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NP Paris
3 critiques
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2,0
Publiée le 15 juillet 2026
Ce film est tellement surestimé. J'ai complètement perdu foi dans le cinéma cannois. Le pire, c'est que maintenant que cette réalisatrice est la coqueluche de Cannes, on va voir ses films ennuyeux à chaque édition et dans les salles françaises. Quel dommage ! Cannes a fait la même chose avec les films de Naomi Kawase. C'est ennuyeux et ces films n'ont rien à dire. Simplement parce qu'ils sont réalisés par des femmes ?
All We Imagine As Light suit des femmes à Mumbai, prises entre leurs désirs et un quotidien qui les freine. Un film sensible et immersif que j’ai trouvé intéressant sur le fond, mais trop distant pour vraiment m’impliquer. Avant de le voir, il peut être utile de savoir que le film s’inscrit dans l’Inde urbaine contemporaine et adopte une approche très naturaliste, proche de l’observation du réel. Il s’agit du premier long métrage de fiction de Payal Kapadia, dans la continuité d’un travail marqué par le documentaire. Tourné en grande partie en décors naturels à Mumbai, il privilégie les atmosphères et les fragments de vie plutôt qu’une narration classique.
Le film explore plusieurs trajectoires féminines marquées par la solitude et les contraintes sociales. Les personnages évoluent dans des espaces partagés sans réellement se connecter, entre attentes culturelles et aspirations personnelles. L’amour est présent mais reste à distance, souvent réduit à des fragments ou à des projections, dans un quotidien qui prend parfois la forme d’une attente.
Le récit s’intéresse aussi à la mémoire, à l’identité et au poids des normes. Il propose un regard sur la condition féminine dans un cadre contraint, tout en laissant apparaître, par moments, des possibilités d’ouverture. Le contraste entre les espaces renforce cette tension entre enfermement et échappée.
J’ai plutôt trouvé le temps long. J’ai malgré tout apprécié l’immersion dans le quotidien indien, notamment à Mumbai, avec un film qui capte bien certaines réalités sociales. Je reconnais aussi les ambitions thématiques et la sensibilité du regard porté sur les personnages.
Mais le rythme très lent m’a rapidement tenu à distance. Cette approche proche du documentaire, avec une narration minimaliste, donne une impression de manque d’enjeu et de progression. J’ai parfois décroché, entre perte de lisibilité et exigence constante d’attention. Je comprends la cohérence du projet, mais ici elle finit par freiner mon implication.
Au final, All We Imagine As Light propose une approche sensible et cohérente, mais qui m’a laissé extérieur. Un film intéressant sur le fond, mais trop peu engageant pour réellement fonctionner sur moi.
La première partie, dans la ville surpeuplée, est convaincante, bien jouée et bien filmée. Les 3 femmes sont révélées petit à petit, ce qui crée un attachement du spectateur pour elles. Mais après... ce n'est plus convaincant du tout. Les scènes se succèdent, aussi improbables l'une que l'autre. La grotte ornée... la découverte du mari noyé-ressuscité et son rejet... non, ce n'est plus le même film. Ou alors c'est un rêve ? Fait par laquelle ? par les 3 ensemble? Je n'ai trouvé aucun élément me mettant sur la voie. Peut-être un second visionnage me permettra de déceler l'intention de la realisatrice? Ma note est la moyenne entre 5 pour la 1ère partie et zéro pour la seconde.
Joli film, poétique, gracieux, autour de 3 femmes aux 3 âges de la vie. On est touchés, à défaut d'être emportés par le scenario. Beau voyage non touristique dans cette Inde fascinante dans ses contrates
Une œuvre sensorielle et politique à la fois : un film de sororité, féministe mais jamais démonstratif, qui conjugue réalisme social et textures oniriques. La mise en scène se distingue par sa douceur, sa capacité à faire émerger émotions et désirs à bas bruit, dans une esthétique chatoyante qui fascine.
Ce film indien brosse le portrait croisé de trois femmes indiennes aux combats distincts mais rapprochés par une inexorable soif de combat et de solidarité dans une amitié étrange et fascinante. La réalisation délicate joue la carte de la pudeur et du silence sans être détaché de son récit grâce à une mise en lumière de la ville indienne au grain fiévreux. La qualité de l’interprétation par les trois actrices principales est également un atout d’un long-métrage doux.
J'avoue ne pas être arrivé à rentrer dans cette histoire là, cette sorte de sororité à la sauce indienne m'a laissé froid...Je n'ai pas ressenti d'émotion même plutôt de l'ennui...Je ne comprends pas trop les avis plutôt dithyrambiques à son sujet ?!
