The Son
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Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2023
Film magnifiquement filmé et dirigé sur un moment de vie difficile à gérer pour les parents : leur fils de 17 ans a perdu le goût de vivre et accuse ses parents de s'être séparés. D'abord habitant chez la mère puis retrouvant son père qui a une nouvelle femme et un bébé, rien n'y fait, l'adolescent ne se sent pas bien. Un couteau est retrouvé sous son lit et des cicatrices cisaillent ses bras. Il fait mine d'aller au lycée mais en fait il part seul marcher dans les rues de New York. La tournure tragique du film se ressent à tout instant. Film déchirant. On retrouve le style de The Father.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mars 2023
Dépression, ce sentiment d'être seul au monde, nous le confrontons tôt ou tard, qu'elle vienne de l'intérieur ou de l'extérieur. Florian Zeller opte pour le second choix, en adaptant de nouveau sa pièce homonyme, qui sonne comme une évidence. The Father venait piéger le spectateur dans la subjectivité et la démence labyrinthique d'un homme en fin de vie, où sa fille et l'infirmière à domicile gravitaient autour de lui. Ici, il est question de nous enfermer dans les conflits moraux qui opposent un père à son fils, en plein dans les tourments de l'adolescence.

Tout commence par un élan de tendresse, une mère qui chante et veille au berceau d'un nouveau-né. Le père, également heureux, verra l'harmonie de son foyer bouleversée par une sonnette qui n'annonce rien de bon pour la suite. Kate (Laura Dern) interpelle son ex-mari Peter (Hugh Jackman), qui a refait sa vie avec une autre (Vanessa Kirby). Son passé le rattrape jusqu'à sa nouvelle zone de confort et la scène n'a nul besoin de justifier l'aura démoniaque de Nicholas (Zen McGrath), pourtant absent physiquement. L'inquiétude se lit dans le regard des protagonistes, essoufflés et désarçonnés par l'attitude de l'adolescent, vraisemblablement mal dans sa peau. Le reste du récit se structure de la même manière, où la caméra de Zeller tourne en permanence autour de ses sujets, afin qu'on en scrute les contours, les gestes inhabituelles, mais en restant bien en surface des émotions. Il s'agira essentiellement d'interroger la part d'ombre qui angoisse Nicholas et ses excès de fuite et de rage envers lui-même. Le divorce de ses parents est souvent remis sur le tapis comme l'origine de tout ce traumatisme, mais ce mal-être qui le consume semble bien plus profond et complexe qu'on ne l'imagine.

Ce dernier ne laisse rien transparaître, si ce n'est sa détresse et une douleur que l'on s'efforcera de rationaliser, à l'image du père, qui sombre peu à peu à peu dans la culpabilité. L'instabilité de Nicholas l'influence énormément les choix bienveillants de Peter, très impliqué dans ses responsabilités à domicile, jusqu'à déserter les rebonds professionnels qu'on lui propose. Il rejoint finalement son fils dans une solitude qui le gagne et qu'il s'emploie à justifier à travers le fait d'être également l'enfant de son père (Anthony Hopkins), autrefois absent. Lui emprunter le même ton et les mêmes mots démontre ce schéma de transmission qui se heurte à ses propres principes. Nicholas veut se rapprocher de son père, mais les circonstances et les décisions prises font qu'ils s'éloignent de plus en plus. Le cinéaste français donne ainsi tout un tas de raisons pour lesquelles un coup de feu peut survenir à n'importe quel moment. La nouvelle conquête du père, la pression des études, la première rupture sentimentale, la crise existentielle de l'ado, etc. La liste est sans fin et semble vouloir tutoyer une réalité globale. Les petites disputes peuvent également générer d'autres blessures intérieures qui ne cicatrisent pas si bien qu'on le pense.

Le nouveau-né, Théo, ne fait pas encore ses nuits et ceux qui l’entourent n'entendent pas ses cris comme un signal d'alarme. Lorsque Nicholas regarde des cartoons pour l'impact des chutes et non pas pour les leitmotivs burlesques qui s'en dégagent, l'analogie est bienvenue, mais la plupart du temps, la démarche est beaucoup trop didactique pour qu'on la partage. La mise en scène s'essouffle ainsi au fur et à mesure que les tensions s'accentuent. On pourra toujours se raccrocher à l'inspiration musicale, où Ludovico Einaudi laisse place à la partition d'Hans Zimmer, discrète dans les moments d'égarement et incisive lorsque la charge émotionnelle déborde. Toute cette agitation a de quoi bouleverser son auteur, ancrant son œuvre aux vécus de sa compagne. Chercher des indices, voir les choses venir, ce sont ces réactions que Zeller cherche à explorer à travers son film, porté par de formidables comédiens. Mais il arrive parfois que « l'amour ne suffise pas », que vouloir redonner goût à vie d'un enfant dépressif peut être contradictoire avec sa volonté, quand bien même un parent peut lui servir de bouée de sauvetage.

