Le Clan des bêtes
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Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2025
Christopher Andrews signe un premier film marquant. Brut dans son traitement, mais aussi dans son écriture, sa construction, ses images, son montage, mais aussi et surtout dans la souffrance infligée à toutes les bêtes. Les bêtes à 4 pattes, et celles à 2 pattes. Car il n’y a pas deux camps ici, les bêtes et les autres. Tout le monde y va de son instinct de survie, au risque de détruire ce qui les entoure.
Revenir d’un traumatisme ancien n’est clairement pas possible pour le réalisateur, et la lente descente se fait au détriment de tout ce qui entoure le personnage principal.
La caméra bouge beaucoup, parfois trop, mais le casting impeccable (Christopher Abbott et Nora-Jane Noone en tête) nous entraine dans cette Irlande sauvage, dans tous les sens du terme. Les paysages sont grandioses, mais la violence y est exacerbée. Le spectateur se sent du coup un peu perdu dans ces cadrages qui alternent respiration entre champs et montagnes, et étouffement avec des gros plans sombres voire illisibles.
Le montage avec des flashbacks pas toujours évident au premier abord peut aussi désarçonner, et l’écriture pouvait sûrement se passer d’un pseudo suspense qui n’existe en fait pas, puisqu’on comprend très vite ce qui se passe, et le manque d’empathie ressenti pour les personnages n’aident pas à l’immersion dans l’histoire…
A voir seulement si la souffrance ne vous est pas intolérable car certaines séquences, même hors champs restent plutôt impressionnantes.
yanisallocine
yanisallocine

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2025
Un thriller rural sous haute tension.
Christopher Andrews signe une mise en scène sobre mais redoutablement efficace, où la nature sauvage reflète la violence intérieure des personnages. Christopher Abbott et Barry Keoghan livrent des performances puissantes, pleines de tension et de non-dits. Un face-à-face animal, brutal et captivant.
Patrick astier
Patrick astier

12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 avril 2025
Quelle magnifique réussite que ce premier film de Christopher Andrews !
Un thriller noir saisissant, qui met en lumière les plus sombres travers de l’âme humaine. Le duo d’acteurs principaux est tout simplement impressionnant, porté par un casting secondaire tout aussi juste qui permette à l'histoire de nous prendre du début à la fin.... c'est un grand OUI !
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2025
Fort et terriblement haletant, ANDREWS offre un récit intense sur la famille, sur la brutalité du monde, et surtout, offre un moment de tension qui prend aux tripes, et ne nous lâche qu'à la dernière minute
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2025
"Pour son premier long-métrage, Christopher Andrews s’inspire de son expérience familiale douloureuse. Il y dépeint des conflits intergénérationnels et religieux qui mènent à l’autodestruction des figures masculines, incapables de coexister. Le Clan des bêtes est donc un récit sur la violence, dans toutes ses formes. Mais au-delà d’un problème de voisinage entre bergers, le film cache une profonde réflexion sur la communication et le pardon."

"Les bergers sont des guides qui restent à l’écoute des besoins de leur troupeau. On distingue pourtant deux manières d’appréhender ce métier discret et solitaire. Le vétéran Michael O’Shea est de ceux qui se fondent dans les somptueux plans larges des alpages, sublimés par la photographie de Nick Cooke. Quant au jeune Jack, l’exercice l’étouffe davantage dans le cadre qui devrait lui offrir tout l’air frais dont il a besoin pour se ressourcer. D’un côté comme de l’autre, une pression invisible s’exerce sur eux, celle d’une paternité frustrée et insatisfaite. Elle est à l’origine d’un conflit de voisinage, aussi vénéneux que dans As Bestas. [...] tout bascule lorsqu’une guerre est ouvertement déclarée à Michael, qui abandonne son bâton de berger pour devenir un loup. Comment peut-il désamorcer la haine qu’il ne peut plus contenir ? Comment mettre un terme à cette folie ambiante sans déclencher de nouveaux conflits indirects ? C’est là que réside toute la complexité du drame rural, qui n’hésite pas à bousculer viscéralement son spectateur."