Certains films se laissent enfermer dans des cases commodes, classés sous l’étiquette de ce "cinéma du monde" où l’exotisme documentaire se superpose à l’intime. Mais All We Imagine as Light, premier long métrage de Payal Kapadia, refuse de s’y laisser contenir.
À Bombay, ville-monde en perpétuelle mutation, trois femmes se croisent et évoluent conjointement. Prabha, infirmière dont le mari s’est volatilisé en Allemagne, Anu, qui se consume dans l’attente d’un amour clandestin, et Parvaty, menacée d’être chassée du foyer où elle cuisine. Ensemble, elles nouent une sororité fragile, une alliance née de l’absence, de l’inaccompli. Kapadia capte leurs trajectoires, filmant moins les actions que les silences, les gestes différés, les ombres portées sur les murs suintants d’un appartement exigu.
Mais All We Imagine as Light ne se contente pas d’être un film sur la claustration. Peu à peu, l’espace s’étire, la ville cède à la mer, le béton au minéral. De Bombay à la côte de Ratnagiri, le film respire, le temps s’étire. Le cyan électrique des néons s’efface, remplacé par une lumière plus douce, une promesse d’ailleurs. C’est ici que le film glisse imperceptiblement vers une forme de réalisme magique : un moment où l’existence vacille entre le tangible et l’imaginaire, où la mer devient refuge, renaissance, passage.
La mise en scène de Kapadia, délicate et pudique, préfère le hors-champ aux démonstrations, la distance aux gros plans. Elle laisse ses héroïnes se fondre dans les ruelles vibrantes de Bombay. Les mots eux-mêmes semblent fugitifs : parfois, ils ne s’échangent que sous forme de messages, s’affichant à l’écran, échos d’une parole qui peine à se dire.
Il y a dans All We Imagine as Light une grâce d’outre-monde, une lenteur habitée qui refuse l’emphase et préfère le ressac des émotions contenues. C’est un film d’attente et d’absence, où le réel se dilate jusqu’à frôler l’onirisme. Une œuvre où l’espoir se niche dans les interstices.
Trois femmes quittent Mumbaï pour un village côtier où la vie semble reprendre un cours plus conforme à leurs aspirations. Besoin de vivre réellement, pleinement, en toute conscience des barrières qui se dressent sur leur parcours et leur féminité. Elles ont oublié la misère de la ville, pour prendre la lumière d’un jour nouveau. Un renouveau que la réalisatrice ne cesse de convoquer dans toutes ses intentions scénaristiques, sans jamais les atteindre pleinement. Ses personnages demeurent en retrait, hésitants, cloisonnés. Sur une portée plus onirique, Payal Kapadia réussit à prendre le pouls de la femme indienne toujours en quête d’une survie plus confortable. Languissante, compatissante, la réalisatrice ne s’interdit aucun détour pour faire passer le message. Une grammaire particulière qui gagnerait à un peu plus de clarté. AVIS BONUS Un passage de l’équipe au MK 2 et quelques scènes inédites Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Film plein d humanité qui mérite vraiment d être vu. Il faut simplement savoir qu il est lent mais permet ainsi de se laisser imprégner par l atmosphère indienne
Pas de scénario, pas de dialogues, pas d'émotion. Filmé comme un documentaire pour nous rappeler combien l'Inde est misérable (mais ça on le savait). Film inconnu en Inde. Uniquement pour le marché international et un certain public. Le néant comparé à Satyajit Ray
Intéressant pour comprendre les relations hommes /femmes en Inde Les actrices sont incroyables de naturel Mais le rythme est lent et on s’ennuie pas mal. J’avais hâte que ça finisse…
Premier long-métrage de fiction de la réalisatrice indienne Payal Kapadia, All we imagine as light nous fait suivre, au cœur d’une Mumbai cosmopolite et bouillonnante, le quotidien de deux infirmières et d’une cuisinière qui sont collègues au sein d’un hôpital. Ce film nous plonge au cœur du désir et des frustrations de ces trois femmes. La première est la petite amie d’un garçon musulman, et elle sait que cette liaison ne sera jamais acceptée par ses parents. La deuxième s’est mariée il y a longtemps déjà avec un homme qui l’a abandonnée pour travailler en usine en Allemagne. La troisième est veuve et ne parvient pas à prouver qu’elle est propriétaire d’un logement de fortune qui va bientôt se faire raser au profit d’un énorme complexe immobilier. Un long-métrage intelligent et émouvant qui évoque avec courage la place des femmes dans l’Inde contemporaine.