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Fiers R.
203 abonnés
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3,0
Publiée le 30 janvier 2024
Sorti en catimini aux USA juste après la période des mesures sanitaires, ce petit thriller bien troussé vaut pourtant largement le coup d’œil. S’il n’invente rien et ne révolutionne pas plus le genre qu’il investit, il se pose comme une alternative sympathique à tous ces suspenses mettant en scène des voyeurs ou ce qu’on appelle outre-Atlantique les « stalkers » (suiveurs et harceleurs). Ce sous-genre du thriller qui a brillé dans les années 90 avec femme en détresse seule et suspicieuse témoin de faits étranges nous offre de manière récurrente quelques ersatz plus ou moins probants. Dont ce « Watcher » qui peut se classer aisément dans le milieu du panier, voire le haut. Il est d’ailleurs amusant de voir Maïka Monroe en tête d’affiche, elle qu’on avait découverte dans la claque « It follows » qui suivait le même principe du harcèlement et de la traque mais en mode horrifique et épouvante.
Ici, pas de fantôme ou de présence surnaturelle mais un bon vieux serial-killer des familles au sein d’une intrigue assez retorse au dénouement plutôt surprenant même s’il n’est pas non plus renversant. En revanche, il faut préciser que « Watcher » est un premier long-métrage de Chloë Okuno et qu’elle apporte vraiment de la valeur ajoutée grâce à sa mise en scène racée et léchée collant parfaitement à l’ambiance anxiogène de son script. L’action se déroulant à Bucarest, cela permet une petite dose d’originalité et les décors de la ville comme de cet immense appartement sont impeccablement exploités. Un contexte froid, représentatif de ces villes de l’Europe de l’est aux lignes droites et glaciales. Et l’atmosphère qu’elle insuffle à son film est anxiogène et oppressante au possible.
On peut aussi saluer le jeu de Monroe qui est juste et ne vire jamais à l’excès ou au trop peu bien que ce type de rôle de femme à la limite de la paranoïa et de la psychose soit relativement classique et ne demande pas d’immenses qualités de comédie. Et « Watcher » pose en filigrane quelques jalons sur le harcèlement au féminin bien dégraissés par la mouvance MeToo. Le déroulement de l’intrigue laisse quelques points d’interrogation bienvenus nous laissant recoller les pièces du puzzle par nous-mêmes sans trop d’excès explicatifs lors du dénouement. Enfin, si le scénario évite une forte redite, il demeure tout de même assez classique dans le genre, son côté inédit naissant seulement de là où il se situe et de sa résolution. Néanmoins, rythmé, intrigant et assez angoissant, il fait aisément le boulot pour qui cherche un petit thriller efficace et agréable à suivre.
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Vu Watcher Julia et son petit ami viennent s'installer en Roumanie pour le Travail de celui-ci tout semble idyllique en apparence, car Julia semble remarqué depuis peu un voisin qui ne cesse de l'observer depuis sa fenêtre, située dans l'immeuble d'en face. Et la va s'en suivre un jeu entre ce mystérieux homme et Julia. Film plutôt sympathique à voir, sa révolutionne rien mais cette aspect Psychologique fait bien le travail dommage que se soit un peu long à se décanter, j'ai trouvé le film un peu court à voir tout de même pour son casting et notamment Burn Gorman complètement flippant ⭐️⭐️⭐️
Conçu dans un moule hitchcockien, héroïne blonde platine comprise, ‘Watcher’ n’apporte pas grand chose à une recette qui, en quelques décennies d’existence, a été ré-agencée de toutes les façons possibles. Voyez plutôt : une jeune femme se sent observée et suivie par un mystérieux individu habitant l’immeuble d’en face mais, comme elle ne parvient pas à apporter de preuve formelle de son ressenti, son compagnon, ses voisins et la police en viennent à la soupçonner de mythomanie. Le film suit sagement ces rails bien balisés, sans que le spectateur lui-même nourrisse trop de doutes sur la question. L’installation du cadre est à ce titre plus intéressante que l’exécution grâce à son côté ‘Lost in translation’, le couple étant expatrié en Roumanie et la jeune femme ne comprenant rien à ce que lui disent ses interlocuteurs. Malheureusement, en dehors de ses développements routiniers, même les acteurs semblent peu investis et seul le côté glaçant de celui qui incarne le stalker apporte un peu de relief à cette histoire de voyeurisme et de parano fort convenue.
Le suspense est à son comble, on hésite, on doute, on est sûr, on re-doute pour un final où on se dit : Ah ! J'le savais ! (en toute mauvaise foi :) ).
Très bon film, bien tourné, bien monté, bien joué, bien amené, en bref, regardez-le ;)
Thriller au rythme très lent, sans action ... à part (heureusement) les 10 dernières minutes. Cela est quand même insuffisant pour en faire un divertissement captivant. Il faut être patient et de bonne humeur pour ne pas lâcher prise en cours de route.
