Ce qu'il y a de bien avec Wes Anderson c'est qu'on sait plus ou moins ce qu'on va voir avant de rentrer dans la salle :
Un univers hyper esthétique créé jusque dans ses moindres détails où on croise plein de têtes connues comme un tableau de Edward Hopper. Il a même casé Jarvis Cocker au milieu de cowboys.
Une histoire sans trop de rebondissement* avec un facteur émotion digne d'un électro cardiogramme plat ( je pense que c'est trop vulgaire pour lui de faire ressentir la moindre palpitation au spectateur).
Ca se laisse donc regarder comme une toile dans un musée sauf qu'on la regarde plus d'une heure et demie.
Pour certains cela doit sembler long. Pour d'autres ( le profil type du fan de Wes est jeune, mâle, urbain, connecté et fan de graphisme) ca semble être la grosse glace à déguster avec délectation !
Vous vous ferez votre opinion et vous pourrez refaire le classement du meilleur au pire de Wes
Wesh Wesh
* Asteroid City est une ville minuscule, en plein désert, dans le sud-ouest des États-Unis. Nous sommes en 1955. Le site est surtout célèbre pour son gigantesque cratère de météorite et son observatoire astronomique à proximité. Ce week-end, les militaires et les astronomes accueillent cinq enfants surdoués, distingués pour leurs créations scientifiques, afin qu’ils présentent leurs inventions. À quelques kilomètres de là, par-delà les collines, on aperçoit des champignons atomiques provoqués par des essais nucléaires.
Un beau style de cinéma, mais un scenario trop sophistiqué, voire pédant, misant sur l'éternel thème - souvent raté - du théâtre dans le film.... Au final, on se détache de tous ces personnages et du film lui-même.
Dans des décors colorés, des personnages taillés sur mesure mais bien trop caricaturaux, Wes Anderson s’embourbe une nouvelle fois dans une fable aussi plate et sèche que l’endroit ou elle se situe. La drôlerie et la rêverie qui avais fait le sel de son cinéma semble cette fois encore s'être dissipé pour de bons et à part éculer certains poncifs propre à son cinéma, Wes Anderson n’a semble-t-il plus rien à nous dire. Décevant.
La recette de W.A fonctionne bien d'habitude mais là...peut-être un peu comme ces plats dont on se lasse ? Même un des protagonistes clame son incompréhension. L'une des meilleures scènes c'est sans doute celle du générique de fin.
J'étais très excité en sortant de la salle ! Très excité parce que des tas d'éléments que j'ai vus dans le film n'avaient pas immédiatement du sens pour moi. Alors bien sûr, j'étais un peu inquiet durant la vision. Suis-je stupide ? Les autres spectateurs comprennent-ils mieux ou font-ils seulement semblant ? Ce film comme les rêves se révèle plus tard, au réveil. Il faut laisser macérer. On repense à des plans et à des dialogues. On revoit des personnages et doucement, tout se met en place. Tout se met à peu près en place parce qu'un rêve, ce n'est pas un exposé de sociologie.
Certains ont ici parlé de technique, de cuts, de couleurs, etc... Je suis convaincu que l'équipe de Wes Andesron maîtrise ces aspects et qu'il est peut-être présomptueux de se croire plus fin qu'elle. En tout cas, personnellement, j'ai trouvé le rythme et le montage, parfaits, tout à fait au service d'une structure elle-même au service des mises en abîme multiples. Et ces mises en abîme ne sont pas gratuites à une époque où l'on se projette à travers notre personnage créé sur les sites sociaux.
Bref, ce film est un rêve utile ! Laissez-vous emmener par les songes de Mr Anderson.
Bel hommage à la trilogie de Jean Renoir sur le monde du spectacle, transposée dans l'Ouest américain des années 50. Réflexion pleine de poésie et d'humour sur le cinéma et les apparences : « Où commence la comédie ? Où finit la vie ? ». Intelligent et rafraichissant.
Un très beau film qui ne plaira pas à tous les publics, un minimum de culture générale étant nécessaire pour s'en régaler pleinement. D'où la note moyenne, plutôt basse, que le spectateur français moyen semble s'attribuer à lui-même plutôt qu'au film sans même s'en rendre compte.
A sa décharge, difficile de reprocher à ce dernier de ne pas identifier les références au théâtre de Thornton Wilder, ou encore aux grands classiques des cinéastes Robert Altman, Peter Bogdanovich, Orson Welles et autres, tous admirateurs inconditionnels du légendaire réalisateur français Jean Renoir - la boucle étant ainsi bouclée.