L'ultime choix cornélien cristallise ainsi toute la tragédie d'une relation marquée par une communication défaillante ou par un rapprochement que l'on effleure à peine. The Son nous le fait comprendre, mais ne nous le fait pas constamment ressentir dans son empressement, dans ses hurlements de rage ou dans une danse de réconciliation. Florian Zeller tend ainsi la main aux victimes de ces situations délicates, avec une sincérité qui n'est malheureusement pas égale à l'expérience proposée.
dan47
dan47

70 abonnés 163 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 mars 2023
un film long pour voir et revoir les mêmes sentiments donc c'est sans intérêt. la dépression de l'ado est pénible à supporter tout au long du film parce que c'est mal joué et les autres acteurs ne relèvent pas ce long métrage. bref !!! 2h de perdues
HomoLibris
HomoLibris

37 abonnés 135 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2023
Les choix de développement scénaristiques de Florian Zeller ne sont pas toujours judicieux à mon gré (même remarque pour "The Father"), mais c'est lui l'auteur, et il va dans le sens qu'il entend. Son film est plus axé sur la réaction des parents (père, mère, marâtre), leur hébétude, leur impuissance, leurs choix d'action, que sur l'adolescent lui-même. Effectivement, le spectateur saura peu de ses longs moments de souffrance solitaire si ce n'est par l'intermédiaire des interactions avec ou entre adultes.
En acceptant ce postulat, il faut reconnaitre que le film est plutôt réussi : la mise en scène est soignée, la photo de qualité, et surtout les acteurs sont tous impeccables. Je ne sais pourquoi plusieurs forumeurs ont émis des doutes sur le jeux du jeune Zen McGrath qui campe le mal-être adolescent très bien.
Juste trois scènes inutiles à mon avis : celle avec Anthony Hopkins qui arrive comme un chien dans un jeu de quille, et les deux dernières, passablement mélodramatiques et complètement superfétatoires !
Chiffon21
Chiffon21

1 abonné 1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 mars 2023
Tout est prévisible, aucune émotion, je ne pensais pas pouvoir m'ennuyer à ce point sur un tel sujet et après l'excellent "The Father"; immense déception, dialogues d'une platitude incompréhensible et jeu d'acteurs très contestable, je n'ai pas cru une minute au personnage de Nicholas. Un naufrage.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 février 2023
The father sauf que le vieux est remplacé par un jeune.

Dédicace au vigile qui a surveillé la salle debout, dos à l’écran pendant TOUT le film. Il s’est autant ennuyé que moi je pense.

Consternant, c’est le mot. Un drame qui n’est pas triste, et qui est même un peu drôle.

Unique qualité : les performances de Laura Dern (trop forte, comme d’hab) et d’Hugh Jackman (vraiment bon).

Bon, le comédien qui joue le fils, il est ni très bon, ni très investi. Mais en plus le personnage est mal écrit et les dialogues injouables voire ridicules.

Ça serait bien de se documenter avant de réaliser un film. C’est tellement, mais tellement cliché. Et puis c’est bavard, ça parle là où ça devrait pas. La mise en scène est absente, c’est juste des gens qui parlent en champs contre-champs symétriques dans des appartements pendant 2h.

Et puis quelle morale de merde.

Consternant j’vous dis.

/!\ Spoiler

J’ai attendu qu’il crève pendant tout le film. Et j’ai explosé de rire au générique.
Cinéphil'm
Cinéphil'm

14 abonnés 83 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2023
Après le nominé aux oscars "The Father", le dramaturge Florian Zeller revient avec une nouvelle adaptation cinématographique.

Le film s'offre un casting 5 étoiles avec un Huges Jackman qui incarne le rôle d'un père perdu, sans solution pour son fils, mais le scénario reste à mon sens incomplet et long.

SPOIL : En effet, on s'attend durant toute la durée du film à découvrir la cause de la dépression de Nicholas, mais rien mis à part le divorce de ses parents.