Excellent d'un bout à l'autre, le film captive en empruntant autant à l'univers de Hitchcock que celui de David Fincher. L'actrice principale est parfaite
Belle découverte. J'ai frissonné plusieurs fois. C'est super bien fichu ! L'intrigue et le suspense sont au rdv. Certains commentaires affirment que c'est du "déjà-vu", je ne suis pas entièrement d'accord. On se pose beaucoup de questions même si cela semble être prévisible. On est embrouillé du début jusqu'à la fin. N'hésitez plus si c'est le cas. A voir !
Film plutôt réussi, mais à mes yeux beaucoup trop lent tout du long. Mais il aborde de nombreuses peur , comme l'isolement, le sentiment d'être suivis, qu'on nous observe, la paranoïa. Bref les acteurs sont bon, c'est quand même un bon film quoiqu un peu lent comme j'ai dit !
Paranoïa de la protagoniste ou vrai serial killer ? c'est la question qu'on se pose. Dommage que ce film manque de surprises, twists et fausses pistes mais "Watcher" est regardable pour faire passer le temps.
Premier long métrage de Chloe Okuno, réalisatrice de 34 ans. Les cadrages et les lumières m'ont tout simplement scotché. Les références ne manquent pas. Le pitch reste sans prétention mais l'atmosphère est oppressante à souhait et on ressent la tension à chaque plan... Bref, j'ai beaucoup aimé.
Sans être un chef d'œuvre, le film est loin d'être désagréable. C'est effectivement plutôt lent comme rythme mais je pense que ça fait partie de l'esprit du film.
Ce que j'ai trouvé intéressant mais parfois déroutant, c'est qu'on sent bien que c'est réalisé par une femme, pour un rôle principale de femme, avec tout ce qui caractérise les femmes. ...
> Le point de départ c'est une femme qui suit son mari qui a obtenu une promotion. (on est déjà dans le thème de la femme passive). La pauvre ne parlant pas roumain se retrouve fragile et isolée ...... et son mari, relativement cohérent dans ses réactions, incarne ici le 'macho' qui n'écoute pas. (Elle lui dit à un moment - Cesse d'être aussi rationnel!)
> Je comprends tout à fait qu'une femme n'ait pas les mêmes réactions qu'un Homme. Mais le film ici la fait passer pour une 'potiche' ... Ce n'est pourtant pas très compliqué, si elle est vraiment terrifiée, de se renseigner auprès des voisins quant à l'identité réelle de ce voisin.
Enfin en bref, c'est sympa ... c'est juste un style assez particulier qui est comme je disais, très féminin.
Pas mal fait dans l'ensemble, scénario 'crédible', bien joué. Pas trop d''épouvante', mais pas mal de 'thrill', surtout via une ambiance par moment assez stressante. Juste un tout petit peu lent peut-être par moment.
Une histoire que l'on a déjà vu dans plusieurs films mais qui a toujours le mérite d'attirer le spectateur afin de savoir si la personne est vraiment suivie ou si c'est de la paranoïa. Ce thriller se révèle tout de même efficace, jouant avec nos nerfs malgré qui ne soit pas totalement fluide, jusqu'au dénouement : parano, harcelée ou harceleuse ? Le film traite également de la solitude dans un pays étranger où l'on ne parle pas la langue. J'aime pas trop dans les œuvres en général quand les gens parle dans une autre langue (le roumain ici) alors qu'ils parlent l'autre langue et ayant pas d'intérêt particulier à le faire si ce n'est pour faire l'ambiance du pays en question mais qui ne m'affecte pas. Dommage également ce genre de fin qui ce termine un poil trop tôt.
Il est toujours déstabilisant d'arriver dans un pays où l'on ne comprend pas la langue et les coutumes, c'est de cette façon que la réalisatrice (Chloé Okuno) largue Julia (Maika Monroe) qui suit par amour Francis (Karl Glusman) dans sa terre natale.
De par ce fait et grâce à une réalisation épurée et gracieuse, une solitude et une paranoïa s'installe très rapidement pour Julia.
L'atmosphère devient lourd et oppressant avec ce sentiment d'être épiée constamment, de plus cette barrière causé par la langue produit une mise à l'écart pour Julia, renforçant le malaise.
Chloé Okuno enfonce un peu plus le clou et prouve la maîtrise de son scénario avec cette vague de meurtres qui sévit dans la ville poussant la paranoïa toujours plus loin.
Cette oppression, ce sentiment d'être traquée et surtout ce manque de soutien de la part de Francis empire l'état de solitude et de malaise pour Julia.
La tension s'emballe, c'est parfaitement rythmée et ça devient réellement flippant pour notre protagoniste, un jeu du chat et la souris s'instaure pour ponctué l'angoisse.
La réalisatrice joue avec nos nerfs et ceux de Maika Monroe avec une facilité déconcertante, la gestion de l'ambiance est juste impressionnante.
L'actrice prouve une nouvelle fois tout son talent, elle est fascinante et profite de l'excellent travail de réalisation et de l'écriture d'un scénario bluffant de Chloé Okuno.