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Roger D
107 abonnés
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4,0
Publiée le 8 mars 2023
Après le sublime "The father" de Florian Zeller (COCORICOOO) , voici un nouveau film fort émotionnellement. Ce n'est pas une suite malgré la présence de Anthony Hopkins (très bon malgré le peu de temps dans le film) mais nous voilà balancer dans une terrible histoire de dépression d'un ado et dont les parents sont sans arme face à cette situation. Le film monte petit à petit dans "l'arrache coeur" et surtout dans la seconde parti avec la scène de l’hôpital qui est pour moi la plus touchante...et y'en a pas mal pourtant. Hugh Jackman est super en père qui tente tout, Laura Dern (à eu moins de mal avec les gros dinos à mater) est un peu pénible mais bon fait son taf de moman. Après dans ce trio, le jeunot je sais pas il m'a ému que dans la seconde parti du film...mais sinon on est transporté par l'émotion général du film et on ressort...snif quoi... NOTE : 8.75/10
Film très prenant de Florian Zeller qui a repris sa pièce de théâtre joliment interprète en 2018 par Yvan Attal et Rod Paradot...ici la relève est prise avec brio par Hugh Jackman loin de son rôle culte de Wolverine et Laura Dern qui sort de son registre de David Lynch...Le film est dure et analyse les relations père / fils et les dépressions qui peuvent en suivre...à découvrir...triste à souhait mais réaliste..
Après le sublime "The Father," Florian Zeller vient nous remettre une claque avec ce "The Son". Honnêtement, je ne m'attendais pas du tout à ressentir autant de force face à ce projet. Et même si celui-ci s'avère plus classique que son prédécesseur, il réussit à être tout aussi fort, mais dans un autre registre. La première chose qui m'a interpellé devant le film est le fait que le style de Florian Zeller semble clairement déjà défini après deux longs-métrages. On voit clairement son envie de transposer ses pièces de théâtre au cinéma, avec une bande-son assez discrète et des décors propres et lisses, ceux-ci étant proches de ce type de décor théâtral. L'identité visuelle est donc clairement définie, et j'aime plutôt cette approche. C'est certes assez compliqué à réaliser, mais ce réalisateur arrive très bien à exploiter cette façon de faire, notamment parce que les sujets de ces scénarios sont toujours très bien choisis. On comprend déjà les types de thématiques qu'ils souhaitent aborder. On sent une envie de partir sur des sujets réels et concrets, mais pourtant assez tabou. Ici, on va donc parler de la dépression à l'adolescence. Et ce sujet sera particulièrement bien traité tout au long du film. Si le début du long-métrage réussi à nous faire douter des raisons du mal-être de Nicholas, il sera finalement très clair de son état par la suite du film. Mais le long-métrage cherche d'abord à nous mettre à la place des parents, par conséquent, ce choix semble logique. Il veut nous faire comprendre la difficulté que cela peut impliquer et la dure réalité de ce type de relations. Tout cela sera parfaitement caractérisé par le personnage de Peter, qui sera magnifiquement interprété par Hugh Jackman. Lui que l'on voit comme un père modèle en début de film, viendra démontrer les clichés que peut penser n'importe quel parent du monde. Tout cela sera donc à base d'une envie de diriger la vie de son enfant, de se comparer à lui, de ne pas comprendre ces véritables envies, etc... Cette situation amènera donc à une redécouverte du personnage, qui va passer d'un parent parfait, à un père incapable de comprendre son enfant, malgré sa bonne volonté. Le film est d'ailleurs extrêmement fataliste, notamment dans sa conclusion.spoiler: Cette fin m'a non seulement fait pleurer toutes les larmes de mon corps, car la compréhension des sentiments du personnage de Peter est immédiate. Mais en plus, elle apporte un constat cruel, mais pourtant réaliste de la situation. La mort de Nicholas montre que ce genre de sujet est à prendre au sérieux, car ce sont des maux si profonds, qu'ils ne peuvent parfois pas se résoudre de manière aussi logique. Par conséquent, je vous recommande fortement ce film. Floran Zeller a encore fait un travail monstrueux, en proposant une histoire et un sujet terriblement importants à traiter dans notre société actuelle. Pour conclure, un film déchirant.
Un film très fort. Bémol sur l'acting de Hugh Jackman (que j'apprécie par ailleurs). Mais le reste est une œuvre d'art poignante, forte, intelligente. Ne pas y aller quand le moral est bas...
Ce film qui se déroule pratiquement en huis clos, décrit la relation entre un père qui récupère son fils en pleine déprime, entre son ancienne compagne mère de l’adolescent et sa nouvelle femme, qui vient d’avoir un enfant. Les acteurs Hugh Jackman, Laura Dern, Vanessa Kirby et Zen MCrath donnent avec subtilité vie à ces relations complexes entre adultes et adolescents , entre le monde du travail et celui familial. On voit durant les deux heures de projection comment le mal de vivre pèse avant tout pour la personne touchée mais aussi son entourage qui semble impuissant. On pourrait croire que ce film de grande bretagne et 100% anglais mais le réalisateur et d’origine française : Florian Zeller qui avait été à l’origine du film « the father ».
Pas mal mais loin d'être aussi bon que "the father" du même réalisateur. Les acteurs sont convaincants mais sans doute pas assez pour sauver le film d'une lenteur inutile.