Le film est globalement touchant, mais il tire tout de même en longueur. Seule les dernières 30 minutes sont rythmées, tandis que la première partie du film reste assez répétitive et linéaire.

À regarder de préférence en V.O, le doublage français (pourtant réputé), n'est pas au RDV.
Jean-luc Ziegler
Jean-luc Ziegler

4 abonnés 9 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 mars 2023
Quand je suis allé voir the Father j'étais bizarrement inquiet de voir ce film , car j'avais aimé la pièce, et finalement j'ai apprécié la version ciné pleine de charme avec une qualité d'écriture et une dramaturgie qui m'a convaincue. J'étais en empathie avec les personnages et vraiment ému. Dans the Son , j'y suis allé sans avoir vu la pièce et là patatras, rien ne fonctionne - gros mélo lourdingue avec des des dialogues surlignés au Stabilo. La musique est insistante alors qu'on aurait besoin de silences. Les flash-back ressemblent à des pubs pour Agences de voyage. Avec le même sujet on a vu mieux. Je pense au film de Redford "Des gens pas comme les autres". Vraiment déçu - Peut-être Florian Zeller devrait écrire un scénario original pour prouver ses qualités de réalisateur.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2023
Peter (Hugh Jackman), la cinquantaine, est un brillant avocat new-yorkais. Récemment divorcé de Kate (Laura Dern) dont il avait eu un fils, Nicholas, aujourd’hui adolescent, il a épousé Beth (Vanessa Kirby) et a eu avec elle un second enfant.
Nicholas, qui vit avec Kate, va mal. Il sèche les cours et se heurte sans cesse à sa mère. Peter accepte de reprendre Nicholas chez lui et de l’inscrire dans un nouveau lycée.

Deux ans après l’éclatant succès de "The Father" (deux Oscars du meilleur acteur et de la meilleure adaptation, le César du meilleur film étranger… et une place dans mon Top 10 2021 !), Florian Zeller adapte à nouveau l’une de ses pièces.
Son principal handicap : la comparaison avec cet encombrant précédent auquel The Son hélas n’arrive pas à la cheville. "The Father" réussissait un pari fou : nous faire vivre de l’intérieur la désorientation d’un vieil homme frappé par la maladie d’Alzheimer. Rien de tel dans "The Son" à la mise en scène beaucoup plus classique – même s’il faut reconnaître à Florian Zeller l’immense qualité de ne pas faire du « théâtre filmé ».

Son sujet : la dépression adolescente.
Nicholas s’enfonce dans le puits noir du mal-être. Son mal-être n’a aucune cause identifiable : aucun chagrin d’amour, aucun trouble identitaire ou sexuel, aucune angoisse clairement définie. Nicholas n’a tout simplement plus le goût à rien.
Il a peut-être une cause : la séparation de ses parents, qu’aucun flashback ne vient décrire mais qui constitue le point nodal du film. Elle a dévasté sa mère : Laura Dern joue à la perfection cette femme quinquagénaire que son mari quitte pour une femme plus jeune et plus séduisante. Et par ricochet, elle a dévasté Nicholas.

"The Son" décrit avec beaucoup de justesse cette dépression et ses répercussions sur ses parents désemparés, sur le couple que Jack a refondé avec sa nouvelle compagne et sur sa brillante carrière, sur le point de prendre un nouveau tournant à Washington.
Une scène – qui ne figurait pas dans la pièce de théâtre – est l’occasion d’un cameo d’Anthony Hopkins, bluffant de cruauté.

"The Son" s’étire pendant plus de deux heures. Son dernier quart est impressionnant. On ne pourra rien en dire sans en gâcher le plaisir. Mais bornons-nous à évoquer la scène qui l’ouvre, aussi déchirante que celle hyper référentielle du "Choix de Sophie". Et regrettons, pour conclure, le fâcheux penchant du scénario à explorer les deux branches de l’alternative qu’il avait dessinée. Une fois (dans le taxi du retour), passe encore ; mais deux fois (le dîner final), c’est un peu too much !

Ps : Est-ce la calanque de Figuerolles, près de La Ciotat, que j’ai reconnue dans un plan du film ?
montag M.
montag M.

6 abonnés 35 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 avril 2023
Normalement avec ce genre de film, il faut s'attendre à ce que la boîte entière de cleenex y passe, mais pas là. Impossibilité totale de rentrer dans l'émotion. Du coup j'ai essayé de comprendre ce qui coinçait car tous les ingrédients étaient réunis pour passer un moment inoubliable, d'autant que le film est hyper bien noté mais rien à faire, je le trouve totalement raté. Même si je suis loin d'être un spécialiste en cinéma, j'éprouve néanmoins le besoin d'y aller de ma modeste critique, ne serai-ce que pour m'aider à comprendre.

