576 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
123 critiques spectateurs
5
58 critiques
4
25 critiques
3
18 critiques
2
7 critiques
1
4 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Gord
8 abonnés
204 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 18 novembre 2022
Un ennui total. Un film donneur de leçon. Je n'ai pas aimé le jeu d'acteur. Les Engagés suit le parcours d’un personnage peu attachant dans une mise en scène sans surprise
Encore un 1er film, cette fois-ci signée par Emilie Frèche. Ces 98 minutes ne pouvaient qu’attirer la polémique, voire la haine de ceux qui s’autoproclament « identitaires » et dont les agissements sont dénoncés dans ce film courageux bien que parfois maladroit. Sur la route de Briançon, la voiture de David percute un jeune exilé poursuivi par la police. Suivant son instinct, David le cache dans son coffre et le ramène chez sa compagne Gabrielle qui vit avec ses deux enfants. Bouleversé par le destin de cet adolescent, David s’engage à l’aider coûte que coûte. Voilà un film évidemment humaniste mais aussi sur la désobéissance à la loi et sur la manière dont des gens ordinaires, tout en restant fidèles à leurs valeurs, deviennent des héros. Face aux grands mouvements migratoires qui nous attendent dans les années à venir, une seule question se pose : comment accueille-t-on, et dans quelles conditions ? Ce film est un cri de colère, un film « contre ». Jusqu’à ce que l’on parle clairement de Cédric Héroux, - dont cette histoire est visiblement inspirée -, la solidarité était criminalisée sur le territoire français, alors que le mot « fraternité » est inscrit dans notre devise républicaine. On notera la qualité de la photographie pratiquement réalisée entièrement en lumière naturelle dans une palette de vert de gris, y compris pour les costumes, les décors. Rien à dire de plus sur la thèse ici défendue avec générosité. Côté cinéma pur, on reste un peu sur sa faim malgré un casting flamboyant. Tout en haut on retrouve l’excellentissime Benjamin Lavernhe, - from the French Comédy – qui sait décidément tout faire. A ses côtés Julia Piaton, Bruno Todeschini, et la magnifique Catherine Hiégel, sont au diapason et portent avec force ce beau scénario. Quant aux exilés du film, pour la plupart figurants, ils ne sont pas acteurs. Ce sont de vrais exilés, engagés grâce à une convention avec Emmaüs. Un message de tolérance parfois un peu trop didactique ce qui empêche par instant l’émotion pure qui ne doit pas faire oublier qu’au-delà des chiffres, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui fuient la misère, la guerre et l’horreur. Sincère et poignant.
Comment peut-on noter ce film 0 ou 0,5 si ce n'est parce que la cause qu'il défend ne convient pas si on aime un temps soit peu le cinéma ce film mérite bien des égards il est remarquablement interprété bien scénarisé. Les images et la trame sont de qualité. La musique est excellente du cinéma à la française, comme on l'aime alors certes on a le droit de ne pas être pour la fraternité des hommes, mais de là à cracher, sur ce film, il y a un monde Ce film est un film utile. Les acteurs d'ailleurs l'ont bien compris. Ils sont d'une vérité extraordinaire, impliqués bien dans la peau de leurs personnages et ça ça mérite le respect et une note bien meilleur que zéro histoire de ne pas se faire peur quand on se regarde dans la glace le matin au réveil
Une très bonne interprétation de Benjamin Lavernhe, Julia Piaton, Catherine Hiegel et Bruno Todeschini mais ce film sur l'aide aux migrants partiellement autorisée aujourd'hui peine à trouver son rythme à cause d'une réalisation timorée et de dialogues didactiques.
Le film est porté par ses deux interprètes et devient très émouvant sur la fin. Il interroge clairement notre capacité à réagir face à l'injustice, sans être jamais dans le jugement moral.
David (Benjamin Lavernhe) est kinésithérapeute à Briançon. Il forme avec Gabrielle (Julia Piaton) et les deux enfants qu'elle a eus d'un homme dont elle est en train de se séparer une famille recomposée épanouie et heureuse. Mais cet équilibre est rompu le jour où le jeune Jocojayé, un Guinéen qui vient de franchir illégalement la frontière franco-italienne et que les gendarmes poursuivent, se jette sous les roues du 4x4 familial. Sans y réfléchir, répondant à l'impératif de fraternité et d'hospitalité qui s'impose spontanément à lui, David le recueille et le cache. Il le confie au Refuge, une association briançonnaise qui accueille les demandeurs d'asile et les accompagne dans leur démarche.
Si un ami député ne m'avait pas invité à l'avant-première des "Engagés" à l'Assemblée nationale, je ne serais pas allé le voir tant ce film m'inspirait des réticences. Ces préjugés étaient de deux ordres : j'en redoutais la bien-pensance et le manichéisme.
Bien-pensant voire partisan, "Les Engagés" l'est assurément. Mais comment ne pas l'être sur un tel sujet ? Comme le rappelait dans le débat qui a suivi le film Raquel Garrido, l'hospitalité est une valeur que toutes les civilisations défendent. En haute-mer comme en haute montagne, porter secours au voyageur qui se noie, qui s'échoue, qui se perd, qui risque de mourir de froid, est un impératif catégorique qui s'impose à chacun de nous.