"Tout s’aligne lorsque le film bascule dans un dispositif en flashbacks qui remonte l’arbre des causes, à la suite d’une agression nocturne terrifiante. Sans tomber dans les travers du twist scénaristique, car le ou les suspects ne sont pas si nombreux, le réalisateur britannique consacre ce deuxième acte au portrait de Jack, campé par un Barry Keoghan impeccable dans un rôle à mi-chemin de l’idiot du village et d’un enfant à la fin de l’innocence. Ce tournant narratif, cependant, diminue quelque peu la tension qui s’était installée auparavant. On peut regretter un manque de continuité et d’efficacité dans cette transition. Néanmoins, le récit de vengeance tient debout grâce aux nuances apportées dans l’écriture des personnages, tout en ajoutant une dimension christique au récit."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2025
« Comment en est-on arrivés là ? » Dans le thriller rural de Chris Andrews, la bascule vers l'horreur et la violence se fait très rapidement. Il nous plonge dans un conflit entre deux familles d'éleveurs dont les tensions sont exacerbées par un passé douloureux et par des conditions de vie difficiles. Des personnages emprisonnés à la fois dans une existence morose et dans un foyer toxique. Il ne semble pas avoir d'échappatoire ni d'espoir pour eux, ce qui renforce la noirceur du récit comme s'ils n'avaient pas d'autres choix que d'aller au bout de ce qu'ils ont commencé. La narration de Chris Andrews est un peu particulière, car il démarre très fort avant une transition peut-être un peu maladroite sur le moment, mais nécessaire pour renforcer le contexte et donner plus de profondeur aux personnages. spoiler: C'est vraiment là qu'on découvre que Michael et Jack sont en quelque sorte victimes de leur père, l'un essayant de ne pas paraître faible à ses yeux et l'autre cherchant à le rendre fier.
Une violence à la fois visible et invisible dans une histoire de traumatismes, de masculinité toxique et pas simplement de vengeance. C'est sombre, brutal, cruel, intense, éprouvant et oppressant de bout en bout. Bref, un très bon film porté par d'excellents Christopher Abbott et Barry Keoghan.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mars 2025
Se laisser manger la laine sur le dos n'est pas quelque chose de très agréable, surtout quand on est éleveur de moutons. Dans Le clan des bêtes, les propriétaires de deux exploitations voisines, quelque part en Irlande, semblent se détester depuis longtemps et l'engrenage de la violence les opposant va prendre de fatales proportions. Christopher Andrews, le réalisateur, a peut-être trop vu de films coréens ou est sorti ébloui de As Bestas, on l'ignore, mais il a visiblement eu des ambitions au-dessus de ses moyens, dans un récit qui hoquette à plusieurs reprises, sans raison valable, si ce n'est celle d'épater la galerie. Des êtres frustes dans un univers rude, oui, on a compris l'idée, comme la scène d'ouverture censée expliquer en partie le déchaînement de violence qui va se dérouler sous nos yeux ébahis et nos oreilles meurtries par un accompagnement musical soit inadéquat, soit assourdissant. Cela se voudrait shakespearien mais la psychologie des personnages reste simpliste et les dialogues sans grand relief. Avertissement : les amoureux des animaux vont souffrir devant ces haines humaines recuites et l'on ne pourra sauver, éventuellement, que quelques scènes d'action filmées sous tension et une interprétation globale qui, sans atteindre des sommets, s'avère assez honorable.
Wienna
Wienna

111 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2025
Vu en projection presse

Deux histoires parallèles et deux personnages au destin étroitement lié posent les fondations du Clan des bêtes, où la souffrance se transforme en violence et l'incompréhension entraîne l'indignation.