Merci monsieur Wes Anderson pour votre amour du théâtre et du grand cinéma, ainsi que pour ce pied de nez à ce qu'est devenu Hollywood :-)
Bien qu'habitué du cinéma de Wes Anderson, "Asteroid City" est un film vraiment perché, voir trop perché. Le film est lent et sans grand intérêt. Le point positif va à un casting d'exception.
D’emblée, le film m’a fait penser à un autre film : La Merveilleuse Histoire de Henry Sugar. Utilisant le même procédé théâtral où l’originalité vient principalement de la gestion de la caméra avec pratiquement tout ce qu'il ne faut pas faire au cinéma : façon de cadrer le sujet, travelling trop linéaire, posture des acteurs très statique, façon dont les acteurs s'expriment en mode déclamation, figurants immobiles, décors trop parfaits et trop bien rangés... Mais entre ces 2 films, il y a une différence. Là où « La Merveilleuse Histoire de Henry Sugar » raconte une histoire très sensée et même franchement passionnante, j’ai eu l’impression qu’ici l’histoire est incroyablement impossible même si c’est évident que c’est un choix délibéré. Cet aspect de la narration m’a semblé moins intéressant surtout que le film fait 1h45. La force du film est l’esthétique particulièrement soignée. Chaque plan comporte une multitude de détails d'une grande richesse visuelle. Techniquement et pratiquement, c'est un régal visuel poussant à l’extrême le mode caricatural, jouant avec les plans noir et blanc ou colorisé avec une palette dans les tons pastels. Et puis, le film bénéficie d'un casting incroyable même si les apparitions pour bon nombre d’entre eux font plus penser à une succession de cameo. Pour conclure, le film m’est apparu comme un exercice de style avant toute chose, parodie des films et théâtres des années 50 et 60 mais avec une touche burlesque maîtrisée. Malheureusement au niveau du contenu, le film n'a pas grand chose a raconter.
"The second incorrect thing she said was that time heals all wounds. No. Maybe it can be a band-aid.”
J'aurais vraiment aimé aimer ce film, j'ai vraiment essayé, mais ça n'a pas fonctionné pour moi.
Je n'ai pas été intéressé par l'intrigue du film. Certes, le concept du film est assez cool : une petite ville accueille une convention de jeunes cadets de l'espace perturbée par des êtres d'un autre monde... ça a l'air plutôt intéressant, n'est-ce pas ? Eh bien, ce qui m'a été présenté était un film plus axé sur le style que sur le fond, et je n'étais pas le plus grand fan de cela. Ce qui rendait les choses encore pires, c'est que je n'ai pas pu vraiment m'attacher à aucun des personnages, tout semblait si centré sur le style plutôt que sur le fond. J'ai quitté ce film sans aucun amour pour ce que je venais de voir, je suis parti avec un sentiment mitigé... j'étais juste vraiment déçu.
Le film n’était pas mauvais ceci dit. Une magnifique cinématographie et une palette de couleurs splendide, une conception de décors et de costumes impressionnante, mais j'ai l'impression que c'est tout ce que nous avons eu. Un manque cruciale de substance.
Malgré un aussi bon casting et des décors magnifique. Le film en lui-même reste très spécial est difficile à comprendre. De mon côté je n'ai pas du tout apprécié des scènes en noir et blanc qui coupe un film où les rebondissements s'enchaîne sans aucune suite.
Le déroulé est incompréhensible, les personnages insipides, la fin sortie de nulle part... J'ai vraiment eu l'impression que le réalisateur m'avait balancé des scènes au hasard, tout en me disant "si si il y a quelque chose à comprendre tu vas voir". Le seul point positif qu'on puisse noter à travers les scènes, c'est de se dire qu'il y a Scarlett Johansson. Puis juste après, on se fait surprendre par les décors et l'alien que j'aurais pu faire moi-même en 3D (et c'est peu dire, croyez-moi).
La personne qui m'a accompagné n'arrêtait pas de rire à côté de moi, elle m'a même dit "mais non il n'y a rien à comprendre". Soit. J'aurais plutôt dû prendre le temps de finir sa pizza que j'ai pris à emporter mais qui malheureusement a fini à la poubelle plutôt que de suivre ses choix douteux en matière de cinéma.
Difficile d'aller plus loin dans l'analyse vu le contenu. Heureusement que j'ai eu une place gratuite par un inconnu (que je salue chaleureusement).
L'habituelle esthétique millimétré du réalisateur au service d'une écriture émouvante et drôle. Johansson brille particulièrement dans la troupe 5 étoiles du metteur en scène.