Notre droit positif méconnaît ce principe. Il a de bonnes raisons de le faire. Laisser transiter à travers nos frontières des étrangers extra-européens que la misère et la recherche d'une vie meilleure ont poussés à quitter leur pays sans pourtant pouvoir invoquer un des motifs qui leur permettraient de revendiquer l'asile politique, ce serait créer un appel d'air qui risquerait de mettre à mal l'intégration des étrangers déjà présents en France avec un titre légal de séjour.
David et ses amis du Refuge refusent d'appliquer une loi qu'ils estiment inique. Ils rejouent le drame d'Antigone, toujours d'une brûlante actualité, au risque de mettre leur vie privée et leur équilibre personnel en danger.
Le second écueil sur lequel "Les Engagés" aurait pu se fracasser est le manichéisme. Le scénario co-écrit par Emilie Frèche - dont c'est la première réalisation après avoir signé plusieurs livres et plusieurs scénarios dont le facteur commun est l'engagement contre le racisme et l'antisémitisme - évite cet écueil. David et ses amis du Refuge sont certes parés des plus nobles vertus. Ils ne sont ni anarchistes ni révolutionnaires : "Que voulais-tu que je fasse ? crie David à sa compagne. je n'allais pas laisser ce gamin mourir de froid dans la montagne". Qui n'aurait pas cette réaction ? Ou, pour poser la question avec plus d'honnêteté et ne pas paraître plus héroïque qu'on ne l'est quotidiennement, qui n'aimerait pas avoir cette réaction-là ? C'est le personnage de Lili, la fille adolescente de Gabrielle, avec son hospitalité instinctive et sa douleur brute, qui m'a le plus touché. Mais c'est le personnage de Bruno Todeschini que j'ai le plus apprécié, dont on découvre tardivement la profession aux deux tiers du film. Sans lui le film aurait été bancal.
Qu'on soit de droite ou de gauche - mais être de gauche aide - on ne pourra qu'être touché par "Les Engagés".
Ce genre de scénario est censé provoquer de l’émotion, attirer de l’empathie, faire vibrer, pousser à l’indignation, faire adhérer à une cause (humanitaire ici) tout au moins à y réfléchir... Mais là, bien que le contenu adapté d’une histoire vraie y soit (le délit de solidarité envers des migrants « non admis sur le territoire », c’est le terme), ça ne prend pas trop. Le spectateur que je suis, d’ordinaire réceptif aux thèmes sociaux et sociétaux, avide de s’interroger et peut-être de s’améliorer, est somme toute resté impassible. Pas indifférent mais comme dans une sorte de neutralité à ne pas vouloir prendre position. C’est inattendu pour un film qui aurait pu être de la trempe de « Welcome » (2009). Sensiblement la même thématique mais pas du tout les mêmes vibrations. Les causes sont certainement multiples : la mise en scène, l’interprétation...
Ce film promeut la commission d'actes illégaux ou qui auraient dû le rester. La France c'est une culture, un subtil équilibre forgé au fil des siècles, un pacte social. Avec des gens comme ces pseudos humanistes solidaires nombrilistes et irresponsables il n'en restera rien. Dans un monde civilisé on doit écouter et tenir compte de ce que vit réellement la population et ne pas lui imposer ce qu'elle ne désire pas à juste titre en évitant de jouer les donneuses de leçon comme cette réalisatrice bobo qui se drape dans sa haute valeur morale supposée pour nous dépeindre le monde tel qu'elle voudrait qu'il soit avec une grille d'analyse simpliste et moralisatrice ne correspondant en rien au quotidien subi par l'immense majorité d'entre nous. Nous avons su accueillir de par le passé et nous montrer fraternels mais nous ne reconnaissons plus notre pays fracturé, nous voyons chaque jour nos valeurs foulées au pied et notre identité niée. Nous vivons désormais dans la peur et devons affronter les difficultés de cet état de fait, difficultés que la réalisatrice ne connait pas comme tous ceux de sa caste bien au chaud dans les beaux quartiers mais qui à la manière d'une Marie Antoinette de salon "S'ils n'ont plus de pain, qu'ils mangent de la brioche » prétend nous délivrer un message d'humanité.
Ce scenario de ce film n'est malheureusement pas très crédible. Le migrant sauvé par le héros est un homme jeune alors que tout le monde sait que dans un pays en guerre les hommes jeunes sont mobilisés pour protéger leur pays et leur famille. Ce sont plutôt des femmes, des enfants en bas âge et des vieillards qui composent l'essentiel du flot de réfugiés. Réfugiés qui d'ailleurs vont s'installer provisoirement dans un pays proche et non à 8000Km de chez eux. D’autre part je n’ose imaginer un homme abandonner sa famille dans un pays en guerre. A moins que ces hommes ne viennent pas de pays en guerre ce qui voudrait dire qu'eux mêmes ainsi que ceux qui les aident nous prennent pour des imbéciles. Chose que je ne saurais concevoir...