Le Salon de musique
Note moyenne
4,0
286 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

35 critiques spectateurs

5
11 critiques
4
12 critiques
3
8 critiques
2
4 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
weihnachtsmann

1 632 abonnés 5 766 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juillet 2016
Le matériel face à l'intemporel. La musique et plus encore l'Art est au-dessus de toutes les contingences matérielles. C'est ce que choisit de penser cet homme malgré les difficultés de sa maison et son entretien coûteux. C'est un esthète, un puriste que le film dépeint comme un homme terriblement seul dans son for intérieur qui ne croit qu'à la Beauté au-delà même du malheur qui va le frapper. C'est superbe.
Acidus

880 abonnés 3 971 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 décembre 2015
"Le salon de musique" est une belle tragédie sur la déchéance d'un noble indien qui dilapide toute sa fortune dans l'organisation de soirées musicales dans son palais. L'histoire est magnifique et est jalonnée de longs passages musicaux. Insensibles à la musique indienne s'abstenir !!!!! Ma réserve est faite sur le manque d'émotions ressenties lié à une mise en scène bien trop sobre pour ne pas dire froide. Un beau film tout de même.
QuelquesFilms.fr

364 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2014
Entre 1955 et 1959, le réalisateur indien Satyajit Ray s'est fait connaître en Europe grâce à une trilogie néoréaliste, composée de Pather Panchali (La Complainte du sentier, présentée à Cannes en 1956), Aparajito (L'Invaincu) et Apur Sansar (Le Monde d'Apu). Pendant cette période, il a tourné deux autres films dont celui-ci, Jalsaghar (Le Salon de musique), en 1958. Moins remarqué mais remarquable, ce film n'est sorti en France qu'en février 1981. Adapté d'une nouvelle de Tarashankar Banerjee, il témoigne d'un style très différent de la trilogie néoréaliste : un style plus expressionniste, dans un noir et blanc très gras, très sombre, qui exprime bien la fin d'un monde, celui d'une aristocratie qui vit au-dessus de ses moyens, supplantée par une nouvelle bourgeoisie. Cette facture visuelle, associée à une narration lente (très lente parfois...) - structurée en flash-back et ponctuée de morceaux de musique lancinants, envoûtants - participe d'une esthétique décadente, à laquelle contribue aussi une pléiade de symboles funestes : un lustre qui tremble, un insecte qui se noie dans un verre, une araignée sur le tableau d'un ancêtre, un miroir poussiéreux et terni... Le réalisateur filme le déclin inexorable d'une classe sociale où tout n'est plus qu'apparence, déclin émaillé d'éclats d'orgueil aussi fastueux que déplacés et autodestructeurs. Ces éclats, ce sont les fêtes données dans le salon de musique où le "maître" invite ses pairs pour admirer les meilleurs musiciens et danseurs du pays, recrutés à prix d'or. Des fêtes qui, via l'expression d'un bon goût, sont des signes illusoires d'une richesse dilapidée, des signes illusoires d'un prestige, d'une hiérarchie sociale, de codes de bienséance en voie de disparition. Satyajit Ray évoque un passage de la tradition à la modernité avec un mélange de sens tragique, de critique sociale (visant l'inadaptation et l'irresponsabilité ruineuse de l'aristocrate comme les "mauvaises manières" du parvenu), de clins d'oeil amusants (le vieil éléphant et la voiture) et aussi, semble-t-il, de nostalgie à l'égard d'un âge d'or pour les arts. Il cerne la mort qui rôde, les bougies qui se consument, le sang noble qui disparaît dans la terre, emportant avec lui le raffinement et la fierté démesurée de sa classe. Les critiques compareront a posteriori Le Salon de musique avec Le Guépard de Visconti (1963). À juste titre. Voilà qui dit la qualité de ce film puissamment décadent. Et la qualité d'un réalisateur exigeant, rigoureux et inspiré.
ferdinand
ferdinand

18 abonnés 453 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2013
Chef d'œuvre de son auteur, et du cinéma, qu'on peut revoir en salle dans une copie restaurée. Film extraordinaire, qui dit à peu près la même chose que "Le guépard" de Visconti, avec quelques années d'avance et beaucoup moins de moyens, mais une poésie bouleversante dans sa simplicité. Inoubliable.
Antonin T.
Antonin T.