Un scénario admirable avec un dramaturge qui l'est tout autant, des acteurs prestigieux constamment dans le haut du panier, bref la totale ! Quoi alors ? Bah, soit c'est hyper mal joué, soit c'est mal dirigé ou les deux. Aucune surprise, on devine chaque scène qui va se passer, à part Vanessa Kirby et Anthony Hopkins dans des rôles plus secondaires qui semblent y croire, les personnages principaux jouent comme des clous, la palme revenant à l'ado Zen McGrath qui réussit à susciter autant d'empathie qu'un caillou.

Les gros plans sont nuls étant donné qu'on voit encore mieux que l'acteur n'y croit pas. En fait on n'y croit jamais. Des scènes sont totalement hors sol, notamment celle chez le psychiatre censée être un moment déchirant lequel nous fait presque pouffer tant c'est mal joué, incongru et surtout pas crédible. On pourrait penser que Zeller fait trop dans le pathos mais ce n'est même pas ça, la succession de scènes convenues mêlées à des flash back qui le sont tout autant nous laissent démunis, presque mal à l'aise face à aussi peu de maîtrise de protagonistes pourtant talentueux dans bien des cas. Une étoile pour l'affiche et le scénario.
Bouba403
Bouba403

5 abonnés 39 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2023
Un sujet sensible et émouvant sur le papier. Esthétiquement réussi d’où le 3. La ou sa pêche c’est qu’on a du mal à s’identifier et ressentir de la compassion pour cette famille newyorkaise qui nage dans l’opulence, dans leurs appartements à plusieurs millions de dollars. et en particulier à cet ado dépressif et suicidaire parce que ses parents ont divorcé et son père à refait sa vie. Il y a tellement pire dans la vie. Agaçant et limite indécent d’être aussi déconnecté de la réalité à notre époque où tout est difficile pour la majorité. Dommage
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mars 2023
A 17ans, Nicolas semble en pleine dérive, ses parents ne le comprennent plus et lui ne parvient pas à expliquer le mal qui le ronge…

Second long-métrage pour le français Florian Zeller, après son magistrale The Father (2021) qui traitait de la démence sénile, il adapte à nouveau l’une de ses pièces "Le Fils" où cette fois-ci, il est question de dépression adolescente et met en lumière l’impuissance des parents face à leur fils, essayant par tous les moyens de lui venir en aide sans nécessairement y parvenir.

En souhaitant se focaliser uniquement sur le point de vue des parents et par conséquence, rester opaque sur les raisons du mal-être de l’adolescent, le film a tendance à se perdre dans d’innombrables scènes de dialogues (le film affiche 2h au compteur et aurait pu faire l’impasse sur 20 minutes en trop).

Si le sujet s’avère ô combien casse-gueule et difficile, le résultat est bien moins percutant et bluffant qu’il ne l’était avec son précédant film, tant au niveau de la mise en scène qu’au niveau de l’interprétation. Malgré une très sympathique distribution (Hugh Jackman, Laura Dern & Vanessa Kirby), l’ensemble parvient difficilement à convaincre et pire, mon manque d’empathie envers le personnage campé par Zen McGrath fini rapidement par m’insupporter au point de vouloir lui asséner de violentes baffes pour qu’il se ressaisisse… (vous l’aurez compris, je ne serai jamais pédopsychiatre).

