Le boulet est un film qui démarre parfaitement et qui, rapidement, va partir en sucette. Quelques bonnes plaisanteries et un Benoît Poelvoorde plutôt bons vous font promettre une suite à la hauteur de vos espérances... perdu !
Je ne sais pas pourquoi mais, à un moment indéterminé, le film surfe sur une série de clichés et de boutades plus pathétiques les unes que les autres. Et c'est la longue dégringolade jusqu'à ce que vous éteigniez votre télévision ou votre ordinateur ou que vous sortiez sans plus attendre de la salle de cinéma.
Les comédies surfent sur des clichés, évidemment - le beauf, le prof, le duo Homme réfléchie comme vous et moi/Crétin intersidéral - mais est-ce une raison pour les collez les uns à la suite des autres sans la moindre cohérence, jusqu'à un final grand-guignolesque ?
Non, sans doute pas. Comédie ne veut pas forcément dire nullité. Ici, en revanche, c'est le cas. Oui oui. N'en déplaise aux amoureux des blagues potaches que l'on raconte fin ivre dans une soirée avec cinq amis devant un match de rugby ou de football, ce film est plutôt pitoyable.
Une question me brûle les lèvres : est-ce que ce film n'a pas été créé pour toucher (sic) un large pan de la population dans un humour sans la moindre grâce et le moindre intérêt dans le but (double sic) de gagner une certaine somme d'argent ?
Le cinéma français est composé de merveilles, tout le monde le sait. Pas de chance, ce film n'en est pas une, sauf pour ceux dont le Q.I doit atteindre un nombre non négligeable pour apprécier et considérer ce film comme un classique de l'humour français ou une merveille dans son domaine.
Où êtes-vous, "Le Père Noël est une Ordure", "Les Bronzés font du ski" et autres "La Chèvre", "L'emmerdeur" ?
Si vous recherchez de la qualité, vous feriez mieux d'aller voir ailleurs. Comme le disait un autre gros bonhomme qui, lui aussi, avait sa place parmi les meilleurs, "Allez, circulez, y'a rien à voir !"