39 abonnés 48 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2013
Le Salon de musique est d'une beauté époustouflante !
Rien à redire tout est magnifique
Arthur Debussy
Arthur Debussy

193 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2012
Si «Le Salon de Musique» est un excellent long métrage, probablement l'un des meilleurs de Satyajit Ray, je ne partage en revanche pas complètement l'enthousiasme souvent sans réserves de bon nombre de spectateurs ou de critiques. Il s'agit d'un film abouti certes, d'une indéniable qualité formelle, mais dont le rythme est quelque peu maladroit, l'interprétation inégale, la mise en scène pas toujours inspirée, d'autant plus que le ton est parfois fort convenu. À vrai dire Satyajit Ray focalise son propos sur ce personnage de Zamindar mélomane, qui concentre à lui seul la majorité des enjeux thématiques du long métrage (les autres personnages ne sont guère développés, si ce n'est celui de l'arriviste bourgeois devant lequel le noble ne voudra pas perdre la face). Ray nous conte en effet le récit de sa chute, entraînée par son amour immodéré de la musique. À ce stade, on ne peut que ressentir beaucoup de sympathie à l'égard de cet homme semble-t-il rêveur et amateur éclairé d'art indien. Mais ce serait oublier les raisons et les conséquences plus profonde de son attitude : dans «Le Salon de Musique» ce n'est pas tant la musique elle-même qui est « étudiée », mais sa place dans la société, son rôle, son influence, ce qu'elle signifie au-delà de son essence même. Car pour le noble la musique a un rôle prestigieux, son écoute n'est pas permise à n'importe qui et requiert tout un cérémonial, qui lui donne par ailleurs l'occasion d'étaler son luxe devant ses convives, et leur signifier ainsi sa supériorité matérielle et morale. Et si les représentations données dans son salon de musique servent en un sens à « tenir son rang », c'est aussi (et c'est lié) le reflet de son orgueil démesuré, la manifestation de son auto-satisfaction et de son goût du paraître, qui relativisent bien la « hauteur d'âme » de ce nanti. Ray se garde bien de juger cet homme (la vie s'en chargera), il se fait surtout le chroniqueur d'une tragique fatalité, à la fois déplorable et nécessaire : la chute de la noblesse. Incontournable. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
brunocinoche
brunocinoche

139 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2011
Un superbe film. Un peu comme el héros du "Guépard" de Visconti, le personnage central voit son monde s'écrouler. Le film de Satyajit Ray est subtil et fait de son personnage central un loser magnifique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mai 2011
Chef d'oeuvre original, bien écrit et bien réalisé. Un film cohérent, plaisant et même impressionnant.
tomPSGcinema

884 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 février 2011
Un mécène, qui à une passion pour la musique et la danse, illustrée par des receptions coûteuses donnés dans le salon de musique, sacrifiera sa fortune et sa famille... Doté d'une sacré réputation dans le milieu du cinéma, j'avais grande hâte de découvrir ce film. Malheureusement, la déception est quand même bien présente, car j'ai trouvé l'histoire guère emballante et aussi que le tout a particulièrement mal vieilli - notamment en ce qui concerne la photographie qui est sur certaines séquences assez désastreuses et a peine visible. Néanmoins, je reconnais que la mise en scène de Satyajit Ray est assez réussi - surtout pour les scènes de chants et de danses - et que le casting s'en sort de manière remarquable. Un long métrage indien donc en demi-teinte pour moi.
TTNOUGAT

