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Philippe g.
39 abonnés
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3,5
Publiée le 16 novembre 2023
N'écoutez pas les grincheux, c'est un bon film. L'histoire étant minimaliste, tout réside dans la mise en scène, glaciale et au cordeau. C'est l'anti John Wick, donc pas de pétarades, mais une constante beauté formelle.
(...) Pour apprécier The Killer à sa juste valeur, il ne faut pas oublier que David Fincher est le cinéaste qui, dès 2010, sut saisir le potentiel déshumanisant du monde ultra-connecté dans The Social Network. Par son mode d’action comme par l’environnement dans lequel il évolue, le tueur est le symbole ultime d’un univers rongé par l’uberisation. Qu’un tueur exécute ses contrats comme un livreur Amazon, sans affect ni vis-à-vis de sa cible ni de son employeur, cela n’a rien de nouveau. Seulement ici, on mesure à quel point cette entreprise mortifère bénéficie de tous les processus de la mondialisation ultra-connectée et ubérisée. (...) On l’aura compris, The Killer est plus qu’un simple exercice de style. En croisant deux de ses obsessions, la figure du tueur et le constat d’une déshumanisation des rapports sociaux, David Fincher signe une métaphore brillante sur la « plateformisation ». Le paradoxe étant qu’il le fait en étant produit par Netflix.
La critique complète du Huzar sur le toit : https://lehuzarsurletoit.substack.com/p/the-killer-une-metaphore-de-luberisation
Tant attendu, The killer est un film mineur de fincher. Le gros problème tient dans la disproportion entre la vacuité des enjeux racontés dans le film et l'ampleur du dispositif autant filmique que scénaristique. Qu'est-ce qui fait qu'on s'intérresse à un film ? En l'occurrence, devant the killer, l'ennui finit vite par être de la partie du fait premièrement d'un personnage principal trop inexistant. "Anticipe. N'improvise pas". etc. Le côté mantra high tech/contemporain est très sympa durant cinq secondes, mais il finit vite par sonner creux dès lors qu'on se rend compte qu'il ne débouche sur rien, sinon la vacuité du personnage. On s'en aperçoit par ailleurs à la façon dont l'enjeu principal du film - sa volonté de vengance - ne nous émeut à aucun moment. Il n'y a ni personnage, ni émotion, le film - ce en quoi il est très fincherien - mettant l'essentiel de son énergie à détailler par le menu les manigances et les petites manières du killer : acheter ceci ou cela, repérer les lieux, préparer son plan. Sauf que même là la montagne accouche d'une souris (voir la manière ultra classique dont il se débarrasse d'un chien). On peut dire de même de l'intrigue d'ensemble : alors qu'ils remontent la piste, les personnages et les scènes s'enchaînent de manière fade, sans aspérité. Il y a quand même une scène de combat qui réveille au milieu du film : bien chorégraphiée et bien mise en scène. Mais là aussi le bât blesse : où est la souffrance ? Que ressent-on ? Autre exemple : pendant vingt secondes, dans une scène a priori anodine, l'apparition d'un vendeur d'armes dans un tunnel donne une once de chair au film : la façon dont il parle, la façon dont il s'adresse au tueur, secouent un peu une histoire confondant trop souvent sobriété clinquante et platitude. Voilà ce qui arrive quand les tics de mise en scène et la petite musique de fincher tournent à vide, telle une préparation starbuck alléchante, mais servie de la même façon dans toutes les villes du monde. Il faudrait conseiller au réal de sortir pour capter l'air du temps : il n'y a pas que des gens fréquentant des salles de sport chics, portant des bonnets griffés et dont l'écran géant diffuse en continu les cours de la bourse. Pour qu'un film touche, il doit chercher dans la vraie vie. Pour ce coup-ci, le réal de fight club, seven et zodiac passe à côté.
Horriblement long, The killer divise ses spectateurs en deux catégories : -ceux qui tombent sous le charme de son héros sans nom, guettant ses moindres faits et gestes. Complètement dingues, ils ne lâchent pas l'écran des yeux, scotchés par la rigueur et la méticulosité du personnage. Bref, des fans. -ceux qui restent totalement de marbre et attendent avec impatience le générique de fin, épuisés par le monolithisme du film et la froideur du tueur. C'est mon impression. Michael Fassbender est excellent, mais The killer souffre d'un scénario étiré jusqu'à l'extrême qui en devient crispant de lenteur. Les moindres faits et gestes sont soulignés en permanence, accroissant un ennui insondable. On reconnaît la patte de David Fincher avec des ressemblances avec Seven et Fight club. Bien en-deçà de ces deux derniers.
