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2,0
Publiée le 17 mai 2024
Un film qui dènonce les exactions et les conditions du migrant le plus souvent coincè à la frontière d'un pays, dans une rèalitè froide telle qu'elle est! On n'a conscience de cette rèalitè avec ces jeunes migrants qui passent clandestinement la frontière chaque jour! Malheureusement Emilie Frèche raconte tout ça de façon conventionnel et joue un peu trop la carte de la solidaritè! Benjamin Lavernhe tire son èpingle du jeu tandis que Julia Piaton s'avère un mauvais choix d'actrice! Le meilleur du film ce sont les paysages du Briançonnais et le discours de Catherine Hiegel avec des mots forts sur cette solidaritè qui ne devrait pas être un dèlit! Aujourd'hui chacun devrait aller à la rencontre d'un migrant! Humainement si chacun pouvait le faire ça changerait pas mal de chose dans le monde! Ce film engagè n'est certes pas très rèussi en tout point mais de la rage et de l'incomprèhension il y en a! Bien plus quand on connait cette triste « affaire des 7 de Briançon »...
Un film plein d'humanité et plutôt bien interprété qui souligne les aberrations du système judiciaire français et les injustices dont sont victimes les migrants ou les personnes qui leur viennent en aide. En revanche, il y a des progrès à faire dans la réalisation, les enchaînements et surtout la narration. On a l'impression que le film est fini après la première heure : la suite perd largement en intensité et ressemble à du remplissage.
Un film engagé, comme le titre l'indique, sur les frontières ou les migrants veulent essayer de passer qui est bien dans la forme mais dont les ficelles du scénario sont minimes. La mise en scène et le scénario sont signé Emilie freche qui a bien choisit ses lieux de repérages de décors dans les montagnes et les communes qui l'entourent, on en prend plus la vue et c'est très jolie. L'autre atout, ce sont les interprétations de Benjamin Lavernhe et Julia Platon qui sont impeccables du début à la fin et il faut souligner dans les seconds rôles la présence de Bruno Todeschini, excellent comédien qu'on voit rarement au cinéma. La où pêche "Les engagés", c'est dans le déroulement de l'histoire et les engagements à risques du personnage principal pour aider un adolescent migrant, j'ai trouvé un peu facile dont c'est raconté.
Avec son petit confort embourgeoisé, rien ne destinait David à verser dans le bénévolat au profit de migrants, et encore moins à devenir passeur, et pourtant, la détresse humaine lui est tombée sur le coin du nez, enfin, sur le pare-choc avant de sa grosse voiture. Librement adapté du cas des 7 de Briançon, on suit dans Les Engagés le parcours d'une famille remise en question quand Monsieur renverse un très jeune migrant, et ne peut se résoudre à le livrer à la gendarmerie. On peut dire que si le film tombe souvent dans la naïveté la plus pure (on a du mal à croire aux personnages qui s'engagent si vite), il le fait avec la belle intention de nous convaincre que quelque part, l'humanité et l'altruisme sont des valeurs encore respectées par de braves gens. Comment rester de marbre devant ce gamin affamé et transi de froid qui spoiler: payera de sa vie sa condition miséreuse, comment ne pas s'agacer du manque de moyens évidents des assos (on préfère payer ça, avec nos impôts, plutôt que de nombreuses bêtises), comment ne pas trouver que la Justice a été longue à la détente à spoiler: relâcher un "criminel" dont le seul méfait est d'avoir servi un repas chaud et mis un toit sur la tête de personnes sans le sou (à l'heure où l'on n'emprisonne parfois plus par faute de places, un bon samaritain en taule, ça nous donne des palpitations de colère...). Abordons aussi le summum du film, ses acteurs. Benjamin Lavernhe campe avec passion un personnage plein de doutes, de cœur, dont la sincérité transparaît à chaque geste (avec lui, on galère souvent à voir la frontière du personnage et de l'acteur : un vrai), Julia Piaton quant à elle assure avec brio l'autre point de vue, plus réservé (par obligation, étant une mère de famille dont la garde des enfants est en péril, alors se mettre hors-la-loi...), à eux deux nous posant cette question : et nous, qu'aurions-nous fait ? On peut déjà commencer par regarder Les Engagés, c'est un bon début.