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Vanessa L

318 abonnés 821 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2023
Je savais en allant voir ce film que j’allais être secouée, je pense que malheureusement quand on a un enfant on ne peut qu’imaginer être à la place des parents du film et de comment on gérerait, on réagirait dans leur situation. Bien entendu sans l’être également mais l’effet est d’autant amplifié. Peter a divorcé d’avec la mère de Nicholas, il a refait sa vie et vient tout juste d’avoir un bébé. Son ex-femme, Kate, vient frapper à a porte lui disant que son fils n’a pas été à l’école pendant un mois et qu’il ne va pas bien. Ce père, malgré son boulot extrêmement prenant et sa nouvelle vie décide de prendre son fils sous son aile et de l’aider comme il peut à remonter la pente. Tout ne tourne pas autour de Nicholas, finalement on le voit assez peu seul, on navigue ici entre tous les personnages de la famille et ce qu’ils vivent face à cette situation et comment chacun deale avec. Chacun ne sait pas comment réagir, tantôt Nicholas semble normal, tantôt on sent toute la tension qu’il garde en lui ou alors le vide qui l’habite. On sent bien que Peter veut tout faire pour le soulager, pour l’aider mais en même temps il ne comprends pas ce qu’il traverse, il pense qu’il a été quitté par une fille, qu’il est jeune qu’il s’en sortira et puis il prend pour argent comptant ce que dit Nicholas qu’il passe de bons moments au lycée, qu’il s’est fait des amis. A côté de cela, on voit le parallèle avec ce que Peter a vécu jeune avec son père. Et puis ces images du passé où Nicholas était un rayon de soleil grâce à sa joie de vivre. Ce film est là pour nous faire prendre conscience des choses, nous faire prendre conscience que malgré les apparences les gens peuvent sembler au plus mal. L’importance de parler, de se comprendre, de passer du temps ensemble toutes ces choses que des fois la vie ne nous laisse pas toujours prendre le temps de faire. Je dois dire que le casting est excellent ! Forcément en grande fan de Hugh Jackman je ne peux que féliciter ce dernier pour son jeu exceptionnel du début à la fin.


En résumé, The Son m’a brisé le cœur, ce film est poignant, extrêmement dur, impossible de savoir comment en parler ou réagir quand on sort d’avoir vu ce film. J’ai été absolument touchée par celui-ci même si on se doute de la fin du film, de comment tout cela va tourner et malgré cela on est sous le choc quand même. Un drame à voir, très bien joué et important à rentrer dans les consciences.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mars 2023
Florian Zeller adapte une seconde fois une de ses pièces de théâtre après « The father ». Dans son précédent film, il nous avait immergés avec brio et une finesse incroyable dans la tête d’un malade d’Alzheimer joué par le grandissime Anthony Hopkins. C’était sa fille qui composait avec ce père malade et essayait de l’accompagner au mieux.
Dans celui-ci, un père golden boy à qui tout réussi doit gérer son ado aux antipodes de ce qu’il est lui-même ; il souffre d’une grave dépression. Entre amour et incompréhension, le dialogue est impossible entre ces deux êtres que tout oppose ; et la souffrance au quotidien est des deux côtés, et les solutions simples inadaptées. Un médecin à un moment dit une phrase tellement juste : « L’amour ne suffit à guérir d’une dépression ». On aimerait tellement croire que c’est suffisant. Les échanges sont parfois d’une grande intelligence et montre au combien les parents peuvent être en partie responsables de ce que sont leurs enfants. Mais montre avec autant de force, les parents démunis face à une maladie dont ils sont aussi les victimes, parfois les acteurs pour partie et les mauvais médecins malgré eux.
Emporté par « The father » et aussi par Anthony Hopkins ; « The son », malgré quelques scènes fortes est plus conventionnel et prévisible. Ce mélodrame prend une route dont on connait très vite l’itinéraire et la destination finale ; son petit twist final auquel on ne peut croire une seconde n’est qu’une coquetterie d’auteur. Donc trop larmoyant pour moi ; une impression d’avoir été manipulé de bout en bout. De la musique, aux décors, à la mise en scène, c’est malgré tout ce que l’on retient au bout d’un film vainement éprouvant.
Pourquoi faire aussi rude ? Peut-être pour montrer que même les bourgeois ont des problèmes…. Déçu au bout du compte.

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Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2023
Après le bouleversant "The Father", Florian Zeller adapte une nouvelle pièce de sa trilogie théâtrale "The Son" qui décrit la lente dépression d'un adolescent et de l'impuissance de ses parents qui ne parviennent pas à l'aider. Si le sujet est douloureux, la mise en scène trop léchée et le manque de lâcher-prise de la production nous empêche de nous plonger pleinement dans les peines de cette famille.
Les acteurs sont très bons, on apprécie aussi que les parents ne soient ni hystériques ni en guerre ouverte, idem la nouvelle femme n'est pas la belle-mère exécrable habituelle. Mais je ne sais comment e
a était faire l'adaptation mais la mise en scène ne nous permet pas d'éprouver de la sympathie pour les personnage, surtout le fils qui est juste énervant car quand on vois le fils on ne peux pas avoir de la sympathie pour lui on a envie de lui mettre des grosse claque car il est très mal poli et très insupportables encore plus sont interprète qui le rend encore plus énervant donc c'est pénible pour le spectateur on ne peux pas apprécier pleinement ce film a cause de lui .
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