Vraiment très bon (pour moi), ciselé, précis, intriguant, soigné. Loin des films classiques dans le genre rythme à fond, je tue tout le monde, même pas peur, je suis un héros ... Ici on prend le temps, on dissèque l'état d'esprit, le temps est un atout et le moindre détail est pris en compte. Un régal. J'aurais aimé un peu plus de longueur. 4.5/5 ! Une réussite.
Osant le portrait d'un tueur à gages nihiliste via le récit d'un contrat qui n'est pas honoré et d'une voix off permettant de comprendre son amorale psyché, ce drame nous présente une histoire de vengeance à la John Wick en version cinéphile! Car l'action, la violence parfois, le cèdent à une ambiance inconfortable, voire malsaine quoi que bercée d'un irrésistible humour noir, cynique, qui se fait jour aussi dans de subtils détails d'une mise en scène parfaitement maîtrisée. Suivant un chapitrage de BD, l'adaptation s'appuie sur des séquences aisément identifiables, tant par le décor que par des personnages définis par des critères simples mais efficaces pour s'intégrer dans ce parcours d'ambiguë remise en question. Audacieusement particulier!
Retrouver Michael Fassbender après tant d'années d'absence, c'est déjà beau ! Le meilleur acteur des années 2010 avait vraiment disparu des radars au sommet de son art et c'était difficilement compréhensible. Merci à David Fincher de l'avoir sorti de sa pré-retraite. Impliqué, comme toujours, dans le rôle que lui confie le réalisateur culte, on le retrouve avec plaisir. On retrouve également la patte créative de Fincher dans ce revenge movie qui fait penser à son Millenium. C'est réussi mais vivement le retour au cinéma de ces deux monstres sacrés.
Lol le principe était intéressant mais voilà Netflix est passé et comme d'habitude c'est un flop désolé mais je ne marche pas intro reproduit sur seven mais en accéléré mise en place pour les personnes sur une vingtaine de minutes fincher a perdu ses moyens
Génial ! On est dans le film du début à la fin, plongé dans le stress avec Fassbender qui est exceptionnel ! Rien à dire un film également esthétiquement parfait !
HITMAN. La bonne éducation. Variation de l'obsession du tueur sans gage. A bout, po(u)rtant, la nécessité d'apprivoiser son métier et sa conscience ....et ses employeurs. Samourai Delon a aimé.
Voilà un film plaisant. Simple et épuré, il ressemblerait à un film de Jean-Pierre Melville version contemporaine en ce qu'on y trouve ces fameuses séquences d'exécutions qui sont traitées avec minutie, où la tension permanente ressort des plans, des images, des regards, autour d'un jeu du chat et de la souris, mais avec une voix off en plus qui aurait pu être retirée sans que cela ne fasse véritablement de mal. Par moment, j'avais envie de dire "ta gueule!" à ce personnage qui parle beaucoup dans sa tête sans apporter grand chose d'utile. L'adaptation est toutefois très réussie : pour preuve, je me suis dit en remarque que certaines successions de plans ou d'images ressemblaient très subtilement à des bulles de bandes dessinées. Ce n'est qu'après en me renseignant autour du film que j'ai vu que c'était une adaptation d'une BD. Je n'ai pas vu le temps passer, bien captivé par cette histoire. Captivé, mais pas tant fasciné que ça, la faute à ces quelques défauts de monologues et aussi de musique omniprésents. Ces deux aspects semblent être intégrés au film comme pour combler ce besoin intempestif d'accumuler du contenu à chaque seconde du film. Sans doute une des raisons qui empêche cette oeuvre de clairement entrer parmi les grandes du genre, dont Collatéral me vient en tête en premier.
Un bon film plutôt original en dépit d'un monologue un peu lassant à la fin. Un peu sur le mode Equalizer, avec autant d’invraisemblances dans les actions, mais un scénario pas trop bancal. Violent, avec du sang qui parait comme tel (soit vrai, soit de la bonne couleur) et une très bonne bagarre finale, vraiment réussie, même si on a peine à croire spoiler: qu'il puisse s'en tirer sans un os cassé, cotes brisées et pas juste quelques écorchures . Ca se regarde, mais on ne sait pas où le metteur en scène veut en venir et quel est la morale de l'histoire.
Fincher/Fassbender... Ça accouche d'un film plutôt froid, réchauffé quelquefois par certains pays/paysage, et certaines attentes à la vue du duo précité. Il n'en est rien, où alors très rarement. J'ai quand même bien aimé, sans décrocher un seul instant, mais j'en espérais peut-être plus. À revoir à l'occasion pour me faire un avis plus tranché
Bon film, j'ai beaucoup aimé tous les petits détails apportés au personnage et la façon style monologue du film. C'est sans prétention mais efficace. C'est complètement ma cam !