Christopher Andrews réunit Barry Keoghan (Les
Éternels, Banshees of Inisherin, Saltburn) et Christopher Abbott (Pauvres Créatures, Kraven the Hunter, First Man) pour un affrontement provoqué par leurs imprévisibles points communs.

Grâce à une double lecture et une bande-son qui joue avec les bruits de la nature, ce thriller psychologique manie notre attention et notre réflexion sur la torture intérieure que vivent Michael et Jack.

Un récit puissant qui laisse entrevoir le quotidien des bergers irlandais dont on ignore même l'existence.
Un quotidien enchevêtré mais qui reste sublimé par la nature irlandaise.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 février 2025
Ce premier long métrage de ce réalisateur sur un conflit dramatique entre deux fermes irlandaises éleveuses de béliers est très dur et violent. La réalisation est correcte avec de bons acteurs et de beaux paysages sauvages de l’Irlande qui contribuent à alimenter une tension palpable pour le spectateur mais çà ne dure pas. Le scénario devient ensuite un peu chaotique avec des retours en arrière pas toujours bien ajustés et cela coupe le rythme de ce film.

Bernard CORIC

(Film visionné en projo de presse le 25/02/2025 au Club Marbeuf à PARIS)
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2025
Vu à Montréal.

Les films en territoire rural on le vent en poupe en ce moment comme le prouvent des œuvres à succès comme « Vingt Dieux » ou « La Pampa » en France mais aussi le récent « Bergers » québécois (mais se déroulant en Provence). Et c’est d’ailleurs à une histoire de bergers que nous convie ce petit film irlandais qui prend davantage le forme, une fois n’est pas coutume, d’un suspense. Et tout cela commence d’ailleurs très bien avec une séquence anxiogène et mystérieuse. Dans la même veine, la première moitié de « Bring them down – Le Clan des bêtes » est un modèle de tension inscrit dans le paysage rude des campagnes profondes irlandaises et de ces fermes d’élevage qui ont de plus en plus de mal à subsister. Une rivalité et une haine qui fait suite à l’accident inaugural fait monter crescendo une pression sourde et sournoise sur le spectateur. On sent que quelque chose va mal tourner et qu’un engrenage malsain de violence se met en place. À ce niveau, c’est très réussi.

Le film met doucement en place ses pions et l’escalade de vengeance est parfaitement orchestrée avec une musique rare mais qui participe beaucoup au stress que l’on peut ressentir pour les personnages. Christopher Abbott et Barry Keoghan sont en outre des acteurs de qualité qui savent très bien nuancer leur jeu et nous faire ressentir avec peu de mots l’intensité de leurs ressentiments. Les seconds rôles du cru le sont tout autant. Bref, on a le droit à une oeuvre qui commence bien, de manière âpre et rêche avec une atmosphère lourde et sombre. Malheureusement, à mi-chemin, le film surprend avec une pirouette narrative inattendue et qui ne lui sied que très peu. On comprend le but et la symbolique derrière mais l’application laisse à désirer et, sans déflorer la surprise, on peut clairement dire qu’elle plombe littéralement « Bring them down – Le Clan des bêtes ».

La seconde partie du long-métrage est donc une pure répétition peu passionnante et beaucoup moins bonne que la première où la tension a tendance à disparaître et notre intérêt commence à s’évaporer plus les minutes passent. Au final, malgré quelques malins effets de miroir et une psychologie intéressante dans la relation entre les différents protagonistes, le film ne nous happe plus autant que durant sa première moitié. En outre, le rythme devient moins intense et on pourrait même dire qu’on commence à s’ennuyer. Et le fait que l’épilogue s’étire de manière inutile et maladroite n’aide pas avec une fin quelque peu sibylline en prime. « Bring them down – Le Clan des bêtes » commence donc fort mais se tire une balle dans le pied avec un choix narratif peu convaincant en son milieu qui handicape sa seconde partie nous laissant sur une impression mitigée.
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