Comparaison oblige. Beaucoup moins touché que par The Father. Certainement par ce que loin du sujet en terme de sensibilité. Le jeu est bien présent, l'émotion ressenti un peu moins pour une raison simple: l'anticipation. On est capable d'anticiper rapidement l'aboutissement du scénario ce qui enlève grandement la force du film.
Après les souffrances et les affres de la vieillesse, Florian Zeller livre un second film sur celles de l'adolescence. Creusant toujours le sillon de la paternité et de l'héritage. Alors que "the father" nous saisissait par l'originalité de sa construction et sa puissance, "The Son" s'avère assez classique et prévisible. Nous sommes encore dans une sorte de huis-clos. Malgré une réalisation réussie qui emprisonne ses personnages dans un univers assez froid (sauf les flash back en Corse qui son remplis de lumière) et malgré une interprétation juste, je n'ai pas vraiment été ému par cette histoire qui méritait davantage de relief. J'ai trouvé Hugh Jackman parfait mais son personnage est un peu fade. L'histoire manque d'aspérité, les dialogues évacuent les "non-dit". Ca reste un bon film mais qui ne laissera pas une empreinte comme ce fut le cas avec "The Father" qui m'avait bouleversé. La faute à une écriture un peu paresseuse - un comble pour un film réalisé par un auteur. Sur ce sujet, assez rarement traité, du fossé qui existe entre parents et adolescents, on sera toutefois frappé de voir un homme à qui tout réussi, brillant et sans défaut, frappé d'impuissance face à la douleur ordinaire de son enfant. Ce n'était pas un choix de Florian Zeller mais choisir une figure de super-héro (Wolverine) pour incarner ce personnage fait son petit effet.
Avec "The father", Florian Zeller avait montré qu'il n'est pas qu'un écrivain brillant mais aussi un réalisateur de talent. L'attente était donc forte pour ce deuxième film... et la déception d'autant plus grande ! Techniquement, le film est très réussi. L'image est belle, efficace et la caméra scrute avec intelligence les sentiments des personnages. La déception vient du contenu. C'est plat, c'est simple, mièvre, sans surprise. Ce n'est pas le premier film à montrer des parents démunis face à la dépression de leur enfant et on attend de Florian Zeller un regard nouveau. Or, il n'y a rien. La scène la plus intéressante est celle avec Anthony Hopkins - le père de ce père - mais elle ne mène à rien, elle n'a pas de prolongement, elle ne fait que mettre en lumière ce que le spectateur a déjà compris. Les paradoxes de ce père-Cyparisse qui tue ce qu'il aime, auraient mérité d'être davantage creusés. Au lieu de cela, le film s'achève sur un dernier quart d'heure de mélo convenu digne d'un film de Roselyne Bosch ! "The mother" clôturera probablement la trilogie écrite par Florian Zeller. On ne veut pas faire d'histoire dans la famille mais, franchement, on espère que la mère se rapprochera du père plus que du fils. Amen.
Le film se veut dramatique et émouvant. J'y ai vu un bon gros bonbon bien pathos destiné à nous faire couler les larmes. Le film est agréable mais bien en-dessous du très bon The Father.
La pièce éponyme interprétée par Yvan Attal et Rod Paradot est ce que j'ai vu de mieux sur des planches parisiennes. Une déflagration. Alors oui je connaissais déjà le "twist final" mais je l'ai trouvé tellement plus puissant "In real Life". Le deuxième film de Florian Zeller m'est apparu beaucoup trop long, verbeux et théâtral, alors que "The Father" était parfaitement dosé. Une déception.
Rarement vu une fin de film aussi prévisible quelques minutes plus tôt et amenée de manière aussi balourde, c'est vraiment terrible. Le reste n'est pas mauvais, un peu téléfilm dans la réalisation mais cette histoire familiale est émouvante et l'interprétation correcte, hélas la fin ruine tout.
Histoire très réaliste et sans doute extrêmement documentée ou vécue ? La force de ce film, c'est le non jugement. Vision de l'adolescence, période entre-deux, tant de déséquilibre. Parfois le funambule risque la chute, parfois il pourrait aussi tomber. Alors il fait comme il peut avec la vie et sa survie. Il crie, il hurle son mal-être dans un silence assourdissant jusqu'au murmure aigü qui jaillit et meurtrit , qui s'estompe, laisse des traces, blessures cicatrices. Vision des parents démunis, impuissants, aimants et maladroits . Ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils sont, avec des failles, avec ce qu'on leur a transmis. Il écoutent pourtant mais n'entendent pas vraiment. Il sont si seuls face à la douleur et ne savent pas panser le malheur. La souffrance mène les relations avec émotion, brutalité, elle les enferme dans une incommunication perverse. Ils sont tous ensemble perdus, isolés. Il y a les choses du quotidien qu'on dit et qu'on ne devrait pas dire et pourtant les mots sont dits, sont criés malgré tout parce qu'on ne sait pas faire autrement .... on ne nous a jamais appris dire nos sentiments alors on dit n'importe quoi et la maladresse blesse, blesse tellement. Nicholas a 17 ans, il est blessé.
Un film émouvant, très bien joué, sur l’histoire d’un adolescent en perdition. La mise en scène est irréprochable et réussit a ne pas tomber dans le melo excessif sur un sujet difficile. Ce n’est jamais ennuyeux et le film est prenant quasiment du début a la fin. Un bon film.