2214 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
241 critiques spectateurs
5
32 critiques
4
78 critiques
3
92 critiques
2
28 critiques
1
9 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jean Christophe Pigeau
1 critique
Suivre son activité
4,0
Publiée le 1 septembre 2022
Très bonne comédie sentimentale qui se déroule chez un caviste dans le monde du vin. Une mise en scène sobre et adaptée au scénario servie par des acteurs convaincants, dont une mention spéciale pour Mounir Amamra.
Un film délicieux, tout en délicatesse. Bien filmé, bien écrit, bien joué. Quand le talent, l'amour et l'humour sont au rendez-vous, le résultat ne peut être que bon.
Franchement je trouve les critiques de presse bien sévères pour cette comédie drôle et émouvante : bien sur on sent le schéma traditionnel (j'ai pensé à "Les choristes". Pas pour le thème évidemment, mais pour les ingrédients… ) Tout est fait pour plaire et bien pour moi ça marche… J'ai ri et j'ai presque pleuré… et j'ai passé un bien joli moment… et je vais reprendre mes séances de cinéma souvent.
Décidemment le cinéma français se porte de mieux en mieux en cette rentrée 2022/23. Si vous avez détesté Champagne ! vous allez adorer "La Dégustation" né de la frustration de ne pas pouvoir faire tourner ce succès théâtral parisien pour cause de covid. L'histoire quant à elle reste identique : Divorcé du genre bourru, Jacques tient seul une petite cave à vins, au bord de la faillite. Hortense, engagée dans l'associatif et déterminée à ne pas finir vieille fille, entre un jour dans sa boutique et décide de s'inscrire à un atelier dégustation... A la manœuvre l'auteur de la pièce Ivan Calbérac qui nous avait déjà offert une belle adaptation ciné d'une autre de ses pièce à succès "L'étudiante et Mr Henri". Ses films sont traversés par une légèreté grave et des petits accents de lumières par lesquels passent l'émotion. C'est magnifiquement dialogué et la photographie soignée montre une fois de plus son amour pour ses acteurs. Preuve de l'authenticité de l'aventure, les 5 rôles principaux sont interprétés au cinéma et au théâtre par les mêmes comédiens/acteurs. Pas une once de vulgarité mais pas de simplification forcée non plus dans le déroulé du scénario et l'étude psychologique des personnages Au delà d'une ode au doux breuvage que les français ont plutôt bien réussi à placer au centre de toutes les tables de la planète, c'est une réflexion sur la solitude des êtres et à l'importance du lien pour arriver à "goûter" et apprécier les choses de la vie. Bernard Campan fait un assez beau parcours en tant que comédien, se bonifiant film après film. Isabelle Carré respire d'intelligence et illumine d'une élégance bien française. Les seconds rôles sont tout aussi solides et l'ensemble donne un alliage convaincant que je vous invite à allez déguster !!!! - je sais c'est facile comme fin... du coup je vous offre ces quelques lignes de Baudelaire - citées en partie dans le film. Mathieu Bourgois Pictures ______________________________________________________________
ENIVREZ-VOUS Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront : « Il est l'heure de s'enivrer ! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. » Baudelaire, Le Spleen de Paris, XXXIII*
Très bon film. Bernard Campan et Isabelle Carré interprètent deux personnages qui se sentent seuls chacun de leur côté. Bon moment de détente assuré et de nombreux éclats de rire en perspective . A voir
C’est l’histoire d’un caviste qui tombe amoureux d’un femme qui ne connais rien dans le vin. Des jeux de mots viticole. Une comédie feel good qui fait du bien. À voir sans modération
En Champagne-Ardenne (Troyes, semble-t-il bien), voilà "Jacques" (Bernard Campan), un caviste sexagénaire qui essaie de se persuader d'un mauvais coup du sort, ses problèmes cardiaques exigeant qu'il laisse tomber "La Dégustation", pourtant obligation quotidienne pour son activité professionnelle ! Et puis voilà "Hortense", une sage-femme BCBG qui semble cristalliser l'ensemble de sa vie affective autour spoiler: d'un projet de PMA de la dernière chance - elle est dans une quarantaine avancée. Ivan Calbérac reprend le casting de sa pièce homonyme créée à La Renaissance en 2019 (outre les deux comédiens précités dans les rôles principaux, on mentionnera, au titre des figures secondaires : Geneviève Mnich en mère abusive, Mounir Amamra en stagiaire à problèmes, Éric Viellard en libraire entreprenant ou Olivier Claverie en médecin traitant) - l'ensemble de la distribution étant épatant, et adapte avec bonheur son texte pour le cinéma (dialogue par excellent faiseur, dramaturgie fluide...). Isabelle Carré (l'Angélique aussi des "Émotifs anonymes" d'Améris) retrouve ici le Bernard Campan de "Se souvenir des belles choses" (20 ans déjà...), et l'on se dit que distribuer ces deux-là dans une affaire de solitude contée avec délicatesse était une évidence. Vu aujourd'hui dans le cadre de l'édition 2022 du FFA - dès mercredi 31/08, courez en salle partager un grand moment d'émotion vraie.