Ce film n'est pas fait pour divertir mais pour réfléchir sur la place de la prise de position personnelle face aux situations extrêmes auquel autrui peut être exposé, tandis que la collectivité nationale gère la situation avec l'empathie d'un trieur de tomates. En l'occurrence vis à vis des étrangers au territoire, aussi surfaite et arbitraire de cette notion de possession de territoire puisse être. Il y a peut-être un parti pris de mettre en opposition, la volonté d'aider individuelle ceux qui sont en détresse en opposition à la machine bureaucratique et au cheptel communautaire qui ne souhaite pas se sentir concerné. Enfin grosso modo, le film montre la France comme une prison à ciel ouvert où les migrants, surtout s'ils n'ont pas de foutus papiers, sont des pestiférés, tandis que ceux qui veulent atténuer leur supplice sont considérés comme des alter-mondialistes anti-nationalistes et plus encore hors-la-loi à mettre en détention. Cela résume l'idée de l'ordre par la seule force. Pourtant il n'y a rien de pire que l'acception de préjugés institutionnalisés appliquant la terreur pour braver la peur. L'ambiance du métrage est malsaine, Est-ce un document vérité ou un film exagéré, mais qui pour le coup ne donne pas envie d'aller à la montagne tant les seuls randonneurs qu'on y rencontre sont des flics.
Via son personnage principal, engagé malgré lui dans l'entraide humanitaire, plus sensible aux sentiments qu'aux arguments rationnels, ce film nous met face à une société où la bonne volonté des uns, l'étroitesse d'esprit des autres et les rigueurs légales cohabitent avec des frictions dont les faits divers se font parfois l'écho.
« Les engagés » comme « Reprise en main » nous parle d’un personnage qui reçoit en pleine figure la violence. La violence de la finance qui détruit le tissu industriel pour Cédric dans le film de Gilles Perret et celle de l’inhumanité face à la misère d’enfants exilés pour David dans le film d’Émilie Frèche. Le cadre est le même aussi, celui de la montagne, de ses exigences et aussi de la solidarité. C’est une histoire forte et révoltante, une histoire d’une bagarre impossible pour que vive Joko exilé de Guinée. Benjamin Lavernhe et Julia Piaton sont excellents. En s'inspirant de l'affaire des « 7 de Briançon », Émilie Frèche réussit à montrer avec délicatesse et beaucoup d’intelligence que la solidarité avec les exilés doit être encouragée et non criminalisée.
Très bon film qui donne a réfléchir , Les acteurs sont top et le scenario est bien amené. A voir et a revoir. Ne pas tenir compte des critiques negatives qui sont pour plus politique que sur le film en lui même
Il faut absolument voir ce film, avant qu il ne soit plus visible sur les écrans de cinéma, qui renoue avec notre humanité, celle de refuser de voir mourir des mineurs dans nos montagnes.Un accident, une prise de conscience, un engagement voilà les ingrédients de ce film, qui nous rappelle que sur nos frontons le 3 ème mot inscrit dans le marbre est fraternité. Comment a t on pu inscrire dans la loi deux mots antinomiques délit et solidarité.... chercher l erreur?
Tres beau film qui permet de réfléchir sur la place des migrants dans notre société et de s informer sur les règles existantes ou à venir quant à leurs droits
Excellent film qui bouscule, qui émeut tant sur la condition des étrangers que sur l'engagement. Même si tout le monde ne peut pas être un héros, on sort de ce film avec la conviction que la fraternité humaine doit être défendue et que chacun peut le faire à son échelle