociale. Le travelling latéral est le motif principal du fragment urbain caractérisé aussi par une explosion de couleurs. L'ambiance y est néanmoins sombre et nocturne. La lumière sous toutes ses formes, organique comme symbolique, surgit dans l'escapade au bord de la mer. All We Imagine As Light est certes un beau flm au rythme souvent languide, articulé autour de figures archétypales (la première dont le mari ne donne plus de nouvelles depuis plus d'un an se refuse à toute aventure, la deuxième plus jeune fréquente dans le secret un jeune homme tandis que la troisième est une victime des mirages de la capitale). Ce statut de stéréotype désincarne sans doute une narration au scénario très volontariste aux raccourcis parfois simplistes. On est cependant loin de Bollywood et après Santosh, le Grand Prix du dernier festival de Cannes mérite largement le détour.
La cinéphilie est morte et les films d’auteurs aussi. Aujourd’hui au programmes ce sont séries, films commerciaux, de genre, grosses productions, adaptations etc… Aussi quand s’annonce un film indien primé à Cannes de surcroît on se dit que l’autrice féministe est peut être une émule de Satyajit Ray. Et bien non elle choisit une autre matière plus terre à terre : la nuit, la misère matérielle, la misère sanitaire, la surpopulation, la ville tentaculaire, l’inconfort du logement, les trains bruyants qui passent juste sous la fenêtre et semblent aiguiser les obsessions des deux locataires. Elle emplit chichement les plans d’action, mais comme dans autant de vignettes de roman-photo, elle les sature de frustration, de désert sentimental et sexuel. Tout en cautionnant le féminisme de l’entreprise voire même en acceptant cette escalade de noirceur dans le propos, il reste que cette surcharge de langueur et de minimalisme dans ce qui est donné à voir et à ressentir est ennuyeuse. Je me réjouissais d’aller voir ce film et je suis déçu comme une femme indienne avant de saisir son destin entre les mains.
Pas accroché du tout, film touffu, brouillon dont la seconde partie au bord de l'océan est censé apporter un "épilogue" à de scénario bancal. Seule la musique, bien que parfois incongrue, fait ressentir qqes émotions.
Dans le style la cinéaste reste focalisée sur un style documentaire, l'immersion est d'autant plus authentique. Mais l'ennui s'installe vite, on baille, on souffle et on se demande quand l'histoire va réellement commencer. spoiler: En ville outre la drague du docteur pour l'épouse, le jeu de cache cache avec son amant l'autre il ne se passe quasi rien, aucune évolution dans les relations ni dans les personnages. On espère alors un rebondissement ou un twist en province, mais idem, le côté contemplatif s'accentue, mais rien ne se passe avant le dernier quart d'heure avec deux "twist" aussi ineptes qu'inoffensifs tandis que la question de l'expulsion est tout bonnement occultée. En résumé la réalisatrice-scénariste avait une idée en or mais qu'elle a laissé au statut d'une simple ébauche sans que rien ne soit réellement exploité. Et au final, on se dit que même le titre est plutôt abscon. Reste un magnifique trio d'actrices, quelques instants de grâces et quelques jolis plans. C'est trop peu, juste assez pour une sieste. Dommage... Site : Selenie.fr
Un premier long-métrage de fiction qui prend la forme d’une chronique de vies indiennes contemporaines, captée avec délicatesse, douceur et sensualité. La réalisatrice envisage le quotidien de trois femmes bridées dans leurs aspirations, en quête d’une liberté d’aimer, de désirer, ou simplement d’un lieu pour vivre dignement. Trois femmes qui prennent leur vie en main, face à certains codes et préjugés sociaux, entre tradition et modernité. Se dessine une sororité nourrie d’un féminisme discret, tournée vers l’ouverture du cœur, l’ouverture à la beauté (jolie séquence finale, d’une humanité chaleureuse et réconfortante). Le film sonde ainsi des états d’âme, tout en prenant le pouls d’un pays, en observant des flux de vie diamétralement opposés, entre une ville grouillante, obscure, pluvieuse, et un village côtier, solaire, calme. La réalisation, la photo et l’interprétation sont en harmonie. Seule la séquence de l’homme rejeté par la mer, qui tend à l’onirisme, apparaît un peu maladroite et discordante dans le réalisme ambiant. Petit bémol d’une partition globalement convaincante, qui touche par sa sensibilité et son humilité.