708 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2011
Quelque soit mon désir d'accorder un 5 étoiles à ce film que Claude Jean philippe a introduit pour la première fois en France, grâce à la télévision, je dois dire que la magie de Satyajit Ray n'a pas opéré sur moi comme elle le fait d'habitude. Je crois que la raison tient d'une part à un manque de respiration de la mise en scène malgré la taille du palais du maharadjah et surtout à cause d' une grande antipathie pour le personnage central, monstre de vanité, d'égoïsme, plein d'orgueil, de suffisance et de mépris pour ceux qui ne sont pas de sa caste. N'aimant pas non plus les addictions sous toutes leurs formes,cet attrait morbide pour la musique privant Biswambhar Roy de toute initiative constructive me met plus que mal à l'aise. La seule décision qu'il prend est de faire rentrer au jour choisi son épouse et son fils, sans se préoccuper des conditions météorologiques. Seule une espèce d'indulgence liée à son honnêteté et à sa gentillesse permettent de le supporter. Bien entendu la forme est irréprochable; quelques moments magiques comme la séquence finale sur la danseuse,l'ivresse du héros,le départ à dos d'éléphant et bien sur la musique du film en font un incontestable chef d'oeuvre de genre.
Plume231

4 421 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2010
C'est avec un soin scrupuleux digne d'un orfèvre que Satyajit Ray a reconstitué la fin d'un monde et la naissance d'un nouveau, celui de l'aristocratie au profit d'une bourgeoise arrogante. Ce qui n'est pas sans faire penser à une autre grande oeuvre ultérieur, "Le Guépard" de Luchino Visconti. Tout en sachant que c'était inévitable, Ray pose un regard mélancolique sur cette époque sans jamais juger le personnage principal auquel on ne peut s'empêcher d'éprouver de la sympathie. Perfection des décors, des costumes, de la musique, de l'histoire, de la photographie et de l'interprétation, "Le Salon de musique" est sans conteste un film d'une très grande grâce.
Tanezir
Tanezir

46 abonnés 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2009
Contrairement à ce à quoi je m’attendais j’ai été vraiment agréablement surprise. Le début à été un peu lent et l’histoire longue à mettre en route pour au final pas grand-chose, mais cette histoire est assez captivante, je l’ai ressentie un peu comme une tranquille balade, une berceuse apaisante avec une musique assez envoutante. La photographie n’est pas géniale mais on ne peut pas en vouloir au film qui compense ce « défaut » par un jeu des acteurs plutôt riche. Attention peut-être à ne pas en faire trop cependant. Un autre bémol : certaines ellipses ne sont pas bien mises en évidence. D’un plan à l’autre on a quatre ans d’écart et on s’en rend compte au milieu de la suite et c’est vraiment dommage, un peu trop rapide à mon goût. Une agréable découverte.
gimliamideselfes

3 451 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2009
Le film n'est pas mauvais, mais les scènes musicales très nombreuses, sont plus intéressantes et envoûtante que l'histoire en elle même, du moins si l'on est pas fermé à la musique indienne.
JeanSéééééé
JeanSéééééé

39 abonnés 303 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juin 2009
‘’Le salon de musique’’ est de ces films qui font le régal des cinéphiles. Il est vrai que la mise en scène est parfaite et n’a pas pris une ride, le thème touche à l’universel, les décors sont somptueux… Mais pour quelqu’un qui s’intéresse avant tout à l’histoire, la dramaturgie manque de relief et l’envoutement ne tient pas les 100 minutes que dure le film. Que demande le peuple ? ‘’Et la musique ?’’ Exceptionnelle et le numéro de danse final, somptueux.
Spiriel
Spiriel

44 abonnés 318 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2008
Lorsqu'un homme place l'orgueil au-dessus de tout, même en regardant ce qu'il a de plus cher disparaître... Moins rythmé que la trilogie d'Apu, ce film n'en reste pas moins passionnant. Cet aristocrate altruiste continue et insiste par principe de placer l'art, et en particulier la musique, comme signe de grandeur, alors que l'argent ne cesse de s'affirmer toujours plus, à travers un riche bourgeois qui veut intégrer le cercle de l'élite, alors qu'il n'a aucune culture. Le personnage principal est surtout un idéaliste, qui se place au-dessus de la considération des conséquences. Il se ruine consciemment, et ses décision entraîneront un terrible drame. Il s'obstinera néanmoins jusqu'au bout à remettre le parvenu à sa place. Richesse et justesse psychologique des personnages, séquences de musique/danse somptueuses, idées de mise en scène nombreuses et lumineuses, Jalsaghar est un film marquant. Satyajit Ray était un grand cinéaste.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse