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LeFilCine
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3,0
Publiée le 25 décembre 2022
Le long-métrage de Bruno Chiche a l’avantage d’aller souvent droit au but, de ne pas développer d’intrigues secondaires futiles et de nous plonger rapidement dans le duel de maestros qui nous est promis. Le dilemme qui tiraille le personnage incarné par Yvan Attal parvient à nous tenir en haleine tout au long du film et, jusqu’à l’épilogue, le suspense est maintenu efficacement par le scénario. Pourtant le relation père-fils telle qu’elle nous est présentée au début peine à convaincre car les antagonismes entre les deux hommes semblent largement excessifs. Mais le tournant du récit intervient vite et cela permet de maintenir les enjeux jusqu’au final. En partie grâce à un Yvan Attal plutôt bien inspiré même si on regrette toujours un peu la sinistrose permanente qu’il traine sur ses épaules. Pierre Arditi lui oppose un jeu plus nuancé entre moments d’euphories et moments d’abattements. Le duo fonctionne donc tout de même assez bien et ne laisse que des miettes à des seconds rôles peu inspirés, hormis peut-être Miou-Miou qu’on a plaisir à retrouver derrière l’écran. Sur le plan musical on aurait aimé en avoir plus. Mais Pierre Arditi comme Yvan Attal s’avèrent tous deux assez peu crédibles baguettes de chefs d’orchestre à la main. Le final, malin sans être hyper crédible, conclut joliment un long-métrage plutôt plaisant sans parvenir à nous emballer totalement.
Il y a déjà d’excellents films sur la musique [« Amadeus » (1984) de Miloš Forman, « Tous les matins du monde » (1991) d’Alain Corneau et « Le concert » (2009) de Raidu Mihaileanu pour n’en citer que 3]. Idem pour les films traitant des rapports père-fils [« L’horloger de Saint-Paul » (1974) de Bertrand Tavernier, « Un homme presque parfait » (1994) de Robert Benton et « Les invasions barbares » (2003) de Denys Arcand, par exemple]. Bruno Chiche a relevé le défi avec talent en transposant le film israélien « Footnote » (2011) de Joseph Cedar où père et fils sont des universitaires travaillant sur le Talmud, dans le petit monde des chefs d’orchestre. La gageure n’était pas évidente car, de prime abord, François Dumar (Pierre ARDITI) et son fils, Denis Dumar (Yvan ATTAL) sont plutôt antipathiques, le premier, bougon, égocentrique et jaloux de la notoriété de son fils qui vient d’obtenir une Victoire de la musique et le second, mutique, plein de ressentiment vis-à-vis de son père qu’il n’ose pas affronter directement mais la mayonnaise prend ! La mise en scène est fluide, sans temps morts, avec une belle photographie (Denis ROUDEN), notamment lors des concerts. La réussite est due aussi au talent des interprètes et à la qualité des seconds rôles [MIOU-MIOU, compagne (non mariée) de François et mère de Denis, Jeanne (Pascale ARBILLOT), agent et ex-femme de Denis, Virginie (Caroline ANGLADE), la nouvelle compagne de Denis et violoniste (crédible car coachée et doublée par Anne GRAVOIN violoniste) dans son orchestre et Mathieu, le fils de 18 ans de Denis et Jeanne] qui sont présents sans créer de digressions dans la narration. Comme souvent, les mauvaises relations entre le père et le fils proviennent de malentendus car ils s’aiment, sans se le dire. Même si la scène finale à la Scala de Milan [ouverture des « Noces de Figaro. K492 » de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)] n’est pas crédible d’un point de vue musical, elle n’en reste pas moins forte. Pour mémoire, les confusions de patronymes ne relèvent pas toujours de la fiction : ainsi, Kirk Douglas fut proposé comme président du jury du festival de Cannes en 1980, substitué (sous couvert de correction d’une coquille) à l’officiellement sélectionné, Douglas Sirk, cinéaste américain, mais inconnu du factotum adressant les invitations.
La mise en scène est vraiment réalisée par un maestro .. La mise en scène est excellente, les décors parfait, la lumière feutrée à souhait, la musique grandiose, et les acteurs de qualité... Très bon moment de cinéma
Maestro(s) est un film correct mal ventilé: les tons ocres, marrons dominent; le film est sombre et quand on veut prendre l'air, à Milan par exemple, c'est vite escamoté! il reste cependant un sujet dans les liens qui unissent ou désunissent une relation père-fils, sujet brillamment interprété par les deux acteurs que sont Pierre Arditi et Yvan Attal, alors on suit gentiment ce qui aurait pu être un bon télé-film et puis vient la conclusion finale et là vous êtes submergé par une forte émotion qui fait oublier tous les défauts du film ou qui les rend mineurs
j'ai passé un bon moment, pas trop de musique, bien aimé les acteurs, surtout Arditi très expressif, Miou Miou et Pascale Arbillot et heureusement je n'avais pas vu l'affiche qui révèle trop le film. La rivalité père -fils tj intéressante, mais pourquoi faut il que les films français se déroulent tj dans les milieux ultra bourgeois et parisiens? Le roman aurait pu être adapté à d'autres milieux.
En entrant dans la salle je m'attendais à royalement m'ennuyer aussi j'ai été agréablement surpris. L'intrigue n'est pas compliquée mais les acteurs sont tous très bons, et les valeurs sont belles.
De Bruno Chiche (2022). Le film vaut surtout par le duel entre un père au premier abord inflexible et voire aigri avec son fils , qui tous les deux partagent la même passion pour la musique. Deux visions qui parfois se confrontent et s'opposent. L'une un brin trop médiatique donc sinon artificielle , du moins fabriquée au travers des ''Victoires de la musique'' et l'autre encensée par la notoriété jugée comme la seule des grands orchestres ou scènes musicale (en l'occurence la Scala de Milan). Point de surprise pour un film assez académique qui se regarde avec plaisir. J'ai beaucoup aimé la prestation de Pierre Arditi en maestro meurtri de n'avoir pas auréolé sa carrière (pourtant très honorable) par une ultime direction d'orchestre jugée par ses pairs comme prestigieuse. Une fin de film honorable et pleine d'émotion en forme de retrouvaille au travers de la musique de trois générations. Yvan Attal est lui aussi très impliqué quand à Miou-Miou que l'on retrouve avec plaisir et tenant pourtant un petit rôle est d'une empathie très communicative.
Une rivalité père fils aux relations glaciales qui se dénoue chaleureusement autour d'une magistrale partition musicale. La bande annonce ne laissait pas présager cette atmosphère pesante aussi bien illustrée par les rapports entres les personnages que par les teintes brunes, grisâtres, noires des scènes. C'est en effet un drame étouffant.
On ne comprend pas trop l'intérêt de ce film... histoire inintéressante et cousue de fil blanc! Heureusement la grande musique sauve cette piètre histoire du désastre ... les acteurs sont mauvais en plus ! Grosse déception
les acteurs sont très bons,le duo arditi et mioumiou superbe,mais scénario totalement invraisemblable,la scala n'irait certainement pas chercher son futur chef d'orchestre à la sortie des victoires de la musique,mais par contre la voix d'une chanteuse noire ,dont je ne vois le nom nulle part,une petite merveille.