une histoire qui tient la route, des personnages attachants . j'ai bien aimé et les paysages sont très sympas . Pour couronner le tout, en avant-première, un producteur de vin offrait une dégustation
Vu hier en avant première à saint jean de luz Ce film est une véritable bouffée de bonheur et de délicatesse Si comme moi vous aimez Isabelle Carré et Bernard Campan vous allez apprécier leur jeux d acteur tout en nuances entourés d'acteurs moins connus mais très bons Courrez vite le voir vous allez le "dēguster"
J'ai eu la chance d'assister à l'avant première à Six Fours. Ce film est une pépite. Les acteurs, que j'apprécie beaucoup, y sont formidables. J'aime les films qui permettent d'accéder à une palette d'émotions. C'est le cas de *la dégustation ". Tout en douceur, en nuances. On est émus. On rit. On espère une deuxième chance pour les héros attachants. A la fin de la séance, on flotte, sourire aux lèvres... Le film nous embarque et on passe un joli moment.
J'ouvre sans doute le ban des critiques, espérant qu'elles portent cette très belle comédie douce-amère d'Ivan Calberac, avec le plaisir de nous la présenter à Narbonne en plein été, déjà auteur de 3 pièces à succès et autant de films adaptés, sa spécialité. Assurément un grand succès de la rentrée, à l'heure où on demande aux spectateurs de revenir dans les salles, avec bien trop de films français aussi mièvres que pauvres quand ils s'annonçent drôles. Le couple CAMPAN / CARRE reconstitué 20 ans après "Se souvenir..." fonctionne aussi bien qu'au théâtre, rodé 300 fois et vus l'an dernier. Le décor typiquement provincial de Troyes et sa jolie boutique donnent une nouvelle vision de ce triomphe théâtral du même auteur. L'occasion d'y entrer de nouveaux personnages, les sans-abri d'Hortense ou sa maman, absents de la scène. Et de retrouver les mêmes à l'écran, impeccables de drôlerie avec quelques répliques inoubliables, touchants d'émotion comme on ne peut le distinguer de sa corbeille au théâtre. Mention speciale au jeune stagiaire, la touche banlieue en réhabilitation, naturellement drôle. Le travail des lumières, les plans sérrés sur les visages de ces deux âmes esseulées qui se cherchent, la bande originale (Ah, Sidney Bechet...), tout concorde à créer une tendre atmosphère et on se laisse porter par la solitude heureuse de ce caviste cabossé par un drame, et la candeur faussement naïve de cette quadra un peu dévote en mal d'enfant. Ou l'art de mettre en scène deux belles personnes qui se sont trouvées mais ne trouvent pas la clé de la bonne communication. Et en toile de fond, le vin, personnage principal, dont on apprend au passage quelques éclairages oenologiques pour amateurs(trices) en mode formation pour mon prochain dîner. C'est enfin un hommage aux petits centre-villes, aux commerçants de proximité, aux passionnés de leur métier, et aussi parfois à leur solitude personnelle. Dans le souvenir des combos carton plein, thêatre + film, comme Le dîner de cons ou Le Prénom, souhaitons à LA DEGUSTATION une carrière aussi belle à l'automne et quelques millions d'entrées !