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Clem Lepic
63 abonnés
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5,0
Publiée le 5 mars 2023
Film magnifiquement filmé et dirigé sur un moment de vie difficile à gérer pour les parents : leur fils de 17 ans a perdu le goût de vivre et accuse ses parents de s'être séparés. D'abord habitant chez la mère puis retrouvant son père qui a une nouvelle femme et un bébé, rien n'y fait, l'adolescent ne se sent pas bien. Un couteau est retrouvé sous son lit et des cicatrices cisaillent ses bras. Il fait mine d'aller au lycée mais en fait il part seul marcher dans les rues de New York. La tournure tragique du film se ressent à tout instant. Film déchirant. On retrouve le style de The Father.
Le sujet (dramatique, la dépression chez le jeune adulte)est intéressant, mais Florian Zeller tombe dans le pathos. Ses acteurs en font trop à mon goût. Je me suis ennuyée par moments.
Un très bon film, émouvant, poignant où chaque acteur excelle dans son personnage. Un portrait déchirant qui ose nommer, exposer la dépression chez les adolescents et la peur de l'inconnu, la psychiatrie, la détresse des parents.
Un film qui surgit comme un appel à l'aide : voilà la réalité de la dépression. Une espèce de monstre, affamé de nos peurs, de nos sentiments, une bête insatiable, et où l'amour se montre impuissant...
incroyablement marquant et frappant dans son histoire. une histoire de dépression certes classique mais criant de réalisme, avec une réalisation juste et discrète.
Un poil au dessous de son précédent film - The Father -, Florian Zeller réalise un film sur le mode classique et avec des acteurs de qualité sur le thème de crise d'adolescence. Le scénario assez répétitif finit par tourner en rond. Le spectateur le plus empathique a plus de mal à éprouver quelque sympathie avec cet ado un brin dérangé que pour ses parents. La seule finesse du film repose sur l'attitude du père interprété par l'excellent Hugh Jackman qui craint de reproduire l'égoïsme de son propre père - ici, le crépusculaire et toujours très fin Anthony Hopkins - lors de sa propre adolescence...Des retours en arrière pléonastiques et un rêve - avant-dernière scène - nuisent à la nervosité d'un montage lymphatique.
Avec "The father", Florian Zeller avait montré qu'il n'est pas qu'un écrivain brillant mais aussi un réalisateur de talent. L'attente était donc forte pour ce deuxième film... et la déception d'autant plus grande ! Techniquement, le film est très réussi. L'image est belle, efficace et la caméra scrute avec intelligence les sentiments des personnages. La déception vient du contenu. C'est plat, c'est simple, mièvre, sans surprise. Ce n'est pas le premier film à montrer des parents démunis face à la dépression de leur enfant et on attend de Florian Zeller un regard nouveau. Or, il n'y a rien. La scène la plus intéressante est celle avec Anthony Hopkins - le père de ce père - mais elle ne mène à rien, elle n'a pas de prolongement, elle ne fait que mettre en lumière ce que le spectateur a déjà compris. Les paradoxes de ce père-Cyparisse qui tue ce qu'il aime, auraient mérité d'être davantage creusés. Au lieu de cela, le film s'achève sur un dernier quart d'heure de mélo convenu digne d'un film de Roselyne Bosch ! "The mother" clôturera probablement la trilogie écrite par Florian Zeller. On ne veut pas faire d'histoire dans la famille mais, franchement, on espère que la mère se rapprochera du père plus que du fils. Amen.
j'ai vraiment aimé ! le scénario est très bien et Wolverine (lol) très bon... c'est une histoire que vivent de nombreux ados de couple séparé .. tout les divorcées devraient voir ce film !
Dans la veine d'un "Kramer contre Kramer" mais dont l'action se situerait quarante années plus tard, où l'on assisterait aux ravages du divorce des parents sur un ado. fragile et nostalgique du bien-être et de 'l'insouciance de son enfance ; on n'a pas de peine à croire à cette histoire qui est tellement réaliste que son thème en est banal, à ceci près que la tension dramatique monte crescendo jusqu'au final qui présente à la fois une fin fictive et une fin réelle qui prend à revers le spectateur, en cela le film est vraiment original, un peu comme une mise en garde pour des parents qui n'ont pas su prendre la bonne décision, croyant que l'amour filial peut tout soigner et tout réparer alors qu'il est impuissant dans certains cas - fort heureusement assez rares - relevant d'abord d'une bonne prise en charge médicale et psychiatrique. Ces points de vue (celui des parents, celui de l'enfant, celui du corps médical qui apporte une expertise éclairante), sont très bien montrés dans le film, jusqu'à sa fin. Des cas comme ceux présentés dans le film ne sont pas monnaie courante si on les compare aux taux de divorces et de parents séparés que comptent les générations d'adolescents qui se sont succédées depuis les années 60 (d'où la référence cinématographique au début de ce texte), cependant, le film a le mérite de montrer aussi que lorsque l'on est parent c'est pour la vie, et qu'avant d'être un homme / une femme on est avant tout un père / une mère pour le bien de ses enfants, avec des responsabilités et des choix à faire, des choix qui demandent aussi parfois un éclairage extérieur et avisé qu'il faut savoir accepter parfois dans la douleur... J'ajoute que ce thème n'est pas nouveau, on apprend que le film est l'adaptation d'une pièce de théâtre mais ce thème avait déjà été traité il y a au moins une quarante années de cela dans la mythique émission "Les dossiers de l'écran" d'Armand Jammot, avec à peu près le mêmes conclusions, tout cela pour dire que le moment de cinéma offert ici n'est pas exceptionnel, même s'il est bon à rappeler. Le sujet du film se rapportant davantage, encore une fois, à un enfant particulièrement sensible et fragile, qui peine aussi à être attachant à l'écran dans ce rôle de victime que l'on a du mal à comprendre si l'on n'y a pas été directement confronté dans la réalité. Les acteurs et actrices sont parfaitement crédibles, Hugh Jackman, sensationnel comme d'hab., porte le sujet et le film pour le plaisir d'un moment de cinéma à voir pour être sensibilisé au sujet qui est le reflet d'une dure réalité à laquelle chacun(e) peut un jour être confronté dans son rôle de parent.
Après " The father" puis "The son " , le prochain film de Florian Zeller pourrait s’appeler " The holly spirit" ( ) ....pour faire une trilogie......humour !!
Le film est certes émouvant malgré une interprétation trop appuyée pour le rôle de Nicholas, mais la sensation est mitigée tant tout semble évitable. Les ressorts ne fonctionnent pas aussi bien que pour thé fâcher.Jackman s en sort très bien.
Film émouvant, superbement joué... qui peut amener plusieurs lectures. Je n'en retiens qu'une : l'histoire de deux pères qui n'ont pas su aimer leurs fils, et leurs femmes ! La dépression adolescente ne tombe jamais du ciel !
La pièce de Zeller était subtile et portée à la scène par la délicate interprétation de Rod Paradot. L'adaptation cinématographique est plus convenue, surtout en comparaison de "The Father" : un certain académisme et une mièvrerie, là où le spectacle était émouvant sans forcer l'émotion. Mais Hugh Jackman est étonnant.
Le film explose comme une gifle, une claque, un uppercut violent à la face de tous les pères qui divorcent pour une petite jeunette, sans trop se soucier de l’impact terrible et bien souvent sous-estimé que cela peut avoir sur leurs enfants. Le retour de bâton peut s’avérer dévastateur. La démonstration est magistrale et poignante.